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mardi 10 juillet 2012

Un "viens, suis-moi" tout neuf

Si juin est traditionnellement le mois des ordinations c'est donc, par voie de cause à effet, la période des anniversaires d'ordination.

Ces années de sacerdoce on les compte par unités ou par dizaines. Dans nos blogs plusieurs prêtres y ont fait une allusion plus ou moins appuyée, parfois avec humour... ;-)  8 ans, 10 ans de sacerdoce. Avec reconnaissance et dans l'action de grpace.

Dernièrement j'ai eu la chance de partager ce temps d'action de grâce avec diacre, prêtre, religieuses. 10 ans - 60 ans - 50 ans - 70 ans de diaconat, de sacerdoce, de vie religieuse. Oui je vois les calculettes mentales qui chauffent, en effet, ça commence à faire pas mal d'années à l'état civil...

Jojo et Jean, diacre et prêtre, dans leur homélie ont fait mémoire des nombreuses grâces reçues au fil des années dans leurs missions respectives au service de l'Egise et de l'annonce de Jésus-Christ.

Jojo a rappelé que la première mission du diacre est le service. Service de sa famille, service du frère. Pour lui cela s'est concrétisé dans le Service Evangélique des Malades et l'aumônerie de la prison. Il était entouré de l'équipe qui l'a accompagné plusieurs années sur le chemin du diaconat.
Chapelle de la Maison Mère
Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs
Mormaison



Jean, le bâtisseur d'églises, de longues années aux Chantiers du Cardinal, avait revêtu la chasuble colorée qu'il portait à la clôture des JMJ de Paris 1997 en souvenir du cardinal Billé, son voisin de célébration ce jour-là, et dont c'est cette année le dixième anniversaire de son décès.

Jean a commencé son homélie en citant St Augustin :  "Pour vous je suis évêque, avec vous je suis chrétien" (St Augustin, Sermon 340) signifiant par là que c'est ensemble, peuple de Dieu, que nous sommes chargés du Royaume de Dieu. Puis, 60 années de sacerdoce, ça fait un un bel éventail de services et de missions dans l'unique mission de l’Église. Il s'est attardé sur quelques témoignages, histoires vécues, de beaux gestes de partage, à hauteur des possibilités de chacun, en particulier durant la période aux Chantiers du Cardinal. L'obole de la veuve aujourd'hui.

Et samedi dernier ce sont 44 Sœurs de la Congrégation qui célébraient 50, 60 et 70 ans de vie religieuse, au terme d'une retraite d'une semaine. Célébration de tant d'années d'alliance et de fidélité pour entendre à nouveau l'appel à suivre le Christ. Un "viens, suis-moi" tout neuf dans un envoi renouvelé, selon la belle expression de Sœur  Marie-Claire, supérieure générale. Invitation à entendre les appels de nos églises et de nos frères et sœurs en humanité.
Impressionnant le nombre de personnes qui sont venues entourer les Sœurs pour cette action de grâces. Impressionnant le nombre de prêtres venus concélébrer, la présence de Mgr Yves Boivineau, vendéen d'origine, évêque d'Annecy. Les uns et les autres témoins des liens tissés dans les paroisses et les différents lieux de mission des Sœurs.

Merci à vous tous pour votre témoignage de fidélité, même si ce n'est que quelques années. Merci aux vieux routards de l'engagement religieux, votre témoignage, votre longue histoire d'amitié avec le Christ, votre persévérance, sont repères sur notre route.

Pour avancer ensemble sur le même chemin,
pour bâtir avec Dieu un monde plus humain,
abreuvons-nous aux mêmes sources et partageons le même pain,
ouvrons nos cœurs au même souffle, accueillons le Royaume qui vient.

Exultons de joie, proche est le règne de Dieu,
Exultons de joie, il est au milieu de nous.   
(Didier Rimaud)



jeudi 5 juillet 2012

Inquisitio, la série de l'été

Comme chacun sait, enfin ceux qui me connaissent un peu, j'aime pas la télé. C'est écrit sur mon profil Facebook et je ne me gêne pas pour le dire. Je rate sûrement des trucs intéressants et instructifs... mais comme en plus c'est souvent tard...

Mais depuis quelques jours on ne parle que de INQUISITIO partout sur le net : web-journaux, Facebook, Twitter, blogs. Ca fait un vrai buzz. Je n'arrive pas à tout lire. Apparemment, côté catho, ça ne plaît pas vraiment et ça critique dur. Enfin, il y a tous les tons, et j'aime bien les réactions sur les réseaux sociaux, plutôt sur le ton de l'humour, mais-je-dis-bien-ce-que-je-pense-quand-même. Il y en a même quelques uns qui ont créé un site, vite fait et très bien fait. Idem pour le profil Facebook.

Bon alors, à l'attention de ma poignée de lecteurs qui n'auraient pas eu le plaisir de trouver toute cette littérature, je me livre à une recension de ce que j'ai trouvé sur le sujet. Possibilité, évidemment, de compléter la liste...

1 - Le sujet présenté 
  • par France 2 même
  • par Pèlerin (La série Inquisitio sur France 2 s'affranchit de l'histoire)
  • bande annonce (officielle) de la série





2 - Des réactions de blogueurs :
  • Valérie, sur Jonas tree  (Je vous parle d'un temps que les moins de 50 ans...)
  • Jean-Baptiste, sur Jésus Prem's  (Inquisitio : sexe, drogue et crime comme série de l'été sur France 2)
  • Charles sur Rue de Vaugirard  (Inquisitio : un profond malaise
  • Stéphanie, sur le Blog de "Le Monde"  (Entre consternation et dérision, des cathos s'insurgent contre la série télé Inquisitio)
  • Natalia, sur Nystagmus  (Première édition des Cathoax Awards, voir le prix côté histoire)
  •  Sylvia, sur A travers le Sacré et le Gothique  (Inquisitio ! Dommage !)
Bon, j'arrête là car il y en a vraiment beaucoup et ça continue à sortir... donc je vous laisse glaner...

Bande annonce parodiée (elle a tellement de succès que je n'arrivais plus à retrouver l'autre...)




3 - Réaction de l’Église de France

4 - Des revues :
  • Pèlerin (Les blogueurs cathos parodient la série Inquisitio)
  • La Vie (La blogosphère catho satire les foudres de l'Inquisitio)


5 - Créations/réactions sur le web

Je trouve qu'il y a une belle mobilisation sur le web à ce sujet, intéressant... Tiens, encore un argument en faveur du web... (et j'en aurais plein comme ça).

Résultat de tout ça : j'aime pas la télé... mais j'ai noté sur mon agenda :
mercredi 11 juillet 2012 - 20 h 45 - regarder Inquisitio sur France 2. 
Faut quand même que je sache un peu de quoi je parle, et éviter d'être larguée...


NB - Désolée pour la version longue du communiqué de Mgr Podvin, elle a été retirée du net. Dommage c'était intéressant ;-(

lundi 2 avril 2012

Messe chrismale, quèsaco ?

C'est dans les premiers jours de la Semaine Sainte qu'a lieu la messe chrismale au cours de laquelle sont bénies les Huiles Saintes. Une par an, une par diocèse, présidée par l'évêque (c'est pour cela que lorsque le siège épiscopal est vacant c'est l'évêque d'un autre diocèse qui vient présider).

La messe chrismale rassemble tous les chrétiens d'un diocèse autour de son évêque, signifiant par là l'unité du peuple de Dieu dont il est le garant.

Ce qui fait le caractère unique de cette messe c'est la bénédiction des Huiles Saintes et l'occasion pour les prêtres de renouveler les promesses sacerdotales faites au jour de leur ordination, leur engagement à vivre unis au Christ, à célébrer les sacrements et annoncer la Parole de Dieu.

La symbolique de l'huile et du geste de l'onction sont très anciens. On les retrouve dans l'Ancien  Testament, comme signes de force et de consécration. Les rois étaient oints d'huile, les prophètes... Isaïe dit : "L'esprit du Seigneur est sur moi, car Yahvé m'a donné l'onction ; il m'a envoyé porter la nouvelle aux pauvres, panser les cœurs meurtris..." (61,1s.) ; citation reprise par Jésus à la synagogue de Nazareth (Luc 4, 18). L'huile qui nourrit, fortifie, éclaire, parfume. L'onction qui consacre des hommes (rois, prêtres) ou des objets (autels des églises). Les huiles essentielles ne sont-elles pas d'ailleurs très prisées aujourd'hui dans nos vies quotidiennes ?

Les Huiles Saintes, au pluriel car il y en a 3 :
Les 3 urnes pour les Huiles saintes (noter les initiales sur chacune)
  • l'huile des malades, qui sera utilisée dans le sacrement des malades, et qui "avec la bénédiction de Dieu soulagera le corps, l'âme et l'esprit des malades qui en recevront l'onction",
  • l'huile des catéchumènes, utilisée aux étapes de préparation au baptême,
  • le saint Chrême, utilisé ensuite surtout dans le sacrement de Confirmation, mais aussi au Baptême, à l'Ordination sacerdotale. L'onction de saint Chrême est signe de consécration totale à Dieu, des personnes ou des objets, ainsi par exemple les autels des églises.
A la fin de la messe ces Huiles Saintes sont remises aux prêtres et aux délégués des paroisses pour être utilisées au cours de l'année dans la célébration des sacrements.
Dans le diocèse de Luçon c'est le Lundi Saint qu'est célébrée cette messe chrismale. Et pour permettre à un plus grand nombre d'y participer le lieu change chaque année. Ce soir donc à Fontenay-le-Comte.

Et comme cette messe réunit tous les prêtres et diacres du diocèse, ils se retrouvent auparavant pour un temps de partage, de réflexion, de prière, et de convivialité. Souhaitons-leur une belle journée fraternelle et retrouvons-nous avec eux à la messe chrismale.

NB - Pour le diocèse de Luçon la messe chrismale est retransmise en direct sur RCF et sur la WebTV du diocèse.


vendredi 16 mars 2012

Et germera la paix

A l'initiative de Mgr Lalanne, évêque de Coutances, et longuement travaillé par la CORREF et différentes instances parties prenantes un projet au service de la paix est en train de voir le jour.

Sur cette terre de Normandie douloureusement marquée par la deuxième guerre mondiale, terre du Débarquement, terre d'Histoire, à Sainte-Mère Église, une communauté religieuse reçoit la mission d'y être présence et témoignage de paix et de réconciliation. Ce projet longuement étudié aboutit à une communauté inter Congrégations et internationale, symboliquement deux religieuses françaises et une allemande, probablement une américaine.

Comme toute communauté religieuse, sa première mission est celle de la prière, mais aussi par la vie fraternelle de ses membres elle reçoit mission d'être signe de paix et de réconciliation au-delà des différences de culture, de langue, de civilisation, au-delà des conflits qui ont déchiré leurs pères. Être là aussi pour proposer à ceux qui reviennent en ces lieux, pèlerins ou touristes, des temps d'accueil, de partage, de mémoire, susciter des propositions dans ce sens.

Combien de temps pour que les blessures se cicatrisent et que des chemins de réconciliation se croisent !...

Projet audacieux qu'on ne peut qu'encourager et soutenir par la prière et l'intérêt qu'on y porte. Bonne route à cette communauté.
Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s'embrassent ;
la vérité germera de la terre et du ciel se penchera la justice.
Le Seigneur donnera ses bienfaits et notre terre donnera son fruit.
La justice marchera devant lui, et ses pas traceront le chemin. (Psaume 84, 11-14) 

Il y a ça aussi, dans un autre genre...

vendredi 3 février 2012

J'y étais... à la messe pour la vie consacrée...

Eglise St Louis - La Roche-sur-Yon
Promesse tenue ! J'avais dit que s'il ne neigeait pas je resterais à La Roche après la réunion pour participer à la célébration diocésaine de la vie consacrée. Il faisait seulement très froid, sans neige (faut préciser que j'avais 60 bornes pour rentrer chez moi).
La soirée a commencé par les Vêpres de la Présentation de Jésus au Temple, suivies d'une messe à laquelle étaient invités tous les chrétiens, et pas seulement les religieux/ses. Une belle assemblée, bien représentative des diverses vocations dans l’Église.

Parole tenue aussi pour le respect du triple objectif (dont je parlais dans mon billet d'hier) donné par Djipitou*  pour cette journée : faire connaître la vie consacrée, rendre grâce pour ce don fait à l’Église et que les consacrés eux-mêmes rendent grâce pour ce qu'ils vivent. Dans son mot d'accueil Marie-Henriette, responsable provinciale des Sœurs des Sacrés-Cœurs, a pris le temps d'énumérer toutes les Congrégations présentes dans le diocèse, et c'était impressionnant. Quelle richesse ! Quelle diversité ! Cette volonté de citer tous les instituts, à la fois pour une reconnaissance de chacun et pour prendre conscience de la richesse et de la diversité des dons fait à l’Église, et en particulier à cette Église de Luçon.
Des contemplatifs aux plus insérés dans le monde et dans la société. Autant d'instituts, autant de charismes, d'originalité et de spécificité de vivre sa consécration religieuse.
Des instituts traditionnels, enracinés dans l'histoire et le terroir, aux formes nouvelles de vie consacrée.

Et Mgr Castet de nous accueillir par ces mots qui situent d'eux-mêmes la place de la vie consacrée dans l’Église : Chers frères et sœurs consacrés, vous représentez pour notre monde, le signe de la rencontre que Dieu veut faire avec les hommes de notre temps.

Une telle célébration ouvre à une vaste dimension de l’Église : sortir de ma chapelle aux quelques habitués pour rejoindre un rassemblement plus large, plus représentatif, et se retrouver ensemble dans une même prière, une même action de grâce. J'ai touché là un petit quelque chose de la dimension universelle.

Et puis une touche un peu plus personnelle à propos de cette soirée. A deux reprises j'ai vraiment pris en pleine figure (pardon pour l'expression) que j'avais changé de Congrégation. Au début, quand Marie-Henriette a énuméré tous les Instituts de vie consacrée de Vendée, et au moment de l'offertoire lorsque un membre de chacun de ces Instituts a apporté, en offrande et en procession, les Constitutions de son Institut, ce livre qui est notre règle de vie, notre chemin, qui dit notre charisme et notre façon de vivre. A ces deux moments l'Union Chrétienne n'était plus dans la liste, n'était plus dans la procession. Petit rappel à la réalité. Et contrairement à la célébration de fusion, le 8 décembre dernier, où cela était vécu ensemble et où nous étions bien entourées, hier soir j'étais seule à vivre cet "oubli", et c'était la première fois.

Je ne peux manquer de mettre en relation cet événement avec tout le dynamisme qui semble émerger autour de la vie consacrée et la volonté de la faire connaître et aimer. Une grande espérance. Et je renvoie aussi à un billet récent, serait-il fini le temps de l'enfouissement, et venu celui de la proclamation ? 
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* C'est nécessaire de préciser ? Djipitou = Jean-Paul II

jeudi 2 février 2012

Journée de la vie consacrée

Présentation de Jésus au Temple
Vitrail église Notre-Dame - Fontenay-le-Comte
Voulue par Jean-Paul II en 1997 cette journée de la vie consacrée est fixée au 2 février. Pourquoi cette journée ? Pourquoi le 2 février ?

En ce 2 février, outre la chandeleur et la journée des crêpes, l'Eglise célèbre la Présentation de Jésus au Temple. Selon qu'il était écrit dans la Loi, Joseph et Marie, quarante jours après la naissance de Jésus, présentèrent l'Enfant au Temple de Jérusalem afin qu'il soit consacré au Seigneur comme tout premier-né (Luc 2, 22). Ce geste annonce déjà le don que Jésus fera de lui-même par amour de Dieu et pour le salut des hommes. Et la vie consacrée, don de soi à la suite du Christ, se reconnaît dans ce don de Jésus lui-même.

Cette journée de la vie consacrée établie par Jean-Paul II avait un triple but : rendre grâce à la fois pour le don de la vie consacrée à l’Église et pour ce qui est vécu par les consacrés eux-mêmes, et faire connaître et apprécier cette vie consacrée. Des temps forts, célébrations marquent ainsi cette journée dans les paroisses et instituts de vie consacrée.

Qui sont ces "consacrés" ? Que font-ils ? Peut-on encore s'engager dans cet état de vie qu'ils ont choisi et qu'on ne comprend pas toujours ?... Et combien  de questions encore...

Face à ces interrogations, face aussi à une baisse du nombre des religieux et religieuses, la Corref (Conférence des Religieux et Religieuses de France) veut redynamiser l'image et le message de la vie consacrée et faire de cette année 2012 une campagne de promotion de la vie consacrée (même si je n'aime pas trop l'expression....). On a parlé d'opération séduction, avec différents temps forts au cours de l'année. Le premier événement marquant, un peu comme le lancement de l'opération, a été le rassemblement le week-end dernier, à Rueil-Malmaison, de 600 jeunes religieux/ses : Brother & Sister act, missionnaires de l'Espérance. Rencontre, prière, partage d'expériences, de vie, interrogations... comment relever le défi de l'inculturation, comment vivre une vie consacrée, avec ses exigences radicales, dans le monde d'aujourd'hui ? Quels chemins nouveaux inventer, non pour attirer et séduire facilement, mais pour être prophète et témoin aujourd'hui dans le monde qui est le nôtre ?

Cet événement a donné lieu ces derniers temps à nombre d'interventions et initiatives diverses et de qualité : interview, articles de presse, émissions, ouverture sur internet du journal d'une jeune religieuse et d'un jeune séminariste, ouverture sur Facebook d'une page dynamique Corref Jeunes et diffusion de la flash mob réalisée sur le parvis de Notre-Dame de Paris par les Brothers & Sisters, dimanche soir....

Un vent de jeunesse et de dynamisme semble souffler sur la vie religieuse ! Puisse-t-il être vent de l'Esprit et vent d'Espérance.


Flashmob "Brother & Sister Act, missionnaires de... par corref

mercredi 25 janvier 2012

"Silence et Parole : chemin d'évangélisation"

Parole avec un grand P  dans le texte officiel.... mais à la lecture on voit que ce n'est pas que Parole avec un grand P...

Hier donc pour la 46e fois un Pape a publié son message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales qui se tiendra, cette année, le dimanche 20 mai : Silence et Parole : chemin d'évangélisation.

Ce fut une décision du Concile Vatican II que d'instituer cette journée annuelle et mondiale et c'est même la seule journée clairement voulue et définie par le Concile. Le décret sur les Moyens de Communication sociale Inter Mirifica dit en effet :
Afin de rendre plus efficace le multiforme apostolat de l'Eglise concernant les instruments de communication sociale, il convient de célébrer annuellement, là où les évêques le jugeront opportun, une journée, à l'occasion de laquelle les fidèles seront instruits de leurs devoirs en la matière... (n° 18).
En France, cette journée a longtemps été fixée au premier dimanche de février alors que la plupart des autres pays la marquaient le dimanche précédant la Pentecôte. L'Eglise de France s'est ralliée à la date la plus répandue il y a quelques années seulement, cédant la place, début février, à la journée de la vie consacrée. Et je suis désolée de contrarier Monsieur Séguier mais la journée chrétienne de la communication a bien lieu le 20 mai 2012 et non le 5 février. (J'ai pourtant essayé de lui expliquer mais il l'a vu dans Magnificat, alors il persiste). A part ça, j'aime bien son article quand même !

Une première annonce brève, juste le titre de la journée, a lieu habituellement le 29 septembre, en la fête des archanges Michel, Gabriel et Raphaël, puis le message est ensuite développé et publié le 24 janvier, en la fête de St François de Sales (patron des journalistes).

A première vue, j'ai été surprise par le thème de cette année. Comme une rupture dans la suite des thèmes abordés depuis quelques années où l’accent était largement mis sur le numérique, les nouvelles technologies au service de l’Église et de l'évangélisation. Un tournant à ne pas rater dans la vie et la mission de l’Église.

Et là, comme si, alors que l’Église a bien pris sa place dans ce créneau, sur internet et les réseaux sociaux, le Pape, comme un veilleur, estimait nécessaire de nous rappeler l'essentiel. L’Église sur Internet, les réseaux sociaux, oui, mais sans oublier l'indispensable recul que permet le silence. Le silence "comme un facteur d'intégration essentiel. Le silence précisément, parce qu'il favorise le discernement et la réflexion, peut être considéré comme le moment fondamental de l’accueil de la parole."

La communication inséparable du silence, paradoxal non ? Non, et Benoît XVI nous explique la nécessité de ce silence :
Se taire permet à l'autre personne de parler, de s’exprimer elle-même, et à nous de ne pas rester, sans une utile confrontation, seulement attachés à nos paroles ou à nos idées. Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible.

Le silence, terreau de toute vie humaine, spirituelle et religieuse.

On ne peut manquer de mettre ce message en rapport avec l'exhortation apostolique Verbum Domini,  parue le 30 septembre 2010, ni manquer d'établir un lien de ce thème avec le synode des Evêques d’octobre 2012 : "La nouvelle Évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne". 

Documents :

samedi 21 janvier 2012

Regard sur la vie

David Lerouge
Je n'ai pas l'habitude (enfin ai-je eu le temps de prendre des habitudes ici ?) et je me défends de reprendre sur ce blog ce qu'ont dit d'autres blogueurs dans leur propre espace, ou de n'être qu'une compil de liens... quand bien même seraient-ils très bons.

Mais le billet de David d'hier soir est d'une telle qualité que j'ai envie d'en faire profiter "mes" lecteurs. Une vraie méditation. C'est un peu le mot "examen de conscience" qui me vient à l'esprit mais j'ai peur que ce mot n'évoque pour certains quelque vieux machin dont on n'ose plus parler et que ça gâche son propos.
Non, une méditation, un regard sur sa propre vie... Très beau.
Lui il a appelé ça : Petit précis d'ébriété existentielle.

Il faut que vous alliez lire et méditer ça... et vous m'en donnerez des nouvelles !


dimanche 8 janvier 2012

Mais qu'est-ce qui arrive à mon Eglise ?

Crèche Notre-Dame de Paris
C'est ce matin en lisant  Qui sont les chrétiens indignés ? dans le dernier numéro du  Pèlerin, au p'tit déj, comme tous les dimanches, que j'ai réalisé le nombre d'infos que je trouve depuis quelque temps sur ces chrétiens qui n'ont pas peur de se dire chrétiens et de le revendiquer.

Me sont alors revenus à l'esprit tous ces petits signes, toutes ces petites démarches, petits en eux-mêmes, pris isolément, mais qui commencent à faire nombre et à compter mis bout à bout. Quelques uns parmi tant d'autres :
  • une chorale d'étudiants dans un centre commercial la veille de Noël, 
  • l'opération séduction de la vie consacrée avec le WE Brother & Sister Act fin janvier qui se terminera par un flashmob (là je vous attends, et en live j'espère !), 
  • l’Église présente sur les réseaux sociaux (le nombre de diocèses, paroisses, mouvements d’Église, prêtes, religieux/ses, évêques sur ces réseaux !),
  • tous ces chrétiens qui désormais osent, et se lancent à dire que Jésus-Christ est leur raison de vivre et que ce n'est pas ringard,
  • Ils sont jeunes, ils sont prêtres, ils sont heureux... et ils le disent sans complexe. Ils en publient un livre, ils en font de la pub et ils le dédicacent...
  • et la liste est loin d'être exhaustive...

Bon, ça plaît ou ça ne plaît pas... mais ça a le mérite d'exister et de pouvoir interpeller.

En débarquant sur Facebook j'ai d'abord été surprise par le nombre de jeunes (et moins jeunes aussi) qui parlent et témoignent de leur foi sans complexe, qui en font même un lieu de mission. Impressionnée par le nombre de prêtres et chrétiens engagés qui y sont présents en tant que tels, qui parlent et prennent position (et pas que dans le spirituel) en tant que chrétiens.

Impressionnée par le nombre de blogueurs et blogueuses sérieux qui se lancent dans des réflexions religieuses, qui osent en direct la prière, la méditation, la relecture de vie, voire la remise en cause.

Seraient-ils finis les jours de la vie cachée ? Serait-il fini le temps de l'enfouissement, pour passer à l'annonce explicite, au témoignage ouvert, public. Le grain enfoui a germé, il pousse. Fallait-il cela pour que ceci se réalise ? Plutôt que d'opposition et de bagarre à coup de pro et de rétro ne vaut-il pas mieux parler d'accomplissement, d'évolution et œuvrer ensemble ?

Internet et les nouvelles technologies étaient un créneau à ne pas rater, l’Église et les chrétiens l'ont compris et ils ne se privent pas d'y être.

Signes de vie, signes d'espérance.
Chrétiens indignés, chrétiens de leur temps et dans leur temps ne seraient-ils pas à l'image de ces rois mages que nous fêtons aujourd'hui, témoins de Noël, envoyés manifester au monde la naissance d'un sauveur ? Témoins audacieux de la Bonne Nouvelle !


mardi 13 décembre 2011

Vous êtes plutôt oui-non ou non-oui ?

C'est l'histoire du type qui avait deux fils... non, pas celui qui réclame ses sous pour aller faire la fête et son frère jaloux... mais celui qui dit oui puis non et l'autre qui dit non puis oui. Aujourd'hui c'est ce que la liturgie nous donne à lire.

J'ai un penchant pour celui qui dit non-oui... je ne sais pas pourquoi...

Rappel de l'histoire, si vous ne voulez pas lire le texte. Jésus s'adresse à son entourage et comme souvent pose une question. Un père demande un service à ses fils. Le premier refuse, puis s'étant repenti, il rend ce service. Le second, c'est le contraire, il dit : oui, oui, j'y vais... mais ne fait rien. Devinette de Jésus : lequel a fait la volonté du père ? Facile la réponse ! Et puis après tout ce qui compte c'est que le boulot soit fait.

Celui qui commence par dire non à ce qu'on lui demande, il refuse. Évident ! Pas si sûr qu'il refuse vraiment ! Ce n'est peut-être pas définitif. Il pose les marques, il délimite son terrain, il se donne le temps de réfléchir, le droit de changer d'avis... Un peu une façon de ne pas avoir le nez dans le guidon. C'est malin de dire oui, de s'engager, et après de revenir sur sa parole. Et on peut avoir plein de raisons valables de ne pas pouvoir tenir. Déception assurée pour celui qui a demandé. Et on passe pour un homme (une femme) qui n'a pas de parole. Tiens, au fait, c'est drôle dans l'autre sens on ne dira pas qu'il ne tient pas sa parole.

Celui qui commence par dire non c'est un peu comme celui qui s’assoit avant de construire sa maison et qui évalue ce qu'il peut faire. Sagesse... prudence... C'est aussi une façon de ne pas se laisser bouffer happer par toutes sortes de sollicitations, même très louables. On pourrait aussi dire, plus honnêtement, je vais réfléchir. Mais on se met quand même la pression. Et puis au bout du compte il peut se faire que ce soit sans retour, et c'est non-non. C'est nécessaire de temps en temps de dire non pour de bon.

Non-oui, après tout, c'est très libérant ! Mais faut pas en abuser quand même...

Et puis maintenant, je comprends mieux la fin du texte d'aujourd'hui, ou plutôt le rapport entre la première partie et la seconde. L'histoire des deux fils, non-oui-oui-non,  et les publicains et les prostituées qui seront les premiers. Alors ? oui-non ? non-oui ?

dimanche 27 novembre 2011

En Avent !

Quatre grandes semaines pleines et entières pour se préparer à Noël.
C'est rare d'avoir 4 semaines entières. Quand Noël tombe un lundi, la 4e semaine n'a qu'un jour, ça fait court quand même (la dernière fois c'était en 2006).
Mais là, cette année,  4 grandes semaines.

Entrer dans ce temps d'attente, de prière, de veille, de silence.
Silence de Marie, silence avec Marie qui médite et qui attend son heure.
Silence de l'espérance, silence de la veille, silence de l'engendrement, silence de la vie qui germe, silence des renouveaux.
Joie de l'espérance...

Quatre semaines c'est bien, c'est un peu moins long que le carême, et c'est suffisant pour se préparer, se parer des atours de la Rédemption.

Se laisser habiter, se laisser entraîner par la beauté des textes qui sont proposés,
entrer dans cette démarche, en Église,  avec tous nos frères, faire route ensemble.

Ce ne sont pas les propositions qui manquent pour nous aider sur ce chemin. On en trouve partout, revues, livres,  émissions de radio, télé, sites internet à profusion. Bientôt on va dire qu’il y en a trop... Grande variété afin que chacun trouve sa manne. Nombre de catho-blogueurs aussi y sont allés de leur billet (il ne fallait pas que je rate le rendez-vous).

Avec l'entrée dans l'Avent, c'est une nouvelle année liturgique qui commence aussi. Alors, souhaitons-nous bon Avent, et bonne année !

Seigneur, tu me donnes ce temps aux couleurs de Noël, mais qui n'est pas encore Noël.
Je le reçois comme un cadeau, comme une grâce, 
C'est comme une route, comme un compagnonnage avec toi et avec mes frères.
Comme les bergers guidés par l'étoile. Et je sais que j'arriverai à toi.

Entrer dans cette Avent-ure avec toi Seigneur, ne pas craindre de partir 
et me laisser conduire sur ton chemin.

En ce premier jour de l'Avent, premier jour d'une année nouvelle,
tu me prends par la main Seigneur.
S'il te plait fais-moi la grâce de ne pas la lâcher.

Je termine sur ce très bel hymne de l'Avent, Rorate, caeli, desuper, et avec une traduction en prime, que j'ai d'ailleurs eu du mal à trouver.... Retour à mon bon vieux missel de l'autre siècle.

Cieux, répandez votre rosée ; que des nuées descende le Salut !
1- Ne t'irrite pas, Seigneur, ne garde pas le souvenir de nos péchés.
Voici que la cité du Temple est devenue déserte,
Sion est devenue déserte :
Jérusalem est dévastée, le séjour de ta sainteté et de ta gloire, 
où nos Pères ont chanté tes louanges.

[...]

4- Console-toi, console-toi, mon peuple,
bientôt viendra ton Sauveur.
Pourquoi te laisses-tu consumer par la tristesse,
parce que la douleur t'a repris ?
Je te sauverai, ne crains pas,
car je suis le Seigneur ton Dieu,
le Saint d'Israël, ton Rédempteur.

vendredi 18 novembre 2011

Mon curé à la une...


Et de 4 pour le curé blogueur de Fontenay-le-Comte.
Oui, Ma paroisse.com, tome 4, ça sort aujourd'hui, et séance de dédicace dimanche 20 novembre de 10 h à 18 h, au salon du livre au Langon (grande ville du Sud Vendée).

Des prêtres blogueurs ce n'est plus un scoop, ils s'y sont mis, et pas que les plus jeunes. Convaincus qu'il y avait là un moyen d'évangéliser pour aujourd'hui ils ne l'ont pas boudé. Et c'est ainsi que l'on voit fleurir des sites et des blogs d’Église. Impossible de les citer tant il y en a ! Certains ont aussi franchi l'étape suivante avec Twitter et Mgr Giraud (évêque de Soissons) est très attendu sur ses Twittomélies.


Si les blogs de prêtres sont devenus courants, celui du curé de Fontenay tient son originalité de la fréquence des billets (un par jour au saut du lit... enfin, presque), sauf vacances (parce qu'il n'est pas encore accro au point de rester connecté en vacances) et par la diversité des sujets abordés. Tout... absolument tout peut y passer. Et il est attendu. Il nous a donné la mauvaise habitude de poster sa méditation assez tôt le matin. Un jour il a eu un souci de connexion internet et un autre jour un coup de téléphone l'a interrompu, reprise du billet à 16 h. Les lecteurs surpris de ce retard se sont inquiétés de sa santé (authentique !).

Afin que les non-internautes puissent profiter de ces billets, ceux-ci ont donné lieu à une édition papier, un livre par an. Donc ce 4e volume reprend les billets du 1 octobre 2010 au 30 septembre 2011. Il sera disponible en librairies à Fontenay-le-Comte, La Roche sur Yon, Les Sables d'Olonne, Luçon et au presbytère de la paroisse au prix de 22 €.

Et ne manquez pas une petite visite à l'Arche de Noë !

jeudi 17 novembre 2011

Femmes, l'Eglise vous aime

Ste Anne et Ste Marie
(Eglise Notre-Dame - Fontenay-le-Comte)
Dimanche dernier un des textes de la messe nous donnait à lire un passage du livre des Proverbes : La femme vaillante. Il y avait aussi comme autre texte l'histoire la parabole des talents et du malheureux froussard qui n'a pas su gérer son bien. Je pense que ce deuxième texte aura inspiré bon nombre de prêtres pour leur homélie, de même que de nombreux commentateurs dans d'excellentes revues...

Et bien, à la messe à laquelle j'étais, notre petit jeunot* de célébrant a préféré se lancer dans une explication-commentaire du premier texte. Courageux... et le voilà parti pour une triple action de grâce :
  • pour le rôle du christianisme dans l'émancipation de la femme, 
  • parce que la femme donne à l'homme d'être homme 
  • et pour la place des femmes dans l’Église.
Premier point, il ose même une allusion à St Paul avec son fameux  femmes soyez soumises à vos maris (Eph. 5, 22) qu'il ne faut surtout pas sortir de son contexte (c'est pour ça que je vous y renvoie). Et il cite aussi quelques femmes qui ont joué un rôle dans la vie de l’Église (Marie bien sûr, mais aussi Ste Thérèse d'Avila, Mère Teresa, des reines de France...).

mercredi 26 octobre 2011

De qui suis-je frère ?

Quelle idée de convoquer autour d'une même table un ancien trader-moine-des-cités, un président départemental des Restos du cœur, un maire socialiste, une conseillère générale nouveau centre et une toute jeune novice  Servante de la Présence de Dieu engagée à Points- Cœur ? Quel point commun ? Ou quelle discussion pimentée en perspective ?...
Pour la discussion pimentée, les noms d'oiseaux et les empoignades verbales, vous repasserez ! Pour un partage tout simple de ce que chacun fait et met en œuvre pour être fraternel, bingo, vous avez trouvé ! C'était en effet la question posée aux intervenants : de qui suis-je frère ? Et comment ça se vit quand on est en responsabilité politique ou sociale, engagée dans une ONG ?

vendredi 21 octobre 2011

Katekita

C'est le nom donné aux responsables de communautés chrétiennes à Tahiti. Et quand je dis responsable c'est au sens fort du mot. Etre Katekita c'est toute une fonction, une mission reçue de l'évêque pour conduire une communauté chrétienne là où il n'y a pas de prêtre.

Hier soir, parmi les nombreuses propositions de la paroisse pour la semaine missionnaire, nous étions conviés à réfléchir à la place des laïcs dans l’Église, à partir d'un docu du Jour du Seigneur sur les Katekita à Papeete (voir ci-dessous). L'étendue du territoire a obligé la population à s'organiser et à prendre en charge la vie chrétienne. Le prêtre peut ne passer que 3 ou 4 fois par an.

mercredi 28 septembre 2011

Christos


Au risque de faire un peu lourd je reviens encore une fois sur ce document paru dans le plus grand silence au début des vacances d'été.

L'année se terminait, on faisait des bilans et des évaluations à tour de bras réunions, le beau temps du moment nous faisait déjà rêver aux vacances (qui seraient pourries, mais ça on ne le savait pas encore) et la sortie du nouveau parcours de Confirmation… OK… on verra ça à la rentrée.

Et voilà la rentrée. Tout redémarre, et en effet on s'intéresse à Christos. C'est comme ça qu'une bonne douzaine d'animateurs de Confirmation et des prêtres du doyenné (de Fontenay, bien sûr) se sont retrouvés dernièrement pour une présentation du parcours par les auteurs du document (enfin, les deux tiers, des auteurs).

vendredi 16 septembre 2011

De silence & d'amour

C'est le titre du documentaire programmé hier soir par Le Renaissance, cinéma de Fontenay, pour le premier ciné-débat de cette année.

A première réflexion et après avoir d'abord vu le film en DVD sur mon petit écran d'ordi, j'ai trouvé qu'il fallait être un peu culotté pour le proposer à un ciné débat et je n'étais pas très rassurée d'y participer. Oui, j'avoue, j'avais un peu peur de réactions négatives. Sur mon ordi je le trouvais sombre, triste, négatif... bon enfin pas grand chose de positif. Mais qu'est-ce qui leur a pris de proposer ce film documentaire ?

Pour situer le film disons que  le réalisateur, Michael Whyte, athée, vivait près du monastère de la Très Sainte Trinité à Notting Hill, au cœur de Londres, et que la vie de ces Carmélites l'intriguait. Il souhaitait en savoir plus sur la vie de ces femmes. Il a attendu 10 ans avant d'avoir l'autorisation d'entrer puis de poser sa caméra pour filmer leur vie toute simple, sans fioritures, sans mise en scène, sans effet-cinéma particulier. Juste un regard posé. Dix ans de correspondance avec elles et d'attente.