mercredi 13 avril 2022

Un nouveau chemin de croix pour l'église de Longèves

Ce mardi 12 avril 2022 avait lieu en l’église St Christophe de Longèves l’inauguration et bénédiction du nouveau chemin de croix.

Cette église n’avait en effet plus de chemin de croix depuis une cinquantaine d’années.
En 2019 l’association des Amis du patrimoine religieux de la paroisse, soucieuse de la conservation et mise en valeur du patrimoine religieux, a inscrit ce point à l’ordre du jour de ses travaux et a demandé à Jean-Yves RENAUD, artiste fontenaisien, de penser et créer un chemin de croix pour l’église de Longèves.

L’œuvre qui est présentée ce soir est le fruit de recherches, de lectures, de longues méditations et du travail artistique soigné de son auteur. Elle peut surprendre dans son résultat qui nous ouvre à une réalisation contemporaine. De même l'artiste a intégré une 15ème station,comme cela se fait souvent de nos jours, station qui ouvre à la résurrection du Christ, à la nôtre, notre foi chrétienne nous dit que tout ne s'arrête pas au soir du vendredi saint.

« Nous avons fait le pari de ce chemin de croix dans lequel le contraste des couleurs révèle ce qui est en jeu.
Nous avons fait le choix d’un support de matériau contemporain.
Voilà qui nous garde d’une fausse conception de la tradition dans l’Église : il ne s’agit par de répéter le passé, de figer le patrimoine dans une époque révolue, mais de transmettre avec la culture d’aujourd’hui
le message évangélique revisité, relu, approfondi.
L’Église aime à déployer au fil de son Histoire la confiance aux artisans et artistes pour que chaque époque, chaque culture incarne le salut universel.
 »

Abbé François BIDAUD

L’abbé François BIDAUD a béni ce nouveau chemin de croix et encensé chacune des 15 stations tandis que Jean-Yves RENAUD les commentait.

Cette soirée mettait également en valeur les travaux de rénovation de l’église menés par la commune de Longèves et le Conseil départemental de la Vendée en présence de leurs représentants respectifs.

  

Bénédiction chemin de croix Longèves XXXX 

 

mardi 8 février 2022

Célébrer dimanche autrement

 

Nous arrivions quasiment au terme de notre session. Trois jours sur l'écologie en réponse à une demande du Chapitre de Congrégation "d'organiser des journées sur Laudato Si". Cette première rencontre était à l'attention de sœurs de la Congrégation et de nos collaborateurs les plus proches.

Pas de prêtre dans notre groupe, donc pas de messe en ce dimanche. Mais nous avons pris un temps de célébration de la Parole. Soigneusement préparé par les organisatrices ce temps reprenait, dans sa première partie, la structure de la liturgie de la messe : accueil, rite pénitentiel, gloire à Dieu, lectures bibliques. Nous avons chanté, prié, écouté, médité et partagé la parole de Dieu que la liturgie nous proposait ce dimanche. Proclamé notre foi et prié aux intentions de l'Église et du monde. Rien de bien nouveau jusqu'à présent.

Après la prière universelle le temps d'offertoire a pris les mots de notre prière de Congrégation dite toutes ensemble. Prière d'offrande du Christ à son Père et de nous-mêmes au Père, par le Christ, avec Lui et en Lui.

Le Notre Père prié ensemble, lentement, fraternellement, a ouvert tout naturellement une méditation sur le pain et une prière d'action de grâce rédigée par l'une de nous.


Ce pain que Dieu nous donne chaque jour…  cette belle miche de pain doré, apportée dans l'assemblée, avec toute sa symbolique. De quel pain ai-je besoin, aujourd'hui ? de quel pain vais-je me nourrir ? ce pain qui se partage… Nous étions conviées à continuer à vivre la fraternité en le partageant au cours du repas qui a suivi.

Nous avons eu une belle célébration, priante, fraternelle. Avec la liberté de l'organiser en harmonie avec ce que nous avions vécu ces trois jours, y intégrant la richesse des découvertes et des partages, les questionnements apportés, libérées des contraintes de la liturgie de la messe pour oser innover, adapter. Ni meilleure qu'une célébration eucharistique, ni au rabais, tout simplement autre.

Clin d'œil à tous les frileux réticents à mettre en place de telles célébrations. Audace d'une communauté religieuse d'oser une célébration de la Parole un dimanche. Chemin possible pour nos grandes communautés religieuses sans aumônier, pour nos communautés paroissiales en manque de prêtres.

 

 

dimanche 28 novembre 2021

Médias... coup de gueule

UN, bien sûr les médias se font des gorges chaudes de cette histoire de femme. Parce que ça, c'est croustillant, c'est du people et on va bien la faire mousser, ça va amener de l'audimat, des lecteurs. Et puis si on peut encore enfoncer un peu l’Église ça tombe à point dans le contexte actuel.

DEUX (conséquence de UN ?), on ne parle quasiment que de cette histoire de femme comme motif de "démission" de Michel Aupetit, archevêque de Paris (n'est-ce pas France 2, Laurent Delahousse, JT du 26/11/2021 ?). Et pourquoi passe-t-on sous silence le premier motif qui me semble plus grave, à savoir sa façon de gouverner ?

Plus grave avez-vous dit ? Plus grave d'abord parce que c'est quelque chose d'actuel, d'aujourd'hui, du vécu contemporain, une accumulation de plusieurs faits qui sont passés sous silence.

Ensuite parce que cette histoire de femme remonte à neuf ans (2012), qu'il s'en était ouvert à sa hiérarchie et certains collaborateurs et que, apparemment, ça n'avait pas été plus perturbant que ça et  demeuré sans conséquence apparente sur la suite de son parcours (Michel Aupetit a été nommé évêque en 2013, archevêque en 2018 et cette "histoire" date de 2012).

Enfin, que savons-nous de cette histoire de femme ? Ce que les médias nous en disent, encore. Quelle objectivité ? A lire les interventions de Michel Aupetit (et pourquoi ne le croirait-on pas ?) moi, je retiendrai bien que c'est plutôt lui qui a été harcelé et non l'inverse.

Médias, vous avez un pouvoir énorme ! Pouvez-vous s'il vous plaît arrêter de contribuer à détruire les gens sur des rumeurs, des infos partielles voire erronées ?

Je sais que ma voix n'a aucun poids, qu'elle est ridicule dans ce torrent de boue, dans cette désinformation massive... qu'importe, je le dis quand même. C'est mon coup de gueule du jour.

Je n'ai pas spécialement à défendre Michel Aupetit, et ce n'est pas ce que je cherche, mais que justice et vérité soient rendues. Et je prie pour lui, c'est ma seule arme.


jeudi 28 octobre 2021

"Pour nous, c'est Versailles"

Appartement (ancienne cuisine)

Ce matin j'étais invitée à l'inauguration de logements sociaux à Fontenay-le-Comte. J'y allais pour représenter la Congrégation mais aussi très curieuse de voir ce qu'était devenue le lieu de notre noviciat, il y a maintenant bon nombre d'années.

Appartement (ancienne cuisine)

Cette maison, à la fois au cœur de Fontenay et retirée, à l'abri des regards, derrière la maison de retraite et le cabinet de radiologie, désaffectée depuis plusieurs années, a fait l'objet d'un bail à réhabilitation avec SOLIHA (Solidaires pour l'Habitat). Le bâtiment a été confié à SOLIHA à charge pour cette association de le rénover et d'en faire des logement sociaux. Faire du neuf avec de l'ancien, en centre ville, dans un périmètre protégé, pour y accueillir des gens modestes et vulnérables.

Le projet a rencontré l'assentiment de la ville de Fontenay-le-Comte, de la communauté de communes, soucieuses de rénover le centre ville et de la repeupler avec une population modeste en lui offrant les services de proximité de la ville.

Mezzanine
Le résultat est là : six logements de tailles différentes, dont trois au rez-de-chaussée adaptés au handicap, et actuellement occupés par trois hommes et trois femmes. Dans le respect de l'architecture du secteur, conservant à l'extérieur du bâtiment son cachet d'origine. J'ai admiré toute la rénovation et en particulier celle de l'étage utilisant harmonieusement le grenier pour en faire une mezzanine.

Un exemple concret de réhabilitation en cœur de ville, où les partenaires sont fiers d'avoir prouvé leur capacité de mener à bien une telle réalisation. D'autres projets sont en cours, encouragés par celui-ci.

Terrasse,
lieu de convivialité entre les locataires

Pour cette inauguration les locataires (arrivés en novembre 2020) étaient présents et avaient préparé un verre de l'amitié pour continuer les échanges après les discours plus officiels. Tout surpris que ce lieu ait été habité par des religieuses en herbe, et avides de savoir comment c’était "avant" ils ne tarissaient pas de questions. Ici c'était la chapelle... là, la salle de cours... là, la cuisine... et chacun de s'en amuser.

Appartement
(ancienne salle de cours)

Pour nous, sœurs des Sacrés-Cœurs, nous sommes heureuses d’avoir contribué à cette réalisation, permettant cet accueil de gens défavorisés, à proximité des services de la ville. Personnellement je suis heureuse de cette réalisation, heureuse de voir que ce lieu continue à vivre, à servir et à rendre heureux. Car ils sont heureux les locataires, ils étaient rayonnants et n'ont cessé de remercier tous les partenaires du projet. "Pour nous, c'est Versailles" a dit l'un d'eux. 

Et ils ne veulent pas en rester là avec nous : "il faudra revenir prendre un café avec nous... et puis vous viendrez avec les autres sœurs".



5 des 6 locataires actuels

Jardin haut (entrée)




lundi 5 juillet 2021

La nuit des églises avec St Michel et St Jacques

C’est l’église de St Michel le Cloucq qui est à l’honneur pour cette 10ème Nuit des églises. Et parce qu’elle se trouve sur le chemin de St Jacques de Compostelle, halte pour les pèlerins, ce sont tout naturellement les interrogations d’un pèlerin qui vont guider notre soirée.

Alors qu’il fait encore jour Martine Laubreton, de l’associationLe Cloucq Michelais, nous conte l’histoire de cette vieille église, attirant notre attention ici ou là sur des chapiteaux, des modillons, des signatures, vestiges de la première construction au XIIème siècle.

Tandis qu’Hubert achève de décrire le chemin de Compostelle, la halte des pèlerins dans l'église, l’accueil dans les familles michelaises, le voilà qui arrive, lui, le pèlerin de passage avec son histoire et ses questions. Avec lui nous entrons dans l’église pour continuer notre échange, la chorale et les musiciens nous y attendent déjà, ils vont apporter leur griffe artistique à la soirée.

Accueilli dans les familles le pèlerin l’est aussi dans l’église. Ici, dans l'église de St Michel, un coin est spécialement aménagé pour lui. Là il peut se poser et se reposer, penser, prier. Comme le pèlerin, ce soir nous sommes invités à une pause, soutenus par la beauté des images, des textes, des chants, de la musique en dialogue les uns avec les autres.

C’est ainsi que nous sont ensuite présentés la plus belle statue de l’église, celle de Marie, puis la restauration de la chaire qui devrait retrouver une place d’honneur à la prochaine fête du relais, fin septembre, sans oublier le nouvel orgue dont les Michelais sont fiers. Et ils peuvent être fiers car l’orgue, comme la restauration de la chaire, est le fruit d’une étroite collaboration entre le Cloucq Michelais et le relais paroissial.

Dernier personnage honoré en cette soirée, l’archange Michel, patron de l’église. Michel, dont le nom signifie "qui est comme Dieu", chef des anges, incarne les forces du Bien dans le combat permanent mené contre le Mal.

La nuit étant tombée nous sommes invités à sortir admirer le vitrail de St Michel tandis que la chorale St Hilaire chante quelques couplets de l’hymne à St Michel.

Pèlerin de passage, avec toi nous avons pu nous poser un moment, et grâce à l’heureuse collaboration entre le Cloucq Michelais et le relais paroissial goûter la beauté du lieu portés par l’harmonie des textes, des chants, de la musique.

Je serai pèlerin.
Je marcherai.
Je marcherai sous le soleil trop lourd,
sous la pluie à verse et dans la tourmente.
En marchant, le soleil réchauffera mon cœur de pierre,
la pluie fera de mes déserts un jardin.
A force d'user mes chaussures, j'userai mes habitudes.
Je marcherai et ma marche sera démarche.
J'irai moins au bout de la route qu'au bout de moi-même.
Je serai pèlerin.
Je ne partirai pas seulement en voyage,
je deviendrai moi-même un voyage, un vrai pèlerinage.

 

 

 






D'autres photos de la soirée ICI
 

lundi 19 avril 2021

Réunies malgré la pandémie

La semaine dernière nous étions en Conseil de Congrégation. Une instance qui réunit, en principe une fois par an, les responsables des différents pays où la Congrégation est en mission : France, Canada, Congo Brazzaville, Madagascar, République Dominicaine. L'année dernière ce Conseil n'a pu avoir lieu en raison de la pandémie. Cette année le Covid n'a pas eu raison de notre détermination : la supérieure générale et son conseil ont voulu que cette rencontre ait lieu malgré tout, en faisant le choix de la visioconférence pour les temps d'assemblée plénière.

Chaque journée était organisée autour de deux temps de travail : l'un en Conseil, par pays, l'autre en assemblée plénière avec mise en commun du travail et échanges entre tous les pays.

Techniquement il a donc fallu régler deux questions primordiales : la connexion internet de chaque pays et le décalage horaire. Exit le wifi, par sécurité nous avons privilégié la connexion filaire, même en France. Quant au décalage horaire il pouvait être important, allant jusqu'à 6 h. L'horaire le plus correct pour se retrouver toutes en visioconférence était donc l'après midi pour la France (15 h - 17 h 30). Pour Madagascar, le Congo Brazzaville et l'Angleterre,  c'était aussi l'après midi, plus ou moins une heure (heure française). Pour le Canada et la République Dominicaine c'était le matin à 9 h.

Six journées de travail soutenu. La visio c'est quand même énergivore et demande plus d'attention que le présentiel. Et tout cela piloté par sœur Catherine RYAN, que nous connaissions "en vrai" pour avoir vécu le chapitre de 2019 avec elle. Depuis l'Angleterre elle distribuait la parole aux différents pays, gérait le temps et conduisait le travail avec aisance, en français bien sûr, avec ce charmant petit accent british. 😉

Le bon déroulement des assemblées plénières a demandé un minimum de discipline : demander la parole (en levant la main), parler lentement pour une meilleure compréhension des unes et des autres dans une langue qui n'est pas toujours sa langue maternelle, éteindre son micro quand on ne parle pas, respecter les horaires... Moyennant quoi tout s'est passé au mieux.

En sortant la tête de mon ordinateur je réalise que nous avons vécu une expérience riche totalement inédite, inimaginable il y a seulement quelques années. Pendant six jours consécutifs une vingtaine de femmes, dispatchées aux quatre coins du monde, ont pu travailler ensemble, se rencontrer malgré tout, s'interpeller, partager leurs expériences, les questions actuelles de la Congrégation et les éclairer à la lumière de cultures et d'histoires différentes, participant ainsi à la vie et à l'animation de la Congrégation tout entière dans un même souci de continuer la mission dans nos différents pays.

Après l'aube pascale, ce fut une autre belle réalisation que la pandémie a suscitée... une parmi bien d'autres.