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jeudi 7 août 2014

"Raconte-moi ton pays" ou "mes vacances en Suisse"

Du chalet, vue sur le Léman. En face, Vevey
Ça doit bien remonter au mois de novembre dernier. La Congrégation nous avait proposé une réflexion sur le baptême. Et pourquoi ne pas joindre le sérieux à l'agréable en allant sur les lieux de nos baptêmes respectifs. Mais voilà, dans la communauté il n'y a qu'une vendéenne et il y a une Suissesse. J'avais plaisanté : Lætitia, tu nous emmèneras visiter ton église ?...
Quelques semaines plus tard je trouvais dans mes sabots de Noël un "Bon pour un séjour au chalet en juillet 2014".

 Le chalet, c'est là qu'elle va toujours passer quelques jours de vacances quand elle retourne au pays. Un chalet suisse typique dans lequel son amie se fait un plaisir de l'accueillir, pas loin du Léman et le surplombant, juste à la frontière franco-suisse. L'amie allait donc aussi m'accueillir ainsi qu'une autre Sœur, amie de Laetitia. Quatre dans ce minuscule chalet ! Mais je ne savais rien du lieu qui nous attendait, et surtout je ne savais rien non plus de la météo que ce séjour nous réservait.

Dépaysement garanti pour la citadine hyper connectée que je suis. La nature et que la nature, dans toute sa splendeur et dans toute sa nudité ! Et la météo n'a pas aidé. Associée à ma patte folle elles m'ont contrainte à me mettre au jeu de cartes, au mikado... que j'ai horreur de tout ça !... et pourtant je m'y suis mise sans trop de peine.

Alors c'est le moment de faire connaissance, et à défaut d'un pèlerinage dans l'église de son baptême trop éloignée c'est l'accueil de son histoire, dans son terroir, quelques visites des curiosités locales à ne pas manquer, la rencontre de ses amis et la joie de les voir heureux de se retrouver. Que de nouvelles à se partager, d'histoires à raconter, de souvenir à évoquer ! La langue n'est pas une barrière et c'est trompeur. Il y a beaucoup à découvrir de la culture, des coutumes, de la vie propres à la Suisse.

Je soupçonne aujourd'hui que son invitation était autant une proposition de vacances pour moi qu'un appel à mieux la connaître en la resituant dans son pays, là où sont ses racines. Raconte-moi ton pays et je te connaîtrai mieux.

Et pas de vacances sans photos !


dimanche 11 août 2013

Dis, l'avion il va taper dans l'étoile

On avait passé une belle journée d'été, de flânerie dans Arcachon, la ville à la baie si merveilleuse. Enfin du chaud soleil. Montée au belvédère pour une vue magnifique à 180° sur la baie. Lui, un peu fatigué par son travail de nuit, elle docile, tantôt solitaire tantôt énervée, peut-être lasse d'être seule ado avec des adultes.

Après dîner la nuit est déjà un peu fraîche, les premières étoiles apparaissent une à une, les étoiles filantes, c'est à qui en verra le plus.

Et puis on s'installe sur les chaises longues, le silence lui aussi s'installe en même temps que la nuit se fait plus dense. Plus de concours d'étoiles filantes, plus de commentaire. La contemplation du ciel étoilé suffit : méditation pour les uns, prière pour d'autres.

Un avion entre dans le ballet des étoiles, Manon interroge : Quand on est dans l'avion, est-ce qu'on voit les étoiles ?... Et l'avion, là, il va taper dans l'étoile !... Je n'ai même pas envie de rire mais simplement ça redonne un cœur d'enfant, ça fait du bien des questions d'enfant qui renvoient à l'infiniment grand, au mystère de l'univers et de la création. Non, Manon, l'avion ne va pas taper dans l'étoile. La distance entre lui et nous est insignifiante par rapport à la distance entre lui et l'étoile. Il n'y a aucun risque. Je me sens soudain un peu Saint-Exupéry face à son petit prince. Alors mon petit prince est devenu tout calme et contemple le ciel étoilé, silencieux lui aussi.

C'est la nuit des étoiles paraît-il... et les étoiles ça fleurit mieux à la campagne qu'à la ville, alors on prend le temps de les regarder, de se re-poser en les contemplant.

mardi 9 octobre 2012

Allégresse

Elle avait commencé à nous parler de Noëlle et Jacqueline il y a quelque temps, ses deux amies avec qui et chez qui elle allait passer quelques jours de vacances. J'avais écouté, distraitement, ce n'étaient que deux noms, des personnes que je ne verrai sans doute jamais. Même si, à travers ce qu'elle en disait je comprenais que c'étaient de vraies amies, et qui comptaient pour elle.

C'est pas la Suisse, mais ce sont de belles Alpes quand même
La perspective de les revoir l'emplissait de joie autant que de retrouver ses frères et sœurs. Ça promettait d'être un beau séjour, bien préparé, des visites, des retrouvailles, des balades en montagne, des veillées au coin du feu, car il fera déjà froid là-bas en Suisse. De temps en temps elle nous livrait un peu de ce projet de vacances soigneusement préparé sans en avoir l'air. Quant à moi j'étais toujours un peu lointaine.

Puis elle nous a dit que Noëlle et Jacqueline viendraient la chercher. Comment ? Faire toute cette route en voiture, traverser la France pour venir la chercher et repartir dès le lendemain !
  • Mais elles ont quel âge tes amies ?
  • 78 et 82 ans.
  • Ha bon !
  • Mais ça leur fait plaisir de venir, et la route ne leur fait pas peur
  • Oui, bien sûr !
Au fur et à mesure qu'on approchait du jour J les préparatifs continuaient, l'accueil des amies s'organisait, discrètement, mais tout se mettait en place. Une fois ou deux j'ai dû répondre au téléphone quand Noëlle a appelé. Voix souriante et dynamique... oui, oui, ça s'entend un sourire au téléphone ;-)

Elles ont donc pris la route dimanche matin, de Genève, et sont arrivées le soir, avec la pluie. Non seulement elles ont fait le déplacement mais elles sont arrivées avec un sac de spécialités suisses (hum, pas besoin de détails sur le contenu du sac, n'est-ce pas !). Et j'ai fait la connaissance de Noëlle et Jacqueline. Un régal. Nous avons dîné ensemble, chez nous. Un moment de bonheur. Les retrouvailles de ces trois amies, simples et sans exubérance mais denses de vécu ensemble. Et on s'est mises à parler comme si on se connaissait depuis des lustres.

Pourtant il a bien fallu arrêter pour aller se reposer : 800 km aujourd'hui, autant demain pour le retour, même à 80 ans ça demande un minimum de repos ;-)

Et ce lundi matin, elles sont toujours en pleine forme, prêtes pour le départ. Pas d'effervescence mais un rayonnement de bonheur contagieux. Je ne sais pas ce qui s'est passé, ce n'était pas un départ en vacances ordinaire. Je les ai accompagnées jusqu'à leur voiture et elles ont pris la route, laissant derrière elles comme une traînée de leur bonheur paisible. Il faisait encore un peu sombre, ça brouillassait, ça crachinait, mais il y avait du soleil dans les cœurs, des regards radieux et un brin rieurs, des visages lumineux et paisibles.

Bon voyage, bonnes vacances Lætitia !

Tiens, au fait... Lætitia, ça veut dire allégresse.


lundi 20 août 2012

Une expérience à durer

Au seuil des semaines estivales la plupart des bonnes revues cathos n'ont pas manqué l'épisode Retraite. Chacune y est allée de son article, certaines en ont même fait un numéro spécial.

Profiter des vacances, du temps devenu disponible pour prendre quelques jours de retrait. Diversité des propositions, diversité des motivations : avant de prendre une décision importante... au terme d'une année faire le point et repartir... recharger les batteries... ou tout simplement quelques jours de silence et de prière dans un monastère, seul, en couple, en famille... Tout cela a été très bien décrit et appuyé de témoignages enthousiastes.

Comme chaque année je me suis livrée, moi aussi, à cet exercice de la retraite, et j'en arrive.
Une semaine, à l'orée de la Bretagne, dans un cadre magnifique de verdure et de silence, ça aide bien.
Sans rien retirer aux témoignages cités ci-dessus, pour moi la retraite c'est parfois un moment ardu, aride. Une expérience à vivre dans la durée. Une expérience à durer...

Durer dans le silence... Un silence rare, dense et profond. Pas un gazouillement d'oiseau, pas le moindre bourdonnement d'une mouche, pas même le vent dans les feuillages. Silence impressionnant... silence assourdissant... (oui, je sais, je pique l'expression à quelqu'un, mais je ne sais plus qui...)
Bois et lande de La Roche du Theil (Redon, Ille et Vilaine)

Durer sous le ciel gris, maussade et moutonnant, toujours prêt à lâcher un crachin. Car j'ai appris qu'en Bretagne il fait beau simplement quand il ne pleut pas... Ce ciel chagrin qui me donne le blues, surtout en ces jours d'été où on devrait plutôt avoir rendez-vous avec le soleil...

Durer dans la prière aride... même si le prédicateur a été excellent juste avant. Il n'y est pour rien. Il n'y a pas forcément de rapport. Être là, tout simplement... Durer...

Durer dans la contemplation de la nature, sa grandeur, sa beauté, son immensité... laisser venir l'angoisse engendrée par l'infiniment grand, l'éternité, la vie, la mort...

Et, cerise sur le gâteau cette année, durer dans la souffrance d'une crise d'arthrose qui s’incruste comme une mal élevée dans un scénario où elle n'était pas invitée. Être soudain contrainte à se limiter aux seuls déplacements impératifs... ça change vraiment la donne et le cours des choses ! Alors que la forêt ouvre grand ses allées et invite à de belles escapades. 

Durer dans le temps qui soudain prend son temps. Hier fébrile, aujourd'hui léthargique, il s'étire et se traîne mollement du levant au couchant du soleil...

Durer dans le "jeûne" d'internet et ses réseaux... Perdre le fil de la toile, ne plus savoir ce qui s'y passe, ce que font les "amis"... ne plus suivre les billets de mes blogs préférés... Être larguée quelques jours, ce n'est pas mortel... Une autre forme de silence.

Durer... durer en tout cela et finir par LE rencontrer, car c'est bien de cela qu'il s'agit...

mardi 7 août 2012

Plaisirs de Paris en août

Paris l'été, en août surtout, c'est désert. Bon, c'est un lieu commun et ce sont surtout les parisiens qui le disent. Un peu vrai si on entend par là qu'il y a moins de monde, des métros moins bondés, qu'il y a surtout des étrangers et que c'est légèrement moins speed. Donc on devrait être contents, non ?

Oui, mais voilà, c'est aussi en août que la RATP, les travaux publics, les magasins, les municipalités... en profitent pour faire des travaux, remettre en état, et c'est vrai que souvent ce n'est pas du luxe. Raisonnement logique : ça dérange moins puisqu'il y a moins de monde et surtout moins de travailleurs. Les touristes, par définition ils ont le temps puisqu'ils sont en vacances... Donc remises en état pour le bonheur de ceux qui sont partis en août... pour la galère de ceux qui sont encore là...

Et voilà, j'ai la malchance d'y être juste à ce moment-là et d'en goûter les plaisirs.

D'abord il m'a fallu deux heures au lieu d'une pour me rendre à Paris, parce que la RATP refait les quais du RER. Ensuite ce sont les stations fermées, les horaires fantaisistes voire même plus d'horaire du tout, les itinéraires bis, voies fermées, déviations mal foutues et mal signalées, navettes qui se font attendre...

Alors bien sûr on râle, et pas que moi !

Pourtant je le répète, je le reconnais : c'est né-ces-saire ! Mais c'est un peu comme les autoroutes et les vocations : il le faut, il en faut, et c'est bien surtout quand ça passe sur le terrain du voisin.

Passé le gymkhana du déplacement, Paris en août ça reste les incontournables Tour Eiffel, Notre-Dame, Arc de Triomphe, Louvre... pris d'assaut par Chinois et Japonais.
Quelques balades insolites, genre Canal St Martin et une péniche qui le descend, d'écluses en ponts tournants...
Lèche-vitrine dans les magasins en travaux eux-aussi...
Enlèvement en fourrière d'une voiture mal garée  ;-(
Et puis il y avait aussi l'opération "Des pianos dans Paris", qui a dû être prolongée puisque j'en ai vu... Leur vidéo est bien sûr meilleure que la mienne... alors je laisse la leur...


Et puis pour le retour c'est l'inévitable même épopée RERienne. Mais cette fois je me calme en pensant à ceux qui travaillent en août, parce qu'il y en a, et qui chaque jour, matin et soir, s'offrent cette galère des transports en commun.

Réjouissons-nous, dans quelques semaines, finis les travaux, on retrouvera les plaisirs habituels : cohue, course, fébrilité, énervement...




 Le long du canal Saint Martin, d'écluses en ponts tournants





















samedi 5 novembre 2011

Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous


Profitant de mon séjour à la capitale je suis allée faire un tour à Ticket pour une expo,  l'expo sur le métro parisien, son histoire depuis ses débuts, en 1900, jusqu’à aujourd'hui.

Un parcours ludique et interactif pour expliquer la construction et le fonctionnement. Maquettes à l'appui, photos d'époque, vidéos, quizz, visite virtuelle et même on est invité à prendre les manettes et à se mettre dans la peau d'un conducteur de métro grâce à un simulateur de conduite, et à naviguer sur le réseau de nuit.

Petite séance de nostalgie garantie... enfin au moins pour ceux qui ont connu le métro il y a déjà quelques décennies !... Et, pour les plus jeunes, découverte de ce qu'a été cette aventure.

vendredi 26 août 2011

"Semer la joie"



Elles étaient une soixantaine hier soir à nous faire partager leur bonheur de chanter. Des jeunes de 8 à 20 ans passionnées de chant qui y consacrent beaucoup de temps et une semaine de leurs vacances.

La Maîtrise de Bordeaux se définit comme un lieu d'éducation musicale, humaine et spirituelle. Répétitions hebdomadaires, stages, concerts et tournées pendant l'été. Cette année  la tournée se déroule dans le Sud-Vendée. Hébergées à Chaillé-les-Marais, elles donnent deux concerts à Fontenay et à Luçon.
 Travail et répétition le matin, visite-découverte de la région, détente l'après-midi. Aujourd'hui ce sera la sortie au Puy du Fou avec le spectacle de la Cinéscénie le soir.

Une heure de chorale, souvent a capella, souvent sans texte et sans partition, d'un répertoire éclectique de musique classique, sacrée, profane et folklorique. Toutes ensemble ou en formation selon l'âge. De toutes jeunes voix travaillées aux vocalises, claires et légères. Un air de fraîcheur et de bonheur qui a séduit les nombreux auditeurs venus les écouter.

Pourquoi j'ai mis ce titre à ce billet : "Semer la joie" ?
Tout simplement parce que c'est la devise de la Maîtrise de Bordeaux. Par le chant, semer la joie lors de ses concerts et des rencontres qu'ils suscitent. Semer la joie, tout un programme !

Avec les Jeunes de la Fédération du Nord-Pas-de-Calais c'est le 2ème groupe de jeunes musiciens et chanteurs que nous accueillons à Fontenay cet été, à l'initiative de l'Association des Amis du Patrimoine de la paroisse. A travers une passion commune un lieu d'éducation, de formation humaine et spirituelle, d'apprentissage de la vie ensemble.


jeudi 11 août 2011

Je me suis convertie... au VTT


Oui, c'est tout ce que j'ai trouvé... vous auriez peut-être préféré autre chose comme conversion. J'ai troqué mes brodequins contre un joli VTT.

Et, s'il vous plaît, on ne rit pas

Donc aujourd'hui, grande sortie VTT, après un essai hier.
Direction le col des Montets avec le vélobus. Déjà là, première difficulté. J'avais l'air fin dans le fond de ce bus à me demander comment accrocher mon vélo. Heureusement il n'y avait pas trop de monde (pour se moquer de moi), mais d'autre part un ou deux autres vététistes m'auraient permis de voir comment ça s'installait ce fichu matériel !

mardi 9 août 2011

Un air de folklore


 Dimanche entre deux saucées je suis allée faire un tour au marché artisanal des Houches. Petit village de la vallée de Chamonix il s'ingénie à proposer des animations pour les vacanciers à l'instar de ses grandes voisines, même s'il n'a pas leur notoriété. Pour la circonstance la rue principale était fermée à la circulation sur quelques dizaines de mètres et avaient pris place des étals de cristaux, menuiserie et travail du bois, émaux, bijoux, souvenirs divers et loufoques originaux, foulards, casquettes, tee-shirts et autres gadgets estampillés Les Houches bien sûr.

dimanche 17 juillet 2011

Un temps à part


Ce matin je n'étais pas de service (= animation de messe) donc j'en ai profité pour aller à une messe dans un relais de la paroisse, hors la ville. Histoire de changer d'horizon, de têtes, de cadre. Bonne idée ! C'était Olivier qui célébrait (non, pas notre curé, un autre Olivier), un jeune originaire de Fontenay et que j'avais connu au MEJ et autres activités cathos-jeunes.

Il avait quelques jours pour souffler et s'était proposé pour assurer une messe du week-end et ainsi décharger ses confrères.

Il a eu la bonne idée de se présenter au début de la messe, et de nous présenter son passage ici comme un retour aux sources au cœur de l'été. L'été, comme il dit, c'est toujours un temps à part. A part... bien sûr si on prend des vacances, mais à part même si on n'en prend pas. Un temps donné pour faire autre chose, pour vivre autrement, pour se reposer, se reposer en Dieu. Demandons la grâce de nous reposer (en Dieu).