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lundi 19 février 2018

Gestuer la Bible avec les enfants

Chaque année les enfants du caté (CM 1 - CM 2) présentent quelques scènes bibliques, de l’Ancien Testament et de l’Évangile. C'est le fruit d'un long travail en équipe de caté sur des textes choisis par les catéchistes autour d'un thème, cette année : Petit, fragile, le choix de Dieu.
 
Au cours du premier trimestre les enfants travaillent les textes pour les comprendre, se les approprier, les prier, les intérioriser afin de les exprimer par des attitudes et des gestes significatifs.

Le jour J est arrivé, jour de représentation devant leurs parents, copains de caté et d'école, amis et paroissiens venus les encourager et les applaudir. Le trac aussi s'invite à la soirée.

Sur un décor réalisé par quelques adultes artistes, quelques photos judicieusement choisies pour illustrer le thème et projetées sur écran, les enfants costumés évoluent calmement sur scène gestuant les textes bibliques, traduits en un langage qu'ils comprennent, lus en voix off par des parents et des catéchistes

Petit, fragile, le choix de Dieu nous a fait traverser la Bible, du choix de David par Dieu à travers son prophète Samuel au choix des disciples par Jésus et le choix de Jésus lui-même d’être, au milieu des hommes, comme un serviteur, nous invitant à faire comme lui en nous mettant au service de nos frères.

Gestuer un texte biblique n'est pas seulement un spectacle, ce n'est pas non plus mimer, mais c'est une pédagogie pour s'approprier le texte et le message. C'est tenter de l'incarner en le respectant. Les gestes peuvent parler autant sinon plus que les paroles. Et les enfants l'ont bien compris. Une expérience dont ils se souviendront.




mercredi 11 avril 2012

Leurs yeux s'ouvrirent

Blasés, écœurés, découragés, dépités... tous leurs espoirs déçus. La débandade des copains, les rumeurs dans tous les sens, le tohu-bohu autour d'eux, dans leur tête, et leur cœur lourd et blessé.

Ils prennent le large.
A quoi bon rester ici, tout est fini, il n'y a plus d'avenir pour eux.
Ça fait du bien de reparler de tout ça seulement tous les deux, même avec amertume, mais calmement.

Et c'est pas le gars qui les rejoint qui va les aider. Mais d'où il sort celui-là, même pas au courant de l'histoire. Cette histoire dont tout le monde parle pourtant.
Alors il faut tout lui raconter, depuis le début : tout ce qu'on avait vécu avec l'ami disparu, les missions, les pêches... parfois mouvementées, les connivences, les engueulades aussi, toute l'espérance qu'on avait mise en lui, et puis la débâcle, l'arrestation, la mort, et maintenant encore ce qu'on raconte et ces histoires de femmes. La déception, l'angoisse, l'incompréhension, l'horizon bouché...

Pourtant ce gars-là, il n'était pas au courant (enfin, qu'il disait) mais il leur a quand même raconté des trucs qui les ont aidés à comprendre ce qui venait de se passer. Bizarre ! Et ils se sentaient tellement bien avec lui qu'il l'ont invité à dîner avec eux : "Reste avec nous". Et puis il a fait des gestes qu'ils avaient déjà vus, des paroles déjà entendues, et là, ils ont compris. Tout. D'un coup.

Et retour chez eux au pas de course, au point de départ, au milieu des leurs, mais changés, transformés par la lumière de la Vérité, lumière du Ressuscité qui leur a juste laissé le temps de le reconnaître, et rien de plus. On ne traîne pas avec le Ressuscité, il faut le révéler tout de suite.

Ce besoin de prendre le large quand la vie est dense pour revoir, relire, comprendre, avec celui qui chemine à nos côtés, avec celui qui porte un autre regard, avec celui qui élève. Celui qui accompagne. Pour repartir...

 Jésus qui m'as brûlé le cœur
Au carrefour des Écritures,
Ne permets pas que leur blessure

En moi se ferme :
Tourne mes sens à l'intérieur.
Force mes pas à l'aventure,
Pour que le feu de  ton bonheur
À d'autres prenne !
Les Pèlerins d'Emmaüs - Arcabas

La Table où tu voulus t'asseoir,
Pour la fraction qui te révèle,
Je la revois : elle étincelle
De toi, seul Maître !
Fais que je sorte dans le soir,
Où trop des miens sont sans nouvelle,
Et par ton nom dans mon regard

Fais-toi connaître !

Leurs yeux ne t'ont jamais trouvé,
Tu n'entres plus dans leur auberge,
Et chacun dit: "Où donc irai-je,
Si Dieu me manque ?"
Mais ton printemps s'est réveillé
Dans mes sarments à bout de sève,
Pour que je sois cet étranger

Brûlant de Pâques !

(Texte de Didier Rimaud)



samedi 31 mars 2012

Avec les enfants entrer dans la Semaine Sainte

Le dernier repas de Jésus avec ses disciples
Comme une introduction à la Semaine Sainte cette invitation des enfants à leur soirée des "Mises en scène". Et même aussi comme une prière qui commence par le signe de la croix gestué et commenté (cf. ci-dessous) et qui se termine par un chant à Marie.

Place aux enfants pour raconter à leur manière cette histoire sainte et nous la partager.

Ça fait déjà plusieurs années qu'ils nous ont habitués à cette soirée au seuil de la Semaine Sainte. En équipe, avec leurs catéchistes, ils préparent des saynètes sur des textes qu'ils ont lus, approfondis, médités, priés dans leurs heures de caté.

Hier soir, ils ont balayé l'histoire du peuple de Dieu, pour nous mener de l'appel d'Abraham à quitter son pays à la résurrection de Jésus. Dix tableaux mimés, dialogués, costumés, chacun étant suivi d'un intermède musical interprété par un enfant : guitare, flûte, violon, harmonium. Dix scènes qu'ils vivaient et qui les ont sans aucun doute marqués. Une façon de s'approprier le texte et le message. Une pédagogie vivante au service de l'annonce de la Bonne Nouvelle et des enfants.

Le bonheur était lisible sur tous les visages : enfants, parents, catéchistes, amis et paroissiens venus à cette soirée. Et demain soir commencera la Semaine Sainte : le centre de notre foi, le centre de notre vie chrétienne. Merci les enfants de nous y avoir ainsi introduits et marchons ensemble vers Pâques.

Le signe de la croix

Il y a le haut et le bas,
la gauche et la droite,

Il y a le ciel,
il y a la terre,
un bout du monde,
l'autre bout du monde.

De haut en bas,
la Croix relie les hommes à Dieu.
De gauche à droite,
la Croix relie les hommes entre eux.

En faisant sur moi
le signe de la Croix,
c'est tout entier, Seigneur,
que je me présente à Toi.

► D'autres photos sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay


samedi 24 mars 2012

Je t'ai gravée sur les paumes de mes mains


C'est le prophète Isaïe (49, 16) qui nous rapporte cette parole que Dieu lui adresse pour dire son amour et sa tendresse envers son peuple.

Parole qui m'est venue spontanément à l'esprit à la lecture du journal ce matin. Ce quotidien régional dont j'aime particulièrement la dernière page parce qu'elle est un peu originale, parce qu'elle a un ton généralement plus positif que les sombres infos contenues à l'intérieur. Cela s'intitule : coulisses... tout peut arriver... l'histoire... regard sur... etc.
"Le groupe de téléphonie Nokia cherche à faire breveter une technologie innovante. Un tatouage qui apparaît ou vibre quand une personne reçoit un appel ou un texto sur son téléphone portable. Ou quand la batterie est sur le point de se décharger."
J'imaginais tout de suite plein de dessins apparaître, scintiller, vibrer sur les bras et sur les mains, quand la parole d'Isaïe a surgi de ce fouillis. Vois, je t'ai gravée sur les paumes de mes mains... parce que je t'aime et ne veux pas t'oublier.

Déjà la semaine dernière Sœur Nathalie Becquart nous avait dit que la main de l'homme était en train de se transformer (à cause de l'usage de ces nouvelles technologies), et ce matin un tatouage qui apparaît quand le téléphone sonne, ou quand la batterie baisse... O homme que deviens-tu ?

Ce précieux téléphone que l'on porte presque religieusement dans la main et qui ne la quitte pas. Car aujourd'hui les portables ne sonnent presque plus (sauf ceux des néophytes), ils vibrent, il faut donc qu'ils soient en contact avec le corps pour ne manquer aucun appel. Et voilà que Nokia invente son tatouage pour signaler un appel. (Pour les aspects techniques, assez sophistiqués d'ailleurs, on peut trouver ça facilement sur le net avec 2 mots clés ; et ça commence à buzzer).

Indispensable, incontournable téléphone... vital ?...

On ne sait pas trop comment réagir à ce genre de progrès... progrès ? innovation tout simplement. Un pas de plus vers l'intégration des nouvelles technologies au plus près du corps, et même carrément dans le corps humain. Et ça pose plein de questions, de tous ordres (éthique, sanitaire, social...).

Homme, sauras-tu distance garder...
sauras-tu intelligence garder...
sauras-tu simplement humanité garder face aux idées et innovations plus ou moins farfelues ?

Et moi que vais-je graver sur la paume de ma main ? Ton nom Seigneur, car je t'aime et ne veux pas t'oublier... ou bien laisserai-je s'installer à ta place d'autres i-dieux ?