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dimanche 26 février 2017

Comme un veilleur

Il est là devant moi,
emmitouflé jusqu'au sommet de la tête
avec son capuchon noir relevé.
Car le lieu finit par être frais
quand on y reste si longtemps,
sans bouger, à son âge.

Et mon regard et mon esprit
se laissent happer par lui
au détriment de l'Hôte du lieu
pour qui je suis venue.

Il ?
Un vieux moine
assis juste devant moi.
Évidemment il prie...
Mais encore ?
Qu'est-ce que ça veut dire prier
quand il fait ça des heures durant,
tous les jours que Dieu lui donne ?
Dirait-il, comme le paysan du saint Curé d'Ars
"Je L'avise, et Il m'avise" ?

C'est quoi une prière de moine,
seul et silencieux ?
Et le dimanche, comme aujourd'hui,
c'est comme les autres jours ?
De l'horaire qu'on voit, nous, de passage,
c'est bien pareil.
Il est seul ici, dans l'église du monastère,
un dimanche, en plein après midi.
Et les autres, où sont-ils ?
Ses frères, que font-ils ?
Sa sérénité épouse celle du lieu
et devient contagieuse
soudain illuminée par un rayon de soleil perdu.

"Non, il ne dort pas, il ne sommeille pas
le gardien d'Israël" (Psaume 120)

Il veille,
et sa seule présence est apaisante.
Il était là avant moi,
et il y restera après,
comme un veilleur.


samedi 17 septembre 2016

Un démarchage pas comme les autres

Comme beaucoup je déteste le démarchage, quel qu'il soit. Mais cette fois, allez donc savoir pourquoi, je me suis prêtée au jeu de bonne grâce. On a le droit de s'arranger, non ?

Donc elle a commencé par une enquête de satisfaction sur le portage du journal à domicile. Bingo ! Ca tombe bien, c'est parfait, j'en suis contente alors j'y suis allée de mon petit couplet de félicitation et de remerciement pour ce service très matinal, régulier et tout. Oui, ce sont des étudiants qui font ça pour gagner un peu d'argent...

Puis elle a continué sur le fond, le contenu du journal, qu'est-ce que vous lisez en premier (non pas les obsèques, pas moi), qu'est-ce que vous aimeriez y trouver, qu'est-ce qu'on pourrait améliorer...  Pour un peu j'avais un journal sur commande et à défaut de refaire le monde je refaisais le journal. Ah oui, votre dernière page, j'aime bien la dernière page : un regard positif sur des événements ou des tranches de vie. Elle savait s'y prendre la fille. Pour en arriver à sa proposition, parce que c'était quand même bien le but de l'opération, me faire consommer un peu plus et donc me proposer le journal le dimanche, à l'essai pendant un mois, pour un prix intéressant si je m'engage après, et si vraiment ça ne me convient pas je pourrai arrêter, etc. le couplet habituel. On a discuté un moment, ça ne me disait rien du tout et j'ai fini par céder avec l'arrière pensée de ne pas donner suite après l'essai.

Après elle a dû me parler "des autres", entendons par là les Sœurs de ma communauté, avec qui je pourrais en parler et qui seraient peut-être intéressées, elles. Elle a bien compris qu'avec moi ce n'était pas gagné...

Et puis ça s'est terminé comme ça. Enfin non. Remerciements, elle était contente : merci d'avoir pu parler avec vous, c'est rare d'avoir un tel accueil, et puis merci pour ce que vous êtes, pour vos prières. C'est important ça vos prières. Ma grand mère disait toujours : si le monde tient encore debout c'est grâce aux prières des Sœurs. Alors là vous avez de quoi faire ! Merci. Continuez.

J'étais toute éberluée de cette façon de conclure une conversation à caractère commercial. Avec une inconnue, quelqu'un que je ne retrouverai jamais. Un joli message que je transmets à tous ceux et celles qui ont cette mission de prier pour le monde et pour l’Église. On nous y attend !


samedi 14 novembre 2015

Pray for Paris

Ce soir-là j'avais bouclé l'ordinateur de bonne heure, préférant bouquiner à surfer.
Le lendemain matin, quand le radio réveil s'est mis en marche, encore dans un demi sommeil, j'entendais des propos bizarres : 120 morts, 200 blessés, Bataclan, Paris... ce n'était pas encore l'heure des infos, je croyais entendre le récit d'un événement lointain et pourtant je sentais émotion et stress dans les voix. Il m'a fallu du temps pour réaliser que "ça" s'était passé dans la nuit. Pour la mise à jour les réseaux ont ensuite bien fait leur boulot.

Un choc national et mondial incontestable. Un élan formidable de soutien, de solidarité avec les victimes et tout le peuple Français.
Et en même  temps cette impuissance qui nous envahit : que faire ? A notre niveau, surtout si on est loin, on ne voit  pas grand chose qui paraisse efficace. Pourtant un certain nombre de petits gestes qui en soi, apparemment, ne changent rien, mais qui tous ensemble manifestent solidarité, refus de la violence : une bougie sur la fenêtre, une minute de silence, les cloches des églises qui sonnent. On a vu ça pour le 7 janvier, on le voit à nouveau pour ce 13 novembre.

Et puis il y a la prière. Une initiative des évêques, bien et rapidement relayée dans les paroisses. Des temps de prière sont proposés dès aujourd'hui et les jours suivants : chapelet, veillée de prière, messe... Certes la prière ne nous rendra pas nos morts, ne guérira pas les blessés. Et cela a pu susciter quelques réactions agacées (voir tweets ci-dessous). Mais la prière pour changer notre cœur et ne pas céder à la violence, à l'esprit de vengeance qui engendre l'escalade. Dans son message le Cardinal Vingt-Trois invite à prier pour notre pays afin qu’ensemble nous demeurions dans l’unité et la paix des cœurs. [...] que personne ne se laisse aller à l’affolement ou à la haine. Demandons la grâce d’être des artisans de paix. Nous ne devons jamais désespérer de la paix, si on construit la justice.

Non, la prière ce n'est pas un truc bisounours. C'est à la fois reconnaître notre pauvreté face aux événements et implorer la grâce de Dieu pour apaiser nos sentiments de violence et de vengeance. Et en cela elle nous engage à être bâtisseurs de paix au quotidien. Bisounours, ça ? La grâce que nous demandons,  Dieu ne manquera pas de nous la donner, mais elle ne nous dispense pas de nous retrousser les manches...



mardi 6 mai 2014

Pleure, ô mon coeur

La souffrance est un grand mystère...
Aucune échelle ne la peut mesurer...
Aucun être vivant ne la peut comparer à une autre...
La tienne t'appartient,
la mienne est mienne.
La partager est une utopie
Et pourtant j'en ressens quelque chose.
Oser te dire "Je te comprends"
Oser "Je partage ta souffrance"
me paraît incongru, indécent
et pourtant tu me remercies de ma compassion.
Oser te dire "Je prie pour toi"
te réconforte réellement
et ne me dédouane d'aucun accompagnement.
Pleure ton coeur
tandis que tes yeux demeurent souriants.
Et soudain la souffrance prend forme de croix
et tu y consens.
Alors laisse-la aller jusqu'au troisième jour,
laisse-la éclater en Résurrection,
en vie nouvelle.
Pardon de te dire ça...
(serais-je capable de l'accueillir moi-même ?)
mais ta foi et ton espérance
sont à cette mesure,
je sais, j'ai vu, j'ai entendu.
Pleure, mon cœur,
Pleure en paix ô ton cœur.

mardi 4 mars 2014

Je veux être heureuse pendant le Carême

Ça a commencé comme ça. Au début du repas elle nous a dit avec un beau sourire : "Je trouve que les textes d'aujourd'hui nous préparent bien au Carême... Je ne sais pas si c'est toujours comme ça, je ne me souviens pas, mais aujourd'hui je trouve que ça tombe bien ". Et moi, avec mon esprit so cartésien de lui répondre : pas sûr, parce que le dimanche qui précède le mercredi des Cendres n'est pas toujours le 8e du temps ordinaire. J'oubliais par là que la Parole de Dieu nous parle toujours au creux de nos attentes, de nos disponibilités latentes et pas en fonction d'un calendrier, fut-il liturgique.

Et elle a continué : j'aime bien le Carême, plus que l'Avent. Il y a plein de propositions, d'occasions de prière, d'échanges, de partages... Et puis on a le temps... l'Avent ça passe trop vite ! Heureuse parce que Jésus nous veut heureux... et puis il y a Pâques au bout.

Surprenante, inattendue réflexion que j'ai trouvée magnifique malgré ma réponse un peu lourde. Le Carême qui évoque plus effort, renoncement, pénitence, abstinence, enfin plein de choses pas très agréables, avec des mots gris, et qu'on n'est peut-être pas porté à faire spontanément. Je trouve merveilleux d'aborder ce temps fort de vie liturgique et en Eglise dans cette disposition d'y trouver le bonheur.
Ïmage CCFD - Carême 2014

Et comme le Carême, et même Pâques, n'est pas le bout, elle a repris : Je veux être heureuse pendant le Carême... et jusqu'au bout de ma vie.

Non ce n'est pas un détournement, ce n'est pas incompatible avec l'esprit de conversion propre au Carême. Elle a raison Germaine de partir de ce pied et elle nous entraîne.

Ami lecteur je te souhaite de trouver le bonheur sur ta route de Carême et de marche vers Pâques.




Et pour nous aider il y a plein de pistes, internet est d'une grande richesse, avec des sites et des propositions de valeur. Quelques éléments :
- Message du Pape François pour ce Carême 2014
- La paroisse St Hilaire de Fontenay offre un riche programme
- La paroisse d'à côté, Sainte Marie en Plaine et Marais, propose une méditation chaque jour, envoyée dans la boîte mail des inscrits
- Le site de l'Eglise de France
- Les Dominicains de Lille avec le Carême dans la ville
- "Le Carême, chemin de foi" sur une proposition du CCFD-Terre solidaire

liste non exhaustive... 

Et puis il y a aussi les blogs de mes amis, qui parlent bien aussi du Carême : François et Corine. A suivre...




samedi 8 février 2014

Dimanche de la santé et Journée Mondiale des Malades

Après la journée de la vie consacrée et le dimanche des vocations, voici le dimanche de la santé et la journée mondiale des malades. Là aussi, ne pas confondre, même si ça se ressemble bien et si beaucoup ne font pas la différence ! Je me fais gentiment reprendre par le diacre de la paroisse responsable du SEM (Service Évangélique des Malades) chaque fois que j'emploie une expression pour l'autre.

La Journée Mondiale des Malades date de 1992, instituée par Jean-Paul II et qu'il a fixée chaque année au 11 février, jour anniversaire des apparitions de la Vierge Marie à Bernadette à Lourdes. Lourdes haut lieu de prière, de guérisons et de miracles.

La Journée Mondiale des Malades porte une attention toute particulière aux personnes éprouvées dans leur santé, avec un message du Pape chaque année. Ainsi s'exprimait Benoît XVI le 11 février 2007 pour la 15e journée : "Et c'est précisément à nos frères particulièrement éprouvés que la Journée mondiale des Malades d'aujourd'hui consacre son attention. C'est à eux que nous voudrions communiquer la proximité matérielle et spirituelle de la communauté chrétienne tout entière. Il est important de ne pas les laisser dans l'abandon et dans la solitude, alors qu'ils doivent affronter un moment aussi délicat de leur vie." 

Plus récent le dimanche de la santé s'est développé progressivement à l'initiative de quelques diocèses du Nord de la France (Lille, Arras, Cambrai) et s'est généralisé à partir du jubilé de l'an 2000. Il est désormais célébré dans quasiment tous les diocèses le dimanche le plus proche du 11 février. Cette année le 9 février, avec pour thème la confiance : Sur un chemin de confiance.

Confiance. Un mot tout simple de la vie courante et en même temps bien compliqué !
Donner sa confiance c'est accepter un appui, un soin, une aide, une main qui vous guide, un regard qui comprend, un sourire, un geste qui apaise... C'est accompagner la personne dans le respect de son parcours, la laisser se projeter dans un avenir même impossible.
Le dimanche de la santé tourné vers les malades, les soignants, tous ceux qui accompagnent les malades d'une manière ou d'une autre. Leur porter une attention toute particulière et leur donner place dans nos communautés. Invitation aussi à une réflexion sur notre propre santé, ce bien qu'on apprécie mal quand on a le bonheur de l'avoir, ce bien dont nous sommes responsables et dont nous avons à prendre soin.

Une prière pour ce dimanche de la santé 2014 :

Seigneur, sois mon rocher

Au cœur des tempêtes qui secouent ma vie,
Seigneur, apprends-moi à me reposer en Toi.
Au cœur des doutes qui m'assaillent, 
Seigneur, apprends-moi à me fier à Toi,
Au cœur des peurs qui me troublent,
Seigneur, sois mon rocher.

Tu sais les difficultés de mon chemin, 
Tu connais ses escarpements et ses ravins.
Pour choisir chaque jour la confiance,
pour décider de Te faire confiance chaque matin,
donne-moi de ne jamais lâcher Ta main
et donne-moi des frères pour aller vers demain.


lundi 3 février 2014

Chandeleur au monastère

Abbaye de Bellefontaine
Quelle idée d'aller dans un monastère pour la chandeleur ? Sachant que la chandeleur ce n'est pas que les crêpes mais aussi et d'abord la fête de la lumière (d'où le nom), fête de la Présentation de Jésus au Temple. Je ne me souviens pas avoir marqué cette fête avec une telle solennité. Que cette année ce soit un dimanche y a peut-être contribué. Dimanche, fête de la Présentation, journée de la vie consacrée, c'était une magnifique journée avec les cisterciens de Bellefontaine.


Les quelques hôtes que nous étions à l'office des Laudes avons été invités à passer la porte pour pénétrer dans le cloître. Lieu de clôture, réservé aux moines, on y entre avec un mélange de curiosité, de respect et de recueillement. Dans la pénombre brille le cierge pascal auquel seront allumés chacun de nos cierges, élargissant peu à peu la lumière dans ce silence monacal et matinal. Les moines dans leurs coules blanches ouvrent la procession grande, sobre, belle. Nous suivons, autour du cloître, au chant de Fille de Sion réjouis-toi. La procession s'achève dans l'église, jusqu'à l'autel où chacun remet son cierge au Père abbé qui le plante dans une vasque de sable, à côté du cierge pascal. Geste symbolique, silencieux, auquel chacun peut donner le sens qu'il veut. Cierge allumé au cierge pascal. Cierge porté en procession à l'image de notre chemin de vie. Procession qui commence dans l'ombre et s'achève à l'autel, dans la lumière. Cierge remis au pasteur, comme le don de soi renouvelé. Cierge pascal au commencement et à la fin... Chandeleur, fête de la lumière. Lumière du Christ, lumière qui éclaire les nations comme dit Syméon, lumière en nos cœurs. 

Abbaye de Bellefontaine
Détail du portail Sud



Une grâce ces quelques jours de retrait, 
de prière rythmée et soutenue par celle des moines, 
le silence et la paix des lieux, 
la liturgie belle et ample.

Que ta lumière révélée ce jour 
ne cesse de nous accompagner.

jeudi 5 septembre 2013

Prière pour la Paix

Ce billet fait suite au précédent... L'histoire d'un Pape qui fait tout pour la Paix dans le monde, et en Syrie en particulier, qui décide une journée de prière et de jeûne pour 6 jours après. Quelques uns ont réagi rapidement, d'autres ont été plus posés, mais aujourd'hui à J - 2 (ou J + 4 ça dépend comment on regarde), beaucoup de diocèses ont réagi, des évêques ont fait des déclarations, des propositions se mettent en place. A l'initiative de quelques webmasters et blogueurs une page Facebook, Pour la Paix en Syrie, au Moyen Orient et dans le monde a été créée et ouverte ce matin avec pour objectif de
  • diffuser le plus largement possible les invitations à la prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient et dans le monde,
  • proposer des articles ou des éléments de réflexion qui permettent de crédibiliser une issue pacifique et négociée des crises en cours, en particulier en Syrie,
  • soutenir les peuples en guerre, plus particulièrement les minorités chrétiennes de Syrie, pour qu’ils sachent qu’ils ne sont pas oubliés
Je suis impressionnée par la rapidité à laquelle elle se diffuse. Vraiment il faut aller voir cette page (et aussi la liker bien sûr).

Mon intention n'est pas de détailler ici toutes les propositions qui fleurissent et se multiplient surtout depuis aujourd'hui, je renvoie chacun à son diocèse, sa paroisse, et me contente ici de relayer ce qui est proposé par la paroisse St Hilaire de Fontenay :

♦ dans son message de dimanche le Pape François invitait les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté à s’unir à cette initiative, par la manière qu’ils retiendront la plus opportune, c'est pourquoi nous proposons un Silence pour la Paix ouvert à tous sans distinction de confession,
♦ pour la prière, la messe du samedi soir sera célébrée pour la Paix
♦ et un temps d'adoration eucharistique est proposé de 20 h à 21 h.

L'appel du Pape est pressant, la situation est grave... L’humanité a besoin de voir des gestes de paix et d’entendre des paroles d’espérance et de paix ! Je demande à toutes les Églises particulières, outre le fait de vivre cette journée de jeûne, d’organiser des actions liturgiques à cette intention.

Que le cri de la paix s’élève pour arriver au cœur de tous 
et que tous déposent les armes et se laissent guider par le souffle de la paix

Samedi soir, place St Pierre à Rome, de 19 h à 24 h, le Pape François présidera la veillée de prière. Il sera possible de suivre en direct cette veillée sur la chaîne KTO ou sur le site du  Jour du Seigneur      

Et vous dans votre paroisse... qu'est-ce que vous proposez ?

Quelques documents :
Texte français du Pape François et vidéo de l'angelus du 1er septembre 2013
Message du Conseil Pontifical pour la famille où Mgr Vincenzo Paglia invite à accueillir la proposition du Pape et à la vivre en famille. Il s'adresse ainsi aux parents, aux grands-parents et aux jeunes.



lundi 2 septembre 2013

Une journée de jeûne et de prière pour la paix

Encore une fois il a mis le feu à Facebook. IL ?... devinez qui...

Ce n'est pas la première fois qu'il fait le coup. Annoncer un événement planétaire comme ça, juste quelques jours avant, il récidive. Fin mai il l'avait déjà fait, on avait 5 jours pour se retourner. Et ça avait marché à fond. Peut-être justement parce que le délai était court tout le monde avait relayé l'info. Facebook et Twitter ont chauffé dur. Le résultat a été étonnant : forte mobilisation pour l'adoration eucharistique planétaire, et le court délai n'a pas été un obstacle.

Et voilà qu'hier il recommence ! Place St Pierre, au moment de l'angélus, il fait part de sa souffrance face au conflit syrien et de son angoisse face aux développements dramatiques qui s'annoncent, reprenant  l'exclamation de Paul VI à l'ONU, à l'occasion du 20e anniversaire de l'Organisation, le 4 octobre 1965, à New-York : "jamais plus la guerre !"

Il termine en annonçant une journée de prière et de jeûne le 7 septembre :
Voilà pourquoi, frères et sœurs, j’ai décidé d’organiser pour toute l’Église, le 7 septembre prochain, veille de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient, et dans le monde entier, et j’invite aussi à s’unir à cette initiative, par la manière qu’ils retiendront la plus opportune, les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté.

© Stéphane Lemessin - Sophie Nouaille - Clémence Le Grelle

Il lance l'appel, et il nous fait confiance pour le diffuser. Et on a peu de temps. Comme en mai certains ont réagi rapidement sur les réseaux sociaux, se sont mobilisés pour diffuser l'information, "créer un événement" pour mieux le répercuter. On a aurait aimé un seul mouvement proposé par la l’Église de France  par exemple, mais là aussi ils ont dû être pris de court. Alors à coup de messages on s'est mis d'accord, à défaut d'un événement national, au moins un visuel commun à reprendre par les diverses instances qui vont répercuter cet appel du Pape. Ils sont trois à avoir enfanté ce visuel, de Metz à Nantes, en passant par Versailles. Lecteur, à ton tour fais-le savoir.

Texte intégral du message du Pape (en français) et vidéo.

Mais dis-donc François, aurais-tu foi aussi dans les réseaux sociaux pour nous faire des coups pareils ? Et tu as la chance d'être Pape aujourd'hui, il y a 30 ans ça n'aurait pas marché comme ça, il aurait fallu y penser plus tôt pour mobiliser ainsi !

Ah, au fait, sur Facebook c'est par là,  faites tourner.


dimanche 2 juin 2013

Une adoration eucharistique planétaire

Il semblerait qu'on ait vécu aujourd'hui un événement d'envergure planétaire sans vraiment l'avoir vu venir.
C'est seulement en milieu de semaine que le Pape demandait une heure d'adoration en coordination avec toutes les cathédrales du monde, le dimanche 2 juin de  17 h à 18 h. Il ne doute de rien François : annoncer ça le 28 mai pour le 2 juin c'est à peine sérieux. Il inscrit cette initiative dans le cadre de l'Année de la Foi, et choisit le jour où l’Église célèbre la fête du Corps et du Sang du Christ. Je ne voudrais pas en rajouter, mais reconnaissons que les réseaux sociaux ont la part belle dans la réussite de cette initiative. Sitôt faite, sitôt relayée par les conférences épiscopales la proposition est arrivée rapidement dans les diocèses, paroisses, Congrégations religieuses et monastères, mouvements etc. Ça a fait un vrai buzz on the web.
Il faut dire aussi que pour l'organisationnel une heure d'adoration ne demande pas grande préparation. Et qu'après tout il fallait surtout sensibiliser les gens et le faire savoir.
Inviter tous les catholiques à prier ensemble, au même moment, en union avec le Pape et à ses intentions (pour l’Église et pour les personnes qui  souffrent), c'était une première ; on parle même "d'événement historique".

Et bien ça s'est fait et ça a superbement bien marché, si je peux me permettre de parler ainsi... Bien sûr à Fontenay nous avons eu ce temps d'adoration eucharistique, de 17 h à 18 h. Malgré une annonce un peu tardive, beaucoup de gens se sont déplacés, et de tous âges. A une heure pas vraiment confortable en cette saison et par une belle journée ensoleillée  qui, comme chacun sait cette année, est quasiment aussi un événement historique. Une heure de prière silencieuse ensemble avec Jésus Eucharistie. Une heure pour aimer et se laisser par le Christ, de cette intimité qui renouvelle et renvoie vers les frères.


samedi 30 mars 2013

Un Calvaire à deux croix

Hier matin quand je suis arrivée à l'oratoire de la communauté, Laetitia avait installé cette peinture sur un chevalet, bien en vue.



Un calvaire, c'était tout à fait le jour, vendredi saint. Il a soutenu ma prière tout en m'interrogeant quelque peu sur le nombre de croix, mais sans vraiment m'y arrêter. Elle me plaisait bien cette photo dans son style. Je remarquais une zone d'ombre à droite et déjà toute la lumière sur le corps de Jésus crucifié. Au pied de la croix, Marie à genoux et près d'elle le disciple que Jésus aimait. Le soldat avec la tunique de Jésus, celui à qui elle est revenue après tirage au sort ? (Jean 19, 24). Contemplation de la scène un peu en retrait de celle-ci.

Puis nous avons prié les Laudes ensemble, et à la fin de l'intercession, au moment des intentions libres, Laetitia a pris la parole.

Avec cette image je prie pour Lucien. A la prison où je faisais des visites on lui avait demandé de peindre le récit de la crucifixion. Lucien n'était pas croyant, mais il avait des talents d'aquarelliste. Il a lu le texte et il a dessiné comment cela résonnait en lui. Alors je lui ai dit : 
- mais tu as vu, tu n'as dessiné que deux croix... dans le texte il y en a trois...
- oui... mais la troisième c'est moi qui la porte...

Lucien a beaucoup souffert d'incompréhension, d'accusations fausses, de rejet, même après avoir purgé une peine non méritée. A sa sortie de prison il s'est un peu reconstruit grâce à des appels à ses capacités d'artiste, de bricoleur, d'électricien. Il ne semble pas qu'il se soit converti... et pourtant il a tout compris du mystère de la croix. Prions pour qu'il lui soit donné d'aller jusqu'au mystère de la Résurrection.

Je pensais encore à Lucien hier soir dans la grande intercession du Vendredi Saint :

Dieu éternel et tout-puissant, 
toi qui as créé les hommes pour qu'ils te cherchent de tout leur cœur 
et que leur cœur s'apaise en te trouvant,
fais qu'au milieu des difficultés de ce monde tous puissent discerner les signes de ta bonté 
et rencontrer des témoins de ton amour : 
qu'ils aient le bonheur de te reconnaître, toi, le seul vrai Dieu et le Père de tous les hommes.



vendredi 29 mars 2013

Nuit d'adoration

Détail bas-relief - Abbaye ND des Neiges
Va-t-on parler d'habitude, de coutume, de tradition... un de ces mots pour désigner une action qui se produit et se transmet régulièrement depuis un certain temps ?

C'était il y a 4 ans, à l’initiative du groupe qui avait lancé l'adoration eucharistique mensuelle. Chaque mardi soir, de 20 h à 21 h, un temps d'adoration pour les volontaires. Ils ont eu l'audace de proposer toute une nuit d'adoration après la célébration de la Cène, le Jeudi Saint. Un peu d'organisation et de stress pour assurer un minimum de présence tout au long de la nuit, surtout au creux de la nuit. Et ça a marché. Et ça marche ainsi depuis 4 ans. Donc la nuit dernière c'était la 5ème édition de la nuit d'adoration.

Et pourquoi toute une nuit d'adoration ? Et pourquoi ce jour-là ? L'évangile nous dit qu'après le dernier repas avec ses disciples, après l'annonce du reniement de Judas et de Pierre, après l'annonce de l'abandon des disciples (tout va mal)  Jésus va prier au Jardin de Gethsémani. Ses disciples le suivent. Il les arrête : restez ici, veillez avec moi, priez. Et lui-même va plus loin prier. On sait que leur veille n'aura pas été glorieuse, ils ne pouvaient garder les yeux ouverts (Mt 26, 43).

Aujourd'hui, ce temps de prière au cœur de la nuit, entre Cène et crucifiement, pour nous unir, en sa présence, à la prière de Jésus au Jardin des Oliviers. Temps gratuit où l'on se retrouve face à soi-même et face à son Dieu. Toute la nuit des veilleurs se sont relayés, même au plus profond de la nuit. Et pas que des personnes d'un certain âge, mais de toutes générations. Au petit jour ils sont encore nombreux pour la dernière heure. Un papa et sa fille avant d'aller au bureau ou au lycée. Maman est restée à la maison avec les plus petits, mais elle est venue au cœur de la nuit, aux heures les plus difficiles. Et ceux-là n'étaient pas là que pour eux mais ils étaient l’Église qui veille et prie avec son Sauveur.

A ceux-là, Seigneur, tu ne peux pas dire : "Vous n'avez pas été capables de veiller avec moi même une heure ?" (Mt 26, 40).

lundi 25 février 2013

20 secondes de silence... c'est long

Hier soir au 20 h de France 2 Laurent Delahousse avait invité Muriel Robin à l'occasion de son retour sur scène après 8 ans d'absence.  A force de tout faire pour les autres elle en a fait un burnout, selon ses propres mots. Et alors comment on se remet ?

Et Muriel de nous expliquer qu'il lui a fallu prendre du temps pour elle. Il faut du temps pour se ressembler, pour régler des choses, pour s'occuper de soi.

On parle souvent du lâcher prise... c'est important... faire une pause, apprécier le silence... C'est rare aujourd'hui le silence, il faut toujours remplir, mettre de la musique... à la télé, partout.
Et elle lui coupe la parole :

-  vous voulez qu'on fasse un moment de silence ?
-  30 secondes,
-  30 ? on essaie
-  pas plus... 30 maxi
-  bon, on fait 20.

Surpris, il a sûrement aussi eu peur Laurent : un silence à la télé ! (Peut-être même a-t-il eu une mise en garde de ses chefs via l'oreillette). Et c'est parti. C'est vrai que ça fait drôle quelques secondes de silence à la télé.

"Voilà ça fait à peu près 20 secondes..."
elle a éclaté de rire.
Oui Monsieur Delahousse, vraiment à peu près, ça en fait à peine 15. Mais c'est quand même long 15 secondes de silence à la télé. Vous ne nous avez vraiment pas habitués à ça.

Originale, inattendue et amusante la propositon de Muriel Robin, mais pourquoi pas. Fallait oser. Et elle nous renvoie la balle. Le silence c'est possible.
Le silence rare aujourd'hui, fait peur, alors on le raccourcit  avec plein de bonnes raisons pour ne pas le faire durer. Pourtant un peu pratiqué, il apaise, repose, permet de se ressourcer, de prendre du recul... Pour le chrétien il est le lieu de la prière, de la rencontre avec Dieu, et prépare aussi la rencontre de l'autre...

Quels espaces de silence dans ma vie ?

L'interview de Muriel Robin
(la minute les 15 secondes de silence c'est à 6 mn 50)

mardi 11 septembre 2012

Roulez dans le bonheur

Ils se démènent dur les paroissiens du petit relais de Longèves pour faire vivre leur église, pour lutter contre l'hémorragie vers la ville voisine qui a déjà détourné  écoliers et travailleurs.
Et parmi leurs actions il y a la fête de la Saint Christophe,  parce que l'église du village est sous son patronage. Et puisqu'il est également le patron des automobilistes ils ont eu l'idée d'associer à cette fête, après la messe, une bénédiction des voitures et aussi des vélos, et des motos, et des quads cette année...
Timide la première année ce rite a pris de l'assurance et de l'ampleur. Dimanche pour sa 5e édition la fête était vraiment réussie.

J'avoue faire partie des timides et m'être lancée dans l'aventure un peu par devoir. Mais en 5 ans j'ai eu le temps de regarder les choses un peu autrement.

La messe... c'était la messe... mais avec ce fil rouge de l'attention à l'autre, de la fraternité, cette analogie entre la conduite d'un véhicule et la conduite de sa vie, et des prières de circonstance.

Une demande de pardon qui n'avait rien à envier à celles des autres messes :
♦ pardon pour nos manques de courtoisie, de correction et de prudence au volant,
♦ pardon pour toutes les fois où l’automobile a été pour nous un moyen d’exprimer le pouvoir et la domination au lieu d’être source de partage et de solidarité,
♦ pardon pour notre inconscience face aux dangers de la route et pour notre manque de respect envers notre prochain.

L'homélie était toute tournée vers l'accueil, l'attention à l'autre, la simple civilité, que nous soyons conducteur ou piéton.

Au memento des défunts l'assemblée était invitée à se souvenir de tous ceux qui nous ont quittés, victimes d'accidents de la route. J'avais juste en face de moi ce papa qui a perdu un fils de 19 ans dans un accident de voiture, ce jeune que j'ai  bien connu...

Et pour terminer, la prière de l'automobiliste et la prière des mototouristes de Porcaro, haut lieu de pèlerinage des motards.

Après la messe c'était la procession des engins pour la bénédiction. Bénédiction de l'engin ou bénédiction du conducteur ? Ou les deux ?... Et pour chacun un mot bienveillant accompagnait le coup de goupillon :
- Que le Seigneur vous bénisse, qu'il vous donne sa paix, sa lumière, et qu'il vous conduise jusqu'à Lui
- Que Dieu soit toujours avec vous, que vous puissiez rouler dans la paix du Christ, que le Seigneur vous bénisse et vous garde.

Et il n'en avait jamais tant béni de ces engins roulants le curé !

Et si être chrétien c'était aussi là, à son volant, à son guidon ? Alors on peut bien en faire une raison de prier, non ?...

lundi 20 août 2012

Une expérience à durer

Au seuil des semaines estivales la plupart des bonnes revues cathos n'ont pas manqué l'épisode Retraite. Chacune y est allée de son article, certaines en ont même fait un numéro spécial.

Profiter des vacances, du temps devenu disponible pour prendre quelques jours de retrait. Diversité des propositions, diversité des motivations : avant de prendre une décision importante... au terme d'une année faire le point et repartir... recharger les batteries... ou tout simplement quelques jours de silence et de prière dans un monastère, seul, en couple, en famille... Tout cela a été très bien décrit et appuyé de témoignages enthousiastes.

Comme chaque année je me suis livrée, moi aussi, à cet exercice de la retraite, et j'en arrive.
Une semaine, à l'orée de la Bretagne, dans un cadre magnifique de verdure et de silence, ça aide bien.
Sans rien retirer aux témoignages cités ci-dessus, pour moi la retraite c'est parfois un moment ardu, aride. Une expérience à vivre dans la durée. Une expérience à durer...

Durer dans le silence... Un silence rare, dense et profond. Pas un gazouillement d'oiseau, pas le moindre bourdonnement d'une mouche, pas même le vent dans les feuillages. Silence impressionnant... silence assourdissant... (oui, je sais, je pique l'expression à quelqu'un, mais je ne sais plus qui...)
Bois et lande de La Roche du Theil (Redon, Ille et Vilaine)

Durer sous le ciel gris, maussade et moutonnant, toujours prêt à lâcher un crachin. Car j'ai appris qu'en Bretagne il fait beau simplement quand il ne pleut pas... Ce ciel chagrin qui me donne le blues, surtout en ces jours d'été où on devrait plutôt avoir rendez-vous avec le soleil...

Durer dans la prière aride... même si le prédicateur a été excellent juste avant. Il n'y est pour rien. Il n'y a pas forcément de rapport. Être là, tout simplement... Durer...

Durer dans la contemplation de la nature, sa grandeur, sa beauté, son immensité... laisser venir l'angoisse engendrée par l'infiniment grand, l'éternité, la vie, la mort...

Et, cerise sur le gâteau cette année, durer dans la souffrance d'une crise d'arthrose qui s’incruste comme une mal élevée dans un scénario où elle n'était pas invitée. Être soudain contrainte à se limiter aux seuls déplacements impératifs... ça change vraiment la donne et le cours des choses ! Alors que la forêt ouvre grand ses allées et invite à de belles escapades. 

Durer dans le temps qui soudain prend son temps. Hier fébrile, aujourd'hui léthargique, il s'étire et se traîne mollement du levant au couchant du soleil...

Durer dans le "jeûne" d'internet et ses réseaux... Perdre le fil de la toile, ne plus savoir ce qui s'y passe, ce que font les "amis"... ne plus suivre les billets de mes blogs préférés... Être larguée quelques jours, ce n'est pas mortel... Une autre forme de silence.

Durer... durer en tout cela et finir par LE rencontrer, car c'est bien de cela qu'il s'agit...

samedi 30 juin 2012

Heureuse dans ma mission


Tous les ans à cette époque elles se retrouvent pour partager ce que fut leur année. Ce qu'elles font, comment elles s'y prennent, ce qu'elles mettent en œuvre, joies et difficultés, projets et espérance pour l'avenir.

Elles ? Les LEME du doyenné. LEME ? Laïcs En Mission Ecclésiale. Elles, parce que, ici, ce ne sont que des femmes.

La plupart sont en mission pour la catéchèse, des enfants et des ados, mais quand elles se sont retrouvées, hier, il y avait aussi une responsable de la pastorale familiale du diocèse et une aumônier d'hôpital.

Et chacune y va de sa relecture d'année et des questions qu'elle doit affronter et résoudre.  Le caté, à quel rythme : hebdomadaire ? temps fort ? une heure trente ? deux heures ? mardi soir ? mercredi matin ?  samedi matin ? L'éternel conflit caté-foot-judo-danse-piano... S'il n'y a pas des parents motivés et qui s'engagent sérieusement il aura vite fait son choix le petit rejeton.

Mais aussi la joie d'être relayée auprès des enfants par une équipe de catéchistes dynamiques, de rencontrer des parents qui accompagnent leurs enfants et les soutiennent dans leur démarche, d'un vrai temps de prière en groupe de caté à chaque rencontre. La découverte et la mise en œuvre de Christos, le nouveau parcours de Confirmation du diocèse, exigeant mais riche et proche des jeunes, et la participation des tuteurs... qu'il a fallu trouver...

La plupart ont terminé leur intervention par "et je suis heureuse dans ma mission". Celles qui ne l'ont pas dit avec ces mots-là ont exprimé autrement la même joie d'être au service de l’Église et de l'annonce de la Bonne Nouvelle dans la mission qui leur a été confiée par l'Eglise-même.

Et la rencontre de travail s'est terminée autour d’un repas, reflet des talents et des goûts des unes et des autres. Elles m'avaient invitée pour ce temps de convivialité ainsi que les prêtres disponibles et le diacre permanent. On a aussi marqué le départ d'Annie qui termine cette année sa mission à l'aumônerie de l’enseignement public où elle est depuis 6 ans. Petit cadeau en souvenir de ces années de travail ensemble.

Riche temps de partage d’expériences, et d’encouragement mutuel.


NB - Présentation du parcours de Confirmation Christos, par l'un de ses auteurs

jeudi 28 juin 2012

Maison Angélique Massé

Bien sûr tout le monde connaît Angélique Massé, je me contenterai donc de présenter succinctement cette sainte femme.

Angélique est née à Craon (Mayenne) le 22 janvier 1761 et arrive en Vendée aux environs de 1807 au petit village des Brouzils où elle s'emploie avec beaucoup de dévouement à l'instruction des enfants du village. Avec deux autres jeunes filles de la paroisse elle est repérée par le curé, le Père Pierre Monnereau, qui les réunit toutes les trois et projette de fonder une communauté de Sœurs. Le projet aboutira en mars 1818 par l'engagement des trois femmes par vœux de pauvreté, chasteté, obéissance. Ainsi est née la Congrégation des Sœurs des Sacrés Cœurs. Angélique Massé, première supérieure de la Congrégation, mourra le 29 septembre 1824.

Voilà pour la présentation de la dame.
Elle vient de donner son nom à un projet de Congrégation à l'attention de jeunes filles, étudiantes ou professionnelles.

La proposition s'adresse à des jeunes désireuses de vivre ensemble
  • pour  expérimenter la vie fraternelle (avec services quotidiens, temps de convivialité), 
  • vivre dans un climat favorable aux études ou au travail professionnel,
  • pour nourrir une vie Chrétienne, prier ensemble, vivre la relecture de vie, avec l’accompagnement d’une équipe : une sœur responsable, un couple, un prêtre accompagnateur,
  • pour approfondir sa vie de baptisée par des réflexions, des enseignements, des témoignages… en particulier avec les propositions de la Mission Étudiante (catéchèses, célébrations...),
  • en proximité d’une Communauté de Sœurs des Sacrés Cœurs (dans laquelle vit la responsable de la Maison),
  • pour un discernement d’un chemin de vie dans la société et dans l’Église.
De septembre 2012 à juin 2013, choisir de vivre ce projet à la Maison Angélique Massé, en plein coeur de La Roche-sur-Yon, pour quatre jeunes filles motivées par cette expérience.

Ce projet est le fruit d'une réflexion de Congrégation, en lien avec la Mission étudiante de Vendée et en réponse à un appel suscité par le diocèse.

♦ Renseignements complémentaires, tract de présentation 

♦ La Maison Angélique Massé sur Facebook 


mercredi 7 mars 2012

Entre résolution et procrastination*

Ce matin, en ouvrant mon petit missel de poche, je suis tombée sur une prière toute simple que j'ai bien aimée. Auteur inconnu précisait le livret.

                                                 Aide-moi à donner...
Seigneur, aujourd'hui, tu m'appelles à donner,
voilà un appel de plus.
Bien sûr je suis assez d'accord,
mais j'ai tellement de choses à faire...
Je verrai demain !
N'est-ce pas le plus important d'être "assez d'accord" ?
Je vais mûrir ma décision.
Mais Seigneur, si tel est mon désir,
si tel est ton désir,
aide-moi aujourd'hui à le réaliser.
Aide-moi simplement à décider de donner, et qu'il en soit ainsi.

J'ai commencé par me dire qu'on pouvait remplacer le verbe donner par presque n'importe quel autre verbe :  partager, écouter, rendre service, rendre visite, pardonner... et que cela ne changeait quasiment rien à la prière. Ce n'était donc pas là l'essentiel de la prière. J'ai donc privilégié le "tu m'appelles" et la suite. Bien vue la suite.

Mais pourquoi donc  faut-il qu'il y ait toujours quelque chose de plus pressé, de plus urgent, de plus intéressant qui fasse remettre à demain cet appel qui me titille. Et combien de bonnes raisons pour justifier ce "je verrai demain" : je serai plus disponible, plus en forme, je vais réfléchir, je vais m'organiser, et puis il faut absolument que je termine ce travail... Et voilà comment on procrastine et on n'avance pas à force de reporter sous prétexte que ce sera mieux demain et que je serai mieux disposée et que les conditions seront meilleures, et que... et que...

Comme ces bonnes résolutions qu'on commencera demain...

Seigneur, aide-moi simplement à décider de répondre à ton appel discret... et à m'y tenir.

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*La procrastination (du latin pro et crastinus qui signifie "demain") est une tendance à remettre systématiquement au lendemain quelques actions (qu’elles soient limitées à un domaine précis de la vie quotidienne ou non). Le « retardataire chronique », appelé procrastinateur, n’arrive pas à se « mettre au travail », surtout lorsque cela ne lui procure pas de satisfaction immédiate.


vendredi 2 mars 2012

Avec les femmes de Malaisie


Tous les ans, le premier vendredi de mars a lieu la Journée Mondiale de Prière des femmes (JMP).

La JMP est un mouvement international de femmes issues de toutes confessions chrétiennes et qui organise chaque année, dans le monde entier, une journée de prière, d'action et de solidarité. Par la JMP les femmes affirment que prière et action jouent un rôle essentiel dans le monde et ne peuvent être dissociées. Ce mouvement a été largement relayé par l'Action Catholique des Femmes (Acf).

Les femmes d'un pays, différent chaque année, préparent la prière qui sera célébrée dans le monde entier. Les textes et les prières qui la composent nous sont confiés par des chrétiennes d'un autre pays. Cette année c'est la Malaisie qui est honorée.

En nous faisant découvrir un pays dans sa géographie, son histoire, son économie, à travers des témoignages, ces textes nous unissent aux rédactrices, et les uns aux autres à travers le monde lorsque nous célébrons cette prière. Nous avons à cœur de respecter les textes qui nous sont donnés, même s'ils sont parfois déroutant dans leur formulation, dans leur forme de prière ; nous manifestons ainsi notre estime aux rédactrices, comme nous aimerions que nos propres textes soient respectés.

Le livret remis aux participants comprend tout le déroulement de la prière mais aussi une présentation du pays : climat, géographie, économie, gouvernement, population, culture, femmes, religion, église. Et la prière intègre aussi ces éléments.

La devise du mouvement, s'informer, prier, agir, trois orientations que l'on retrouve dans la célébration. L'action se concrétise par un geste de solidarité pour financer des projets éducatifs et de formation des femmes de milieux défavorisés.

Cette année les femmes de Malaisie ont choisi de terminer leur prière en reprenant la belle prière d'Alan Paton (extraite d'une de ses œuvres, parue en 1968 : Instrument of Thy Peace) :

 Seigneur,                                 
Ouvre mes yeux, que je puisse voir les besoins des autres.
Ouvre mes oreilles, que je puisse entendre leurs cris.
Ouvre mon cœur, pour qu'ils ne restent pas sans secours.
Fais que je n'aie pas peur de défendre les faibles à cause de la colère des forts.
Fais que je n'aie pas peur de défendre les pauvres à cause de la colère des riches.
Montre-moi là où amour et espérance et foi sont nécessaires.
Et fais de moi ton instrument pour aller les offrir en ces lieux.
Ouvre ainsi mes yeux et mes oreilles 
pour qu'en ce jour je puisse faire un peu œuvre de paix pour toi.
                                                   Amen


Prochain rendez-vous le 1er mars 2013, où la journée sera préparée par des femmes de France avec pour thème : "J'étais étranger et vous m'avez accueilli ".