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lundi 6 juin 2022

Biennale 2022

Retour de la Biennale ce dimanche 4 juin 2022. Fêtée tous les deux ans le Covid en avait privé les Fontenaisiens en 2020. Elle était donc particulièrement attendue cette année.

Tradition respectée. Au cours de ces longs mois les quartiers ont confectionné leurs chars avec des fleurs en papier. Plus de 200 000 fleurs pour certains chars, c'est dire le temps et la patience des petites mains. Et dans le secret, car ce n'est qu'au moment du défilé que sont dévoilés les chefs-d’œuvre.

Festivités retrouvées, attendues et appréciées. Un vrai bonheur !

Photos de la journée



Biennale 2022

jeudi 28 octobre 2021

"Pour nous, c'est Versailles"

Appartement (ancienne cuisine)

Ce matin j'étais invitée à l'inauguration de logements sociaux à Fontenay-le-Comte. J'y allais pour représenter la Congrégation mais aussi très curieuse de voir ce qu'était devenue le lieu de notre noviciat, il y a maintenant bon nombre d'années.

Appartement (ancienne cuisine)

Cette maison, à la fois au cœur de Fontenay et retirée, à l'abri des regards, derrière la maison de retraite et le cabinet de radiologie, désaffectée depuis plusieurs années, a fait l'objet d'un bail à réhabilitation avec SOLIHA (Solidaires pour l'Habitat). Le bâtiment a été confié à SOLIHA à charge pour cette association de le rénover et d'en faire des logement sociaux. Faire du neuf avec de l'ancien, en centre ville, dans un périmètre protégé, pour y accueillir des gens modestes et vulnérables.

Le projet a rencontré l'assentiment de la ville de Fontenay-le-Comte, de la communauté de communes, soucieuses de rénover le centre ville et de la repeupler avec une population modeste en lui offrant les services de proximité de la ville.

Mezzanine
Le résultat est là : six logements de tailles différentes, dont trois au rez-de-chaussée adaptés au handicap, et actuellement occupés par trois hommes et trois femmes. Dans le respect de l'architecture du secteur, conservant à l'extérieur du bâtiment son cachet d'origine. J'ai admiré toute la rénovation et en particulier celle de l'étage utilisant harmonieusement le grenier pour en faire une mezzanine.

Un exemple concret de réhabilitation en cœur de ville, où les partenaires sont fiers d'avoir prouvé leur capacité de mener à bien une telle réalisation. D'autres projets sont en cours, encouragés par celui-ci.

Terrasse,
lieu de convivialité entre les locataires

Pour cette inauguration les locataires (arrivés en novembre 2020) étaient présents et avaient préparé un verre de l'amitié pour continuer les échanges après les discours plus officiels. Tout surpris que ce lieu ait été habité par des religieuses en herbe, et avides de savoir comment c’était "avant" ils ne tarissaient pas de questions. Ici c'était la chapelle... là, la salle de cours... là, la cuisine... et chacun de s'en amuser.

Appartement
(ancienne salle de cours)

Pour nous, sœurs des Sacrés-Cœurs, nous sommes heureuses d’avoir contribué à cette réalisation, permettant cet accueil de gens défavorisés, à proximité des services de la ville. Personnellement je suis heureuse de cette réalisation, heureuse de voir que ce lieu continue à vivre, à servir et à rendre heureux. Car ils sont heureux les locataires, ils étaient rayonnants et n'ont cessé de remercier tous les partenaires du projet. "Pour nous, c'est Versailles" a dit l'un d'eux. 

Et ils ne veulent pas en rester là avec nous : "il faudra revenir prendre un café avec nous... et puis vous viendrez avec les autres sœurs".



5 des 6 locataires actuels

Jardin haut (entrée)




lundi 5 avril 2021

Aube pascale

Tout était prêt et annoncé pour une veillée pascale à 15 h 30 le samedi saint. Même si associer le mot "veillée" à "15 h 30"  avait quelque chose d’incongru, mais en ce temps de couvre-feu on s'en accommodait. Quand les Évêques de France ont dit "Non, non, non...", la veillée pascale doit se faire de nuit, et surtout s'il y a des baptêmes. Qu'à cela ne tienne, ce sera à 6 h 30 !

J'ai commencé par douter, sourire de cette décision : qui viendra à cette heure si matinale, un dimanche matin ? Puis, peu à peu, à la réflexion cette idée a fait son chemin. Oui, il peut y avoir quelque chose de beau à vivre en Église à  ce moment-là. Fêter la résurrection du Christ à l'heure où la nuit cède le pas au jour, c'est toute la symbolique du passage : des ténèbres à la lumière, de la mort à la vie, du péché au salut.

Alors, en ce 4 avril, dimanche de Pâques, je me suis rendue à ce qui fut baptisé "aube pascale", qui n'en était pas moins la liturgie de la "veillée pascale". Surprise de voir combien de paroissiens avaient pris ce même chemin, de tous âges, des enfants bien éveillés et des personnes âgées, des familles entières. Tous, visiblement heureux de se retrouver.

Il est 6 h 30 quand nous sommes invités à nous tourner vers le fond de l'église où l'on va allumer le feu pascal, sur le seuil, portes grandes ouvertes sur la nuit. Il brille, il est magnifique ce feu que le prêtre va bénir et auquel sera allumé le cierge pascal. Lumière qui dissipe les ténèbres, symbole du Christ ressuscité. Ce cierge pascal auquel seront allumés tous les cierges de l'assemblée : Christ est notre seule lumière.

La célébration se poursuit... comme une veillée pascale et les symboles prennent une dimension toute particulière. Celui du passage des ténèbres à la lumière en particulier : entrés dans l'église de nuit nous en sortons en pleine lumière avec un soleil radieux. C'est toute la symbolique de Pâques que l'on perçoit mieux qu'à la veillée pascale, où l'on entre de jour pour sortir la nuit tombée... Et puis c'est bien le matin de Pâques que les femmes sont allées au tombeau et l'ont trouvé vide. L'évangéliste Jean précise même que "c'était encore les ténèbres".

La célébration terminée, à la sortie de l'église les gens s'attardent et partagent leurs impressions : aube pascale qui prend tout son sens et sa symbolique du passage. Magnifique aube pascale ! Christ est vraiment ressuscité, Alleluia !

Et si on continuait avec cet horaire les prochaines années ? 

 NB - Et tout ça bien sûr dans le strict respect des consignes sanitaires (masque, gel, distanciation, communion dans la main, geste de paix du regard).








D'autres photos par ici

► Et aussi la vidéo de Magali SCHAAL, journaliste à Ouest-France

mardi 9 octobre 2018

Fête de la paroisse, faites de la fraternité

Elle a fait fort cette année la traditionnelle fête de la paroisse. D'abord elle s'est délocalisée, à la surprise de certains même si ce n'était pas une première. La directrice du Lycée Notre-Dame et le directeur du Collège St Joseph ont permis que la fête se passe dans leur complexe salles de sport/restauration. Puis une foule de bonnes volontés ont mis en commun leurs dons et talents : décoration, art graphique et art floral, sono, musique et chant, sacristie et cuisine, et leurs forces physiques pour installer un vaste espace pour la messe et quelques 500 chaises, le tout admirablement orchestré par Dominique.

C'est que le ton était donné dès le début : fête de la paroisse, faites de la fraternité. C'est sur ce joli jeu de mots que des dizaines de personnes se sont lancées dans l'aventure pour que la fête soit belle et heureuse.

Dès 9 h 30 ce dimanche on pouvait découvrir quelques associations et services caritatifs de la paroisse, et même hors paroisse, et en rencontrer les acteurs. Richesse de ces bénévoles discrets au service de leurs frères dans la Pastorale des Migrants, l'AMISUV * et les cercles de silence, le Secours Catholique et la Société St Vincent de Paul, le SEM (Service Évangélique des Malades) et les aumôneries de l'hôpital et de la maison d'arrêt.

Et pendant ce temps les enfants du caté découvraient comment grandir dans la foi. A l'image de la graine semée dans le pot de terre qui a besoin d'eau et de lumière pour pousser, la foi reçue au baptême devra se nourrir de la prière et de la parole de Dieu. Et les confirmands, autour de leurs parents et tuteurs, étaient conviés à un rallye. Pas facile facile le quizz, la première question en a arrêté plus d'un : "Le mercredi des Cendres, quelle parole est prononcée sur chaque personne lors de l'imposition des cendres ?"...

En fin de matinée la messe rassemblait tout le monde dans une salle de sport métamorphosée, soigneusement aménagée et fleurie, décorée de la fresque de Manou habillée de toutes nos petites silhouettes. La Chorale St Hilaire et la Chorale Les Rossignols, les musiciens fidèles à leur mission ont soutenu et entraîné les chants de l'assemblée. Avec leur fraîcheur enfantine Les Rossignols ont entraîné toute l'assemblée dans leur chant final gestué "L'amour de Dieu est si merveilleux, ô l'amour de Dieu".
Ce rassemblement de toute la paroisse était l'occasion de remercier Hélène pour ses 3 années au service de la catéchèse des enfants, et d'accueillir Odile à qui elle passe le relais dans cette même mission. Temps d'accueil aussi de Ronny, jeune séminariste réunionnais, en 3ème année de formation à Nantes. Il sera en stage à Fontenay cette année 3 week-end sur 4 et sera plus particulièrement chargé de l'accompagnement des jeunes qui se préparent à la confirmation.

Petite annonce supplémentaire avant l'envoi par le diacre et qui a été oubliée sur les feuilles : la paroisse offre un CDI. En voir les termes ci-dessous.

Et la journée n'était pas finie. Après les activités du matin et la messe venait naturellement un temps de convivialité : verre de l'amitié, pique nique partagé et temps de détente autour de jeux de société divers ou simplement le plaisir d'être ensemble un moment. En fin d'après midi, le soleil esquissant une apparition certains se sont lancés dans une partie de palet.

Une riche journée qui a répondu à son ambition de rassembler largement, de tous les relais et même au-delà, de toutes générations et sensibilités, dans une ambiance festive et fraternelle. Merci à nous tous qui avons contribué d'une façon ou d'une autre, à notre mesure, ne serait-ce que par notre présence, à sa réussite. Et qu'elle ne soit pas seulement un bon souvenir...



Photos de la journée
Homélie de l'abbé François Bidaud

* AMISUV : Accompagnement des MIgrants dans le SUd Vendée
** Offre de CDI :
La paroisse offre un CDI aux personnes intéressées et compétentes en Sono, Vidéo, Ordinateur, Internet… pour le service des équipements paroissiaux présents et à venir.
Le salaire de départ est de zéro € ! Pas de problème, l'impôt sera prélevé à la source… et ce qui vous restera sera donc du NET !
Alors, n'hésitez pas ... et si ce bénévolat vous inspire venez rejoindre Michel A. et Geo R.
Et pour la formation au poste, pas de souci, elle est gratuite ! N'ayez pas peur !


Chant final des Rossignols


dimanche 20 mai 2018

Incontournable biennale

Si tu es à Fontenay le week-end de la Pentecôte d'une année paire ne manque pas d'aller faire un tour à la biennale. Et en particulier d'aller voir le défilé de chars avec ses danseurs, ses musiciens, ses fanfares. 

Si la fête dure trois jours, c'est le dimanche qu'elle bat son plein. Une foule immense s'étale d'un bout à l'autre de la ville sur le parcours des chars. Ces chars décorés au cours de l'hiver précédent par des dizaines de bénévoles des différents quartiers, au moyen de roses en papier crépon. La bagatelle d'un million et demi de roses sont nécessaires pour décorer les chars sur lesquels siègeront les vicomtesses des quartiers de la ville et des alentours.


Cette fête traditionnelle, depuis 150 ans (sauf les années de guerre), est aussi l'occasion d'inviter l'une ou l'autre ville avec laquelle Fontenay est jumelée (Crevillent en Espagne,  Diosig en Roumanie, Gaoua au BurkinaFaso, Palatine aux Etats-Unis et Krotoszyn en Pologne). Cette 68ème biennale est aussi le 50ème anniversaire du jumelage avec Crevillent. Une centaine d'espagnols ont fait le déplacement. Ils sont toujours très attendus et remarqués dans leurs somptueux costumes de "Moros y Cristanos".

Les résidents de la maison de retraite toute proche avaient un espace réservé, près de la tribune des officiels, bien placé pour voir arriver le défilé et les évolutions des danseurs.

Fête populaire dans une ambiance bon enfant, sortie en famille pour le bonheur de tous dans un joyeux mélange de générations, la biennale c'est aussi le défilé à la nuit tombée quand les chars sont illuminés et le feu d'artifice pour terminer la journée.

Et demain lundi, la fête ne sera pas tout à fait terminée. Danses et animations diverses prolongeront cette belle journée de dimanche.


Photos du défilé


Biennale 2018












lundi 19 mars 2018

Notre-Dame à la loupe

Soirée découverte de l’église Notre-Dame de l’Assomption ce samedi 17 mars. Comme si on ne la connaissait pas… ou croit-on la connaître !

Crypte du XIème siècle
Plus de 150 personnes se sont déplacées pour cette présentation à l’initiative de l’Association des Amis du Patrimoine Religieux, et en lien avec l’équipe relais de la paroisse. Un diaporama passait en revue l’église sous tous ses aspects, depuis les origines que l’on fait remonter au XIIème siècle (même si elle est construite sur l’emplacement d’une église romane du XIème dont seule subsiste la crypte) jusqu’à nos jours et les recherches en cours concernant le clocher. Architecture, sculptures, peintures, mobilier, vitraux… rien n’est oublié. De magnifiques photos mettent en valeur la richesse de la construction et attirent l’attention sur des détails cachés ou ignorés.

La grande découverte de la soirée était la présentation, par Philippe de Reviers, des travaux de recherche de Louis Cazaubon, responsable de la commission Edifices de l’association, sur le clocher lui-même et les statues qui en décorent la galerie. Un nombre impressionnant d’impacts ont été découverts sur la tour, le clocher, la flèche. Plus de 500 impacts de tirs d’artillerie, d’arquebuses, de couleuvrines… témoins des combats des guerres depuis le XVème siècle. Cette étude de Louis Cazaubon et de nombreuses photos peuvent être consultées sur le site de l’Association.

C’est un autre regard que nous allons porter sur notre église témoin de la vie des fontenaisiens et fontenaisiennes depuis bientôt mille ans.

Le DVD de présentation de l’église Notre-Dame est en vente à la Maison paroissiale (25 rue St Nicolas à Fontenay-le-Comte) au prix de 10 €, de même que les DVD de présentation de cinq autres églises de la paroisse (St Jean-Baptiste à Fontenay, Notre-Dame de l’Assomption à Charzais, St Hilaire à Sérigné, St Michel à St Michel le Cloucq, St Vincent à l’Orbrie).

Prochains rendez-vous :
– 11 septembre 2018, à 18 h 30 à l’Hôtel de ville, conférence : Splendeur du clocher
– 15 et 16 septembre 2018 : journées du patrimoine



Notre-Dame à la loupe




dimanche 2 juillet 2017

La (5ème) nuit des églises

La nuit des églises est une proposition de l’Église de France qui croise art, histoire et culte pour nous faire (re)découvrir nos églises dans toute leur dimension.

Pour cette 5ème édition à Fontenay (la 7ème en France) c'est à nouveau l'église Notre-Dame de l'Assomption qui était à l'honneur et l'approche historique était confiée à Marie-Gabrielle, animatrice du patrimoine de la ville de Fontenay. Une fine connaisseuse de Fontenay et son histoire, qui est remontée jusqu'au XIème siècle pour retrouver trace de la première église, la crypte romane étant le seul vestige de cette période. Dans l'élan de sa passion elle a poursuivi l'histoire de cette grande dame à travers les siècles jusqu'aujourd'hui.

Après cette présentation sur le parvis de l'église nous étions invités à entrer, suivis peu après par la chorale en procession au chant du Lauda Sion, composé au XIIIème siècle par St Thomas d'Aquin. Introduction à la présentation architecturale de cet imposant monument.

Un diaporama de magnifiques photos  réalisé par l’Association des Amis du patrimoine religieux a permis de découvrir l'extérieur puis l'intérieur de l'église, d'attirer l'attention sur tel détail significatif à la faveur d'un zoom de qualité, de décrypter des symboles, voir ce que l'obscurité ou la distance cachent à nos yeux, ce que l'habitude et le regard hâtif ont occulté. Mis en éveil par cette pédagogie nous étions ensuite invités à retrouver dans l'église ce que nous venions de voir en images. Temps de déambulation, et moment privilégié pour faire un tour dans les chapelles rayonnantes, habituellement inaccessibles.

La chorale, accompagnée de l'orgue, a apporté la touche cultuelle, et artistique, par l'interprétation de pièces religieuses, de chant grégorien de ces dix siècles. Du Lauda Sion du XIIIème siècle au tout récent chant du Jubilé des 700 ans du diocèse pour terminer la soirée.  Et ce superbe moment où, les hommes de la chorale descendus à la crypte ont interprété un Sanctus du XIVème siècle. Magnifique acoustique de la crypte qui renvoyait dans l'église le chant des hommes, nous étions comme transportés aux portes d'un monastère.

L'église Notre-Dame de Fontenay, dix siècles d'histoire, dix siècles d'architecture, dix siècles de musique, quelle richesse toujours à découvrir.
"Ça fait si longtemps que je viens dans cette église, et je n'avais pas vu tout ça !" pouvait-on entendre à la fin de la soirée...

Photos de la soirée (cliquer sur la photo pour ouvrir l'album)

https://flic.kr/s/aHskXXTUrC







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mardi 12 juillet 2016

Petit patrimoine fontenaisien

C'était une première, tant sur le fond que sur la forme. Une soirée co-organisée par la Pastorale du Tourisme et Fontenay Ville d'Art et d'Histoire pour une visite insolite de Fontenay-le-Comte : Chemin faisant levons les yeux sur le petit patrimoine religieux. PETIT patrimoine religieux ? Non point péjoratif le terme veut plutôt désigner ces richesses ignorées devant lesquelles on passe sans les voir, ou qu'on a tout simplement oubliées à force de les voir. Oui, levons les yeux, et pas que sur le patrimoine religieux.

Sous la forme d'une promenade découverte dans quelques rues des environs de l'église Notre-Dame, Marie-Gabrielle, animatrice du patrimoine, nous a entraînés au son de son accordéon attirant notre attention sur tel ou tel détail. Une nouveauté pour elle aussi, elle a dû fouiner un peu dans ses documents pour nous éveiller à ces détails, implorant de ce fait notre indulgence. Pas nécessaire ! passionnant son parcours et ses commentaires. Du parvis de l'église Notre-Dame aux jardins de l'Union Chrétienne elle nous a successivement dévoilé le porche de Notre-Dame et la petite place St Pierre, en hommage à une illustre religieuse aussi généreuse qu'intrépide capable de toutes les audaces, car pour le Bon Dieu que ne ferait-on pas ?

Puis la rue Émile Boutin qui conduit à l'entrée du parc Baron avec les vestiges de son château fort , rue de la Tuée (hum!), rue du Bédouard , rue Jean Imbert, rue Barnabé Brisson et le collège St Joseph, et toutes les richesses cachées de la rue Rapin : le château de Terre Neuve, la Tour Rivalland, l'ancien Carmel. Cette dernière partie du circuit est certainement celle qui a le plus surpris les fontenaisiens : depuis le temps qu'on est là, on n'était jamais venus ici ! Honte ! Merci Marie-Gabrielle. Il est vrai que pénétrer dans l'ancien cloître du Carmel n'est pas facile, souvent une grille en ferme l'accès. Carmel reconverti en logements.

La balade était ponctuée à trois reprises de lectures appropriées : une prière de St Jean-Paul II à la Vierge du Calvaire, pour l'arrêt au calvaire de la Commanderie, un extrait de la Vie de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face pour la station au Carmel et une poésie du P. Bonnaud (1898), curé de Charzais, "Prise de possession par Jésus de la chapelle de l'Union-Chrétienne", pour l'arrivée en cette chapelle.

Une quarantaine de personnes ont participé à cette première édition. De tous âges, d'origines diverses et aux motivations variées. De "vieux" Fontenaisiens curieux de découvrir ce qui aurait bien pu leur échapper, des "revenants", j'entends par là des Fontenaisiens partis pour études et travail professionnel et revenus au moment de la retraite, surpris de découvrir "comme c'est beau ici !", des croyants et des moins-croyants, une jeune tchèque avide de découvrir sa nouvelle terre...

La soirée s'est terminée autour d'une boisson fraîche dans les jardins de l'Union Chrétienne et un pique nique. Un dernier air d'accordéon avant de se quitter... certains n'ont pas résisté à son appel pour un pas de danse.

Quelques heures de bonheur alliant culture, détente, rencontre et partage. Pour une première, bravo les organisateurs, et merci... Rendez-vous dans un an pour la deuxième édition, n'est-ce pas ?


NB - Autres propositions de la Pastorale du Tourisme dans le Sud Vendée : 19 juillet et 9 août.





lundi 4 juillet 2016

Week-end de grâce

Il s'annonçait bien dense ce premier week-end de juillet avec ses trois grands rendez-vous.

Dès le samedi après midi deux événements au même moment : 52 Sœurs de la Congrégation fêtaient un anniversaire de profession religieuse (25, 50, 60, 70 et 75 ans de vie religieuse) et à quelques kilomètres de là les Ursulines de Jésus (Chavagnes) accueillaient dans leur Congrégation les Religieuses de l'Immaculée Conception de Niort. Célébration de fusion qui, bien sûr, n'a pas manqué de me rappeler celle que j'ai vécue personnellement il y a bientôt cinq ans. Célébration très marquée par l'interculturalité. Tous les pays dans lesquels ces deux Congrégations sont implantées étaient représentés (France, Royaume Uni/Irlande, Madagascar, Amérique latine, Italie, Espagne). Célébration sobre et empreinte d'émotion au cours de laquelle toutes les Sœurs, avec une même formule, ont renouvelé le OUI de leur premier engagement, "entrant dans une nouvelle période de leur histoire", et les Sœurs de l'Immaculée Conception ont reçu le Livre de Vie et la croix des Ursulines de Jésus. Après la messe, un lâcher de ballon symbolique : autant de couleurs de ballons que de pays, autant de ballons que de communautés. Par grappes, par pays, les ballons ont été lâchés et sont partis au loin, symbole de l'envoi en mission des Sœurs et des communautés dans leurs divers lieux.

Ce même samedi avait lieu à Fontenay la 4e nuit des églises. La petite église Notre-Dame de l'Assomption, dans le quartier de Charzais, était à l'honneur. Sur le parvis, son histoire nous était tout d'abord retracée par un charzaisien de souche, de l'époque romane à nos jours, puis nous étions invités à entrer dans l'église, sur fond de musique. A l'intérieur trois vitraux remarquables (vitrail de l'Assomption, vitrail de St Laurent, vitrail de St Isidore) ont fait l'objet d'une présentation particulière, soutenue par le diaporama réalisé par l'association du patrimoine religieux. L'histoire... la légende de St Isidore, patron des laboureurs, nous était ensuite gracieusement mimée par quelques adultes et des enfants. Même le curé s'y est mis dans le rôle du riche propriétaire. Enfin le très beau chemin de croix de cette église fut l'occasion de rappeler l'origine et l'histoire de la dévotion au chemin de croix. Depuis quand ? (le XIVe siècle). Pourquoi ? (une pieuse volonté de mettre ses pas dans ceux du Christ sur le chemin de la Passion, du lieu de son jugement à celui de sa mise au tombeau). Comment ? (par la marche et la méditation de scènes évangéliques de la Passion du Christ). En écho à ce commentaire le curé a lu quelques passages des évangiles de la Passion du Christ suivis d'un bref temps de méditation sur fond d'improvisations à l'orgue.
La chorale paroissiale a accompagné la soirée et donné la note finale par l'interprétation de quelques pièces en latin, soutenue par le jeu harmonieux des organistes.
Un temps de déambulation a permis de découvrir une exposition de vêtements liturgiques et d'objets de culte, richesses ignorées.

Et dimanche l'au revoir au Père George. Trois ans seulement qu'il est parmi nous, mais que de liens tissés, que d'amitiés nouées. Arrivé tout droit du Ghana il ne connaissait pas un mot de français. Il arrivait en pays inconnu, ayant tout à découvrir, s'habituer au climat et à la nourriture, à notre culture et à notre façon de vivre...
Comme pour ses 10 ans de sacerdoce il avait préparé la messe avec ses amis Wallisiens. Musique et chants de leurs pays, ça fait du bien et c'est joyeux, ça ressemble bien à George aussi. Les chants, on ne les connaît pas... mais tout le monde chante. Comment font-ils pour nous entraîner ainsi ?... Il avait aussi mis son étole des jours de fête, aux couleurs vives et chaudes, si jolie.
A la fin de la messe, est venu le temps des remerciements. Marie-Thérèse et Claude se sont fait l'écho de tous les paroissiens, groupes, mouvements pour dire à George combien son séjour parmi nous a été riche, source de joie et restera dans nos mémoires et nos cœurs. Un moment fort et plein d'émotion... pour les uns et les autres. Au nom de l'équipe pastorale le Père François a également remercié George avec un brin d'humour et beaucoup d'émotion aussi, accolade finale à l'appui. Difficile de résumer ces 3 années, mais dire que George a incarné la Joie de l'évangile est d'une profonde signification, tout est dit en ces quelques mots. Monseigneur Castet aurait aussi dit que George est le prêtre le plus heureux du diocèse !
Impossible pour George d'aller jusqu'aux tables du verre de l'amitié à l'issue de la messe tant il était assailli de gens de tous âges et de tous milieux qui voulaient le remercier personnellement et l'embrasser.

Et ceux qui le souhaitaient ont pu prolonger la fête avec le pique nique partagé dans la joie, avec George bien sûr !

Oui merci George pour ta joie de vivre, ta proximité si fraternelle, merci de t'être fait l'un des nôtres et de nous avoir partagé tes richesses comme de petites semences qui vont porter leurs fruits. Merci pour le témoignage si fort que tu nous laisses. Au revoir... et à bientôt... Luçon, ce n'est pas si loin, tu te souviendras bien de la route, à moins que tu ne gardes tes bonnes habitudes avec Bla-bla car ! ;)


NB - On peut retrouver les textes de la nuit des églises, des interventions à la fin de la messe de dimanche ainsi que des photos sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay.



lundi 16 mai 2016

Biennale 2016

Fidèle à sa renommée et à sa tradition la Biennale de Fontenay a enchanté grands et petits en cette Pentecôte 2016.

Organisée par le Comité des Fêtes de la biennale cette fête populaire habille les rues de Fontenay de couleurs, de musiques et de milliers de fleurs depuis plus de 150 ans. 67ème édition cette année.

La Biennale, comme son nom l'indique, c'est tous les deux ans, mais ce sont deux années de travail pour des dizaines de bénévoles. Des chars totalement renouvelés à chaque fois, repensés à zéro : thème, motif à représenter, confection des roses en papier (travail minutieux !), confection de la structure du char et collage des roses. Plus tard arrive l'élection des comtesses par quartier, puis pour la ville. De petites fêtes ponctuelles  qui préparent à la grande parade de la Pentecôte.

Pour cette 67e édition il n'y avait pas de thème précis, mais les dessins animés avaient la part belle : La reine des neiges, Bob l'éponge et les Minions... Et bien sûr les diverses fanfares et groupes de danse venus d'autres communes. Et les incontournables Espagnols, Moros y Cristianos, venus de Crevillent ville jumelée avec Fontenay depuis 1968. Leurs costumes et leurs musiques sont toujours impressionnants et attendus.

Les contrôles aux entrées de ville rappelaient que nous sommes encore en état d'urgence. Mais passées ces barrières, place à la fête, la bonne humeur, la musique et la danse, la beauté des chars, la grâce et le sourire infatigable des comtesses. Biennale 2016 tu nous as encore enchantés, sois remerciée ainsi que tous ceux qui ont contribué à un titre ou à un autre à ton succès. Même le soleil était au rendez-vous, balayant d'un coup la semaine pourrie qui avait précédé !

Chaque quartier de la ville avait choisi un thème et construit 2 chars chacun :
  • Irlande (Porte St Michel, Fontenay, Sérigné, Pissotte)
  • Sports mécaniques (Puits St Martin, Auzay, Longèves)
  • Vintage (Commerce, L'Orbrie, Bourneau)
  • La mer (La Gare, Les Moulins, Charzais)
  • La reine des neiges (Paradis, La Sablière, St Michel le Cloucq)
  • Bob l'éponge - Les minions (Centre, St Médard, Fontaines)
  • Force et douceur d'Asie (Les Loges, St Martin de Fraigneau, Doix).
  • Et le char de la ville de Fontenay avec ses élégantes comtesses et qui cette année a innové avec de vraies plantes vertes.
 

Et LA photo, exclusivité Cybersister !
Les reines de Fontenay ont posé spontanément et uniquement pour moi, sympa non ?
Photo unique. Droits réservés, of course !


Photos et vidéos de la biennale 2016








Biennale 2016 (1) .






Biennale 2016 (2) .




Biennale 2016 (3) .




lundi 5 octobre 2015

La paroisse comme une famille

C'est désormais bien rôdé, un dimanche proche de la rentrée est consacré à la fête de la paroisse. Difficile en septembre cette année mais le premier dimanche d'octobre fait l'affaire, et c'est plutôt heureux.

4 octobre, ça fait penser à St François d'Assise, bonne fête aux François (et on en connaît plein). St François ça évoque sa belle prière,  Seigneur fais de moi un instrument de ta Paix et ça fait penser aussi à l'encyclique du Pape François Laudato si'.

4 octobre 2015, c'est aussi l'ouverture de la seconde session du Synode sur la famille avec une très belle homélie du Pape François.

Et donc 4 octobre 2015, fête de la paroisse sur le double thème de l'eau et de la famille (évident, non ?)  La paroisse, une famille de familles, pour reprendre une expression du Pape François.

La journée s’ouvre dès 9 h par un jeu de piste pour les volontaires et en particulier pour les enfants du caté qui font leur rentrée.
Enfants, jeunes et adultes se sont retrouvés nombreux autour des chamboule-tout, des phrases bibliques pêle-mêle à remettre en ordre, de la charade qui dévoile une parole de Jésus,
et aussi le brainstorming sur le mot eau, les coloriages, les plantations de crocus que l’on retrouvera bientôt en jeunes pousses dans les groupes de caté,
le coin lavement des mains où les parents lavaient symboliquement les mains de leurs enfants...
tandis que de très sérieux adultes s’offraient une explication des vitraux de l’église, questionnaire à l’appui !

La messe qui a suivi était riche de toutes ces recherches et rencontres, animée par la chorale St Hilaire. L'église au joli fleurissement enrichi des plantations faites par les enfants et de leurs coloriages.

Non moins animés et joyeux, chacun selon son genre, le verre de l’amitié et le pique nique couronnés par une tombola aux lots nombreux et variés dont plusieurs étaient des objets conçus et fabriqués par les élèves de la section bois du Lycée Notre-Dame : un vélo enfant (en bois bien sûr !), une étagère, un escabeau 3 marches...

Belle journée en famille(s). Merci à tous ceux qui ont donné de leur temps, de leurs idées, de leurs talents pour que la fête soit belle !

Et la réponse à la charade au cours du jeu de piste :

Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie (Jean 20, 21)





lundi 6 juillet 2015

La nuit des églises avec St Christophe

Pour cette 3ème nuit des églises (la 5e pour la France) nous avions rendez-vous à la petite église St
Christophe de Longèves.

La nuit des églises, cet événement voulu par l’Église Catholique de France et fixé au premier samedi de juillet, a pour double objectif d'ouvrir, ne serait-ce qu’une fois dans l’année, des édifices chrétiens qui sont fermés ou très peu ouverts, et de s’adresser en priorité aux communautés chrétiennes locales et aux habitants dont ces églises sont le cadre de leur vie quotidienne et qu’ils ne connaissent pas forcément.

Après l'église Notre-Dame (2013) et l'église St Jean (2014) c'est l'église St Christophe de Longèves que l'on a (re)découvert tout au long de la soirée. Tout d'abord, alors qu'il faisait encore jour, son histoire nous était contée par un Longévois de longue date. De la première église édifiée à la fin du Xe siècle il ne reste aucun vestige, et celle qui se dresse aujourd'hui sur le côteau depuis le XIIe siècle est au centre de l'histoire de Longèves, malmenée par les outrages des hommes et du temps.

Nous étions ensuite invités à entrer dans l'église au son de l'orgue, accueillis par les enfants de la chorale. Après la découverte du bâtiment lui-même l'histoire de St Christophe nous était contée : diapositives et mime avec les enfants. Christophe, ce géant qui s'était mis au service de Dieu et faisait traverser le torrent impétueux aux voyageurs. Un jour un enfant se présente pour passer le torrent. Christophe le prend sur ses épaules et s'étonne du poids de l'enfant. Celui-ci lui répond : "en me portant c'est le monde entier que tu as porté". Saint Christophe est ainsi devenu le très populaire patron des voyageurs à travers tous les dangers, notamment ceux qui utilisent des moyens de transport.
Le riche patrimoine de l'église nous était ensuite présenté : les vitraux de St Christophe, St Isidore (patron des laboureurs) et Ste Germaine, la croix en bois peint du début du XIXe, les chandeliers en bois du XVIIe et bien sûr la statue de St Christophe en bois polychrome du début du XIXe. Attirer notre attention sur la beauté et la richesse de ces objets qu'on ne voit plus tant ils font partie du décor, tel est bien le but de la nuit des églises.

La nuit venue les lumignons dispersés dans l'église lui donnaient un cachet particulier mais c'est toutes lumières allumées que la soirée s'est terminée en musique sur des morceaux de harpe et avec les chants de la chorale St Hilaire et de la chorale des enfants, ces derniers grimpés jusque dans la vieille tribune désaffectée. Toujours sur le thème de l'eau car Longèves tient son nom de la rivière aux nombreux méandres, du latin longa aqua, longue eau.

Un verre de l'amitié sur le parvis de l'église prolongeait la soirée et là c'était vraiment la nuit, les lumignons étaient restés à l'intérieur. Mais chacun a pu partager telle ou telle découverte, jusqu'à dire : je viens ici depuis des années mais je ne la connaissais pas cette jolie église.


Photos de la soirée




Chant à St Christophe


Nuit des églises 2015 - Longèves


Un jour, c'est un tout jeune enfant, portant la chevelure blonde,
C'est Jésus, le Sauveur du monde, dont le poids surprend le géant.
O saint patron, notre voix répète le nom puissant à l'heure du danger,
contre la grêle et la tempête, toujours daignez nous protéger.



dimanche 31 mai 2015

Quand la radio a rendez-vous avec le silence


En ce samedi matin RCF Vendée a programmé de planter ses micros en plein air sur la place du marché de Fontenay-le-Comte.
En ce même samedi matin, le Cercle de Silence de Fontenay a programmé son rassemblement semestriel en plein air sur la place du marché de Fontenay-le-Comte.

Le premier a prévu une animation sur les ondes évidemment, mais aussi une diffusion dans les rues de la ville tandis que le second a prévu, comme son nom l'indique, de rester en silence et de faire passer le message par le silence.

Quelques mauvaises langues se demandaient comment allaient cohabiter ces deux activités, apparemment opposées, au même moment au même endroit.

Tôt sur les lieux, car il y a du matériel à installer, RCF a débuté son émission à 10 h par l'interview de deux jeunes, Guillaume et Guillaume qui ont participé au 4L Trophy, interviewés par Claude Arrignon, pour l'émission Ça c'est du sport.

Et pendant ce temps le cercle de silence s'installait en silence au milieu de la place. Quelques panneaux explicatifs, une lumière au centre, et le cercle qui se constitue au fur et à mesure. Le silence pour interpeller les passants et réfléchir sur les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu’ils n’ont pas (ou plus) de papiers en règle. Le silence au milieu des badauds, qui provoque, suscite des questions, fait rejoindre le cercle pour un temps.

Et RCF continue son émission Samedi c'est permis, reportages dans différentes communes de Vendée. Aujourd'hui Fontenay. C'est au tour de M. le Maire et de M. le curé d'être gentiment titillés par Patrick Longchampt, directeur de RCF Vendée et animateur de l'émission. Jean-Michel Lalère, le maire, présente la commune, les réalisations et les projets de la municipalité. François Bidaud, le curé, est opportunément questionné sur le Cercle de silence qui se tient juste à côté, occasion d'en rappeler la signification et l'existence à Fontenay depuis mai 2011, il présente également les réalisations et les projets de la paroisse.

D'autres invités ont ensuite pris place derrière les micros, des entrepreneurs, Myriam Garreau, adjointe au maire et déléguée à la culture et l'émission s'est terminée par une interview du conseil municipal des enfants tout contents d'être eux aussi de l'interview.

En fin de compte radio et cercle de silence ont parfaitement cohabité, avec même une heureuse interférence lors de la présentation du cercle de silence au micro. Deux formes d'expression a priori opposées, qui ont fait passer leur message chacune dans sa singularité.

Retrouvez toute l'émission Samedi c'est permis avec le podcast RCF




Photos de la matinée



samedi 28 mars 2015

Mon habit c'est ma croix

Comme chacun [ne] sait [pas forcément] nous sommes dans l'année de la vie consacrée, et cela depuis le 30 novembre dernier et jusqu'au 2 février prochain (cf. articles précédents). Une grosse année de 14 mois. C'est la mesure bien pleine, tassée, débordante*  du Pape François qui a voulu cette belle année.
Les propositions pour cette année ne manquent pas. J'en retiendrai une plus particulièrement, peut-être pour son originalité, mais aussi pour son courage. Les plus jeunes religieux/ses du diocèse ont choisi d'aller à la rencontre des gens, sur le terrain, au plus proche de leur vie, simplement pour échanger avec eux, témoigner de leur joie de vivre dans un choix de vie particulier à la suite du Christ, répondre à leurs questions, prier avec eux... Une dizaine de tournées sont prévues au cours de l'année avec des points de rencontre aussi variés que les marchés, grandes surfaces, cafés débat, avec des adultes, des enfants et des jeunes, et surtout avec leur moyen de transport reconnaissable : des 2 CV, voilà pourquoi ils ont baptisé leur opération le dodoche tour.

Ils ont été boostés par le Pape François et l'ont pris au mot : 
Au lieu d'être seulement une Église qui accueille et qui reçoit à portes ouvertes, cherchons aussi à être une Église qui trouve de nouveaux chemins, qui est capable de sortir d'elle-même et d’aller vers ceux qui ne la fréquentent pas, ceux qui se sont éloignés d'elle ou qui sont indifférents..."**.

Pourquoi des dodoches ? Pourquoi tant de virées ?... je ne reviendrai pas sur leurs motivations, on peut les retrouver sur le site de la Vie Consacrée en Vendée (catégorie dodoche tour) mais je retiens leur bonheur au soir de chaque circuit, les richesses des rencontres, les échanges, les remises en questions, les questions dérangeantes, les signes de soutien et d'amitié tout simples.

- Cette jeune femme qui titille un peu Anne parce qu'elle n'a pas l'habit religieux et la réponse de la jeune Sœur : "mon habit c'est ma croix", et de montrer la croix qu'elle porte au cou.

- Le beau soutien de Vendée Deuch. Bien sûr les voitures avaient été révisées et remises en état de marche... mais cela n'a pas empêché quelques soucis en route. C'est encore Anne qui raconte : on a été en panne et ce super garage très connaisseur nous suit et nous dépanne à tout moment, n'importe où ! Alors on leur fait faire une révision générale d'expert... On va même avoir droit à un cours d'une heure : mécanique, démarrage, trucs et astuces.

- Cet autre garagiste qui a bien baissé sa facture de réparation du moteur en disant : cette voiture elle a dû visiter beaucoup de familles pauvres et rendre de nombreux services, vous allez me payer seulement ça.

- Les divers journalistes qui se sont manifestés d'eux mêmes et ont fait des reportages sympathiques et pleins d'humour.

Et encore plein de belles rencontres en perspectives. Le prochain dodoche tour c'est le 18 avril, à Fontenay-le-Comte, à ne pas manquer. Et cet été la tournée des plages, 13, 14, 15, 16 juillet. S'ils passent près de chez vous ne les loupez pas, vous ne regretterez pas  ;-)

* Cf. Luc 6, 38
** Interview du Pape François, repris dans le document Scrutate n° 8, p. 34


► Reportage de Damien Raveleau (France 3 Pays de la Loire)


bonnes soeurs en 2CV par Damien_Raveleau


D'autres reportages et photos sur le site de la Vie Consacrée 85 


lundi 22 décembre 2014

Vers le diaconat permanent



Dans la procession d'entrée qui s'avance, les servants d'autel, le diacre, les prêtres, mais aussi un nouveau : François. Nouveau dans la procession, mais pas nouveau pour l'assemblée, on le connaît bien à Fontenay ainsi qu'Isabelle son épouse et leurs quatre enfants. Déjà en aube blanche, vêtement des baptisés, il s'avance et se prosterne devant l'autel mais vient prendre sa place dans l'assemblée, au milieu de sa famille et de ses amis venus l'accompagner pour cette première étape publique de l'ordination au diaconat permanent.

"Publique", car il n'y a que trois semaines que la communauté paroissiale en a été informée, et a accueilli cette nouvelle avec joie. Depuis plusieurs années François chemine vers le diaconat permanent, avec Isabelle et le soutien d'une équipe d'accompagnement. Et pour lui laisser toute sa liberté de discernement, cette étape, même longue, est gardée secrète.

Avant l'ordination elle-même le futur diacre est institué pour le service de la Parole (lectorat) et de la prière (acolytat). C'est l'engagement de ce jour pour François.

A l'appel du célébrant, délégué de l'évêque, il répond "Me voici" et s'avance vers l'autel pour prendre place dans le chœur. Rappel qu'il s'agit bien d'un appel de l’Église pour un service d’Église.

C'est seulement après l'homélie que se déroule le rite de l'institution au ministère de la Parole (Lectorat) puis le rite de l'institution au ministère de la prière communautaire et de l'Eucharistie (Acolytat). Chaque rite signifié par la remise du lectionnaire, livre de la Parole de Dieu, et la remise du calice et de la patène signes de l'Eucharistie et de la prière, non point pour consacrer lui-même le pain et le vin (même après l'ordination) mais pour porter à Dieu les dons et les offrandes de la communauté chrétienne rassemblée.

François reçoit ainsi de l’Église, la mission de proclamer la Parole de Dieu, non seulement dans la liturgie, mais par toute sa vie et notamment dans sa responsabilité dans l'Enseignement catholique, et la mission du service de la prière dans (et de) l’Église.

La célébration de ce dimanche, au cœur de sa communauté paroissiale, met l'accent sur deux des trois dimensions du ministère diaconal, celles de la parole et de la liturgie. N'oublions pas que le ministère spécifique du diacre est celui de la charité, à l'égard de tous. Le diaconat est le sacrement du service pour que l'Église devienne toujours davantage un peuple de serviteurs.

Rendons grâces pour le oui de François, et aussi pour l'adhésion d'Isabelle. On le sait c'est François qui sera ordonné, mais sans le oui d'Isabelle rien ne pourra se faire. Un oui qui rejoint le oui de Marie que nous venons d'entendre dans l'évangile de ce 4e dimanche de l'Avent. Au fait, le choix de cette date... c'est un heureux hasard, ou c'est vraiment voulu ?...


Pour en savoir plus sur la diaconat permanent :
- "le diaconat en 20 questions" (diocèse de Luçon)
- homélie du Père Jacques Gomart à la célébration des Institutions du 21 décembre 2014
- le site national du diaconat permanent




lundi 20 octobre 2014

Mission et jubilé

Fêter 10 ans de sacerdoce un dimanche des missions quand on est originaire du Ghana c'était une bonne idée. Et voilà comment le Père George nous a plongés au cœur de la mission lointaine en ce 19 octobre.

On se souvient de son arrivée chez nous, il y a un an. Pas le moindre mot de français dans son vocabulaire. Au début on bricole avec nos reliquats d'anglais scolaire, des gestes et des signes... et le courant passe vite. George est un battant, il s'est mis au français et à notre culture avec persévérance, même si "c'est dur le français !". Enjoué et fraternel il a vite trouvé sa place parmi nous et on l'aime bien George !

Pour que la messe soit aux couleurs de son pays il l'a préparée avec quelques Wallisiens et Réunionnais de la paroisse. Couleurs et volume garantis. Couleur des îles dans la chasuble de George et les étoles des prêtres, dans les fleurs et les fruits des offrandes. Harmonieux mélange de chants français et wallisiens en langue ou traduits. La musique est si simple et entraînante que tout le monde chante. C'est priant et c'est joyeux.

Il avait aussi invité le Père Vitalis, un confrère compatriote, en paroisse dans le Nord Vendée.

Même le soleil était au rendez-vous, pour un peu on se serait cru dans l'une de ces magnifiques Iles, il manquait juste un peu de rhum dans le jus d'orange du verre de l'amitié sur le parvis de l'église ;)

Bonne humeur et sourires sur tous les visages. Marie-France raconte l'accueil sympathique reçu à sa proposition de l'appel du mois de l'ACAT, alors que d'habitude les gens sont plutôt frileux et fuyants à ce moment-là. Un rapport avec la fête du jour ?...

Et la fête s'est poursuivie par un pique-nique, en plein air s'il vous plaît, avec tous ceux qui voulaient continuer la fête avec George et ses amis.

Merci George !

(D'autres photos et vidéos sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay)

mardi 23 septembre 2014

Fête de la paroisse et journées du patrimoine

Ou quand fête de la paroisse rime avec rentrée, patrimoine, projet pastoral, paix...
et aussi accueil des nouveaux arrivants, au revoir à un prêtre qui nous quitte, envoi des catéchistes et des équipes de préparation au mariage et au baptême...
et sans oublier l'année du baptême dans le diocèse de Luçon, l'année de la vie consacrée dans l’Église universelle.
Rien que ça juste pour un dimanche de septembre !

Bienvenue... 
En route vers un même Dieu, ensemble nous marcherons mieux ;
Tu es différent de moi, je voudrais avancer avec toi.

A lui seul le chant d'entrée de la messe est déjà tout un programme et donne le ton : accueil, ouverture, fraternité. En lien avec le thème des journées du patrimoine, Patrimoine culturel, patrimoine naturel, un diaporama accompagne la messe avec des photos d'éléments naturels dans l'architecture et le mobilier des églises de la paroisse. Clin d’œil à l'animation de l'après midi et prélude au quizz qui en collera quelques uns.

Après verre de l'amitié et pique nique sur la place proche de l'église, avant le temps d'animation découverte du patrimoine, comme une charnière entre ces deux moments, en lien avec le centenaire de la guerre de 1914-1918, un temps pour faire mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la paix, un temps et un geste pour se redire que nous nous devons d'apporter la paix ici et maintenant, croyants ou non, quelles que soient notre religion et nos convictions. L'aumônier militaire a lu la lettre d'une infirmière, témoin en octobre 1914, du décès d'un Fontenaisien. Puis toutes les personnes présentes étaient invitées à former une chaîne de la paix en se donnant la main et en respectant un temps de silence. Pour terminer la chorale a entonné un chant de paix, repris par tous : Evenou shalom alerem.

Episode 4 : connaissance et découverte du patrimoine et en particulier de l'Eglise Notre-Dame. Façon ludique avec un quizz pour commencer, spécial made by Association du patrimoine : trouver dans cette église : 5 plantes en l'honneur de Marie, dix représentations d'animaux différents, 2 ou 3 dragons, une grappe de raisin, du blé, un arbre de Jessé, un escargot rampant, des animaux imaginaires etc. Et vous avez 20 minutes. La mise en commun des réponses était enrichie d'une explication de la symbolique des différents éléments. Sûr qu'on va la regarder autrement notre église désormais.

Cinquième et dernier épisode : un concert donné par quelques organistes de la paroisse dont le tout jeune Joseph (11 ans).

Et en même temps badauds et visiteurs arpentaient l'église, se posaient le temps de profiter d'une explication ou de la magie apaisante de la musique. Un moment en famille, de détente et d'ouverture. Au fond fête de la paroisse et journées du patrimoine, ça fait plutôt bon ménage !




D'autres photos, l'homélie de la messe, le projet pastoral...


dimanche 6 juillet 2014

La nuit des églises

Samedi soir avait lieu la nuit des églises, quatrième édition en France, deuxième à Fontenay-le-Comte. Fixée au premier samedi de juillet cet événement a pour but d'ouvrir les églises, dont certaines sont trop souvent fermées, et d'en faire découvrir la richesse.
Les deux idées forces qui ont présidé à notre réflexion avant de lancer cette proposition de la « Nuit des églises » étaient : ouvrir ne serait-ce qu’une fois dans l’année des édifices chrétiens qui sont fermés ou très peu ouverts, et s’adresser en priorité aux communautés chrétiennes locales et aux habitants dont ces églises sont le cadre de leur vie quotidienne et qu’ils ne connaissent pas forcément.
Pour les chrétiens, le patrimoine accumulé au fil des siècles témoigne de la foi, de la prière et de la liturgie tels que les ont vécues les générations dont nous sommes les héritiers. Pour ceux qui n’entrent jamais dans nos églises et qui en ignorent à peu près tout du sens véritable qu’elles expriment, c’est une occasion de découverte et peut-être d’approfondissement (revue en ligne Narthex).
Ouverte à tous la veillée de samedi a attiré un public large et varié. Beaucoup de gens venus découvrir une église qu'ils ne connaissent pas du tout, ou qu'ils croient connaître.

L'église St Jean Baptiste était à l'honneur, et la date proche de la St Jean-Baptiste (24 juin), a permis de commencer tout naturellement la soirée par un feu de la St Jean, musique et farandole.

L'animatrice du patrimoine, s'est ensuite fait un plaisir de nous présenter le portail Sud de l'église, d'attirer l'attention sur des détails méconnus, des sculptures disparues... Dans la sacristie le curé prend la relève pour présenter et expliquer les chasubles, étoles, chapes, ostensoir et autres objets du culte. J'entends derrière moi une femme expliquer à sa voisine ce qu'est une sacristie... Puis l'entrée dans l'église, plongée dans la pénombre, mais habitée par l'Hymne à St Jean-Baptiste chanté par la chorale. La visite se poursuit, tantôt en petits groupes tantôt tous ensemble, accompagnée de chants de la chorale et d'interludes de l'orgue. La dimension plus religieuse est abordée en fin de parcours avec un commentaire biblique sur l'eau et le feu, leur enracinement biblique dans la vie et la liturgie chrétienne.

De leur côté les enfants ont découvert le vitrail de St Jean-Baptiste et la statue de la Pietà en reconstituant les puzzles qui les représentaient.

Une belle soirée où chacun a pu se réapproprier cette jolie petite église, alliant histoire, culture, religion, musique et chant. Chacun a pu se laisser toucher par une image, un détail jamais repéré et soudain débusqué par une torche, une parole,  un chant ou une mélodie... chacun a pu repartir avec une étincelle dans le cœur et l'envie de revenir... mais au fait c'est comment en plein jour ?...

Photos de la veillée



Vidéo du feu de la St Jean



La nuit des églises (05-07-2014)

 

lundi 9 juin 2014

Biennale 2014

La Biennale, tout simplement, c'est 3 jours de fête avec un point culminant le dimanche de la Pentecôte. Pour sa 66e édition (mais la fête remonterait à 1864, quand même !) la fête d'hier n'a pas failli à sa renommée : ambiance, musique, danses, beauté des chars, animations sonores et colorées, le tout un brin carnaval.

Préparés de longue date, décorés de milliers de roses en papier, les chars ont traversé la ville de jour et de nuit. Les délégations des villes jumelées ajoutaient leurs couleurs locales par la danse, la musique, les costumes : Crevillent (Espagne), Gaoua (Burkina-Faso), Krotoszyn (Pologne), Diosig (Roumanie), Palatine (Etats-Unis).

La Biennale c'est aussi 1 250 000 roses confectionnées par des bénévoles d'une biennale à l'autre, une quinzaine de chars, 30 000 visiteurs attendus, des orchestres variés, des groupes costumés, du soleil, de la fête, des danses et des couleurs, de jolies comtesses, de la joie et de la bonne humeur...

Et ce sont bien sûr les chars aux noms enchanteurs : Némo, la Petite Sirène, le Livre de la Jungle, le Roi Lion, Aladin, The Simpsons, le Cinéma, Délices du Palais, Bons à croquer, Elliot le Dragon, Charlotte aux Fraises, Provençale et bien sûr le Kiosque de la ville de Fontenay.



Photos et vidéos de la biennale

 












mardi 1 octobre 2013

Tu ne pouvais pas dire non... (!) (?)

Quand la fusion avec une autre Congrégation a pris des allures d'accomplissement je pensais tout simplement et avec bonheur que c'en était fini pour moi des responsabilités en Congrégation. Rejoindre une Congrégation plus grande, plus vivante, avec davantage de forces vives, même si les aînées sont nombreuses, m'autorisait à penser : place aux plus jeunes.

Très vite après la fusion, à mon grand étonnement, j'ai été sollicitée pour des sessions, des formations, que j'ai acceptées, après parfois beaucoup d'hésitation. "On a pensé à toi" me disait-on. "J'aimerais mieux que vous ne pensiez pas tant à moi" répondais-je avec humour.

De sessions en formations, je me suis retrouvée au Chapitre cet été. Expérience un peu ardue, mais riche. Et là je pensais encore que c'était fini et qu'elles avaient compris que je n'étais pas encore vraiment dans le bain, ni tout à fait des leurs.

Et voilà qu'un jour de début septembre Marie-Louise me téléphone : il faut que je te voie. Ces mots dans la bouche d'une supérieure générale ce n'est jamais bon. Un peu à la Jésus avec Zachée* : "il FAUT que j'aille chez toi".

Le Caravage, l'Appel de Matthieu
(Église St Louis des Français, Rome)
Et là une nouvelle demande, déconcertante, déstabilisante, au service de la Congrégation. A mi-temps m'a-t-elle précisé, puis, et tu resteras dans ta communauté, comme pour me rassurer (hum, un mi-temps dans l’Église...). Spontanément j'avais vraiment plein de bonnes raisons pour refuser. [...]

Alors, après, des amis se sont risqués à l'immanquable "Tu ne pouvais pas dire non". Il y a plusieurs tons pour dire cela, c'est le ton qui fait la chanson, et alors ça s'écrit avec un point d'exclamation ou un point d'interrogation.

Si, je pouvais dire non, et refuser.
Si, je pouvais dire non, et rester dans mon train-train pénard, même si je ne m'y ennuie pas, que le travail abonde et qu'il me passionne.
Si, je pouvais dire non, mais j'en sentais le goût amer et confus de rater quelque chose.
Si, je pouvais dire non, à chaque fois, à chaque étape.
Si, je pouvais dire non, car on peut dire non dans la vie religieuse.

Mais j'ai accepté, consciente à chaque fois qu’une exigence en naîtrait, consciente aussi qu'un oui peut ouvrir sur un autre appel, qu'un non ferme des portes.
Mais non, j'ai dit oui, j'ai accepté comme une réponse à plus grand que moi, malgré mes manques, mes incompréhensions, mes questions, mes appréhensions, mes peurs. Accepté une aventure dont je ne sais absolument rien ni où elle me conduira, comme un départ, comme une grâce et une chance dans l'exigence.

Rien ne t'arrive qui ne puisse te faire grandir, à toi d'en faire le meilleur usage.

Je laisse le mot de la fin à un curé à qui il a dû arriver quelque chose de semblable, et que j'ai piqué sur Facebook (il faut bien quand même, je ne renie pas mes passions) : L'Esprit Saint nous réserve parfois de drôles de surprises auxquelles on n'est pas préparé. Je lui fais confiance, il doit savoir ce qu’il fait.

* Évangile de St Luc, chapitre 19, verset 5