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mardi 9 octobre 2018

Fête de la paroisse, faites de la fraternité

Elle a fait fort cette année la traditionnelle fête de la paroisse. D'abord elle s'est délocalisée, à la surprise de certains même si ce n'était pas une première. La directrice du Lycée Notre-Dame et le directeur du Collège St Joseph ont permis que la fête se passe dans leur complexe salles de sport/restauration. Puis une foule de bonnes volontés ont mis en commun leurs dons et talents : décoration, art graphique et art floral, sono, musique et chant, sacristie et cuisine, et leurs forces physiques pour installer un vaste espace pour la messe et quelques 500 chaises, le tout admirablement orchestré par Dominique.

C'est que le ton était donné dès le début : fête de la paroisse, faites de la fraternité. C'est sur ce joli jeu de mots que des dizaines de personnes se sont lancées dans l'aventure pour que la fête soit belle et heureuse.

Dès 9 h 30 ce dimanche on pouvait découvrir quelques associations et services caritatifs de la paroisse, et même hors paroisse, et en rencontrer les acteurs. Richesse de ces bénévoles discrets au service de leurs frères dans la Pastorale des Migrants, l'AMISUV * et les cercles de silence, le Secours Catholique et la Société St Vincent de Paul, le SEM (Service Évangélique des Malades) et les aumôneries de l'hôpital et de la maison d'arrêt.

Et pendant ce temps les enfants du caté découvraient comment grandir dans la foi. A l'image de la graine semée dans le pot de terre qui a besoin d'eau et de lumière pour pousser, la foi reçue au baptême devra se nourrir de la prière et de la parole de Dieu. Et les confirmands, autour de leurs parents et tuteurs, étaient conviés à un rallye. Pas facile facile le quizz, la première question en a arrêté plus d'un : "Le mercredi des Cendres, quelle parole est prononcée sur chaque personne lors de l'imposition des cendres ?"...

En fin de matinée la messe rassemblait tout le monde dans une salle de sport métamorphosée, soigneusement aménagée et fleurie, décorée de la fresque de Manou habillée de toutes nos petites silhouettes. La Chorale St Hilaire et la Chorale Les Rossignols, les musiciens fidèles à leur mission ont soutenu et entraîné les chants de l'assemblée. Avec leur fraîcheur enfantine Les Rossignols ont entraîné toute l'assemblée dans leur chant final gestué "L'amour de Dieu est si merveilleux, ô l'amour de Dieu".
Ce rassemblement de toute la paroisse était l'occasion de remercier Hélène pour ses 3 années au service de la catéchèse des enfants, et d'accueillir Odile à qui elle passe le relais dans cette même mission. Temps d'accueil aussi de Ronny, jeune séminariste réunionnais, en 3ème année de formation à Nantes. Il sera en stage à Fontenay cette année 3 week-end sur 4 et sera plus particulièrement chargé de l'accompagnement des jeunes qui se préparent à la confirmation.

Petite annonce supplémentaire avant l'envoi par le diacre et qui a été oubliée sur les feuilles : la paroisse offre un CDI. En voir les termes ci-dessous.

Et la journée n'était pas finie. Après les activités du matin et la messe venait naturellement un temps de convivialité : verre de l'amitié, pique nique partagé et temps de détente autour de jeux de société divers ou simplement le plaisir d'être ensemble un moment. En fin d'après midi, le soleil esquissant une apparition certains se sont lancés dans une partie de palet.

Une riche journée qui a répondu à son ambition de rassembler largement, de tous les relais et même au-delà, de toutes générations et sensibilités, dans une ambiance festive et fraternelle. Merci à nous tous qui avons contribué d'une façon ou d'une autre, à notre mesure, ne serait-ce que par notre présence, à sa réussite. Et qu'elle ne soit pas seulement un bon souvenir...



Photos de la journée
Homélie de l'abbé François Bidaud

* AMISUV : Accompagnement des MIgrants dans le SUd Vendée
** Offre de CDI :
La paroisse offre un CDI aux personnes intéressées et compétentes en Sono, Vidéo, Ordinateur, Internet… pour le service des équipements paroissiaux présents et à venir.
Le salaire de départ est de zéro € ! Pas de problème, l'impôt sera prélevé à la source… et ce qui vous restera sera donc du NET !
Alors, n'hésitez pas ... et si ce bénévolat vous inspire venez rejoindre Michel A. et Geo R.
Et pour la formation au poste, pas de souci, elle est gratuite ! N'ayez pas peur !


Chant final des Rossignols


lundi 15 mai 2017

Echos d'une rencontre de Congrégation

Je suis toujours émerveillée par ces grandes rencontres de Congrégation et en particulier celles qu'on appelle Assemblée de province. Toutes les sœurs de France y sont convoquées et y répondent largement.

Pourquoi émerveillée ? Peut-être le nombre fait-il son effet. Les sœurs viennent, parfois de loin, heureuses de se retrouver, de prendre des nouvelles les unes des autres, des absentes, des malades... Il y règne toujours une ambiance très fraternelle. La journée faite de moments plus sérieux a aussi quelques espaces de détente et de libres partages. Il y a comme une étrangeté pour moi, un je ne sais quoi où je me sens de cette grande famille, et en même temps je n'y ai pas les mêmes racines, le même ancrage. Un imperceptible lien qui n'a pas fini de se tisser.

Ainsi donc ce dimanche 14 mai plus de 150 sœurs des Sacré-Cœurs se sont retrouvées à La Roche-sur-Yon, venant de Vendée mais aussi de Charente, Charente-Maritime, Paris. Plusieurs associés à la Congrégation se sont joints à elles. C'était la première Assemblée de province de cette année, deux autres suivront prochainement dans la Manche et dans le Cantal.

L'objectif de la journée était de redonner aux Sœurs et aux associés une synthèse de la réflexion qu'ils ont menée en 2015-2016 sur les besoins de la Congrégation, la place et le rôle des communautés dans les paroisses, les attentes à leur égard, tout cela face à la réalité qui est la nôtre aujourd'hui et pour demain. Toutes les communautés avaient participé et envoyé leurs réponses, elles en attendaient à juste titre un retour. Retour sur l'année écoulée et le cheminement de notre réflexion sur l'avenir. Plutôt qu'un exposé fastidieux c'est sous la forme d'un diaporama que la synthèse a été présentée, enracinée dans la méditation des pèlerins d'Emmaüs (Luc 24, 13-35). Quelle que soit notre situation c'est toujours le même charisme qui nous anime, nous en avons repris les grands traits avec des paroles du Père Monnereau, fondateur de la Congrégation.

Deux sœurs et deux associés nous ont partagé leur joie d'être religieuse ou associé là où ils sont aujourd'hui, à travers des événements ou des rencontres qui sont pour eux signes d'espérance.

Ce temps de rencontre nous a également permis de revoir le teaser du bicentenaire et de découvrir le chant du bicentenaire, écrit par l'une de nous, sœur Martine Chaillot, et mis en musique par Frère Jean-Baptiste du Jonchay,  du couvent des Carmes de Toulouse.

La journée s'est terminée par la messe célébrée par l'abbé Florent Murzeau, qui n'a pas manqué de dire sa reconnaissance aux sœurs des Sacrés Cœurs pour ce qu'elles ont apporté à l'enseignement catholique de Vendée.

Ces temps de rencontre sont porteurs de joie et d'espérance. Sans nous cacher nos limites et nos inquiétudes, ensemble nous trouvons force et enthousiasme. Cette année du bicentenaire est aussi source d'un dynamisme renouvelé et contagieux.

"Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous... [...] À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem."

lundi 26 décembre 2016

Leçon de bernaches


Hier, jour de Noël, nous nous étions retrouvées à plusieurs communautés pour partager le repas festif du jour. Les conversations allaient bon train d'un sujet à l'autre au gré des idées et des humeurs quand soudain sont arrivées les bernaches, ne me demandez pas pourquoi ni d'où elles venaient !
Christiane nous a alors raconté l'histoire des bernaches. Une belle leçon de fraternité où les oiseaux du ciel ont encore beaucoup à nous apprendre.

A l'automne, lorsque vous apercevrez des bernaches volant vers le Sud pour l'hiver, dans une formation en "V", pensez à ce que la science nous a appris sur la raison pour laquelle les bernaches volent de cette façon. Chaque battement d’aile d'un oiseau donne une poussée à l'oiseau qui le suit. Une telle coopération permet à toute la volée de parcourir une distance d’au moins 71 % supérieure à celle que parcourent individuellement les oiseaux volant en solo. Lorsqu'une bernache laisse la formation, elle se heurte à la résistance de l’air qui s'oppose à ses efforts de voler seule et elle revient vite dans la formation pour profiter des avantages de voler avec les autres.

Nous pouvons appliquer le même raisonnement dans notre vie et travailler avec d'autres personnes qui vont dans la même direction que nous. Lorsque la bernache de tête est fatiguée, elle revient dans l'aile de la formation et une autre bernache prend la relève. Les bernaches qui sont à l'arrière crient pour encourager celles à l'avant.

Enfin, lorsqu'une bernache s'affaiblit, qu'elle est blessée ou qu'elle tombe de la formation, deux bernaches en sortent alors et descendent à sa suite pour l'aider et la protéger. Ses compagnes demeurent avec elle jusqu'à ce qu'elle meure. Elles repartent ensuite de leur côté ou se joignent à une autre formation pour rattraper leur groupe.

Si nous avions le bon sens de la bernache, nous nous viendrions en aide les uns les autres de la même façon.

Auteur inconnu... Commentaires inutiles... Je vous laisse méditer la jolie histoire   😉
 
Et ce n'est pas un conte même si l'histoire est belle, sauf qu'il semble que ce ne soit pas spécifique aux bernaches mais plus largement aux oiseaux migrateurs. Recherches scientifiques à l'appui. Allez donc faire un tour sur la revue Nature, au moins pour la jolie petite vidéo, et si vous êtes vraiment allergiques à l'anglais, il y a du français par ici.


dimanche 11 janvier 2015

Je vis une foule immense

Mais quelle est donc cette semaine qui s'achève ? Trois jours d'angoisse, de barbarie, de tueries, de deuil et une journée de réconciliation et de fraternité. Semaine sanglante, dimanche de paix et d'unité.





J'étais cet après midi de ces trois... quatre... cinq millions (on ne sait pas très bien et pour une fois on ne chipote pas là-dessus) qui ont défilé en France ce week-end. Défilé calme, paisible, bon enfant. Des gens de partout, de tous bords, de tous âges. Depuis le haut de la place Viète la topographie de la ville permettait de voir s'étirer le ruban des marcheurs dans la rue principale. Pas de slogan, pas de cris, juste des affichettes "Je suis Charlie", "Je suis...", des crayons et des applaudissements à trois ou quatre reprises. Une marche sobre, digne.

De retour chez moi j'ai suivi ce qui se passait à Paris en zappant entre la télé et les réseaux sociaux. Photos, vidéos, interviews, tweets reflétaient l'ambiance parisienne. Les mots se bousculaient :
- la plus grande manifestation jamais recensée en France,
- journée historique, rare, c'est peu souvent qu'on a un tel sentiment d'union nationale,
- la police, les CRS on les aime (ça aussi on ne l'entend pas souvent),
- la France debout...
- contre le terrorisme, pour la France, pour la liberté,
- fier d'être Français,
- poignant, impressionnant, républicain etc.

Une volonté commune de faire face à la violence et de ne pas se laisser voler sa liberté, dans un élan de fraternité, dans la dignité et avec une grande émotion. Comment cette journée qui a rassemblé tant de gens divers sera-t-elle levain pour les jours suivants ? Il y aura un avant et un après 11 janvier 2015 dit-on, qu'allons-nous entreprendre individuellement et ensemble pour que demain soit plus fraternel, plus respectueux de l'autre, plus chemin de liberté ? "Puisse ce jour porter un fruit durable d'unité, de paix, de respect. A chacun de le décider" (Abbé Grosjean).


Je vis une foule immense, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues

Il essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus,
et il n'y aura plus ni pleur, ni cri, ni douleur.









jeudi 7 août 2014

"Raconte-moi ton pays" ou "mes vacances en Suisse"

Du chalet, vue sur le Léman. En face, Vevey
Ça doit bien remonter au mois de novembre dernier. La Congrégation nous avait proposé une réflexion sur le baptême. Et pourquoi ne pas joindre le sérieux à l'agréable en allant sur les lieux de nos baptêmes respectifs. Mais voilà, dans la communauté il n'y a qu'une vendéenne et il y a une Suissesse. J'avais plaisanté : Lætitia, tu nous emmèneras visiter ton église ?...
Quelques semaines plus tard je trouvais dans mes sabots de Noël un "Bon pour un séjour au chalet en juillet 2014".

 Le chalet, c'est là qu'elle va toujours passer quelques jours de vacances quand elle retourne au pays. Un chalet suisse typique dans lequel son amie se fait un plaisir de l'accueillir, pas loin du Léman et le surplombant, juste à la frontière franco-suisse. L'amie allait donc aussi m'accueillir ainsi qu'une autre Sœur, amie de Laetitia. Quatre dans ce minuscule chalet ! Mais je ne savais rien du lieu qui nous attendait, et surtout je ne savais rien non plus de la météo que ce séjour nous réservait.

Dépaysement garanti pour la citadine hyper connectée que je suis. La nature et que la nature, dans toute sa splendeur et dans toute sa nudité ! Et la météo n'a pas aidé. Associée à ma patte folle elles m'ont contrainte à me mettre au jeu de cartes, au mikado... que j'ai horreur de tout ça !... et pourtant je m'y suis mise sans trop de peine.

Alors c'est le moment de faire connaissance, et à défaut d'un pèlerinage dans l'église de son baptême trop éloignée c'est l'accueil de son histoire, dans son terroir, quelques visites des curiosités locales à ne pas manquer, la rencontre de ses amis et la joie de les voir heureux de se retrouver. Que de nouvelles à se partager, d'histoires à raconter, de souvenir à évoquer ! La langue n'est pas une barrière et c'est trompeur. Il y a beaucoup à découvrir de la culture, des coutumes, de la vie propres à la Suisse.

Je soupçonne aujourd'hui que son invitation était autant une proposition de vacances pour moi qu'un appel à mieux la connaître en la resituant dans son pays, là où sont ses racines. Raconte-moi ton pays et je te connaîtrai mieux.

Et pas de vacances sans photos !


dimanche 12 mai 2013

#Diaconia2013 ; #JMC2013 ; #sacrementdesmalades (1)

 Soir d'un long week-end dense et riche. Trois événements s'encastrent les uns dans les autres et brillent en un même éclat : Diaconia 2013, la journée mondiale des communications (JMC) et le sacrement des malades célébré ce matin.

Diaconia 2013 c'était à Lourdes, du 9 au 11 mai. Non, je n'y étais pas... enfin je n'y étais pas IRL comme on dit physiquement, mais j'y étais via les réseaux sociaux (Facebook et Twitter) et ça a été une expérience originale, heureuse et très dense.

Dès leur départ, en car ou en train, les pèlerins ont commencé à twitter, à poster sur Facebook, nous associant ainsi au voyage, à la réflexion, à la prière. Arrivés à Lourdes ils nous ont gratifiés de leurs impressions, réflexions personnelles, photos et vidéos à l'appui. Et toujours des échos des forums, des célébrations, des homélies, phrases relayées par les uns et les autres. On a tout suivi, presque comme si on y était.

Bien sûr il y avait quelques médias cathos officiels pour relayer l'événement mais ce sont surtout les internautes qui ont créé le lien. Quant aux autres médias (non cathos) c'était le grand silence. Admettons que la date (en plein pont de l'Ascension) soit un alibi... alibi facile. Médias tellement silencieux qu'un blogueur a joué la provocation... et si vous parliez de sujets un peu croustillants à Diaconia, il y aurait peut-être un écho.


C'est vrai que 12 000 cathos rassemblés à Lourdes pendant 3 jours pour parler de fraternité et la vivre, il n'y a pas que quoi fouetter un chat !

Merci à tous ceux qui ont contribué à diffuser l'actualité Diaconia par leur présence active sur la toile. J'avoue personnellement que Diaconia c'était un peu loin, et que je n'en avais pas saisi toute la dimension. Ces trois jours ont changé mon regard sur la démarche et m'ont beaucoup touchée.

Hasard des dates... il se trouve que ce dimanche était la 47ème journée mondiale des communications sociales (JMC) avec un thème bien ciblé, choisi par Benoît XVI : "Réseaux sociaux : portes de vérité et de foi, nouveaux espaces pour l'évangélisation". Ça ne pouvait pas tomber mieux ! Diaconia 2013 en est une merveilleuse illustration. Au cours de ces trois jours de nombreux chrétiens se sont engagés pour communiquer le vécu d'un événement national, pour témoigner de leur foi sur leurs réseaux et par ricochet auprès d'une multitude d'internautes.

Enfin, ce dimanche (à la messe à laquelle j'étais) une quinzaine de personnes ont reçu le sacrement des malades. Très beau geste de l’imposition des mains sur chacun, de l'onction réconfortante et fortifiante. La main sur une épaule, geste discret de soutien d'un parent ou d'un ami. Là ça n'a rien à voir avec les réseaux sociaux, mais ça a à voir avec Diaconia... enfin, pour moi ça se rejoint. Parce que les petits, les fragiles, les blessés-de-la-vie, les cabossés, les malades, les anciens... ce sont des frères à aimer et à servir... et là ce n'est pas toujours d'une évidence fulgurante...

Cerise sur le gâteau, la JMC avec son remue-ménage sur les réseaux sociaux a incité certains à pointer la souris de ce côté. Claire-Marie m'écrit : En cette journée des communications sociales, je découvre votre blog... Grâce à la JMC2013, je me suis enfin décidée à surfer sur Facebook et sur Twitter même si ça me reste difficile...  Bienvenue Claire-Marie et bonne route sur les réseaux sociaux. J'espère qu'il y a eu beaucoup de Claire-Marie en cette journée de la com.


Un autre tweet de Koz... histoire de tempérer le premier ;-)



(1) A l'attention des lecteurs néophytes : le signe # (hashtag) sur Twitter précède un mot-clé et permet de retrouver des tweets de même sujet.


samedi 26 janvier 2013

Vers Diaconia 2013

Diaconia 2013, c'est lancé depuis déjà près d'un an et demi et c'est dans moins de 4 mois, à l'Ascension. Il serait temps de s'activer !

A plusieurs reprises depuis quelques années les évêques de France ont attiré l'attention sur les précarités et la dureté de la vie en général, et à tous les niveaux. A l'approche de Noël ils ont invité à "vivre Noël autrement". C'est en réponse à l'appel des évêques de France en 2009 qu'a été lancée la démarche Diaconia 2013 : Servons la fraternité !

Et à quoi nous invite cette démarche ? Le sous-titre est explicite : Servons la fraternité !  Voilà, c'est clair : le service du frère. Et comment servir la fraternité si ce n'est en commençant par ouvrir les yeux pour d'abord voir ce qui se passe. A la façon de la relecture, un stop-j'ouvre-les-yeux, de quoi suis-je témoin ? Une sorte d'appel à témoins sur des coup d'main... coup d'coeur... coup d'gueule... coup d'pouce... coup dur...

Il faut reconnaître que dans notre paroisse l'opération peine à avancer. Elle a démarré laborieusement, il y a eu quelques rencontres, toujours timides. Hier soir l'équipe de pilotage avait largement invité les responsables de mouvements et associations caritatives pour présenter les deux étapes suivantes : recueillir des fragilités puis des merveilles dans ce qui se vit autour de nous. Peut-être un peu plus difficiles de voir les merveilles avec cette fâcheuse tendance qu'on a à plutôt voir ce qui ne va pas que ce qui va bien. Pour ensuite écrire le livre blanc des fragilités et le livre des merveilles. Livres qui seront présentés à la paroisse et au rassemblement national de Lourdes à l'Ascension auquel participeront des délégués des paroisses.

Pourquoi cette frilosité alors que le thème est tant d'actualité, alors que nous avons si soif de fraternité, d'attention, d'écoute, dans un contexte politico-socio-économique dur à vivre ?

Ce ne sont pourtant pas les documents qui manquent : tracts, propositions et guides de rencontres, le très beau hors série de Prions en Église pour prier et réfléchir et le site internet Diaconia 2013, riche et vivant.

Repérer des fragilités ou des merveilles n'est pas une fin en soi, mais les ayant repérées appeler à vivre, dans la réciprocité, la fraternité et l'espérance avec les personnes en situation de fragilité. C'est aussi un rappel que pour un chrétien la fraternité et le service du frère ne sont pas une option mais une manière de vivre sa foi chrétienne à la suite du Christ.

Alors allons-y, il est temps ! Ouvrons nos yeux et nos cœurs et soyons acteurs de fraternité au cœur de nos différentes communautés de vie.