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jeudi 28 octobre 2021

"Pour nous, c'est Versailles"

Appartement (ancienne cuisine)

Ce matin j'étais invitée à l'inauguration de logements sociaux à Fontenay-le-Comte. J'y allais pour représenter la Congrégation mais aussi très curieuse de voir ce qu'était devenue le lieu de notre noviciat, il y a maintenant bon nombre d'années.

Appartement (ancienne cuisine)

Cette maison, à la fois au cœur de Fontenay et retirée, à l'abri des regards, derrière la maison de retraite et le cabinet de radiologie, désaffectée depuis plusieurs années, a fait l'objet d'un bail à réhabilitation avec SOLIHA (Solidaires pour l'Habitat). Le bâtiment a été confié à SOLIHA à charge pour cette association de le rénover et d'en faire des logement sociaux. Faire du neuf avec de l'ancien, en centre ville, dans un périmètre protégé, pour y accueillir des gens modestes et vulnérables.

Le projet a rencontré l'assentiment de la ville de Fontenay-le-Comte, de la communauté de communes, soucieuses de rénover le centre ville et de la repeupler avec une population modeste en lui offrant les services de proximité de la ville.

Mezzanine
Le résultat est là : six logements de tailles différentes, dont trois au rez-de-chaussée adaptés au handicap, et actuellement occupés par trois hommes et trois femmes. Dans le respect de l'architecture du secteur, conservant à l'extérieur du bâtiment son cachet d'origine. J'ai admiré toute la rénovation et en particulier celle de l'étage utilisant harmonieusement le grenier pour en faire une mezzanine.

Un exemple concret de réhabilitation en cœur de ville, où les partenaires sont fiers d'avoir prouvé leur capacité de mener à bien une telle réalisation. D'autres projets sont en cours, encouragés par celui-ci.

Terrasse,
lieu de convivialité entre les locataires

Pour cette inauguration les locataires (arrivés en novembre 2020) étaient présents et avaient préparé un verre de l'amitié pour continuer les échanges après les discours plus officiels. Tout surpris que ce lieu ait été habité par des religieuses en herbe, et avides de savoir comment c’était "avant" ils ne tarissaient pas de questions. Ici c'était la chapelle... là, la salle de cours... là, la cuisine... et chacun de s'en amuser.

Appartement
(ancienne salle de cours)

Pour nous, sœurs des Sacrés-Cœurs, nous sommes heureuses d’avoir contribué à cette réalisation, permettant cet accueil de gens défavorisés, à proximité des services de la ville. Personnellement je suis heureuse de cette réalisation, heureuse de voir que ce lieu continue à vivre, à servir et à rendre heureux. Car ils sont heureux les locataires, ils étaient rayonnants et n'ont cessé de remercier tous les partenaires du projet. "Pour nous, c'est Versailles" a dit l'un d'eux. 

Et ils ne veulent pas en rester là avec nous : "il faudra revenir prendre un café avec nous... et puis vous viendrez avec les autres sœurs".



5 des 6 locataires actuels

Jardin haut (entrée)




lundi 19 avril 2021

Réunies malgré la pandémie

La semaine dernière nous étions en Conseil de Congrégation. Une instance qui réunit, en principe une fois par an, les responsables des différents pays où la Congrégation est en mission : France, Canada, Congo Brazzaville, Madagascar, République Dominicaine. L'année dernière ce Conseil n'a pu avoir lieu en raison de la pandémie. Cette année le Covid n'a pas eu raison de notre détermination : la supérieure générale et son conseil ont voulu que cette rencontre ait lieu malgré tout, en faisant le choix de la visioconférence pour les temps d'assemblée plénière.

Chaque journée était organisée autour de deux temps de travail : l'un en Conseil, par pays, l'autre en assemblée plénière avec mise en commun du travail et échanges entre tous les pays.

Techniquement il a donc fallu régler deux questions primordiales : la connexion internet de chaque pays et le décalage horaire. Exit le wifi, par sécurité nous avons privilégié la connexion filaire, même en France. Quant au décalage horaire il pouvait être important, allant jusqu'à 6 h. L'horaire le plus correct pour se retrouver toutes en visioconférence était donc l'après midi pour la France (15 h - 17 h 30). Pour Madagascar, le Congo Brazzaville et l'Angleterre,  c'était aussi l'après midi, plus ou moins une heure (heure française). Pour le Canada et la République Dominicaine c'était le matin à 9 h.

Six journées de travail soutenu. La visio c'est quand même énergivore et demande plus d'attention que le présentiel. Et tout cela piloté par sœur Catherine RYAN, que nous connaissions "en vrai" pour avoir vécu le chapitre de 2019 avec elle. Depuis l'Angleterre elle distribuait la parole aux différents pays, gérait le temps et conduisait le travail avec aisance, en français bien sûr, avec ce charmant petit accent british. 😉

Le bon déroulement des assemblées plénières a demandé un minimum de discipline : demander la parole (en levant la main), parler lentement pour une meilleure compréhension des unes et des autres dans une langue qui n'est pas toujours sa langue maternelle, éteindre son micro quand on ne parle pas, respecter les horaires... Moyennant quoi tout s'est passé au mieux.

En sortant la tête de mon ordinateur je réalise que nous avons vécu une expérience riche totalement inédite, inimaginable il y a seulement quelques années. Pendant six jours consécutifs une vingtaine de femmes, dispatchées aux quatre coins du monde, ont pu travailler ensemble, se rencontrer malgré tout, s'interpeller, partager leurs expériences, les questions actuelles de la Congrégation et les éclairer à la lumière de cultures et d'histoires différentes, participant ainsi à la vie et à l'animation de la Congrégation tout entière dans un même souci de continuer la mission dans nos différents pays.

Après l'aube pascale, ce fut une autre belle réalisation que la pandémie a suscitée... une parmi bien d'autres.


samedi 25 mai 2019

Fêter un jubilé en EHPAD


De même que les couples et les familles aiment fêter 25, 50, 70 ans... de mariage, les religieuses aiment célébrer leurs anniversaires d'engagement dans la vie religieuse. Ce sont donc 60, 70 et 75 ans de vie religieuse que les sœurs de l'EHPAD Union Chrétienne de Fontenay-le-Comte ont fêté ce vendredi 24 mai. Messe d'action de grâce et repas festif ont réuni les sœurs de l'EHPAD et les autres résidents ainsi que les sœurs de la communauté voisine qui leur rendent souvent visite. Pour la circonstance les sœurs avaient repris leur foulard fuchsia, clin d’œil à l'année jubilaire du bicentenaire de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs.

L'équipe du Service Évangélique des Malades (SEM) et l'abbé Jean-Claude Michaud avaient soigneusement préparé la messe avec quelques délicates attentions pour les jubilaires : à l'appel de leur nom une rose déposée sur l'autel, symbole de l'offrande de chacune et un bref rappel de ce que fut leur vie active agrémenté de souvenirs personnels car ces quatre sœurs-là et l'abbé Michaud c'est une vieille histoire de fontenaisiens. Quarante-et-un ans à l'accueil de la clinique Union Chrétienne pour sœur Marie-Alexandre, cette clinique devenue EHPAD où elle se trouve à nouveau ; toute une vie à l'accueil et au service du secrétariat du lycée Notre-Dame de Fontenay pour sœur Marie, ou à l'école maternelle pour l'autre sœur Marie, et puis les souvenirs d’enfance et de voisinage avec sœur Jacqueline.
Une belle assemblée de prière avec les autres résidents de l'EHPAD dans un climat de joie paisible qui se lisait sur les visages. A la fin de la messe l'abbé Michaud a donné la parole aux sœurs  jubilaires. Chacune, avec ses mots, a exprimé un merci, une action de grâce, une joie. L'une d'elle, trop émue n'a pu dire ce qu'elle avait préparé, c'est Marie-Thérèse, de l'équipe du SEM qui l'a lu : je veux remercier le Seigneur pour tout ce qu’il m'a donné. Merci pour tout ce que j'ai reçu, passé, présent... L'abbé Michaud a terminé en donnant rendez-vous dans cinq ans, pour 75 et 80 ans de vie religieuse. Certaines semblaient avoir des doutes...

La fête s'est poursuivie autour de la table, avec les autres résidents de l'EHPAD : la fête c'est aussi pour eux, et cela faisait une belle tablée inhabituelle. Repas de circonstance pour lequel la direction et le personnel n'ont pas hésité à accueillir toutes les sœurs de la communauté voisine. Les jubilaires ont été choyées et le personnel a manifesté beaucoup d’attention et de délicatesse à l'égard de tous.

J'ai été touchée par la joie et la sérénité des sœurs et en particulier de sœur Marie-Alexandre (ma voisine de table), 96 ans, malgré sa quasi-cécité et son corps usé, pourtant sereinement et avec humour elle doutait d'être encore là dans cinq ans.

Merci à vous mes sœurs qui dans cette étape de la vie donnez un si beau témoignage, simple et sans bruit, juste comme une fleur épanouie et rayonnante. Aujourd'hui encore, au milieu des laïcs, résidents et personnel, vous continuez à être témoins de la joie d'une vie consacrée à Jésus-Christ.













jeudi 7 mars 2019

Haro sur l'omerta dans l'Eglise

Mardi soir j'étais de ce 1,48 million de personnes qui ont regardé "Religieuses abusées, l'autre scandale de l’Église"*. A une heure de grande écoute Arte diffusait ce 5 mars un documentaire effrayant sur les religieuses abusées, résultat de deux ans d'enquête en France et dans différents pays.

Quelques articles et commentaires lus auparavant m'avaient avertie d'un documentaire difficilement supportable. J'en suis quand même sortie effrayée et blessée, "sidérée, hébétée" pour reprendre les mots de Sœur Véronique Margron**. Les mots ne sont pas trop forts.

Oui, insoutenables les témoignages recueillis. Ces femmes, religieuses, abusées sexuellement par des prêtres, pendant des années, en toute impunité. Et parfois avec la complicité de leurs supérieures. Et s'il leur arrive d'être enceintes c'est soit le renvoi discret soit l'avortement forcé. Quand on connaît la position de l’Église sur l'avortement cela s'ajoute à l'horreur. Il arrive aussi que des Instituts soient très dépendants matériellement et financièrement d'évêques ce qui conduit parfois à une forme de prostitution, d'esclavage sexuel...  

Quelle force avait donc cette emprise de soi disant accompagnateurs spirituels pour que ces femmes ne trouvent pas la force, la liberté de les quitter ? L'une des témoins parle d'hypnose...
Quelle formation ces femmes ont-elles reçue pour ne pas dénoncer par peur de blesser, pour subir ces sévices comme épreuve de leur vocation et de leur chasteté, pour ne pas se révolter sous couvert d'obéissance ?
Comment ces hommes pouvaient-ils en conscience être ministres des sacrements et violeurs, allant jusqu'à donner un sacrement moyennant contrepartie sexuelle ?
Pourquoi ce déni de l’Église face aux plaintes répétées depuis de nombreuses années ? Que vaut la parole des victimes dans une Église qui prêche l'attention et le soutien au pauvre, au petit, à l'humilié, au prisonnier ?...
Qu'est-ce que la femme, qu'est-ce que le corps de la femme pour ces hommes pervers, qui plus est hommes d’Église ?
Oui ces témoignages sont bouleversants et posent d'innombrables questions.

Douloureux constat auquel les religieux/religieuses veulent délibérément faire face et en premier lieu tout faire pour que les victimes puissent parler et être entendues, qu'elles soient accompagnées. Favoriser une formation ouverte et plurielle dans les séminaires et les noviciats avec une vraie éducation à la liberté. Être vigilants sur ce qui peut être abus de pouvoir, abus spirituel qui sont une porte ouverte sur les abus sexuels.

Que de vies brisées et de souffrances. Plus jamais ça ! Ensemble et en Église menons ce combat.



* Ce documentaire est disponible en replay sur Arte jusqu'à début mai 2019
** Sœur Véronique Margron, Présidente de la COnférence des Religieux et REligieuses de France (CORREF)


mardi 8 janvier 2019

"Pars... vers le pays que je t'indiquerai"*

C'était le jour de Noël. Nous venions de passer un beau moment de fraternité autour de la table, nous, religieuses des quatre petites communautés du Sud Vendée, venues rejoindre, à leur invitation, nos aînées de Fontenay. Joyeux repas où chacune avait apporté sa contribution, de la déco au dessert en passant par tous les plats sans oublier vin et apéritif. Avant que nous ne nous séparions je devais donner une information... pas trop réjouissante. Essayant de maîtriser mon émotion j'annonçais donc le départ de deux sœurs de cette communauté, sœur Madeleine et sœur Marie-Geneviève, pour l'EHPAD de l'Épiardière (à Mormaison).

 
Avec émotion disais-je. Ce sont deux sœurs de 96 et 86 ans qui n'ont jamais quitté Fontenay ou si peu pour l'une d'elles. C'est un dépaysement total pour elles, dont j'ai pleinement conscience. Dépaysement du lieu et des sœurs si peu connues avec lesquelles elles vont désormais faire communauté. C'est aussi une entrée en EHPAD... J'ai conscience de tout ce que cela veut dire, du renoncement auquel elles sont appelées et donc auquel je suis appelée, auquel nous sommes d'ailleurs tous appelés. Pour elles c'est l'aboutissement d'un cheminement spirituel à la suite de la proposition qui leur a été faite, le fruit d'une foi profonde et d'une grande disponibilité, l'accueil de leur vieillissement.

Je ne parlerai pas ici d'obéissance, ce mot est trop souvent mal compris. Je parlerai plutôt de disponibilité, d'abandon, d'accueil de l'événement reconnu comme signe de Dieu. "Les événements sont nos maîtres" aime à répéter sœur Madeleine à la suite de St Vincent de Paul.

Bien sûr rien d'exceptionnel dans cette situation. Combien de nos anciens doivent faire un passage semblable. Leur chemin d'acceptation n'en est pas moins un beau témoignage tant pour nous, religieuses, que pour les laïcs, leurs amis avec qui elles partageront cette expérience.

Madeleine, Marie-Geneviève votre témoignage nous édifie, dans tout le sens du terme : il nous fait grandir, il nous aide à grandir. Nous vous en sommes profondément reconnaissantes. Et je vous souhaite de vous habituer rapidement à l'Épiardière, d'y vivre en grande paix et sérénité, cette paix qui déjà vous habite.


* Livre de la Genèse, chapitre 12, verset 1

mardi 24 avril 2018

En paroisse, sur les pas du Père Monnereau


Pour leur pèlerinage annuel les paroisses St Hilaire de Fontenay et Notre Dame des Sources ont choisi de marcher sur les pas du Père Monnereau, aux sources de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs, en cette année du bicentenaire de leur fondation. Étapes : Les Brouzils et Mormaison.

Une dizaine de jeunes collégiens et lycéens étaient des nôtres avec des activités appropriées. Aux Brouzils ils ont effectivement mis leurs pas dans ceux du P. Monnereau sur le chemin des croix qu'il a lui-même érigées et près desquelles il aimait venir se recueillir.
L'après-midi, à Mormaison, avec des jeux ils ont pu découvrir la vie du Père Monnereau, réfléchir à quoi ils se sentent appelés (ce dimanche était aussi le dimanche des vocations), relever un défi et rencontrer trois témoins.
Tandis que les jeunes marchaient, les autres pèlerins découvraient la Maison des Aires, première maison des sœurs qu'elles ont habitée jusqu'en 1863, aujourd'hui lieu de mémoire. Au rez-de-chaussée nous avons fait connaissance avec cet homme, curé des Brouzils, pasteur infatigable, proche des petits et des pauvres, qui voulut semer la tendresse de Dieu dans les cœurs.
La visite de l'étage a été un moment fort de la journée. Accueil de ce parcours biblique, de la Création à l'Apocalypse, en forme de poésies et de sculptures sur bois, fruits de la méditation et de la prière de Sœur Marie-Agnès.
L'étape aux Brouzils s'est terminée à l'église par un temps de recueillement sur le tombeau du P. Monnereau.

A Mormaison la Maison mère nous a ouvert ses portes pour le pique-nique et une visite des lieux guidée par Sœur Marie-Edith, responsable de la maison, et Anne, archiviste de la Congrégation. Anne, toujours passionnée et passionnante nous a fait traverser 2 siècles d'histoire de la Congrégation à partir des plans de la maison, de ses trouvailles d'archiviste et d'anecdotes. Elle nous connaît sur le bout du doigt !

Dernière étape de la journée, le centre spirituel Pierre Monnereau pour la messe précédée de quelques témoignages émouvants de personnes qui ont eu des liens avec les sœurs des Sacrés-Cœurs.

De cette journée riche de rencontres et de partages chacun est revenu avec un petit « trésor », découvert, ou encore à découvrir…

Prochain rendez-vous : le 10 juin pour la fête du bicentenaire.

Photos de la journée


samedi 17 mars 2018

La fête des soeurs c'est aussi la vôtre

Parce que nous voulions les associer à la fête du bicentenaire nous avons organisé cette journée spécialement pour eux, les laïcs qui travaillent  avec nous : personnels salariés, bénévoles, associés, membres des associations. Une journée de rencontre et de partage au cœur de l'année jubilaire du bicentenaire, rien que pour eux et avec eux.

La matinée était consacrée à la présentation des différents groupes pour faire connaissance. Chacun a pu découvrir l’éventail des associations mises en place par la Congrégation des Sœurs des Sacré-Cœurs de Jésus et de Marie. Six associations ont été créées ces quinze dernières années, dans les secteurs de l'éducation, de la santé, de l'aide aux pays de mission, des loisirs ainsi que l'Alliance Mormaison, groupement de neuf associations d'EHPAD. Si la plupart des laïcs présents avaient entendu parler de ces associations ils n'en connaissaient pas vraiment les activités ni les membres.

Dans le temps de partage qui a suivi chacun a pu faire part de ses découvertes, surprises.... Quelques expressions :

"J'ai découvert la vitalité des associations et leur place dans la société grâce à la détermination des sœurs et leur engagement dans le sillage du Père Monnereau".
"Maintenant je vais pouvoir mettre un visage sur les noms des personnes auxquelles j'envoie du courrier".
"Salariée au Foyer de la Louisiane, je me sens intégrée à la famille des sœurs".
"Les sœurs sont présentes à toutes les étapes de la vie... elles ont su anticiper dans de nombreux domaines et répondre aux besoins de la société à des moments-clés".

Aujourd'hui des laïcs ont pris le relais dans les associations avec le souci de continuer à œuvrer dans l'esprit de la Congrégation.

L'après midi plus festif a révélé quelques talents méconnus : sœur Nadia (Provinciale de France) façon Gospel accompagnée à la guitare par Jean-Paul (salarié de la Congrégation) ; Marie-Hélène et Évelyne envoyées en reporters dans les groupes du matin sont revenues cœurs joyeux chantant leurs découvertes. Enfin une présentation de la vie des autres pays pas sœur Marie-Louise, supérieure générale, donnait la dimension internationale de la Congrégation à cette journée.

La journée s'est terminée par la messe en l'église des Brouzils où se trouve le tombeau du Père Monnereau. Les panneaux avec lesquels les différents groupes s'étaient présentés le matin ont été portés en procession au tombeau du fondateur, comme un beau signe de continuité de l’œuvre qu'il avait commencée et qu'il nous a confiée.
Dans son homélie, comme un message d'envoi, le Père Patrice  nous a invités à la joie.
Joie et action de grâce pour le chemin parcouru, pour ce qu'il nous a été donné de vivre jusqu'à ce jour. En ce dimanche de Laetare, joie de percevoir à l'horizon la joie de Pâques, le salut que le Christ est venu nous apporter. 
N'oublions pas d'être dans la joie, non seulement ce dimanche, mais c'est toute notre vie qui doit annoncer la joie. Vous ne savez pas ce qu'un sourire peut faire dans une vie. Le Père Monnereau était toujours animé de la joie de servir le Seigneur.

(D'autres échos de la journée par une associée et une salariée, sur le site de la Congrégation)

NB. Prochain rendez-vous : 10 juin, fête du bicentenaire  😉




samedi 2 décembre 2017

Tout leur cœur dans "l'Hôtel du cœur"

Pour eux c'était un défi à relever, pour nous c'était un pari un peu fou, fondé pour les uns et les autres sur la confiance. Pour fêter les 200 ans de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie nous avons misé sur les jeunes, notre lieu de mission privilégié depuis toujours avec le projet de monter une comédie musicale avec eux.

En faisant confiance à Tristan de Groulard, directeur artistique de l’association Comédie Musicamp il nous a fallu d'abord nous laisser déranger par le scénario qu’il proposait, puis confiance encore pour la mise en œuvre et la réalisation. Confiance dans les jeunes, en leur capacité de donner le meilleur d'eux mêmes et d'aller au bout du projet. Une petite poignée de semaines ont suffi pour monter le spectacle avec des jeunes motivés.

En faisant la proposition à tous les jeunes collégiens et lycéens de l'enseignement catholique de Vendée il fallait croire en la motivation des établissements scolaires, au dynamisme et à la persévérance des jeunes.

Un an et demi plus tard le résultat est là. Plusieurs établissements se sont mobilisés à fond dans le projet. Je retiens en particulier le dynamisme du directeur du collège St Joseph de Fontenay qui a perçu dans le projet la chance offerte aux jeunes et qui a motivé son équipe pédagogique pour en faire une activité pastorale pour tous les jeunes du collège. Motivation contagieuse : le Lycée Notre-Dame voisin a assuré l'accueil des jeunes artistes.

D'autres établissements de Vendée sont entrés dans l'aventure puisqu'une soixantaine de jeunes se sont engagés en prenant une, deux, trois voire quatre semaines de leurs vacances pour mettre sur pied "L'Hôtel du cœur" : chants, chorégraphies, dialogues...

Quatre représentations ont eu lieu à Fontenay en cette fin de semaine pour le plus grand bonheur de tous. Surprenant: le spectacle a enchanté toutes les générations, du petit collégien de St Jo aux papis et mamies des Maisons de retraite. Tous n'ont pas remarqué ou aimé les mêmes séquences, mais tous se sont laissés toucher par des paroles des chants, la fraîcheur des chorégraphies, les pointes d'humour, le bonheur qui rayonnait de cette jeune troupe.

Pari gagné, bravo et merci à tous les partenaires. Merci les jeunes ! Merci pour ce que vous avez réalisé, merci pour le bonheur que vous avez mis dans le cœur de vos spectateurs.  On repart avec vos refrains qui trottent dans la tête. Cette expérience, vous vous en souviendrez... nous aussi !
En guise de conclusion, une phrase glanée dans les commentaires des photos :  "Vous nous avez touchés... vous avez mis tout votre cœur dans l'hôtel du cœur".

Vous avez raté les séances de "L'Hôtel du cœur" à Fontenay ? ! Il est encore temps de le voir à La Roche sur Yon :
♦ mardi 5 décembre 2017 et dimanche 21 janvier 2018.
Réservation en ligne ici ou par téléphone (heures de bureau) : 02 51 37 51 38

♦ des places sont également disponibles à la séance scolaire du mardi 23 janvier, 10 h.
Réservation par téléphone : 02 51 37 51 38


D'autres photos et vidéos des séances à Fontenay

lundi 26 juin 2017

De jubilé en jubilé

Grande fête ce dimanche 25 juin, en la petite commune des Brouzils.
En ce lieu de fondation de la Congrégation, au cœur de l'année du bicentenaire, nous avons voulu célébrer à la fois la fête du Cœur de Jésus, notre fête patronale, et les sœurs jubilaires de 25, 50, 60, 70, 75 années de vie religieuse.

Le temps d'accueil donnait le ton de la journée : fête, chants, retrouvailles, partage... le tout dans la joie et mené de main de maître par nos 2 jeunes sœurs, Anne-Lise au chant et Isabelle au synthé. Après le mot d'accueil et de présentation de la journée par Sœur Marie-Paule plusieurs propositions ont occupé la matinée : réflexion sur l'eucharistie, avec un montage présenté par sœur Eliane, table ronde de témoignages de personnes proches des sœurs, associés et collaborateurs à divers titres, et en fin de matinée,  pour ceux qui avaient encore un peu de courage et de force, marche vers quelques lieux-mémoire en ce village du bocage : la Croix Caron, petit calvaire où le Père Monnereau aimait se retirer pour prier et se reposer, la Maison des Aires (première maison des sœurs) et le tombeau du Père Monnereau dans l'église des Brouzils.

Des témoignages de la table ronde je retiendrai le ressourcement que les laïcs trouvent auprès des Sœurs dans le partage de la spiritualité du Sacré-Cœur, dans les rencontres fraternelles, la prière commune, le travail ensemble autour des mêmes valeurs. Et l'enrichissement est réciproque.

Dans l'après-midi la messe présidée par Mgr Castet s'est déroulée dans l'église des Brouzils, lieu même où se trouve le tombeau du Père Monnereau notre fondateur. La grande église accueillait les sœurs et leurs familles, amis, associés, collaborateurs, de nombreux prêtres et diacres, évêques émérites... bref l'église était comble et débordante. Autant de témoins de la vie et de l'engagement des sœurs dans les paroisses du diocèse de Luçon et d'autres diocèses.

Cette célébration s'inscrit au cœur de l'année jubilaire des 200 ans de la Congrégation et au cœur de l'année jubilaire des 700 ans du diocèse de Luçon, une façon de signifier combien "la vie de la congrégation est liée à celle du diocèse"  comme l'a souligné Sr Marie-Louise dans son mot d'accueil.

De la messe je retiendrai le beau geste symbolique de la lumière que Sœur Marie-Louise a présenté ainsi :

Dans le diocèse de Luçon le père Monnereau a transmis la lumière de sa foi et l’amour du Cœur de Jésus à la congrégation qu’il a fondée.
La lumière déposée près de son tombeau va allumer les cierges des sœurs jubilaires.
Porter cette lumière à tous nos frères et sœurs c’est notre vocation dans l’Eglise et dans le monde. 

et chaque sœur jubilaire est allée déposer son cierge allumé dans une vasque au pied de l'autel tandis que l'assemblée chantait le chant du bicentenaire, composé par l'une de nous, Sœur Martine Chaillot, et mis en musique par frère Jean-Baptiste du Jonchay.

Magnificat ! était bien le chant final qui convenait pour terminer cette journée d'action de grâces et de joie, avec bien sûr une prolongation autour d'un rafraîchissement pour encore quelques échanges et rencontres...
et on était bien là, personne n'était pressé de partir... 😊


Photos de la journée

Vidéos :

- prière d'offrande chantée par les sœurs jubilaires
- symbole de la lumière avec le chant du bicentenaire
- un air de fête à la sortie de la messe




Homélie de Mgr Castet




Site de la Congrégation des Sœurs des Sacré-Cœurs
vous pourrez y retrouver entre autres le mot d'accueil de Sr Marie-Louise.



lundi 15 mai 2017

Echos d'une rencontre de Congrégation

Je suis toujours émerveillée par ces grandes rencontres de Congrégation et en particulier celles qu'on appelle Assemblée de province. Toutes les sœurs de France y sont convoquées et y répondent largement.

Pourquoi émerveillée ? Peut-être le nombre fait-il son effet. Les sœurs viennent, parfois de loin, heureuses de se retrouver, de prendre des nouvelles les unes des autres, des absentes, des malades... Il y règne toujours une ambiance très fraternelle. La journée faite de moments plus sérieux a aussi quelques espaces de détente et de libres partages. Il y a comme une étrangeté pour moi, un je ne sais quoi où je me sens de cette grande famille, et en même temps je n'y ai pas les mêmes racines, le même ancrage. Un imperceptible lien qui n'a pas fini de se tisser.

Ainsi donc ce dimanche 14 mai plus de 150 sœurs des Sacré-Cœurs se sont retrouvées à La Roche-sur-Yon, venant de Vendée mais aussi de Charente, Charente-Maritime, Paris. Plusieurs associés à la Congrégation se sont joints à elles. C'était la première Assemblée de province de cette année, deux autres suivront prochainement dans la Manche et dans le Cantal.

L'objectif de la journée était de redonner aux Sœurs et aux associés une synthèse de la réflexion qu'ils ont menée en 2015-2016 sur les besoins de la Congrégation, la place et le rôle des communautés dans les paroisses, les attentes à leur égard, tout cela face à la réalité qui est la nôtre aujourd'hui et pour demain. Toutes les communautés avaient participé et envoyé leurs réponses, elles en attendaient à juste titre un retour. Retour sur l'année écoulée et le cheminement de notre réflexion sur l'avenir. Plutôt qu'un exposé fastidieux c'est sous la forme d'un diaporama que la synthèse a été présentée, enracinée dans la méditation des pèlerins d'Emmaüs (Luc 24, 13-35). Quelle que soit notre situation c'est toujours le même charisme qui nous anime, nous en avons repris les grands traits avec des paroles du Père Monnereau, fondateur de la Congrégation.

Deux sœurs et deux associés nous ont partagé leur joie d'être religieuse ou associé là où ils sont aujourd'hui, à travers des événements ou des rencontres qui sont pour eux signes d'espérance.

Ce temps de rencontre nous a également permis de revoir le teaser du bicentenaire et de découvrir le chant du bicentenaire, écrit par l'une de nous, sœur Martine Chaillot, et mis en musique par Frère Jean-Baptiste du Jonchay,  du couvent des Carmes de Toulouse.

La journée s'est terminée par la messe célébrée par l'abbé Florent Murzeau, qui n'a pas manqué de dire sa reconnaissance aux sœurs des Sacrés Cœurs pour ce qu'elles ont apporté à l'enseignement catholique de Vendée.

Ces temps de rencontre sont porteurs de joie et d'espérance. Sans nous cacher nos limites et nos inquiétudes, ensemble nous trouvons force et enthousiasme. Cette année du bicentenaire est aussi source d'un dynamisme renouvelé et contagieux.

"Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous... [...] À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem."

jeudi 13 avril 2017

Musicamp, saison 1

26 ados de l’Enseignement Catholique de Vendée ont fait le choix de passer une semaine de leurs vacances pour participer au Musicamp du 10 au 14 avril. Une semaine pour apprendre et enregistrer les chants de la comédie musicale du bicentenaire de la Congrégation qui s'ouvre ce Jeudi Saint, 13 avril 2017. Quel pari audacieux, Tristan de Groulard*, de vouloir réaliser cet exploit en une semaine !

Pour ces jeunes passionnés de musique les deux activités principales sont l'apprentissage des chants et des techniques musicales et l'enregistrement proprement dit.

L’enregistrement, très technique, demande un effort de concentration. Pour les jeunes c'est la face un peu austère de l'expérience où ils doivent faire preuve de persévérance pour une production de qualité : justesse des sons, netteté de la diction, sourire sur les paroles heureuses. Hé oui, ça s'entend un sourire...

Tandis qu'un groupe est à l'enregistrement le second se familiarise avec les techniques d'expression vocale et corporelle. Ici le coach opte pour une pédagogie ludique qui favorise l'expression et défoule après l'enregistrement. En fin de semaine ils devraient voir leurs efforts récompensés avec l'enregistrement et la production du CD du spectacle.

Voici donc le Centre spirituel de l'Epiardière transformé en camp d'ados et en studio d'enregistrement pour la circonstance, bruissant des rires et des chants de ces jeunes qui viennent l'envahir de tout leur dynamisme. Repas et veillées animés, ambiance ado... Ce soir la plupart d'entre eux (si ce n'est tous) devraient participer à la messe du Jeudi Saint aux Brouzils, lieu de fondation de la Congrégation. Ils y sont attendus et apporteront leur part dans l'animation de la messe par la fraîcheur de leurs voix. Et vendredi soir ils rentreront chez eux, riches de cette expérience, de découvertes et de dépassement de soi, des joies de quelques jours entre amoureux de musique et de chant. Plusieurs parmi eux reviendront en juillet pour le stage danse et théâtre, mise en œuvre de la comédie musicale "L'hôtel du cœur" qui sera donnée en novembre prochain.

Rendez-vous du 8 au 22 juillet pour "Musicamp, saison 2" !


Photos du Musicamp 1


* Tristan de Groulard, auteur et réalisateur de la comédie musicale "L'hôtel du cœur"

dimanche 12 février 2017

Se laisser toucher par la fragilité

Cette semaine j'ai suivi la session annuelle proposée aux religieux et religieuses de France au  Centre Sèvres, à Paris. Le thème en était : Vivre la vie religieuse dans un monde incertain.
Quatre jours denses et riches avec des intervenants de qualité dans différents domaines pour une approche large du sujet : Jean-Pierre Winter, psychanalyste, le Père Robert Scholtus, théologien du diocèse de Metz, le Père André Wénin, bibliste, Sœur Sylvie Robert, théologienne. Et des témoignages courageux et lucides d'expériences de fragilité.

Quelques jours après je suis riche de plusieurs pistes à explorer, mais une en particulier m'interpelle : cette invitation non seulement à ne pas fuir la fragilité, mais à oser porter mon regard sur elle. J'aime bien ce mot de fragilité, délicat et ouvert, qui balaie discrètement nombre de situations. Moins dur que pauvreté, vieillissement, maladie, diminution... Entendons la fragilité douloureuse, celle dont on se détourne naturellement, qu'on ne peut pas (veut pas) voir. La fragilité heureuse, porteuse d'avenir et d'espérance ne fait pas détourner le regard. La fragilité du nouveau-né ne fait pas peur, elle est germe de vie. La fragilité du malade, du vieillard, de la personne blessée, amochée fait peur. La fragilité de nos instituts religieux face à ce monde difficile et incertain fait peur. La paradoxale fragilité induite pas les nouvelles technologies, les cyber-sécurités, à la réflexion déstabilise. Alors on les fuit. Comme l'autruche on se cache la tête ou on la détourne pour ne pas voir.

Inévitablement cette fragilité de l'autre, que l'autre soit personne ou institution, agresse et déstabilise car elle renvoie à sa propre faiblesse.

Peu à peu, paisiblement, prendre conscience de ces protections qui nous habitent et nous caparaçonnent pour ne pas être confrontés à notre propre fragilité. Peu à peu, paisiblement, oser regarder en face ces fragilités et entrer dans le chemin qu'elles ouvrent.

Me laisser toucher par la fragilité pour me laisser toucher par ma fragilité... à moins que ce ne soit le contraire...


dimanche 18 décembre 2016

70 ans à la Maison diocésaine de Saintes

Une communauté qui ferme c'est toujours un déchirement. Pour les Sœurs qui partent mais aussi pour la Congrégation, l'Église locale (paroisse ou service) qu'elles laissent et où elles avaient trouvé leur place pour la mission qui leur était confiée. C'est reconnaître nos limites tout en rendant grâces pour le vécu, les relations et les amitiés nées et entretenues et passer le relais à d'autres. Ainsi en a-t-il été pour la communauté de la Maison diocésaine de Saintes. Trente cinq Sœurs y ont assuré divers services depuis 70 ans, de la direction de la Maison à l'entretien du linge en passant par l'animation spirituelle, l'accueil de groupes, la cuisine, le fleurissement, la Sacristie, le soutien à quelques prêtres résidents...

C'est en 1947 qu'une communauté de Sœurs des Sacré-Cœurs arrive au petit séminaire de Saintes, à la demande de Mgr Liagre, évêque de La Rochelle et Saintes. Déjà depuis 1920 une autre communauté était présente au grand séminaire de L'Houmeau. Le grand séminaire fermé, le petit séminaire transformé en Maison diocésaine, les Sœurs y sont restées jusqu'à ce jour.

Ce vendredi 9 décembre le personnel de la Maison diocésaine s'est donc retrouvé pour une messe d'action de grâces pour ces 70 années de présence de la Congrégation, autour de Mgr Colomb, évêque de La Rochelle et Saintes, et de son Conseil. Une quinzaine de Sœurs ayant travaillé en ce lieu étaient également présentes tandis qu'on fêtait aussi le départ à la retraite de Marie Claude, après 40 ans de services discrets dans la maison et formée à l'école des "Sœurs de Mormaison".

Les unes et les autres ont exprimé remerciements et reconnaissance qui pour les liens tissés, le bonheur de vivre dans ce département et ce diocèse, dans cette maison où elles ont tant reçu par la diversité de l'accueil de gens d’Église ou hors Église, qui pour l'accueil, le travail discret, le service caché, la prière et la bonne humeur. Reconnaissance aux Sœurs qui ont fait vivre cette maison et lui ont- donné une âme depuis 70 ans.

Pour Sœur Jacqueline et Sœur Louise, une page se tourne. Dans un mois elles quitteront définitivement Saintes pour une autre mission au Centre spirituel Pierre Monnereau, à Mormaison. Un peu un retour aux sources, mais toujours dans l'accueil et le service, à la suite de Celui qui est Chemin, Vérité, Vie.







jeudi 8 décembre 2016

5 ans déjà !

C'était en effet un certain  8 décembre 2011, une page se tournait, une nouvelle aventure commençait. C'est mon réseau bien aimé qui m'a rappelé ça ce matin en allumant mon ordinateur, avec photo à l'appui. 

Ce jour-là une petite Congrégation fusionnait avec une plus grande. Je savais ce que je quittais, je ne savais pas bien où ça me mènerait mais j'y allais avec confiance et espérance. Je n'ai pas été déçue. Si le grand nombre a pu être pour certaines un élément déstabilisant j'y ai vu un facteur d'ouverture. D'autres sœurs à mieux connaître, d'autres terrains de mission, d'autres pays à découvrir. Le mélange des communautés a permis cette ouverture et a cassé la routine.

J'avais eu l'audace de penser avec plaisir et soulagement : finies maintenant les responsabilités de Congrégation !  Ça n'a pas duré longtemps ! Très vite "on a pensé à moi", à quoi j'ai répondu une fois, "j'aimerais bien que vous pensiez un peu moins à moi". D'abord des propositions de formation puis des appels plus clairs à quelques responsabilités dans la Congrégation. C'était à la fois courageux de leur part et me faire confiance pour une mission qui me dépassait dans cette Congrégation que je ne connaissais pas, où j'avais tout à découvrir ! Puisqu'elles me faisaient confiance, mon oui a été une façon d'apporter ma part à la fusion : vous nous avez accueillies, soyez-en remerciées et j'accepte ce service si vous m'en jugez capable.

J'ai fait mon chemin, j'ai découvert, j'ai bien peiné pour comprendre et connaître (et ce n'est pas fini !) mais ces années de Conseil m'ont aidée à connaître la Congrégation et les Sœurs tout en servant l'une et les autres et à retrouver le dynamisme de la vie religieuse dans une Congrégation diocésaine.

En ce 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception, avec Marie je rends grâces pour ces 5 années et je lui confie l'avenir de la Congrégation, le chemin que nous faisons ensemble au cœur de l’Église.



samedi 17 septembre 2016

Un démarchage pas comme les autres

Comme beaucoup je déteste le démarchage, quel qu'il soit. Mais cette fois, allez donc savoir pourquoi, je me suis prêtée au jeu de bonne grâce. On a le droit de s'arranger, non ?

Donc elle a commencé par une enquête de satisfaction sur le portage du journal à domicile. Bingo ! Ca tombe bien, c'est parfait, j'en suis contente alors j'y suis allée de mon petit couplet de félicitation et de remerciement pour ce service très matinal, régulier et tout. Oui, ce sont des étudiants qui font ça pour gagner un peu d'argent...

Puis elle a continué sur le fond, le contenu du journal, qu'est-ce que vous lisez en premier (non pas les obsèques, pas moi), qu'est-ce que vous aimeriez y trouver, qu'est-ce qu'on pourrait améliorer...  Pour un peu j'avais un journal sur commande et à défaut de refaire le monde je refaisais le journal. Ah oui, votre dernière page, j'aime bien la dernière page : un regard positif sur des événements ou des tranches de vie. Elle savait s'y prendre la fille. Pour en arriver à sa proposition, parce que c'était quand même bien le but de l'opération, me faire consommer un peu plus et donc me proposer le journal le dimanche, à l'essai pendant un mois, pour un prix intéressant si je m'engage après, et si vraiment ça ne me convient pas je pourrai arrêter, etc. le couplet habituel. On a discuté un moment, ça ne me disait rien du tout et j'ai fini par céder avec l'arrière pensée de ne pas donner suite après l'essai.

Après elle a dû me parler "des autres", entendons par là les Sœurs de ma communauté, avec qui je pourrais en parler et qui seraient peut-être intéressées, elles. Elle a bien compris qu'avec moi ce n'était pas gagné...

Et puis ça s'est terminé comme ça. Enfin non. Remerciements, elle était contente : merci d'avoir pu parler avec vous, c'est rare d'avoir un tel accueil, et puis merci pour ce que vous êtes, pour vos prières. C'est important ça vos prières. Ma grand mère disait toujours : si le monde tient encore debout c'est grâce aux prières des Sœurs. Alors là vous avez de quoi faire ! Merci. Continuez.

J'étais toute éberluée de cette façon de conclure une conversation à caractère commercial. Avec une inconnue, quelqu'un que je ne retrouverai jamais. Un joli message que je transmets à tous ceux et celles qui ont cette mission de prier pour le monde et pour l’Église. On nous y attend !


lundi 5 septembre 2016

Elles ont fait bénir leur maison

Certains auraient pendu la crémaillère, elles ont choisi de faire bénir leur maison.

Elles ont emménagé là il y a six mois, pas tout à fait nouvelles dans le quartier pourtant puisqu'elles n'étaient qu'à deux kilomètres. Quelle idée de déménager à deux kilomètres ! C'est l'aboutissement d'une réflexion commune entre la paroisse St Hilaire de Fontenay et la Congrégation des Soeurs des Sacré-Cœurs de Jésus et de Marie. La première, en restructuration, cherchait à garder une présence religieuse dans un quartier de la ville et un lieu d'accueil pour de petits groupes. La seconde cherchait un habitat plus adapté à une communauté religieuse.

En ce lieu, en réponse à l'appel de la paroisse, la communauté de quatre Sœurs a une mission d'accueil et de proximité, de présence toute simple aux gens du quartier.

Une pièce de la communauté sert donc aussi à l'accueil de petits groupes : enfants du caté, réunions d'équipes liturgiques, soirées bibliques, groupes de prière...

Accueil de groupes mais aussi accueil individuel, porte ouverte à qui veut venir confier une joie, une peine, partager un moment de prière, passer un moment pour rompre la solitude, ou le simple plaisir de prendre un café en bavardant.

Et alors pourquoi bénir cette maison ?
Dans la Bible, une bénédiction est d’abord un acte de Dieu qui veut le bien pour l’homme. Elle est aussi reconnaissance de la grâce de Dieu. Lorsque l’Église bénit elle affirme la présence de Dieu* à l’œuvre dans sa création. Bénir une maison rappelle que l'existence de l'homme dans toutes ses dimensions (travail, loisir, repos...) intéresse Dieu. Bénir une maison c'est bénir ses occupants afin qu'ils reconnaissent la présence de Dieu dans leur vie et qu'ils la transmettent à leurs frères et sœurs.

Ainsi comprise la bénédiction ne pouvait être qu'un coup de goupillon sur les murs de la maison, mais elle s'enracinait dans la Parole de Dieu, et la prière commune. Puis le célébrant a béni les personnes présentes et les pièces de la maison.

Michèle, Marcelle, Christiane et Isabelle avaient invité largement amis et proches, "utilisateurs" de la salle, la réponse a été à hauteur de leurs attentes. La diversité des participants reflétait la diversité des bénéficiaires, des amis, l'ouverture de la communauté, les liens déjà tissés.  Michel, ému, a spontanément pris le micro pour remercier les Sœurs de leur soutien quand il a perdu sa femme.

La soirée s'est poursuivie par un temps convivial autour de boissons fraîches où de nouveaux liens ont pu se créer, jusque tard dans la soirée, certains pas pressés du tout de rentrer. On était bien là.

Que cette maison soit en effet un lieu où il fait bon vivre, où il fait bon venir, où Dieu se fait proche, où la Bonne Nouvelle est annoncée et vécue. "Venez, et voyez" (St Jean 1, 39).

* Père Sébastien Antoni, assomptionniste


Photos de l'après-midi

lundi 4 juillet 2016

Week-end de grâce

Il s'annonçait bien dense ce premier week-end de juillet avec ses trois grands rendez-vous.

Dès le samedi après midi deux événements au même moment : 52 Sœurs de la Congrégation fêtaient un anniversaire de profession religieuse (25, 50, 60, 70 et 75 ans de vie religieuse) et à quelques kilomètres de là les Ursulines de Jésus (Chavagnes) accueillaient dans leur Congrégation les Religieuses de l'Immaculée Conception de Niort. Célébration de fusion qui, bien sûr, n'a pas manqué de me rappeler celle que j'ai vécue personnellement il y a bientôt cinq ans. Célébration très marquée par l'interculturalité. Tous les pays dans lesquels ces deux Congrégations sont implantées étaient représentés (France, Royaume Uni/Irlande, Madagascar, Amérique latine, Italie, Espagne). Célébration sobre et empreinte d'émotion au cours de laquelle toutes les Sœurs, avec une même formule, ont renouvelé le OUI de leur premier engagement, "entrant dans une nouvelle période de leur histoire", et les Sœurs de l'Immaculée Conception ont reçu le Livre de Vie et la croix des Ursulines de Jésus. Après la messe, un lâcher de ballon symbolique : autant de couleurs de ballons que de pays, autant de ballons que de communautés. Par grappes, par pays, les ballons ont été lâchés et sont partis au loin, symbole de l'envoi en mission des Sœurs et des communautés dans leurs divers lieux.

Ce même samedi avait lieu à Fontenay la 4e nuit des églises. La petite église Notre-Dame de l'Assomption, dans le quartier de Charzais, était à l'honneur. Sur le parvis, son histoire nous était tout d'abord retracée par un charzaisien de souche, de l'époque romane à nos jours, puis nous étions invités à entrer dans l'église, sur fond de musique. A l'intérieur trois vitraux remarquables (vitrail de l'Assomption, vitrail de St Laurent, vitrail de St Isidore) ont fait l'objet d'une présentation particulière, soutenue par le diaporama réalisé par l'association du patrimoine religieux. L'histoire... la légende de St Isidore, patron des laboureurs, nous était ensuite gracieusement mimée par quelques adultes et des enfants. Même le curé s'y est mis dans le rôle du riche propriétaire. Enfin le très beau chemin de croix de cette église fut l'occasion de rappeler l'origine et l'histoire de la dévotion au chemin de croix. Depuis quand ? (le XIVe siècle). Pourquoi ? (une pieuse volonté de mettre ses pas dans ceux du Christ sur le chemin de la Passion, du lieu de son jugement à celui de sa mise au tombeau). Comment ? (par la marche et la méditation de scènes évangéliques de la Passion du Christ). En écho à ce commentaire le curé a lu quelques passages des évangiles de la Passion du Christ suivis d'un bref temps de méditation sur fond d'improvisations à l'orgue.
La chorale paroissiale a accompagné la soirée et donné la note finale par l'interprétation de quelques pièces en latin, soutenue par le jeu harmonieux des organistes.
Un temps de déambulation a permis de découvrir une exposition de vêtements liturgiques et d'objets de culte, richesses ignorées.

Et dimanche l'au revoir au Père George. Trois ans seulement qu'il est parmi nous, mais que de liens tissés, que d'amitiés nouées. Arrivé tout droit du Ghana il ne connaissait pas un mot de français. Il arrivait en pays inconnu, ayant tout à découvrir, s'habituer au climat et à la nourriture, à notre culture et à notre façon de vivre...
Comme pour ses 10 ans de sacerdoce il avait préparé la messe avec ses amis Wallisiens. Musique et chants de leurs pays, ça fait du bien et c'est joyeux, ça ressemble bien à George aussi. Les chants, on ne les connaît pas... mais tout le monde chante. Comment font-ils pour nous entraîner ainsi ?... Il avait aussi mis son étole des jours de fête, aux couleurs vives et chaudes, si jolie.
A la fin de la messe, est venu le temps des remerciements. Marie-Thérèse et Claude se sont fait l'écho de tous les paroissiens, groupes, mouvements pour dire à George combien son séjour parmi nous a été riche, source de joie et restera dans nos mémoires et nos cœurs. Un moment fort et plein d'émotion... pour les uns et les autres. Au nom de l'équipe pastorale le Père François a également remercié George avec un brin d'humour et beaucoup d'émotion aussi, accolade finale à l'appui. Difficile de résumer ces 3 années, mais dire que George a incarné la Joie de l'évangile est d'une profonde signification, tout est dit en ces quelques mots. Monseigneur Castet aurait aussi dit que George est le prêtre le plus heureux du diocèse !
Impossible pour George d'aller jusqu'aux tables du verre de l'amitié à l'issue de la messe tant il était assailli de gens de tous âges et de tous milieux qui voulaient le remercier personnellement et l'embrasser.

Et ceux qui le souhaitaient ont pu prolonger la fête avec le pique nique partagé dans la joie, avec George bien sûr !

Oui merci George pour ta joie de vivre, ta proximité si fraternelle, merci de t'être fait l'un des nôtres et de nous avoir partagé tes richesses comme de petites semences qui vont porter leurs fruits. Merci pour le témoignage si fort que tu nous laisses. Au revoir... et à bientôt... Luçon, ce n'est pas si loin, tu te souviendras bien de la route, à moins que tu ne gardes tes bonnes habitudes avec Bla-bla car ! ;)


NB - On peut retrouver les textes de la nuit des églises, des interventions à la fin de la messe de dimanche ainsi que des photos sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay.



samedi 22 août 2015

Vœux perpétuels

Ils sont venus de toute la Vendée, et même de beaucoup plus loin pour être témoins de l'engagement définitif d'Anne-Lise et Anne dans la vie consacrée, pour les entourer de leur amitié et de leur prière. Famille, amis, religieux et religieuses, prêtres, collègues, enfants de l'école, compagnons d'études et d'aumônerie... Bref, tous ceux qui avaient fait un bout de chemin avec elles.

Une célébration joyeuse et priante, qui en a ému plus d'un par le sérieux et la simplicité du témoignage de ces deux jeunes. Des chants dynamiques, joyeux, confiants et pleins d'espérance, une assemblée participante et complice.
C'est au cœur de la célébration eucharistique de ce dimanche 16 août, à Challans, présidée par Mgr Castet, évêque de Luçon, que se situe le rite de la profession perpétuelle.

A l'appel de son nom par la supérieure générale chaque Sœur répond me voici et s'avance dans le chœur. Un dialogue va alors s'engager avec la supérieure générale d'abord puis avec l'évêque. En répondant chacune leur tour aux questions qui leur sont posées elles expriment publiquement le sens de leur démarche, à quoi elles s'engagent et quels moyens elles se donnent pour être fidèles à leur parole, avec des mots d'aujourd'hui, les leurs, aux couleurs de leurs insertions dans la société et l’Église, compréhensibles par tous. Ce n'est pas un texte standard passe partout, mais un vrai témoignage et engagement personnel (un poil pédagogique en même temps).

Devant Dieu et l’Église, devant vos parents, vos amis, vos sœurs de la Congrégation ici présents, voulez-vous dire le sens de la démarche que vous faites aujourd'hui.
Avec ses propres mots chacune exprime sa découverte progressive de l'amour de Dieu pour elle et pour toute personne. Les années d'engagement temporaire, dans l'activité professionnelle, la mission confiée, la vie consacrée elle-même, ont été pour elles chemin de vie et de bonheur dans lequel elles reconnaissent un appel du Christ, et dans lequel elles décident de s'engager définitivement.    

Le baptême engage toute personne à suivre Jésus-Christ. Vous, vous choisissez de le suivre dans la vie religieuse apostolique. Pouvez-vous dire ce à quoi vous vous engagez en Église ?
Chacune  peut ici préciser en particulier à quoi l'engagent les vœux religieux. L'obéissance dans le dialogue avec les responsables, la pauvreté dans une vie simple et sobre, de partage et de mise en commun, sûres que le bonheur est relationnel et non matériel, que toute personne est plus riche de ce qu'elle est que de ce qu'elle a ou fait. Le célibat consacré choix du Christ comme seul amour, laissant un cœur disponible pour accueillir chacun à la manière de Jésus.

Dans un monde où il est facile de se laisser entraîner par des séductions de toutes sortes, quels moyens seront les vôtres pour répondre chaque jour à votre vocation ?
A nouveau, chacune, consciente de ses limites et de ses faiblesses, se donne des moyens pour la route : prière personnelle et communautaire, sacrements, accompagnement et retraites, temps de partage divers, ouverture aux autres.

Et comme tout le monde elles ont leurs limites et leurs seules forces ne suffiront pas, l'assemblée invoque ceux qui nous ont précédés dans l’Église et ont été témoins de l'évangile en leur temps. Anne-Lise et Anne se prosternent en signe d'abandon et de disponibilité au service de tous dans l'amour du Christ pendant le chant de la litanie des Saints.

Elles reçoivent ensuite chacune un cierge, allumé au cierge pascal, signifiant que la consécration religieuse s'enracine dans la vocation baptismale, et prononcent les paroles de leur engagement : [...] je choisis de suivre Jésus-Christ, bien librement, de tout cœur, en m’engageant par les vœux d'obéissance, de pauvreté, de chasteté, pour toujours [...]

Dernier signe du rite de la consécration religieuse : l'anneau. Mgr Castet bénit les anneaux qui seront remis aux Sœurs par la supérieure générale : "... reçois cet anneau, symbole de l'alliance d'amour réalisée entre Dieu et notre humanité dans le Christ, et rappel dans le quotidien de ta consécration au Cœur de Jésus". Et l'engagement, en retour, de la Congrégation qui accueille définitivement chaque Sœur : "Tu fais définitivement partie de notre famille religieuse. Désormais tu auras tout en commun avec nous." A leur premier engagement elles avaient reçu la croix, signe visible de leur consécration, lors de l'engagement définitif elles reçoivent l'anneau, symbole d'alliance.

En guise de conclusion de ce long billet, je reprendrai seulement quelques réactions saisies à la volée à la sortie de l'église : 
- un moment de joie et des cœurs touchés, retournés par cette belle et grande célébration 
- moment de grâce et de joie profonde
- sur vos visages se lisaient la joie de ce moment. Magnifique
- merci Anne-Lise et Anne pour cette célébration priante et joyeuse qui redit au monde qu'on peut vivre pour Dieu seul
- heureuse d'avoir été témoin de votre engagement à toutes les deux
- [cette célébration,] un morceau de ciel
- je suis un peu en conflit avec l’Église et j'y allais un peu à reculons... j'ai été surprise, très marquée par cette célébration, ça me fait réfléchir.

jeudi 13 août 2015

Elles s'engagent définitivement

Depuis plusieurs mois, avec quelques autres jeunes consacrés,  elles ont arpenté les routes de Vendée au volant de leurs fameuses dodoches. Elles sont allées à la rencontre des gens, dans leurs paroisses, sur leurs terres, elles ont témoigné de leur joie de vivre et de leur engagement dans la vie religieuse. Vous les avez certainement rencontrées et vous n'avez pas été déçus.

Anne et Anne-Lise

Cela se passait généralement un samedi ou 4 jours d'été sur les plages de Vendée. Et le reste de la semaine, que faisaient-elles ? Anne-Lise travaillait aux admissions de l'hôpital de Challans et Anne enseignait à l'école de Nieul-le-Dolent. Chacune une profession exercée au milieu de collègues, de patients, d'enfants, un peu comme tout le monde. Et pourtant pas tout à fait comme tout le monde : leur travail, leurs rencontres, leurs joies et leurs peines sont marqués de leur engagement à la suite du Christ dans un souci de proximité et de solidarité selon l'esprit de la Congrégation.

Après plusieurs années de formation, et d'engagement temporaire, au cœur de l'année de la vie consacrée, Anne-Lise et Anne ont choisi de répondre pleinement à l'appel de Dieu dans leur vie et de se consacrer définitivement à Lui dans la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie. Elles nous invitent à être témoins de cet engagement et de les accompagner dans cette démarche par notre présence et notre prière

dimanche 16 août 2015
à 10 h 30 en l'église de Challans (Vendée)


Ne manquons pas ce rendez-vous !


La Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs au fil du temps

La Congrégation est fondée en 1818 par Pierre Monnereau (1787-1856), curé de la paroisse des Brouzils (Vendée).
Pierre Monnereau est un prêtre passionné d’un Dieu qui aime toute personne. Aux lendemains de la Révolution française, il veut retisser, par cet Amour, les liens humains dans sa paroisse.
Il veut que chacun(e) soit touché(e) par la tendresse de Dieu. Il fonde la Congrégation des Religieuses des Sacrés-Cœurs avec des jeunes filles et leur institutrice Angélique Massé (cofondatrice). Il leur communique sa foi vive, son amour du Cœur de Jésus, son goût de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Il les associe à ses préoccupations de pasteur et d’éducateur. « Je les ai consacrées au Cœur de Jésus, qu’elles y fassent leur demeure » (Pierre Monnereau).

Présence dans le monde et en France.
La Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs est présente en France, au Canada, à Madagascar, en République Dominicaine, au Congo et à l'île de la Réunion. Les Sœurs travaillent à l’humanisation et à l’évangélisation dans un esprit d’amour, de proximité et de solidarité avec le peuple dont elles font partie. Elles privilégient les services d’éducation, de santé, de pastorale.

Aujourd’hui, des femmes et des hommes, de toutes conditions de vie les rejoignent comme "Associés" ; le message du Père Monnereau et la vie des sœurs les ont attirés vers la Source du Cœur de Jésus. « Venez à moi vous tous qui peinez ..." (Matthieu 11).