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lundi 6 juin 2022

Biennale 2022

Retour de la Biennale ce dimanche 4 juin 2022. Fêtée tous les deux ans le Covid en avait privé les Fontenaisiens en 2020. Elle était donc particulièrement attendue cette année.

Tradition respectée. Au cours de ces longs mois les quartiers ont confectionné leurs chars avec des fleurs en papier. Plus de 200 000 fleurs pour certains chars, c'est dire le temps et la patience des petites mains. Et dans le secret, car ce n'est qu'au moment du défilé que sont dévoilés les chefs-d’œuvre.

Festivités retrouvées, attendues et appréciées. Un vrai bonheur !

Photos de la journée



Biennale 2022

dimanche 22 septembre 2019

J'ai fait la Joséphine


Qu'est-ce que La Joséphine ? C'est cette course solidaire au profit de la Ligue contre le cancer, 100 % féminine, qui se déroule tous les ans en septembre à La Roche sur Yon depuis 2015.

Pour cette 5ème édition, 12 883 femmes ont répondu à l'invitation, transformant les rues de ville en un immense ruban rose, de la couleur du T-shirt règlementaire.

Dans une ambiance bon enfant et joyeuse nous étions huit sœurs des Sacré-Cœurs à prendre part à cette marche de 5 km autour de La Roche sur Yon, en solidarité avec les autres femmes. Aucun esprit de compétition, aucune récompense, rien à gagner,  juste marcher ou courir avec d'autres pour une bonne cause et dans la bonne humeur.

Sur le parcours de nombreux supporters étaient venus encourager les marcheuses, et la gent supportrice était essentiellement masculine... 😃

Un chèque de 74 352 € a été remis à la Ligue contre le cancer.

Rendez-vous dans un an, pour la 6ème édition. Venez nous rejoindre !


samedi 2 décembre 2017

Tout leur cœur dans "l'Hôtel du cœur"

Pour eux c'était un défi à relever, pour nous c'était un pari un peu fou, fondé pour les uns et les autres sur la confiance. Pour fêter les 200 ans de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie nous avons misé sur les jeunes, notre lieu de mission privilégié depuis toujours avec le projet de monter une comédie musicale avec eux.

En faisant confiance à Tristan de Groulard, directeur artistique de l’association Comédie Musicamp il nous a fallu d'abord nous laisser déranger par le scénario qu’il proposait, puis confiance encore pour la mise en œuvre et la réalisation. Confiance dans les jeunes, en leur capacité de donner le meilleur d'eux mêmes et d'aller au bout du projet. Une petite poignée de semaines ont suffi pour monter le spectacle avec des jeunes motivés.

En faisant la proposition à tous les jeunes collégiens et lycéens de l'enseignement catholique de Vendée il fallait croire en la motivation des établissements scolaires, au dynamisme et à la persévérance des jeunes.

Un an et demi plus tard le résultat est là. Plusieurs établissements se sont mobilisés à fond dans le projet. Je retiens en particulier le dynamisme du directeur du collège St Joseph de Fontenay qui a perçu dans le projet la chance offerte aux jeunes et qui a motivé son équipe pédagogique pour en faire une activité pastorale pour tous les jeunes du collège. Motivation contagieuse : le Lycée Notre-Dame voisin a assuré l'accueil des jeunes artistes.

D'autres établissements de Vendée sont entrés dans l'aventure puisqu'une soixantaine de jeunes se sont engagés en prenant une, deux, trois voire quatre semaines de leurs vacances pour mettre sur pied "L'Hôtel du cœur" : chants, chorégraphies, dialogues...

Quatre représentations ont eu lieu à Fontenay en cette fin de semaine pour le plus grand bonheur de tous. Surprenant: le spectacle a enchanté toutes les générations, du petit collégien de St Jo aux papis et mamies des Maisons de retraite. Tous n'ont pas remarqué ou aimé les mêmes séquences, mais tous se sont laissés toucher par des paroles des chants, la fraîcheur des chorégraphies, les pointes d'humour, le bonheur qui rayonnait de cette jeune troupe.

Pari gagné, bravo et merci à tous les partenaires. Merci les jeunes ! Merci pour ce que vous avez réalisé, merci pour le bonheur que vous avez mis dans le cœur de vos spectateurs.  On repart avec vos refrains qui trottent dans la tête. Cette expérience, vous vous en souviendrez... nous aussi !
En guise de conclusion, une phrase glanée dans les commentaires des photos :  "Vous nous avez touchés... vous avez mis tout votre cœur dans l'hôtel du cœur".

Vous avez raté les séances de "L'Hôtel du cœur" à Fontenay ? ! Il est encore temps de le voir à La Roche sur Yon :
♦ mardi 5 décembre 2017 et dimanche 21 janvier 2018.
Réservation en ligne ici ou par téléphone (heures de bureau) : 02 51 37 51 38

♦ des places sont également disponibles à la séance scolaire du mardi 23 janvier, 10 h.
Réservation par téléphone : 02 51 37 51 38


D'autres photos et vidéos des séances à Fontenay

jeudi 13 avril 2017

Musicamp, saison 1

26 ados de l’Enseignement Catholique de Vendée ont fait le choix de passer une semaine de leurs vacances pour participer au Musicamp du 10 au 14 avril. Une semaine pour apprendre et enregistrer les chants de la comédie musicale du bicentenaire de la Congrégation qui s'ouvre ce Jeudi Saint, 13 avril 2017. Quel pari audacieux, Tristan de Groulard*, de vouloir réaliser cet exploit en une semaine !

Pour ces jeunes passionnés de musique les deux activités principales sont l'apprentissage des chants et des techniques musicales et l'enregistrement proprement dit.

L’enregistrement, très technique, demande un effort de concentration. Pour les jeunes c'est la face un peu austère de l'expérience où ils doivent faire preuve de persévérance pour une production de qualité : justesse des sons, netteté de la diction, sourire sur les paroles heureuses. Hé oui, ça s'entend un sourire...

Tandis qu'un groupe est à l'enregistrement le second se familiarise avec les techniques d'expression vocale et corporelle. Ici le coach opte pour une pédagogie ludique qui favorise l'expression et défoule après l'enregistrement. En fin de semaine ils devraient voir leurs efforts récompensés avec l'enregistrement et la production du CD du spectacle.

Voici donc le Centre spirituel de l'Epiardière transformé en camp d'ados et en studio d'enregistrement pour la circonstance, bruissant des rires et des chants de ces jeunes qui viennent l'envahir de tout leur dynamisme. Repas et veillées animés, ambiance ado... Ce soir la plupart d'entre eux (si ce n'est tous) devraient participer à la messe du Jeudi Saint aux Brouzils, lieu de fondation de la Congrégation. Ils y sont attendus et apporteront leur part dans l'animation de la messe par la fraîcheur de leurs voix. Et vendredi soir ils rentreront chez eux, riches de cette expérience, de découvertes et de dépassement de soi, des joies de quelques jours entre amoureux de musique et de chant. Plusieurs parmi eux reviendront en juillet pour le stage danse et théâtre, mise en œuvre de la comédie musicale "L'hôtel du cœur" qui sera donnée en novembre prochain.

Rendez-vous du 8 au 22 juillet pour "Musicamp, saison 2" !


Photos du Musicamp 1


* Tristan de Groulard, auteur et réalisateur de la comédie musicale "L'hôtel du cœur"

samedi 20 août 2016

Virée dans le ciel de Vendée

Alors voilà, sur une idée originale d'un neveu ils s'y sont mis à plusieurs pour m’offrir une virée en autogire. Non, parce que un bon d'achat à la Fnac (pardon frangin !) c'est très sympa mais ça ne décoiffe pas vraiment. L'autogire ça promet d'être plus hard. Les jeunes, ils ont des idées géniales, même pour les vieux. Enfin, vieux... c'est encore à voir !

Donc j'avais soigneusement mis de côté ce bon/beau cadeau pour les beaux jours de l'été. Et je suis passée aux choses sérieuses dernièrement. Accompagnée de ma nièce nous étions ponctuelles au rendez-vous : juste au bord d'un champ qui m'a paru minuscule, mais l'autogire n'a pas besoin d'une longue piste, il décolle tout de suite m'a assuré le pilote. Premier contact avec le pilote, vraiment chaleureux... enfin non, pas premier contact, j'étais déjà venue deux fois en repérage. Henri Gréaud, il y a 20 ans qu'il fait ça, à Thorigny. Il met vite à l'aise, rassure si besoin est et tutoie tout le monde sans demander. Il ne se fait pas prier pour prendre la pose photo avec son passager, il en rajouterait même un peu. Et il connaît bien sa virée, un pro qui partage ses connaissances et sa passion avec enthousiasme.

Avec l'installation dans l'engin l'aventure est déjà en route : casque-oreillettes-visière, sangles, appareil photos solidement attaché aux sangles, et... pas de consignes. C'est pas Air France ici, pas de répétition avec le gilet de sauvetage et le masque à oxygène. Le siège est à hauteur du rebord : pas de portière, pas de vitre, plein air complet. Naïvement je cherche quelque chose pour me tenir... "et on se tient à quoi ?"... "à rien. Si tu veux tu t'accroches aux sangles (autour de la taille)". Bon ! Et c'est parti. Un petit tour de piste pour dire au revoir à la nièce, une dernière photo et on s'envole aussitôt, direction les Sables d'Olonne, la côte vendéenne jusqu'à la pointe d'Arçay puis retour par les terres.

J'avoue que les 15 premières minutes je n'étais pas fière du tout, je n'osais pas bouger, à peine la tête, en tenant la visière du casque de peur qu'elle ne s'envole... (on ne rigole pas s'il vous plaît !). Parce que  ça souffle dur là haut et pas de vitres à remonter ! J'avais peur de basculer dans le vide d'un côté ou de l'autre, mais pas de vertige. Puis en arrivant vers les marais des Sables ça allait mieux, comme si j'avais moins peur de tomber dans l'eau que de tomber sur la terre... j'ai commencé à sortir mon appareil photos pour mitrailler jusqu'à l'arrivée. Ça allait de mieux en mieux.

En survolant cette bonne portion de Vendée j'ai pu admirer des paysages jamais vus, ou en tout cas pas de cette façon, les marais et les parcs à huîtres des Sables... jamais vus... Ces paysages si contrastés, se succédant les uns les autres : marais, côte, immenses plaines du Sud et bocage du centre,  les routes et les canaux rectilignes sur des kilomètres, le secteur désormais désert de La Faute et La Tranche ravagé par Xynthia, Luçon, Mareuil, Château-Guibert...  La mer était haute, c'était plus beau et plus facile à repérer.

Pour le côté technique, on devait voler à 300/400 mètres d'altitude et entre 100 et 150 km/h... au début j'avais l'impression qu'on n'avançait pas. Température environ 16° je pense mais avec le vent ça faisait bien plus frais.

Magnifique et inoubliable escapade où on se sent quand même bien petit dans cette immensité, entre terre, mer et ciel, où l'homme est minuscule et la voiture comme une fourmi. A la fois grandeur et fragilité de la vie, de notre embarcation qui porte bien son nom d'ultra légère (Ulm*). Un cadeau original qui laisse des images et des sensations inoubliables.

Une expression courante me vient spontanément à l'esprit, "Prendre de la hauteur", comme si cette expérience venait l'éclairer et lui donner tout son sens...

Photos de l'expédition

*Ulm : Ultra léger motorisé


jeudi 14 juillet 2016

"Maillezais sentinelle du marais"

L'immense abbaye St Pierre de Maillezais est une des curiosités à ne pas manquer dans le Sud Vendée. Mais que peuvent dire ces ruines, aussi imposantes soient-elles, sans explication, sinon laisser deviner une période prospère.

"Maillezais, sentinelle du marais" est un spectacle qui balaie l'histoire de l'Abbaye, faisant voyager le visiteur dans le temps et dans l'espace à la rencontre des personnages qui ont jalonné son histoire.

Le moine Pierre, premier chroniqueur de l'Abbaye, accueille le visiteur et remonte le temps jusqu'à l'origine de l'édifice, il y a plus de mille ans de cela, d'abord forteresse puis monastère sur la volonté d'Emma d'Aquitaine. 

Trois autres stations mettent en scène une rencontre entre Geoffroy de Lusignan, qui aurait incendié l'abbaye, et Emma d'Aquitaine, une scène épique entre Agrippa d'Aubigné et son fils Constant, et la scène finale, reconstitution de la vie des moines où se côtoyaient Geoffroy d'Estissac et François Rabelais au XVIe siècle. On y touche du doigt le rayonnement qu'a eu l'abbaye en son temps, tant dans sa dimension spirituelle que pour son rôle économique et social.

Un spectacle dynamique qui mêle harmonieusement histoire, théâtre, chant et musique. Les acteurs, professionnels, ont à cœur de présenter un théâtre populaire, ludique, varié, coloré et avec quelques traits d'humour. "L'esprit qui nous anime est celui de la joie et du partage" disent-ils.

Mais d'où viennent ces morceaux de statue négligemment abandonnés au bord du chemin ? Un pied, une main, une tête... Vu la taille il ne peut s'agir que d'un géant. Gargantua ?...  Négligemment abandonnés ? Non point, ils font partie du décor. Dès le début Rabelais est présent, même si on ne le rencontre que dans la dernière scène. Un Rabelais très sympathique d'ailleurs...





dimanche 10 juillet 2016

Pari tenu, il a sauté

Les Journées Mondiales de la Jeunesse, quel événement dans la vie d'un jeune catho ! Y participer est le rêve de beaucoup mais souvent le prix freine les élans.

Et voici qu'un jeune prêtre vendéen, Monsieur JMJ du diocèse, en novembre dernier, a lancé un appel aux dons pour aider les jeunes, avec un pari fou : si on atteint 10 000 € je saute à l'élastique. 10 000 €, c'est énorme, on se dit qu'on n'y arrivera pas. Pensait-il avoir mis la barre suffisamment haut pour échapper à l'exercice ? Se lancer comme ça, quand on sait la trouille qu'il a du vide, même sur une chaise il a le vertige, alors à plus de 50 m de haut ! Cela avait fait rire dans les sacristies et les chaumières, au conseil épiscopal aussi.

Il a toujours associé son saut à l'élastique à un saut dans la foi que sont les JMJ pour les jeunes. Une aventure en effet, en pays étranger, faite de rencontres, de découvertes et de partages, de catéchèses, de temps de prière, de célébrations et de fête... Un saut à l'élastique pour permettre à des jeunes de faire ce saut dans la foi.

Six mois plus tard la collecte a largement dépassé les attentes... Florent va devoir honorer son engagement. Et bravo pour les jeunes qui vont en bénéficier.

Et voilà le jour J arrivé. Pas très fier le Florent en haut du viaduc de Coquilleau mais courageux et toujours souriant. Et il est bien entouré : les jeunes venus l'accompagner qui l'attendent en bas dans la prairie et ceux qui sont montés sur le viaduc pour être avec lui jusqu'au bout ; ses parents, pas trop rassurés eux non plus... Après avoir revêtu l'équipement d'usage, solidement harnaché au corps et aux chevilles il s'est élancé dans le vide sous les applaudissements des jeunes.

De retour sur le plancher des vaches, via la vidéo de la journaliste, il a remercié tous ceux qui, par leurs dons, vont permettre à 200 jeunes vendéens de se rendre à Cracovie du 20 au 31 juillet, et eux, de faire le saut dans la foi.

Ami lecteur/JMJiste, si tu rencontres Florent à Cracovie, ne manque pas de le saluer et de le féliciter.

et bonnes Journées Mondiales de la Jeunesse 2016 !





dimanche 7 février 2016

Clôture de l'année de la vie consacrée en Vendée

L'année de la vie consacrée, voulue par le pape François, commencée le 30 novembre 2014 s'est terminée solennellement en Vendée le dimanche 31 janvier par une journée diocésaine festive ouverte à tous à St Laurent sur Sèvre.

Au terme d'une année dynamique et dense, à la rencontre des gens, selon des propositions audacieuses et parfois aussi drôles que profondes, l'équipe de pilotage a voulu terminer l'année comme elle s'était passée : dans la joie.

"Venez vous réjouir avec nous
de la Vie que Dieu nous donne"
disait le tract d'invitation qui s'adressait à tous :
"Tous invités"

De nombreux ateliers étaient proposés aux participants pour la découverte de la vie consacrée et des diverses familles religieuses, prière, témoignages de consacrés et échange avec eux... Des montages ont permis de rappeler les différentes propositions qui ont jalonné l'année et faire revivre le désormais célèbre Dodoche tour (voir ci-dessous ces 2 montages).

En début d'après midi concert de pop louange avec le groupe Etincelo ou possibilité de faire le parcours Montfortain à l'occasion du 300ème anniversaire de la mort du Père de Montfort ou encore de passer la porte sainte de la Basilique St Louis Marie.

La journée s'est terminée par une messe d'action de grâces présidée par Mgr Castet qui, dans son homélie, a invité les consacrés à être des oasis de la miséricorde et les a remerciés de nous aider par leur amitié, leur présence et leur soutien à mieux devenir chrétiens.

Homélie de Mgr Castet

Intervention du Père Ephrem Tenaud en fin de célébration

Photos de la journée à St Laurent (photos Frère Jean-Marie de la Croix)






Rétrospective de l'année de la vie consacrée






Rétrospective du Dodoche tour







samedi 22 août 2015

Vœux perpétuels

Ils sont venus de toute la Vendée, et même de beaucoup plus loin pour être témoins de l'engagement définitif d'Anne-Lise et Anne dans la vie consacrée, pour les entourer de leur amitié et de leur prière. Famille, amis, religieux et religieuses, prêtres, collègues, enfants de l'école, compagnons d'études et d'aumônerie... Bref, tous ceux qui avaient fait un bout de chemin avec elles.

Une célébration joyeuse et priante, qui en a ému plus d'un par le sérieux et la simplicité du témoignage de ces deux jeunes. Des chants dynamiques, joyeux, confiants et pleins d'espérance, une assemblée participante et complice.
C'est au cœur de la célébration eucharistique de ce dimanche 16 août, à Challans, présidée par Mgr Castet, évêque de Luçon, que se situe le rite de la profession perpétuelle.

A l'appel de son nom par la supérieure générale chaque Sœur répond me voici et s'avance dans le chœur. Un dialogue va alors s'engager avec la supérieure générale d'abord puis avec l'évêque. En répondant chacune leur tour aux questions qui leur sont posées elles expriment publiquement le sens de leur démarche, à quoi elles s'engagent et quels moyens elles se donnent pour être fidèles à leur parole, avec des mots d'aujourd'hui, les leurs, aux couleurs de leurs insertions dans la société et l’Église, compréhensibles par tous. Ce n'est pas un texte standard passe partout, mais un vrai témoignage et engagement personnel (un poil pédagogique en même temps).

Devant Dieu et l’Église, devant vos parents, vos amis, vos sœurs de la Congrégation ici présents, voulez-vous dire le sens de la démarche que vous faites aujourd'hui.
Avec ses propres mots chacune exprime sa découverte progressive de l'amour de Dieu pour elle et pour toute personne. Les années d'engagement temporaire, dans l'activité professionnelle, la mission confiée, la vie consacrée elle-même, ont été pour elles chemin de vie et de bonheur dans lequel elles reconnaissent un appel du Christ, et dans lequel elles décident de s'engager définitivement.    

Le baptême engage toute personne à suivre Jésus-Christ. Vous, vous choisissez de le suivre dans la vie religieuse apostolique. Pouvez-vous dire ce à quoi vous vous engagez en Église ?
Chacune  peut ici préciser en particulier à quoi l'engagent les vœux religieux. L'obéissance dans le dialogue avec les responsables, la pauvreté dans une vie simple et sobre, de partage et de mise en commun, sûres que le bonheur est relationnel et non matériel, que toute personne est plus riche de ce qu'elle est que de ce qu'elle a ou fait. Le célibat consacré choix du Christ comme seul amour, laissant un cœur disponible pour accueillir chacun à la manière de Jésus.

Dans un monde où il est facile de se laisser entraîner par des séductions de toutes sortes, quels moyens seront les vôtres pour répondre chaque jour à votre vocation ?
A nouveau, chacune, consciente de ses limites et de ses faiblesses, se donne des moyens pour la route : prière personnelle et communautaire, sacrements, accompagnement et retraites, temps de partage divers, ouverture aux autres.

Et comme tout le monde elles ont leurs limites et leurs seules forces ne suffiront pas, l'assemblée invoque ceux qui nous ont précédés dans l’Église et ont été témoins de l'évangile en leur temps. Anne-Lise et Anne se prosternent en signe d'abandon et de disponibilité au service de tous dans l'amour du Christ pendant le chant de la litanie des Saints.

Elles reçoivent ensuite chacune un cierge, allumé au cierge pascal, signifiant que la consécration religieuse s'enracine dans la vocation baptismale, et prononcent les paroles de leur engagement : [...] je choisis de suivre Jésus-Christ, bien librement, de tout cœur, en m’engageant par les vœux d'obéissance, de pauvreté, de chasteté, pour toujours [...]

Dernier signe du rite de la consécration religieuse : l'anneau. Mgr Castet bénit les anneaux qui seront remis aux Sœurs par la supérieure générale : "... reçois cet anneau, symbole de l'alliance d'amour réalisée entre Dieu et notre humanité dans le Christ, et rappel dans le quotidien de ta consécration au Cœur de Jésus". Et l'engagement, en retour, de la Congrégation qui accueille définitivement chaque Sœur : "Tu fais définitivement partie de notre famille religieuse. Désormais tu auras tout en commun avec nous." A leur premier engagement elles avaient reçu la croix, signe visible de leur consécration, lors de l'engagement définitif elles reçoivent l'anneau, symbole d'alliance.

En guise de conclusion de ce long billet, je reprendrai seulement quelques réactions saisies à la volée à la sortie de l'église : 
- un moment de joie et des cœurs touchés, retournés par cette belle et grande célébration 
- moment de grâce et de joie profonde
- sur vos visages se lisaient la joie de ce moment. Magnifique
- merci Anne-Lise et Anne pour cette célébration priante et joyeuse qui redit au monde qu'on peut vivre pour Dieu seul
- heureuse d'avoir été témoin de votre engagement à toutes les deux
- [cette célébration,] un morceau de ciel
- je suis un peu en conflit avec l’Église et j'y allais un peu à reculons... j'ai été surprise, très marquée par cette célébration, ça me fait réfléchir.

jeudi 13 août 2015

Elles s'engagent définitivement

Depuis plusieurs mois, avec quelques autres jeunes consacrés,  elles ont arpenté les routes de Vendée au volant de leurs fameuses dodoches. Elles sont allées à la rencontre des gens, dans leurs paroisses, sur leurs terres, elles ont témoigné de leur joie de vivre et de leur engagement dans la vie religieuse. Vous les avez certainement rencontrées et vous n'avez pas été déçus.

Anne et Anne-Lise

Cela se passait généralement un samedi ou 4 jours d'été sur les plages de Vendée. Et le reste de la semaine, que faisaient-elles ? Anne-Lise travaillait aux admissions de l'hôpital de Challans et Anne enseignait à l'école de Nieul-le-Dolent. Chacune une profession exercée au milieu de collègues, de patients, d'enfants, un peu comme tout le monde. Et pourtant pas tout à fait comme tout le monde : leur travail, leurs rencontres, leurs joies et leurs peines sont marqués de leur engagement à la suite du Christ dans un souci de proximité et de solidarité selon l'esprit de la Congrégation.

Après plusieurs années de formation, et d'engagement temporaire, au cœur de l'année de la vie consacrée, Anne-Lise et Anne ont choisi de répondre pleinement à l'appel de Dieu dans leur vie et de se consacrer définitivement à Lui dans la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie. Elles nous invitent à être témoins de cet engagement et de les accompagner dans cette démarche par notre présence et notre prière

dimanche 16 août 2015
à 10 h 30 en l'église de Challans (Vendée)


Ne manquons pas ce rendez-vous !


La Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs au fil du temps

La Congrégation est fondée en 1818 par Pierre Monnereau (1787-1856), curé de la paroisse des Brouzils (Vendée).
Pierre Monnereau est un prêtre passionné d’un Dieu qui aime toute personne. Aux lendemains de la Révolution française, il veut retisser, par cet Amour, les liens humains dans sa paroisse.
Il veut que chacun(e) soit touché(e) par la tendresse de Dieu. Il fonde la Congrégation des Religieuses des Sacrés-Cœurs avec des jeunes filles et leur institutrice Angélique Massé (cofondatrice). Il leur communique sa foi vive, son amour du Cœur de Jésus, son goût de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Il les associe à ses préoccupations de pasteur et d’éducateur. « Je les ai consacrées au Cœur de Jésus, qu’elles y fassent leur demeure » (Pierre Monnereau).

Présence dans le monde et en France.
La Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs est présente en France, au Canada, à Madagascar, en République Dominicaine, au Congo et à l'île de la Réunion. Les Sœurs travaillent à l’humanisation et à l’évangélisation dans un esprit d’amour, de proximité et de solidarité avec le peuple dont elles font partie. Elles privilégient les services d’éducation, de santé, de pastorale.

Aujourd’hui, des femmes et des hommes, de toutes conditions de vie les rejoignent comme "Associés" ; le message du Père Monnereau et la vie des sœurs les ont attirés vers la Source du Cœur de Jésus. « Venez à moi vous tous qui peinez ..." (Matthieu 11).

lundi 6 juillet 2015

La nuit des églises avec St Christophe

Pour cette 3ème nuit des églises (la 5e pour la France) nous avions rendez-vous à la petite église St
Christophe de Longèves.

La nuit des églises, cet événement voulu par l’Église Catholique de France et fixé au premier samedi de juillet, a pour double objectif d'ouvrir, ne serait-ce qu’une fois dans l’année, des édifices chrétiens qui sont fermés ou très peu ouverts, et de s’adresser en priorité aux communautés chrétiennes locales et aux habitants dont ces églises sont le cadre de leur vie quotidienne et qu’ils ne connaissent pas forcément.

Après l'église Notre-Dame (2013) et l'église St Jean (2014) c'est l'église St Christophe de Longèves que l'on a (re)découvert tout au long de la soirée. Tout d'abord, alors qu'il faisait encore jour, son histoire nous était contée par un Longévois de longue date. De la première église édifiée à la fin du Xe siècle il ne reste aucun vestige, et celle qui se dresse aujourd'hui sur le côteau depuis le XIIe siècle est au centre de l'histoire de Longèves, malmenée par les outrages des hommes et du temps.

Nous étions ensuite invités à entrer dans l'église au son de l'orgue, accueillis par les enfants de la chorale. Après la découverte du bâtiment lui-même l'histoire de St Christophe nous était contée : diapositives et mime avec les enfants. Christophe, ce géant qui s'était mis au service de Dieu et faisait traverser le torrent impétueux aux voyageurs. Un jour un enfant se présente pour passer le torrent. Christophe le prend sur ses épaules et s'étonne du poids de l'enfant. Celui-ci lui répond : "en me portant c'est le monde entier que tu as porté". Saint Christophe est ainsi devenu le très populaire patron des voyageurs à travers tous les dangers, notamment ceux qui utilisent des moyens de transport.
Le riche patrimoine de l'église nous était ensuite présenté : les vitraux de St Christophe, St Isidore (patron des laboureurs) et Ste Germaine, la croix en bois peint du début du XIXe, les chandeliers en bois du XVIIe et bien sûr la statue de St Christophe en bois polychrome du début du XIXe. Attirer notre attention sur la beauté et la richesse de ces objets qu'on ne voit plus tant ils font partie du décor, tel est bien le but de la nuit des églises.

La nuit venue les lumignons dispersés dans l'église lui donnaient un cachet particulier mais c'est toutes lumières allumées que la soirée s'est terminée en musique sur des morceaux de harpe et avec les chants de la chorale St Hilaire et de la chorale des enfants, ces derniers grimpés jusque dans la vieille tribune désaffectée. Toujours sur le thème de l'eau car Longèves tient son nom de la rivière aux nombreux méandres, du latin longa aqua, longue eau.

Un verre de l'amitié sur le parvis de l'église prolongeait la soirée et là c'était vraiment la nuit, les lumignons étaient restés à l'intérieur. Mais chacun a pu partager telle ou telle découverte, jusqu'à dire : je viens ici depuis des années mais je ne la connaissais pas cette jolie église.


Photos de la soirée




Chant à St Christophe


Nuit des églises 2015 - Longèves


Un jour, c'est un tout jeune enfant, portant la chevelure blonde,
C'est Jésus, le Sauveur du monde, dont le poids surprend le géant.
O saint patron, notre voix répète le nom puissant à l'heure du danger,
contre la grêle et la tempête, toujours daignez nous protéger.



dimanche 31 mai 2015

Quand la radio a rendez-vous avec le silence


En ce samedi matin RCF Vendée a programmé de planter ses micros en plein air sur la place du marché de Fontenay-le-Comte.
En ce même samedi matin, le Cercle de Silence de Fontenay a programmé son rassemblement semestriel en plein air sur la place du marché de Fontenay-le-Comte.

Le premier a prévu une animation sur les ondes évidemment, mais aussi une diffusion dans les rues de la ville tandis que le second a prévu, comme son nom l'indique, de rester en silence et de faire passer le message par le silence.

Quelques mauvaises langues se demandaient comment allaient cohabiter ces deux activités, apparemment opposées, au même moment au même endroit.

Tôt sur les lieux, car il y a du matériel à installer, RCF a débuté son émission à 10 h par l'interview de deux jeunes, Guillaume et Guillaume qui ont participé au 4L Trophy, interviewés par Claude Arrignon, pour l'émission Ça c'est du sport.

Et pendant ce temps le cercle de silence s'installait en silence au milieu de la place. Quelques panneaux explicatifs, une lumière au centre, et le cercle qui se constitue au fur et à mesure. Le silence pour interpeller les passants et réfléchir sur les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu’ils n’ont pas (ou plus) de papiers en règle. Le silence au milieu des badauds, qui provoque, suscite des questions, fait rejoindre le cercle pour un temps.

Et RCF continue son émission Samedi c'est permis, reportages dans différentes communes de Vendée. Aujourd'hui Fontenay. C'est au tour de M. le Maire et de M. le curé d'être gentiment titillés par Patrick Longchampt, directeur de RCF Vendée et animateur de l'émission. Jean-Michel Lalère, le maire, présente la commune, les réalisations et les projets de la municipalité. François Bidaud, le curé, est opportunément questionné sur le Cercle de silence qui se tient juste à côté, occasion d'en rappeler la signification et l'existence à Fontenay depuis mai 2011, il présente également les réalisations et les projets de la paroisse.

D'autres invités ont ensuite pris place derrière les micros, des entrepreneurs, Myriam Garreau, adjointe au maire et déléguée à la culture et l'émission s'est terminée par une interview du conseil municipal des enfants tout contents d'être eux aussi de l'interview.

En fin de compte radio et cercle de silence ont parfaitement cohabité, avec même une heureuse interférence lors de la présentation du cercle de silence au micro. Deux formes d'expression a priori opposées, qui ont fait passer leur message chacune dans sa singularité.

Retrouvez toute l'émission Samedi c'est permis avec le podcast RCF




Photos de la matinée



vendredi 15 mai 2015

La 2CV, un art de vivre

Le Dodoche tour de l'année de la vie consacrée était gracieusement invité à la 22e rencontre nationale des clubs de 2 CV à La Rochelle ce jeudi de l'Ascension. Bien sûr l'équipe a répondu "présent" et m'a invitée à les accompagner.

Nous nous sommes d'abord retrouvées au Gué de Velluire pour la messe de l'Ascension, occasion pour les paroissiens de rencontrer quelques religieuses du renommé Dodoche tour et pour le curé de nous céder son temps de parole au moment de l'homélie. Puis direction La Rochelle... sous la pluie. Bien avant La Rochelle l'insolite s'invite sur la route : que de deudeuches ! et on se klaxonne les uns les autres, ça fleure la bonne humeur.

A notre arrivée nous retrouvons Franck, qui nous a invitées, et fait ouvrir pour nous les portes de ce haut-lieu, nous voilà au royaume de la 2 CV. Ambiance festive, bonne humeur toujours, animations diverses parfois loufoques, telle cette 2 CV remplie d'eau de mer à tirer le plus vite possible. Des 2 CV de toutes sortes, de tous âges, des belles bien retapées, bien briquées, d'autres plus anciennes et plus fatiguées, à en faire saliver amateurs et collectionneurs de 2 CV.

L'objectif de la journée était aussi pour nous, comme pour les Dodoche tours précédents, d'aller à la rencontre des gens, aux périphéries (chères au pape François). Nos voitures et tee-shirts estampillés Pape François ne laissaient planer aucun doute sur nos convictions et suscitaient quelques questions. Cette jeune famille d'Aytré dont les enfants grillaient d'envie de monter dans une 2 CV, et les parents de s'interroger : mais pourquoi les religieuses roulaient en 2 CV ? Alors on explique ce qui nous semble évident mais qui ne l'est pas, preuve... Il y a quelques décennies c'était la voiture la plus commune, pas trop onéreuse, et pour cette raison prisée des religieuses, facile à conduire et docile... immortalisée dans Le gendarme de St Troppez.  Joie de retrouver ce généreux garagiste de Chavagnes, Vendeedeuch, qui a dépanné le Dodoche tour plusieurs fois, donné un cours de mécanique à Anne et Nadia, qui ne facture pas son temps. Et ces 2 jeunes autostoppeuses qui levaient le pouce sans conviction et qu'on a embarquées pour quelques kilomètres à la sortie de l'expo. Elles voyaient bien défiler toutes ces 2 CV mais n'étaient pas au courant du rassemblement. Anne raconte :
"Les 2 filles, elles se promenaient et voulaient faire un tour. Elles habitaient dans le centre de La Rochelle mais elles se moquaient de l'endroit où on allait les déposer ! Finalement, on les a laissées sans trop le savoir près de chez elles ! Des jeunes pros, intéressées par notre aventure ! Des minutes excellentes où nous avons partagé comme lors d'une rencontre de Dodoche Tour ! Très emballées par le projet, elles ont demandé si on élargissait notre tournée au-delà de la Vendée genre Charente... on a dit qu'on réfléchissait à aller à Rome rencontrer le pape : "Trop cool !". Une très belle rencontre ! Je crois que si on ne vous suivait pas on aurait pris une heure pour papoter ! Un cadeau  !"

Pour terminer, cette sentence lue sur plusieurs 2 CV :
"Ceci n'est pas une voiture, c'est un art de vivre" (cliquer la photo ci-contre).
Certes il n'y a pas le confort XXIème siècle, mais rien d'essentiel ne manque, et c'est son charme : l'équipement a minima et rétro, les vitesses au tableau de bord, le starter, la demi-vitre à rabattre pour avoir de l'air, la conduite cool qui prend son temps, on dirait que le temps n'est pas le même quand on a pris place à bord d'une 2 CV... L'incontournable embouteillage à Marans en était presque sympathique...
Va donc savoir pourquoi ça fait sourire de voir une 2CV... alors tout un défilé !...


- Toutes les photos de la journée






- Vidéo de quelques animations