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jeudi 17 janvier 2013

Vœux œcuméniques

C'est la saison des vœux. Parfois un peu remis en cause ils sont encore largement partagés.

Pour la troisième année le curé et le pasteur ont tenu à présenter leurs vœux non seulement aux paroissiens mais à l'ensemble de la population du pays de Fontenay. L'invitation était large et s'adressait à tous afin que chacun se sente invité et accueilli, quelles que soient ses croyances ou ses opinions. Une soirée conviviale, où chacun vient et part au moment qui lui convient. Un temps gratuit pour se saluer les uns les autres, se rencontrer, faire connaissance parfois, autour d'un buffet froid.

Pour introduire leurs vœux chacun y est allé de son conte.
Le pasteur a raconté l'histoire des deux loups. Le vieillard dit à l'enfant : "il y a deux loups en toi : celui de la révolte, de la jalousie, de la haine et celui de la joie et de la paix. Ils combattent, et lequel des deux va gagner ?... Celui que tu auras nourri."
C'est ce que nous nourrissons qui grandit.
Je vous souhaite une année paisible, et nous allons la faire ensemble.

Le curé, à partir d'un souvenir d'enfance où on se souhaitait "bonne année, bonne santé et le paradis à la fin de tes jours" a fait un rêve de paradis et d'enfer. Dans l'un et l'autre lieu des gens avaient un bol de riz et de longues baguettes. Ceux de l'enfer essayaient de manger seuls avec leurs baguettes mais n'y parvenaient pas car elles étaient trop longues. Ceux du paradis se servaient de leurs baguettes pour nourrir leur vis-à-vis, et ils étaient heureux.
Je nous souhaite de nous nourrir les uns les autres de nos rencontres et de nos découvertes, de paroles échangées, de projets menés ensemble,

A y regarder de près ce ne sont pas vraiment les vœux qui sont œcuméniques mais bien plutôt la démarche en elle-même. Invitation conjointe du curé et du pasteur, préparation de la soirée par les deux communautés chrétiennes, pour accueillir largement, nous ouvrir à la richesse du monde associatif, créer des liens. Cette démarche a bien sa place et son sens à la veille de la semaine de prière pour l'unité des chrétiens.

lundi 3 septembre 2012

Au revoir M'sieur le curé... merci

C'était la foule des grands jours hier pour l'au revoir et la dernière messe avec nous de notre curé. Au revoir aussi à un autre prêtre et à l'animatrice de l'aumônerie de l'enseignement public.

Ca fait 5 ans qu'il est avec nous le curé. Cinq ans, ce n'est pas très long, et pourtant que de liens tissés avec les uns et les autres, que d'initiatives... De la richesse qu'ils nous laissent l'un et l'autre je ne retiendrai que deux signes, particulièrement visible au cours de cette messe : la présence du Pasteur de l'Eglise réformée et les servants d'autel. Bon c'est un choix... on ne peut pas tout citer...

Le curé avait donc invité le pasteur. Symbole visible des liens tissés et du chemin d'ouverture voulu par le curé, et en particulier le chemin de l’œcuménisme. Invité non seulement à être là, mais aussi invité à prendre la parole le pasteur est intervenu après avoir lu l'extrait de la lettre de St Jacques prévu pour ce dimanche. D'abord avec humour il a soupçonné le curé de lui avoir volontairement confié la lecture de CE passage de la liturgie. Car en 1519 Luther condamnait la lettre de St Jacques en ces termes : "La lettre de Jacques est, par comparaison avec ces livres (les écrits de St Paul), une véritable épître de paille car elle n'a aucun caractère évangélique".
Il a aussi rappelé la première rencontre des deux hommes d'Eglise. Notre amitié, se plaît-il à dire, est née d'une non rencontre ! Entendons pas là que le pasteur était absent quand le curé est allé frapper à sa porte. Et étonnement : c'était  la première fois de ma vie de ministre qu'un prêtre venait se présenter spontanément à la maison. De nombreuses fois j’ai fait la démarche inverse, étant habitué comme membre d’une église sœur et minoritaire, de "monter" me présenter, mais là, c’est l’inverse qui venait de se produire et qui augurait d’une relation originale. Les premières impressions n'ont pas été contredites. Par la suite l'un et l'autre se sont employés à poursuivre le rapprochement des communautés catholique et protestante tant par la prière que par des actions communes, genre café-théo, vœux à la population en janvier, rencontres inter-religieuses...

Autre signe fort d’œcuménisme au cours de cette messe : après le Notre Père le pasteur a été invité à dire avec le prêtre la prière pour la paix, qui est aussi prière pour l'unité :
Seigneur Jésus Christ, tu as dit à tes Apôtres : "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix" : ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église ; pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l'unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles.

Deuxième signe que je retiens de cet au revoir : les servants d'autel. L'équipe presque au complet ce matin.
Bon nombre d'entre eux arrivent tout juste du pèlerinage national des servants d'autel à Rome. Avec encore plein d'étoiles dans les yeux, et un zeste de fatigue, tout à leur joie de ces 5 jours intensifs de visites, prière, rencontres... en particulier celle de mercredi avec Benoît XVI, rien que pour eux, et qui les a encouragés dans leur service. Un blog, spécial pélé, a été ouvert pour les suivre : messages, photos, vidéos... Ca vaut le détour d'aller le visiter...

Merci au curé pour ces 5 années avec lui, et bonne route dans sa nouvelle mission à l'autre bout du diocèse !

PS - Le texte des différentes interventions de remerciement est sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay.