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samedi 24 décembre 2016

Joyeux Noël !

Quand je vois autour de moi cette avalanche de souffrances je me demande comment je vais pouvoir dire JOYEUX NOËL ! Dans la liste il y a bien sûr les deux dernières grosses catastrophes que sont l'attentat de Berlin et le carambolage de Ste Flaive des Loups. Mais je n'oublie pas la Syrie, Alep... les pays en guerre, les migrants, les malades, les isolés... Ces catastrophes qui s'abattent la veille de Noël, sans prévenir, alors que la fête se prépare : maladie, hospitalisation, décès.

Comment dire Joyeux Noël à toutes ces familles sans blesser ?

Et pourtant Noël c'est la victoire de la lumière sur les ténèbres, en ces jours où justement la nuit cède doucement le pas à la lumière. Et au fond du cœur de chacun brille cette petite lumière, cette espérance. Pour nous chrétiens, cette lumière s'appelle Jésus. Né dans un dénuement extrême nous croyons qu'il est venu nous sauver et nous apporter Lumière, Paix et Joie. N'était-ce pas le chant des anges accourus à la crèche, "Gloire à Dieu... et paix sur la terre aux hommes qu'il aime" (St Luc 2, 14) ?

Noël, dans l'esprit de chacun, c'est aussi la trêve, un jour dans l'année où peuvent cesser les conflits des plus grands aux plus petits de nos quotidiens. Et pourquoi la trêve ne durerait-elle pas plus longtemps ?... Puis-je faire un rêve, moi aussi, aujourd'hui ?

Bénédictines de Venière
Noël c'est ce Dieu désarmé et désarmant qui vient à nos devants redonner espoir  espérance aux hommes.

Christian de Chergé disait : « Il s’agit bien pour le Fils de Dieu de prendre une humanité semblable à la nôtre et de la conduire à son terme qui est d’entrer dans la vie de Dieu.
Il nous faut trouver dans le mystère de l’incarnation nos vraies raisons de rester malgré les menaces et la tourmente. Noël, c’est l’Emmanuel, Dieu silencieusement présent, présence de l’amour même qui seul est révolutionnaire, qui seul transforme les cœurs des uns et des autres... »

Alors oui, avec confiance,  je vais oser dire

J O Y E U X   N O Ë L   !

et que le Prince de la Paix venu crécher chez nous et dans nos cœurs nous aide à être artisans de Paix là où nous sommes.




mercredi 23 décembre 2015

Noël sans toi...

Il y a quelques mois
par un beau matin de printemps,
sans prévenir, sans rien dire,
tu nous a quittés.
Comme ça, tout d'un coup, sans raison.
Premier Noël sans toi...

Ça ne devait pas se passer comme ça,
ce n'était pas prévu ainsi.
Tu étais le plus jeune de nous trois,
et de loin,
tu étais mon petit frère, mon filleul aussi.
Premier Noël sans toi...

Je ne peux même pas
aller te faire une visite au cimetière,
me recueillir sur ta tombe :
il n'y a pas de tombe.
Nous avons respecté ta volonté,
tes cendres reposent au pays du Mont Blanc.
Premier Noël sans toi...

Tout à l'heure, en traversant la place,
les haut-parleurs crachaient doucement Petit Papa Noël.
Va donc savoir pourquoi
ça a fait gicler
les larmes que j'avais déjà du mal à contenir.
Regard étonné de l'ado que je croise.
Premier Noël sans toi...

Petit Papa Noël,
c'est un des chants de notre enfance,
c'est le tourne disque, la radio,
qui passaient en boucle
l'incontournable Tino et ses Noëls
et qu'on fredonnait avec lui.
Premier Noël sans toi...

Parce que Noël
ce n'est pas une fête comme les autres.
Tous ces chants, partout,
ces lumières et illuminations,
cette douce fébrilité, prémisse de fête.
Il n'y a que Noël qui nous offre ça.
Premier Noël sans toi...

Parce que Noël,
c'est la fête de la famille,
c'est le bonheur d'être ensemble.
Mais là, ce sera
Premier Noël sans toi...

Il y a quelques mois...
mais ce parfum de Noël
qui nous enveloppe a rouvert une plaie
pas même cicatrisée.
Premier Noël sans toi...

Et ta foi ?
Et ton espérance ? me diras-tu...
Elles me disent que la vie continue autrement,
que la mort n'aura pas le dernier mot,
qu'on se retrouvera...
Mais, que veux-tu,
elles ne te remplacent pas...
Premier Noël sans toi...
Premier Noël autrement avec toi...



mercredi 24 décembre 2014

Joyeux Noël !

Dans une vidéo sympa et pleine d'humour à la mode chinoise le curé de la paroisse nous révèle le scoop de Noël : à Noël Dieu vient crécher en nous. En nous... chez nous... Accueillons-le et donnons-lui toute la place, toute sa place, en nous et dans notre monde.

A toi, lecteur-visiteur-chrétien de ce blog je te souhaite de reconnaître dans la fragilité de l'enfant de la crèche l'Enfant-Dieu venu apporter la paix et la joie dans un monde de douleur.

A toi lecteur-visiteur-athée-ou-en-recherche j'adresse aussi ce vœu de joyeux Noël. Au-delà de la guerre des crèches ou des viles polémiques autour de la laïcité, si tu ne reconnais pas la dimension religieuse de cette fête, tu as à cœur d'en faire une belle fête de famille, dans la joie et l'attention à l'autre, une trêve de lumière et de paix dans la nuit.

A toi donc lecteur-visiteur, je dis Joyeux Noël ! à toi et à ceux qui te sont chers, ceux avec qui tu passeras ces moments de fête, donnant un peu de ton temps et de ton amitié.




mardi 24 décembre 2013

Un prêtre, c'est rare et c'est fragile

Je l'avais un peu perdu de blog David. L'hiver dernier il a décroché un moment du net et du blog, et moi aussi j'ai pris un peu de distance avec lui. Et puis il y a quelques jours j'ai été réveillée par mes stats. Pourquoi un billet écrit il y a 2 ans, à l'occasion du décès de Pascal était-il soudain si consulté ? Et je suis ainsi remontée au billet de David : A tes côtés

Je partage la peine et la douleur de la famille et des amis d'Emmanuel, des prêtres de ce diocèse. Je partage leur questionnement et leur respect, je comprends leur tentation de culpabilisation

Emmanuel, 50 ans, ordonné prêtre en 2005, curé de Sainte-Mère-Eglise, en charge des 24 clochers de 2 paroisses, responsable de la Maison de la Paix* s'est donné la mort.

Le suicide d'un prêtre est un événement rare a dit le vicaire épiscopal du diocèse de Coutances, un geste qui sidère encore plus quand il s'agit d'un prêtre, dit David. Pourquoi "encore plus" ? Parce qu'on a une haute idée du prêtre, un homme fort et solide, plein de foi en Dieu et donc qui ne se donne pas la mort. En soi ce n'est pas mal, mais n'en faisons pas un surhomme capable de tout voir, tout entendre, tout endurer. Il n'est qu'un homme comme les autres, avec un corps et un coeur, un corps fatigable (même s'il est jeune et en bonne santé) un cœur sensible. Leur mission les investit d'une lourde charge de travail, et les affronte aux situations douloureuses de la maladie, la souffrance, la mort, certainement plus que d'autres. Un prêtre, c'est fragile !

Un prêtre c'est rare, aussi, les statistiques ne cessent de nous le rappeler.

Rare et fragile, prenons-en soin. Emmanuel comme Pascal paraissaient heureux dans leur sacerdoce selon les témoignages des proches. Pourtant, comme souvent, on n'a rien vu venir, selon l'expression utilisée. L'un et l'autre se donnaient à fond à leur mission, leur apostolat qui les faisaient vivre, mais qui aussi les ont tués. On peut réfléchir au poids de la charge qui leur est confiée, certes on ne peut pas continuer de la même façon qu'il y 25 ans avec grosso modo moitié moins de prêtres... On peut aussi se demander quelle part nous pouvons prendre, nous chrétiens, dans une paroisse pour soutenir la mission et l'action des prêtres ? Quelle aide non seulement matérielle mais aussi spirituelle, morale, fraternelle ? Dans une période quelque peu difficile pour l'Eglise, comment la construire ensemble, humainement et fraternellement ?

Alors, en ce soir de Noël, ma pensée et ma prière vont bien sûr vers tous ceux qui sont éprouvés par le décès d'Emmanuel,  mais aussi vers tant de prêtres qui vont célébrer Noël dans la joie de la Nativité. Que, passée la messe festive et joyeuse ce soir et demain, aucun ne se retrouve seul dans son presbytère. Que le Prince de la Paix que nous accueillons ce soir embrase nos cœurs et nous fasse œuvrer ensemble pour la paix et la fraternité.

Joyeuse fête de la Nativité !





*La Maison de la Paix, cette communauté inter Congrégations, voulue par Mgr Lalanne (alors évêque de Coutances)  pour être "un lieu d’accueil et de propositions, un espace spirituel au service de l’éducation à la Paix et à la Réconciliation. Cela signifie qu’il ne s’agit pas seulement de regarder en arrière, mais de contribuer activement à bâtir la paix dans notre monde". 

lundi 24 décembre 2012

Joyeux Noël !

Un air de fête habillait la ville hier et tout le monde s'y était mis pour ça : marché de Noël, animations variées pour petits et grands, chants de circonstance, et même le soleil et la douceur du temps, comme pour se faire pardonner ces derniers jours de pluie.

Sortie en famille, rires et sourires, bonne humeur, comme si on s'était donné le mot pour une trêve.
La magie... ou la grâce de Noël.

Et en même temps,  l'église St Jean était comble pour l'habituel spectacle de Noël.
Pendant une heure la chorale liturgique, la chorale des enfants, les enfants de la catéchèse ont enchanté l'assemblée avec le mime du Chant du berger (conte de Max Bolliger) et leurs chants de Noël.

Lampion crèche
réalisé par des jeunes du collège
Qu'ils étaient heureux les enfants de nous transmettre la joie de Noël !
Visages épanouis et radieux, un brin malicieux et plein de bonheur complice dans leurs yeux pétillants.
Un moment de bonheur pour annoncer et accueillir Noël,
lumière au cœur de la nuit. Isaïe ne disait-il pas :
sur le peuple qui habitait le pays de l'ombre
une lumière a resplendi.
Tu as fait éclater leur joie
. (Isaïe 9, 1-2)

Noël fête d'un Enfant, fête de tous les enfants.

Au cœur de nos déchirures et de nos violences un fragile enfant nous apporte la Paix, la Paix de Dieu et une lueur d'espérance.

Joyeux Noël et Paix à vous tous qui passerez par ici !


► Les chorales Chantent Noël 




Les photos du spectacle sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay

► Animation de rue pour grands et petits 
 

lundi 26 décembre 2011

Un lapin à Noël

Ca aurait pu être un lapin dans l'assiette., genre lapin chasseur, en civet ou à la moutarde. Non, mais il y a quand même un rapport avec l'assiette.

A Noël on a l'habitude d'inviter à déjeuner une ou deux personnes qui risque de se trouver seule ce jour-là. Donc cette année, trouvé, on a notre invité.

Préparatifs habituels : menu, répartition des tâches en fonction de nos compétences, de nos goûts et de nos talents. 
Tout est prêt le jour J à l'heure H. 
L'invité se fait un peu attendre. Alors l'une commence à feuilleter une revue, l'autre arrange encore les dernières bricoles et la troisième allume la télé, histoire de s'occuper.

Et toujours point de Paul... On risque un coup de téléphone chez lui... puis un autre chez la voisine... Paul n'est pas chez lui... Paul est injoignable. Comme quoi, on a beau dire, c'est quand même pratique parfois des portables, s'il en avait eu un on aurait su tout de suite qu'on pouvait faire notre festin toutes seules !

Faute de réponse on s'est quand même mises à table pour un repas de fête sans invité, avec quelques inquiétudes quand même et plein de questions ? Il a oublié ? Il n'a pas trouvé la maison ? Il a eu un accident, un malaise en route ?... Au point où on en est, on ne peut rien faire de plus, on verra demain...

Et ce matin j'appelle Paul avec toujours une pointe d'inquiétude. Bah ! c'était vraiment pas la peine de s'inquiéter et de se pourrir le repas de Noël !...Voilà mon Paul qui s'excuse du bout des lèvres sans se départir de son habituelle jovialité : il était chez ses neveux ! Et il a passé une très bonne journée ! 

En fait, il a fait une joyeuse salade avec les coups de fil et les invitations qu'il a reçus.
"Ah c'est de ma faute, excuse-moi, j'ai fait des confusions. J'ai fait une grosse bêtise. J'ai totalement confondu avec une autre. C'est marrant, tu vois comme le monde est bizarre, la jeune qui nous a emmenés à La Roche l'autre jour, elle habite aussi dans ton coin..." 
Je ne voyais pas le rapport entre ça et notre invitation, mais tant pis. Et surtout, pour moi ce n'était pas vraiment marrant. Mais bon, accordons-lui l'excuse de l'âge.

Et, cerise sur la gâteau, entre quelques plates excuses sur son ton toujours aussi jovial, il me dit : Mais on peut remettre ça ! Et il était prêt à fixer le jour et l'heure ! 

Ben voyons, Paul, tu seras toujours le bienvenu quand tu ne te mélangeras pas les pinceaux dans tes invitations.





vendredi 23 décembre 2011

Les crèches de Marie-France

Marie-France a deux amours passions : les voyages et les crèches. Et quand on conjugue les deux ça fait pas mal. Elle collectionne les santons, ou plutôt les Sainte Famille. Comme d'autres collectionnent des poupées, des petites cuillers, des mignonnettes, ou autres souvenirs.

Alors quand elle fait des voyages à l'étranger elle aime bien rapporter des santons typiques de chaque pays. Elle fouine dans les magasins-de-souvenirs-brocantes-marchés-aux-puces à l'affût des Sainte Famille. Pas forcément toute la petite famille dans la même boutique, mais elle finit toujours par trouver des couples qui vont bien ensemble. S'il le faut elle les  achète en pièces détachées : Marie, Joseph et Petit Jésus. Et après elle (re)compose la famille.  Et ça fait de jolies crèches. Quand arrive l'Avent, quelquefois même un peu avant parce que l'Avent c'est parfois un peu court, elle aime les sortir et les disposer sur le manteau de la cheminée de son salon.

Ses amis connaissent aussi sa passion, et c'est le cadeau-souvenir incontournable. Ainsi la collection de mini crèches s'étoffe au fil des ans et des voyages : Pérou, Burkina Faso, Mexique, Haïti, Murano, Maroc, Philippines, Japon, Ouzbékistan. Et la toute petite dernière, qui vient juste d'arriver de Birmanie.

C'est aussi toute la famille qui s'y met pour honorer la passion de Maman, de Mamie... Et puis comme elle aime que ce soit beau, parfois elle leur confectionne des habits à sa façon mode du pays.

Voilà, comme elle dit : Jésus est bien venu pour tous les hommes, non ?

Une fois, c'était un peu plus difficile. En pays musulman il n'y a pas forcément de crèche, même pour les touristes. Alors là elle a vraiment dû composer. Elle a bien trouvé une femme et un bébé qui pouvaient représenter Marie et Jésus, ça allait encore, mais de Joseph... point.  Elle a fini par dénicher un santon masculin, qui pourrait faire l'affaire, même si ça fait un peu anachronique : il a un portable scotché à l'oreille. Mais comme elle n'a rien trouvé de mieux, elle l'a pris quand même et quand elle fait sa crèche elle le tourne un peu pour qu'on ne voie pas le téléphone. Alors je lui ai un peu arrangé, et maintenant ça lui  fait une crèche très branchée !

Et joyeux Noël à tous !

mardi 20 décembre 2011

Mon beau sapin


Quelle profusion de billets, vidéos, diaporamas, mails pour finir de nous préparer à Noël et déjà nous souhaiter un Joyeux Noël ! C'est à qui enverra le plus beau. Ça fait partie des préparatifs et c'est bien sympathique.

Voici, parmi plein d'autres, deux vidéos tirées du panier : des idées originales, courageuses aussi...

► Les jeunes de la Mission Etudiante de La Roche sur Yon (c'est comme ça qu'on dit maintenant pour dire Aumônerie des Etudiants). Dimanche après midi, dernier dimanche avant Noël, ils sont allés dans un centre commercial et ont régalé les badauds de leurs chants de Noël




► Une histoire de Noël racontée par 30 enfants de 2 à 12 ans.



Et aussi, dans un autre domaine, Père Noël ou St Nicolas ? Calendrier de l'Avent, couronne de l'Avent, arbre de Noël, crèche... Un peu pêle-mêle des symboles de Noël. Païens ? Chrétiens ? Mon petit livre-de-messe-de-poche-passe-partout (vous voyez de quoi je veux parler) fait une présentation de ces différents symboles de Noël, avec explication de leur origine et de leur signification pour nous aujourd'hui encore. (Il y a croire.com qui le fait aussi). Remontée dans l'histoire, parfois loin, dans les us et coutumes transmis de génération en génération. Mais aussi parfois relativement récent, pas toujours très religieux au départ, commercial même.

C'est ainsi qu'au fil des pages de décembre le Père Jacques Nieuviarts nous fait (re)découvrir ces coutumes et symboles liés au temps de Noël :
  • le Père Noël, et son ancêtre St Nicolas protecteur des enfants et patron des écoliers
  • le calendrier de l'Avent : pour faire patienter les enfants en attendant Noël on leur donnait chaque jour une image et une pensée (ou une parole d’Évangile). La formule a évolué pour devenir notre calendrier de l'Avent
  • la couronne de l'Avent, avec ses bougies qu'on allume progressivement : signe de la lumière de Noël qui approche
  • les décors et les couleurs : le vert, couleur du pin qui reste toujours vert, symbole de la vie. Le houx, dans la tradition chrétienne, rappelle la couronne du Christ. Le gui symbolise la paix et le bonheur.
  • l'arbre de Noël : évocation de l'arbre du jardin d’Éden et le Christ venu nous racheter, arbre décoré et lumineux, rappelant que le Christ est "la lumière qui brille dans les ténèbres"
  • les chants de Noël : sans lesquels ce ne serait pas Noël !
  • la crèche : "inventée" par St François d'Assise
  • l'Épiphanie et la galette des rois : à travers les rois c'est le chemin de l'humanité qui se poursuit en marche à l'étoile. Et la galette que l'on partage à l'occasion de la "manifestation" de Dieu aux hommes et que l'on partage en autant de portions qu'il y a de convives plus une, la part du pauvre ou part du Bon Dieu.
Bien sûr il faudrait relire tout cela dans l'original, et en entier... c'est juste pour en donner un avant goût...

Alors, bonne fin d'Avent... plus que quatre jours !...

Et je vous laisse sur un petit air de nostalgie...


TINO ROSSI "Mon beau sapin" (Version Originale)

(et les paroles, c'est là, et même en allemand : O Tannenbaum)

dimanche 27 novembre 2011

En Avent !

Quatre grandes semaines pleines et entières pour se préparer à Noël.
C'est rare d'avoir 4 semaines entières. Quand Noël tombe un lundi, la 4e semaine n'a qu'un jour, ça fait court quand même (la dernière fois c'était en 2006).
Mais là, cette année,  4 grandes semaines.

Entrer dans ce temps d'attente, de prière, de veille, de silence.
Silence de Marie, silence avec Marie qui médite et qui attend son heure.
Silence de l'espérance, silence de la veille, silence de l'engendrement, silence de la vie qui germe, silence des renouveaux.
Joie de l'espérance...

Quatre semaines c'est bien, c'est un peu moins long que le carême, et c'est suffisant pour se préparer, se parer des atours de la Rédemption.

Se laisser habiter, se laisser entraîner par la beauté des textes qui sont proposés,
entrer dans cette démarche, en Église,  avec tous nos frères, faire route ensemble.

Ce ne sont pas les propositions qui manquent pour nous aider sur ce chemin. On en trouve partout, revues, livres,  émissions de radio, télé, sites internet à profusion. Bientôt on va dire qu’il y en a trop... Grande variété afin que chacun trouve sa manne. Nombre de catho-blogueurs aussi y sont allés de leur billet (il ne fallait pas que je rate le rendez-vous).

Avec l'entrée dans l'Avent, c'est une nouvelle année liturgique qui commence aussi. Alors, souhaitons-nous bon Avent, et bonne année !

Seigneur, tu me donnes ce temps aux couleurs de Noël, mais qui n'est pas encore Noël.
Je le reçois comme un cadeau, comme une grâce, 
C'est comme une route, comme un compagnonnage avec toi et avec mes frères.
Comme les bergers guidés par l'étoile. Et je sais que j'arriverai à toi.

Entrer dans cette Avent-ure avec toi Seigneur, ne pas craindre de partir 
et me laisser conduire sur ton chemin.

En ce premier jour de l'Avent, premier jour d'une année nouvelle,
tu me prends par la main Seigneur.
S'il te plait fais-moi la grâce de ne pas la lâcher.

Je termine sur ce très bel hymne de l'Avent, Rorate, caeli, desuper, et avec une traduction en prime, que j'ai d'ailleurs eu du mal à trouver.... Retour à mon bon vieux missel de l'autre siècle.

Cieux, répandez votre rosée ; que des nuées descende le Salut !
1- Ne t'irrite pas, Seigneur, ne garde pas le souvenir de nos péchés.
Voici que la cité du Temple est devenue déserte,
Sion est devenue déserte :
Jérusalem est dévastée, le séjour de ta sainteté et de ta gloire, 
où nos Pères ont chanté tes louanges.

[...]

4- Console-toi, console-toi, mon peuple,
bientôt viendra ton Sauveur.
Pourquoi te laisses-tu consumer par la tristesse,
parce que la douleur t'a repris ?
Je te sauverai, ne crains pas,
car je suis le Seigneur ton Dieu,
le Saint d'Israël, ton Rédempteur.