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mardi 4 mars 2014

Je veux être heureuse pendant le Carême

Ça a commencé comme ça. Au début du repas elle nous a dit avec un beau sourire : "Je trouve que les textes d'aujourd'hui nous préparent bien au Carême... Je ne sais pas si c'est toujours comme ça, je ne me souviens pas, mais aujourd'hui je trouve que ça tombe bien ". Et moi, avec mon esprit so cartésien de lui répondre : pas sûr, parce que le dimanche qui précède le mercredi des Cendres n'est pas toujours le 8e du temps ordinaire. J'oubliais par là que la Parole de Dieu nous parle toujours au creux de nos attentes, de nos disponibilités latentes et pas en fonction d'un calendrier, fut-il liturgique.

Et elle a continué : j'aime bien le Carême, plus que l'Avent. Il y a plein de propositions, d'occasions de prière, d'échanges, de partages... Et puis on a le temps... l'Avent ça passe trop vite ! Heureuse parce que Jésus nous veut heureux... et puis il y a Pâques au bout.

Surprenante, inattendue réflexion que j'ai trouvée magnifique malgré ma réponse un peu lourde. Le Carême qui évoque plus effort, renoncement, pénitence, abstinence, enfin plein de choses pas très agréables, avec des mots gris, et qu'on n'est peut-être pas porté à faire spontanément. Je trouve merveilleux d'aborder ce temps fort de vie liturgique et en Eglise dans cette disposition d'y trouver le bonheur.
Ïmage CCFD - Carême 2014

Et comme le Carême, et même Pâques, n'est pas le bout, elle a repris : Je veux être heureuse pendant le Carême... et jusqu'au bout de ma vie.

Non ce n'est pas un détournement, ce n'est pas incompatible avec l'esprit de conversion propre au Carême. Elle a raison Germaine de partir de ce pied et elle nous entraîne.

Ami lecteur je te souhaite de trouver le bonheur sur ta route de Carême et de marche vers Pâques.




Et pour nous aider il y a plein de pistes, internet est d'une grande richesse, avec des sites et des propositions de valeur. Quelques éléments :
- Message du Pape François pour ce Carême 2014
- La paroisse St Hilaire de Fontenay offre un riche programme
- La paroisse d'à côté, Sainte Marie en Plaine et Marais, propose une méditation chaque jour, envoyée dans la boîte mail des inscrits
- Le site de l'Eglise de France
- Les Dominicains de Lille avec le Carême dans la ville
- "Le Carême, chemin de foi" sur une proposition du CCFD-Terre solidaire

liste non exhaustive... 

Et puis il y a aussi les blogs de mes amis, qui parlent bien aussi du Carême : François et Corine. A suivre...




mercredi 26 juin 2013

Humble Saint Joseph


Ste Famille - Chapelle Union Chrétienne
Quelqu'un aura remarqué quelque chose de nouveau, dernièrement, dans les prières eucharistiques de la messe ? Heu... les prêtres, vous êtes hors jeu : trop facile ;)

Et qui répondra... bah non... ne sera pas excommunié car reconnaissons qu'il faut une attention certaine pour saisir la nouveauté.

En effet, depuis quelques jours, le nom de Saint Joseph époux de la Vierge Marie est ajouté aux prières eucharistiques II, III et IV à la suite du nom de la Bienheureuse Marie toujours Vierge.

Le décret romain date du 1er mai 2013, mais n'a été publié que le 19 juin et appliqué aussitôt, bien sûr. J'avoue que je n'aurais pas remarqué (tout de suite) si je n'avais vu passer l'info ici ou là. Dénicher 3 mots nouveaux dans tout le déroulement de la messe, et même seulement de la prière eucharistique, c'est subtil. A moins de s'appeler Joseph, car entendre son nom, ça attire toujours l'attention n'est-ce pas ? Les Joseph, vous aviez remarqué ?...

Il était temps de redonner à St Joseph, déjà si humble dans toute sa vie sur terre, une place aux côtés de son épouse dans la liturgie eucharistique. Il était bien cité dans la prière eucharistique n° 1... pourquoi pas dans les autres ?

Mieux que n'importe quel discours explicatif de cette nouveauté, prenons connaissance du texte officiel et intégral du décret.

Alors, à la prochaine messe... tendez bien l'oreille. Un indice ? C'est après la consécration.


mercredi 8 mai 2013

Messe pour la paix

C'est toujours un moment d'émotion de les voir entrer en procession dans l'église avec leurs drapeaux.
8 mai, commémoration de la victoire de 1945.
26 hommes, porte-drapeaux, des autorités civiles et militaires, des hommes et des femmes venus se souvenir et se recueillir.
Au-delà de la polémique sur l'opportunité de marquer encore cet anniversaire c'est un temps de recueillement pour tous, de prière pour les croyants.

Prier pour la paix c'est toujours d'actualité de même que prier pour ceux qui sont morts afin que nous soyons aujourd'hui en paix et pour ceux qui sont encore engagés dans des conflits meurtriers.

Évocation d'une page d'histoire un peu lointaine pour certains, mais pas pour en rester là. L'histoire est leçon et doit aider à construire l'avenir, puisse-t-elle nous enseigner des chemins de paix pour l'avenir. Dans son homélie le prêtre a retenu trois appels pour ceux qui veulent participer à la construction d'un monde en servant la paix.
 
Servir la paix c'est servir la vie. La vie comme un don qui nous précède et qui nous dépasse. Chaque jour accueillir cette vie que nous recevons comme un don.

Servir la paix c'est la concevoir comme un fruit de l'histoire des peuples. Et pour cela prendre conscience de notre histoire commune, des projets réalisés pour le rapprochement des peuples et qui contribuent à la fraternité et à la réconciliation.

Servir la paix c'est servir la quête de vérité. L'évangile adressé à tous est appel à faire la vérité, à chercher la vérité, sur nous-mêmes et en nous-mêmes.

En cette fête du 8 mai que chacun soit renouvelé dans sa volonté de servir la paix, en famille et dans ses diverses responsabilités  et à la chercher en vérité.


Vienne la paix sur notre terre, la paix de Dieu pour les nations,
vienne la paix entre les frères, la paix dans nos maisons.



dimanche 21 avril 2013

Le chœur de Notre-Dame

Ancien aménagement

Il est des choses qu'on ne voit plus à force de les voir, auxquelles on finit par s'habituer. Et depuis combien de temps c'est comme ça ? Question que j'ai posée hier, posée ce matin. De mémoire de fontenaisien personne ne peut se souvenir de quand date la rénovation du chœur de l'église. Au moins quarante ans... mais pas cinquante puisque c'est un des fruits du Concile Vatican II... et comme chacun sait le Concile c'était 1962-1965.

Dans l'élan du Concile on avait donc rénové le chœur des églises pour permettre une participation pleine et active des fidèles. Ainsi avait-on réduit l'espace entre le maître-autel et l'assemblée et, faisant le choix de dire la messe face à l'assemblée, il avait fallu installer des autels appropriés. Sont donc apparus les autels face au peuple, en avant des maîtres-autels souvent demeurés en place. C'est ainsi que l'église Notre-Dame de Fontenay a été dotée de son autel face à l'assemblée monté sur une immense estrade.

Nouvel aménagement (21 avril 2013)
Au fil du temps on s'est bien rendu compte que c'était quelque peu disproportionné. L'estrade occupait le tiers de la nef centrale, le célébrant était loin. L'installation ne répondait pas tout à fait aux objectifs voulus par le Concile et la réforme liturgique. Depuis deux ans une équipe a planché sur un projet de rénovation du chœur qui a abouti et que nous avons pu découvrir ce matin.

Rénover cet espace c'était d'abord se rappeler les orientations du Concile en terme de participation active des fidèles aux célébrations, participation favorisée par l'aménagement de l'église. Le lecteur doit être entendu depuis l'ambon, le prêtre doit pouvoir dialoguer avec l'assemblée.

Le sanctuaire, où se déroule la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique, se distingue du reste de l'église par une certaine élévation... juste proportion à trouver. Dans le sanctuaire, 3 espaces privilégiés :

  • l'autel, symbole du Christ, pierre angulaire de l’Église, en est le centre où converge l'attention,
  • l'ambon, d'où est lue la Parole de Dieu,
  • le siège du prêtre qui préside la célébration (siège de la présidence), signe du pasteur qui conduit son peuple.
Ces trois éléments ont donc été mis en valeur, sur une estrade plus sobre, moins élevée, qui libère de l'espace pour rapprocher l'assemblée du célébrant.

Le nouvel aménagement est à l'essai quelque temps afin de permettre des améliorations avant de stabiliser le projet et notamment de fixer l'autel qui signifie de manière stable et permanente le Christ. Un temps pour accueillir les remarques, les idées et suggestions des uns et des autres.

Et, cerise sur le gâteau, ce réaménagement a permis de redécouvrir une superbe rosace sur le sol, en excellent état. Évidemment coffrée pendant 40 ans elle était bien protégée ! Et personne ne se souvenait de son existence.

Merci à tous ceux qui ont participé d'une manière ou d'une autre à cette réalisation et que ce lifting contribue à nous renouveler aussi dans nos célébrations liturgiques, à redécouvrir la richesse,  la beauté et la signification de cette liturgie.

D'autres photos par ici

dimanche 16 septembre 2012

Animateur de chants, c'est du boulot

  Dans ma paroisse, comme dans la plupart des paroisses, il y a des animateurs, dont je fais partie. Je considère cela comme un service pour aider à la prière de l'assemblée et au chant et aussi pour que la célébration se déroule le mieux possible. De ce fait on veille au bon déroulement, à l'enchaînement, à ce que chacun sache quand intervenir etc. Parfois il y a des imprévus... il faut faire face... et tout se passe bien. Mais hier soir, je crois quand même qu'il y avait un faisceau d'emmerdes (ah pardon, j'ai vérifié, Larousse ne dit pas que c'est un gros mot, juste que c'est "populaire")
  1. D'abord, y avait pas de sacristain... mais ça on s'en doutait et Loïc avait préparé l'essentiel, sauf qu'il manquait les feuilles pour l'assemblée. Donc Jean-Paul s'est précipité au presbytère à l'autre bout de la ville pour récupérer les précieuses feuilles
  2. pendant ce temps l'organiste et l'animateur (ma pomme) mettent au point leur service. Et quand Joseph s'avise d'allumer les spots du chœur, l'ampli de l'orgue pousse une gueulante assourdissante et continue qui ne cesse que quand on lui coupe le jus. Et il recommence son beuglement chaque fois qu'on redonne du jus
  3. donc on s'est rabattus sur l'orgue à tuyaux, mis au rancart depuis plusieurs mois, si content de reprendre du service qu'il a été impeccable pendant toute la messe, qui a quand même fini par commencer
  4. préparation pénitentielle : échange de regards et coups de menton entre le célébrant et l'animateur (ma pomme ai-je déjà dit). Je fais signe NON (sous-entendu, il n'y a pas de chant de prévu ici). Le célébrant, qui n'est pas à l'autel, est perturbé, ne sait plus ce qu'il faut dire... va à l'autel... feuillette en vain son livre... et finit par chanter, de mémoire, Seigneur Jésus envoyé par le Père etc. Intérieurement je pense : tiens encore un qui n'a pas regardé sa feuille avant de venir... pourtant, ça m'étonne un peu de lui.
  5. après l'oraison tout le monde s’assoit... et personne ne se relève pour la lecture... A nouveau coup d’œil ici ou là, et quelqu'un s'avance dignement pour faire la lecture. Bon c'est clair l'équipe liturgique est très défaillante, en la personne de Christelle
  6. pendant cette lecture... j'avise l'assemblée : à qui vais-je envoyer un autre coup d’œil pour la 2e lecture... et la PU... et la distribution de la communion ?... 
  7. mais je n'avais jamais vu qu'il y avait un rayon de soleil foudroyant sur l'ambon pile poil de 19 h 12 à 19 h 14, comme par hasard au moment où je dois chanter le psaume ! Le soleil, plus les ratés précédents, plus "à qui je fais un coup d’œil pour la lecture suivante"... et puis zut je ne vois rien avec ce soleil... je rate une prise de verset... mais je me récupère... non mais faut pas croire que tout a raté quand même !
  8. enfin je fais mon énième coup d’œil en descendant les marches, et sans me casser la figure s'il vous plaît
  9. pendant l'homélie, dernière démarche pour un lecteur de la PU, ouf, on va en voir le bout !
  10. anamnèse : je mets en application les recommandations de la chef de la chorale : je reste à ma place, l'assemblée chante toute seule... sauf que les paroles ne sont pas sur la feuille de messe et que j'ai un trou sur les derniers mots et que tout le monde a un gros trou sur les 5 derniers mots
  11. chant de communion : l'assemblée n'a pas encore compris que c'est au refrain qu'elle chante de préférence, pas au couplet. Donc je me paie le refrain quasiment seule et j'ai la gorge qui pique... résultat, gagné, le couplet cafouille... non, c'est pas que je ne sais pas, c'est juste que je n'ai plus de voix
  12. bon, ben ça va être tout pour ce soir... C'est pas toujours cool animateur de chants à la messe. On appelle aussi ça : gérer le moment présent ;-)
  13. précision finale : après la messe on cause un peu, le célébrant et moi... il n'avait pas la bonne feuille de préparation c'était celle de demain, pour l'accueil du nouveau curé...
A part ça tout s'est très bien passé ! Mais quand même pourquoi y a des jours, comme ça, où on se ramasse toutes les crasses en même temps ?

O Seigneur, pardon, tu t'y retrouves là-dedans ? !... Parce que c'était quand même d'abord pour Toi et pour célébrer ensemble Ta Pâque. Mais je parie qu'il n'y a que Toi et moi qui nous sommes aperçus de ces cafouillages ! ;-)