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vendredi 11 avril 2014

A propos du décès de Dominique Baudis

Quand j'ai appris son décès, hier via Twitter, je n'ai pas d'abord pensé à l'homme politique, au journaliste, au défenseur des droits... Non, spontanément m'est revenu à l'esprit le souvenir de la calomnie dont il a été victime et dont il s'est relevé. Et comme si la calomnie ne suffisait pas il a fallu qu'elle fasse les choux gras des médias du moment. Il a fait face, il s'est battu pour prouver son innocence. Il aurait pu capituler, d'ailleurs n'y a-t-il pas un peu songé quand il dit : "C'est la rage et les bouffées de colère qui m'aident à tenir. Si j'avais mis fin à mes jours, on l'aurait traduit comme un aveu de culpabilité." Il s'en est sorti, comme on dit, innocenté, digne, mais meurtri et blessé à vie. On ne sort pas indemne de ce genre de combat. Sa douloureuse expérience de la calomnie, du non respect de la présomption d’innocence ont marqué sa vie, "un tournant dans ma vie" dit-il, elles ont probablement aussi eu un impact dans sa fonction de défenseur des droits.

Les médias lui rendent hommage aujourd'hui... c'est peut-être la moindre des choses.

Dominique Baudis était un personnage public, mais combien d'autres dans l'ombre sont également victimes de la rumeur, d'informations non vérifiées, parce qu'on est à l'affût de l'insolite, du croustillant, du buzz, pour être le premier à diffuser LE scoop. Effet réseaux sociaux, effet nouveaux modes de communication qui se propagent à une allure que nous sommes incapables de maîtriser. Et parfois ça fait mal, très mal. Et parce que la rumeur, quand elle a commencé, elle enfle et on ne la maîtrise pas. Que la disparition de cet homme et le souvenir de son combat nous invitent à la vigilance dans nos paroles et nos écrits, et en particulier quand ils sont sur la place publique. 




samedi 8 juin 2013

Pour ses 130 ans "La Croix" invite ses lecteurs


18 rue Barbès - 92128 - Montrouge
A l'occasion de son 130e anniversaire le journal La Croix a donné rendez-vous IRL à ses lecteurs. Nous devions être 400, hier, à avoir pu profiter de cette journée portes ouvertes au siège du journal à Montrouge.
Une occasion de découvrir un quotidien côté coulisses, de mettre des lieux et quelques visages sur des noms, de saisir l'objectif poursuivi.
Par groupes d'une vingtaine, toutes les demi heures, les visiteurs ont défilé dans les locaux de La Croix. Une visite bon rythme avec Pierre-Yves Le Priol (pour mon groupe), et bien encadrés, en commençant par la rédaction au 2e étage. Impressionnante cette étendue de bureaux en open space.

La Croix, c'est 90 journalistes, 150 salariés, 20 journalistes qui ne travaillent sur sur l'actu française, tous sujets confondus du vivre ensemble en société, et des correspondants pigistes en région (une quinzaine en France et une trentaine dans le monde). Pas de photographe attitré au journal, mais des photos achetées aux agences.Trois personnes sont employées exclusivement au courrier des lecteurs. Tout courrier (papier ou mail) est lu, pris en considération et reçoit une suite. Cela en dit long de l'attention portée aux lecteurs.

Voilà pour le côté chiffres.

L'impression se fait sur 2 sites, Paris et Galargues (Hérault), afin d'assurer la distribution en temps voulu, sachant que 90 % des lecteurs sont des abonnés. Pour le journal c'est une richesse incomparable de savoir ainsi à qui il s'adresse, de pouvoir consulter ses lecteurs et entretenir des relations avec eux.

Pour son journal bimédia l'équipe de La Croix met autant de soin et d'attention à la publication papier qu'à la publication numérique complètement relookées depuis janvier dernier. Le numérique permet aussi une actualisation au plus près des événements, plusieurs fois par jour. On retrouve le même esprit et les mêmes infos sur les deux supports avec le souci de mettre l'homme contemporain au cœur de l'actualité. Être réactif à l'actu tout en sachant rester dans la distance. Essayer de trouver dans l'actu sombre des choses qui peuvent permettre d'espérer, chercher ce qui est porteur d'avenir et montrer qu'on peut faire changer des choses à nous tous. Et c'est ça qui nous caractérise. (Dominique Quinio, Directrice de La Croix). Objectif aider à mieux comprendre le monde dans lequel nous vivons. Le numérique permet de faire connaître La Croix à un grand nombre de lecteurs potentiels. Aux publications papier et numérique, ajoutons le site Urbi et Orbi pour une actualité au plus près de la vie de l’Église et qui permet un accès aux textes et documents essentiels de l’Église.

Puis nous nous répartissons en 2 groupes, selon nos préférences, histoire du journal (avec Yves Pitette) ou élection du pape François (avec Dominique Greiner). Pour ma part j'opte pour l'élection de François relue par deux journalistes présents à Rome pendant le Conclave : Isabelle de Gaulmyn et Dominique Greiner. (On peut retrouver ces témoignages sur la page spécifique anniversaire de La Croix).

La Croix est un journal d’Église. Par la simple présence d'un Assomptioniste missionné pour ce travail de rédaction, relecture, validation d'articles de ses collègues cela en fait un journal d’Église, ce que ne sont pas les autres journaux et revues catholiques. Cependant tous les journalistes ne sont pas catholiques, et c'est ce qui fait la richesse de La Croix.

A la sortie un mur de signatures et de remerciements, témoin du succès de l'opération, onéreuse en préparation, en temps, mais une sacrée bonne idée, et un plus dans la relation déjà riche du journal et de ses lecteurs. Merci pour cette initiative et cette découverte.


Site internet La Croix
Page Facebook de La Croix
Site La Croix Urbi et Orbi



Les envoyés spéciaux dans le monde à ce jour (7 juin 2013)

lundi 18 février 2013

Une spécificité pour les sites de Congrégations religieuses ?



Le week-end dernier j'étais à une rencontre de webmasters de sites de Congrégations religieuses. La CORREF, organisatrice, avait invité Mgr Giraud (l'évêque aux twittomélies) évêque de Soissons et Président du Conseil pour la Communication de la Conférence des évêques de France ainsi que deux jeunes jésuites : Thierry Lamboley et Gréoire Le Bel. 

Nous étions quand même plus de 110 à cette session, c'est dire la présence et l'intérêt de la vie religieuse sur internet.

Personnellement j'ai beaucoup apprécié l'intervention de Thierry Lamboley comme invitation à la réflexion sur l'originalité des sites de Congrégations. En quoi et comment notre spécificité religieuse va-t-elle transparaître sur nos sites et les rendre différents d'un site de diocèse ou de paroisse ? Qu'avons-nous à dire de particulier et que nous seuls pouvons dire ? La vie religieuse donne-t-elle un style pour des sites de Congrégations ? Qu'est-ce qui va nous distinguer d'une ONG ? Comment donner accès à ce qui ne se voit pas et qui fait notre identité ?

Le Jésuite a ouvert de nombreuses pistes de réflexion.
Attention au vocabulaire utilisé. Si tout site d'Église doit avoir le souci d'être compris de ses lecteurs y compris des non cathos, il en est de même pour nous. Comment renouveler notre vocabulaire pour être accessibles ? Des mots tels que pauvreté, chasteté, obéissance ne disent rien aux gens d'aujourd'hui.... comment exprimer autrement la profondeur de notre consécration religieuse ? Et la consécration religieuse... qu'est-ce que c'est sinon l'engagement à servir Dieu et Dieu seul. Comment ce choix transpire-t-il sur nos sites ?...

La vie religieuse donne à voir un style de vie étonnant dans l'Église et le monde; et cette réalité est portée surtout par des femmes. Sans être revendication féministe comment nos sites témoignent-t-ils de cette réalité du rôle et de la place des femmes dans l'Église. Si nous ne le faisons pas... qui le fera ?

La vie religieuse est mystère pour nos contemporains, beaucoup s'interrogent sur notre vie de prière, de communauté, de travail, sur nos engagements... Nos sites peuvent devenir lieux de témoignage. Qui mieux que nous peut dire ce que nous vivons, nos rassemblements, temps forts et fêtes de Congrégation... même simples et apparemment ordinaires...

Si nous sommes habités par des convictions, des valeurs, des références elles transparaîtront dans nos sites et diront quelque chose de nous et de nos vies. L'esprit des fondateurs qui nous habite, doit donner une coloration et une particularité à chaque site.

Les sites de Congrégations sont la vitrine des Congrégations, des lieux de témoignage pour aujourd'hui. A nous de les entretenir, les soigner, les tenir à jour, les rendre vivants en gardant notre originalité sans devenir le site d'une quelconque association.

Et cela en utilisant les moyens qu'offre internet. Des outils d'aujourd'hui pour dire à qui veut bien l'entendre et à qui cherche ce que vivent les religieux et ce qui les fait vivre.

Webmasters de Congrégations osez osons aller de l'avant et être témoins de ce que nous vivons sur nos sites comme nous pourrions l'être dans nos bulletins à la Gutenberg ;-) 
L'esprit de la vie religieuse qui nous habite et nous façonne a sa place sur le net, et si NOUS ne le transmettons pas, qui le fera ?


jeudi 10 mai 2012

Les médias... info ou intox ?

Et voilà que l'on va reparler de médias, de communication, d'Eglise-et-Internet, et tout ça. 

D'abord annoncée le 24  janvier dernier, en la fête de saint François de Sales, la Journée Mondiale des Communications va avoir lieu le 20 mai prochain sur le thème : "Silence et parole : chemin d'évangélisation". Nombreux et intéressants ont été les commentaires parus à ce moment-là sur le sujet (y compris sur ce blog). Et maintenant, chaque paroisse va avoir à cœur de marquer cette journée à sa façon.

En ce qui concerne ma paroisse, nous avons fait le choix de proposer une table ronde, largement ouverte à tous (et pas seulement aux cathos), sur le thème des médias. Juste un léger décalage de calendrier pour des raisons pratiques de disponibilité, mais on est bien dans la ligne de la journée (c'est précisé en bas du tract ;-)). Les médias... info ou intox ? avec la participation de 5 journalistes. Chacun traitera d'abord une question en lien avec ses convictions, son expérience, la ligne éditoriale de son journal, puis la salle pourra intervenir et dialoguer avec les intervenants.

On pourrait s'étonner de notre choix de donner priorité à la presse écrite alors que la tendance actuelle est de se tourner surtout vers les nouvelles technologies, internet en tête. Même si personnellement je suis trop à fond dans ces technologies, Internet, Facebook, Twitter et autres réseaux sociaux, il me semble qu'on n'est pas hors sujet dans cette proposition. D'une part parce que la presse écrite existe encore... ensuite parce que beaucoup de questions qui se posent (que nous pose) à la presse écrite se posent également aux autres médias, et enfin, dernier point mais pas le moindre, parce que nous avons eu le souci de n'exclure personne en terme d'accès aux moyens de communication. On s'entend dire parfois : 
  • y en a que pour Internet, vous ne pouvez pas parler d'autre chose ?
  • et nous on n'a pas de mail, on l'a pas reçu ce papier... 
  • arrêtez de nous dire : pour en en savoir plus allez sur 3 double v point machin point f r...
C'est un point d'attention en effet que de ne pas manquer le tournant du numérique, qui n'en finit pas de tourner d'ailleurs, et en même temps ne pas creuser le fossé entre ceux qui ont une adresse mail et ceux qui n'en ont pas. Ne pas créer une nouvelle pauvreté, celle des "non numériques". 

Je suis convaincue que ce qui sera dit et partagé demain soir conviendra aussi bien aux internautes qu'aux inconditionnels de la presse écrite et que chacun pourra y puiser des éléments de décryptage des médias.

Bon, pour être honnête, faut que je dise qu'il y a mon curé qui m'a raflé le sujet ce matin. Alors, si vous allez faire un tour chez lui ça peut compléter mon propos. Il habite là, y a juste à cliquer.




dimanche 29 avril 2012

Piégé par les sondages

Les sondages, on sait bien ce que c'est : quelques personnes interrogées (selon des critères précis quand même) et on en tire une tendance voire un résultat. Et on y croirait presque. Mais les sondages c'est un peu comme la météo : y a des jours où c'est pas ça du tout. Alors on en prend, on en laisse, on oublie, on laisse filer.

Dernier exemple où les sondages se sont plantés : l’abstentionnisme au premier tour de la présidentielle. Ça devait être un taux presque record, plus de 20 %, voire 25 % même et plus (cf. La Croix), un des plus forts taux de la Vème République. Et dimanche soir, c'est pas tout à fait comme ça que ça se termine. Taux de participation plutôt satisfaisant. Enfin, les sondages étaient tellement pessimistes, que la réalité est rassurante.

J'en étais là, sans état d'âme particulier, quand je suis tombée sur l'édito d'un mensuel parti à fond sur l'abstentionnisme. A fond dans le sujet : les bureaux de vote des lieux en voie de désertification, désintérêt de la politique, l'abstentionnisme exprime un dépit vis-à-vis de l'action politique, individualisme, l'abstention un signe parmi d'autres du délitement du tissu social... La cata quoi. Pour un peu j'avais un doute sur les résultats officiels.

Dubitative, j'attrape une autre revue, un hebdo... (c'est peut-être important comme précision). Complètement à l'opposé, tout aussi à fond que le précédent, mais ici en relief là où c'était en creux dans le premier. Les Français aiment l'élection présidentielle [...] leur élection favorite [...] ils ont voté [...] il faut croire que nous sommes des incorrigibles passionnés de politique [...] le droit de vote est un bien trop précieux pour être délaissé [...]* on salue le sens civique des Français [il faut aussi se laisser interroger par leurs choix]. Serait-ce l'air du verre à moitié vide et du verre à moitié plein ?

Vraiment pas de chance. Les deux revues ont atterri le même jour dans ma boîte à lettres, et j'ai lu les deux éditos à la suite. De l'art de disserter aux antipodes sur un même événement. C'était presque amusant.

Pardon amis journalistes qui lirez ce billet... ne prenez pas ça pour une critique... Disons que le calendrier n'a certainement pas joué en faveur du premier édito... ou mauvais hasard.... Et puis là c’était facile ici de comparer et de s'en amuser.

J'ai envie de mettre cette anecdote en lien avec la journée mondiale de la communication... qui se tiendra dans quelques jours (dimanche 20 mai) où nous sommes invités (même si ce n'est pas directement le thème cette année) à avoir un regard critique (dans le bon sens du terme) sur les différents médias, à croiser nos sources d'information pour se forger une opinion, surtout quand les questions sont plus difficiles. Et puis on va pouvoir discuter de ça avec des journalistes dans notre table ronde du 11 mai prochain : les médias, info ou intox ?

* Au passage, je souligne qu'il y a 67 ans aujourd'hui les femmes votaient pour la première fois.

mercredi 25 avril 2012

Quand la technique sert l'Eglise

A l'heure où l’Église est loin de bouder l'usage des nouvelles technologies et de les mettre au service de l'évangélisation nous en avons encore fait l'expérience hier soir, à notre modeste mesure.

Le diocèse de Luçon programme tous les ans un cycle de conférences aux thèmes et intervenants divers et intéressants. Excellent quand on habite La Roche-sur-Yon, car bien sûr, et on le comprend, ça se fait dans un lieu central. Mais quand on est éloigné de ce centre on se sent plutôt frustré.

D'où l'idée du service de communication du diocèse de Luçon de proposer une visioconférence. Après quelques essais au cours de l'année on a pu proposer hier en visioconférence à Fontenay-le-Comte l'intervention de Mme Annie Laurent sur l'avenir des Chrétiens d'Orient.

Encore en test, mais grandeur nature, l'expérience a été proposée à des personnes susceptibles d'être intéressées par le sujet, le bouche à oreille a aussi fonctionné. Nous étions donc une dizaine hier soir. Et ça a marché. Vive la technique ! Merci les techniciens !

Satisfaction générale de ceux qui ont pu suivre cette conférence à distance. Et ils en redemandent. Expérience concluante, qui pourra être renouvelée et proposée à un plus large auditoire et en d'autres lieux du diocèse.

L'image soutient l'attention, permet de mettre un visage animé sur le nom du conférencier. Au-delà de la transmission d'un contenu la visioconférence permet une proximité avec les participants sur place, la conférencière elle-même, les réactions de la salle... même si nous n'avions pas, cette fois-ci, la possibilité d'intervenir dans les questions/réponses ; mais ça viendra. 

L'objectif étant de permettre à des personnes éloignées de suivre des conférences de qualité proposées par le diocèse,  on ne peut qu'encourager l'initiative et souhaiter qu'elle se développe.


Pour retrouver l'enregistrement de la conférence :

Video streaming by Ustream

mercredi 25 janvier 2012

"Silence et Parole : chemin d'évangélisation"

Parole avec un grand P  dans le texte officiel.... mais à la lecture on voit que ce n'est pas que Parole avec un grand P...

Hier donc pour la 46e fois un Pape a publié son message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales qui se tiendra, cette année, le dimanche 20 mai : Silence et Parole : chemin d'évangélisation.

Ce fut une décision du Concile Vatican II que d'instituer cette journée annuelle et mondiale et c'est même la seule journée clairement voulue et définie par le Concile. Le décret sur les Moyens de Communication sociale Inter Mirifica dit en effet :
Afin de rendre plus efficace le multiforme apostolat de l'Eglise concernant les instruments de communication sociale, il convient de célébrer annuellement, là où les évêques le jugeront opportun, une journée, à l'occasion de laquelle les fidèles seront instruits de leurs devoirs en la matière... (n° 18).
En France, cette journée a longtemps été fixée au premier dimanche de février alors que la plupart des autres pays la marquaient le dimanche précédant la Pentecôte. L'Eglise de France s'est ralliée à la date la plus répandue il y a quelques années seulement, cédant la place, début février, à la journée de la vie consacrée. Et je suis désolée de contrarier Monsieur Séguier mais la journée chrétienne de la communication a bien lieu le 20 mai 2012 et non le 5 février. (J'ai pourtant essayé de lui expliquer mais il l'a vu dans Magnificat, alors il persiste). A part ça, j'aime bien son article quand même !

Une première annonce brève, juste le titre de la journée, a lieu habituellement le 29 septembre, en la fête des archanges Michel, Gabriel et Raphaël, puis le message est ensuite développé et publié le 24 janvier, en la fête de St François de Sales (patron des journalistes).

A première vue, j'ai été surprise par le thème de cette année. Comme une rupture dans la suite des thèmes abordés depuis quelques années où l’accent était largement mis sur le numérique, les nouvelles technologies au service de l’Église et de l'évangélisation. Un tournant à ne pas rater dans la vie et la mission de l’Église.

Et là, comme si, alors que l’Église a bien pris sa place dans ce créneau, sur internet et les réseaux sociaux, le Pape, comme un veilleur, estimait nécessaire de nous rappeler l'essentiel. L’Église sur Internet, les réseaux sociaux, oui, mais sans oublier l'indispensable recul que permet le silence. Le silence "comme un facteur d'intégration essentiel. Le silence précisément, parce qu'il favorise le discernement et la réflexion, peut être considéré comme le moment fondamental de l’accueil de la parole."

La communication inséparable du silence, paradoxal non ? Non, et Benoît XVI nous explique la nécessité de ce silence :
Se taire permet à l'autre personne de parler, de s’exprimer elle-même, et à nous de ne pas rester, sans une utile confrontation, seulement attachés à nos paroles ou à nos idées. Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible.

Le silence, terreau de toute vie humaine, spirituelle et religieuse.

On ne peut manquer de mettre ce message en rapport avec l'exhortation apostolique Verbum Domini,  parue le 30 septembre 2010, ni manquer d'établir un lien de ce thème avec le synode des Evêques d’octobre 2012 : "La nouvelle Évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne". 

Documents :