Affichage des articles dont le libellé est Musique. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Musique. Afficher tous les articles

dimanche 2 juillet 2017

La (5ème) nuit des églises

La nuit des églises est une proposition de l’Église de France qui croise art, histoire et culte pour nous faire (re)découvrir nos églises dans toute leur dimension.

Pour cette 5ème édition à Fontenay (la 7ème en France) c'est à nouveau l'église Notre-Dame de l'Assomption qui était à l'honneur et l'approche historique était confiée à Marie-Gabrielle, animatrice du patrimoine de la ville de Fontenay. Une fine connaisseuse de Fontenay et son histoire, qui est remontée jusqu'au XIème siècle pour retrouver trace de la première église, la crypte romane étant le seul vestige de cette période. Dans l'élan de sa passion elle a poursuivi l'histoire de cette grande dame à travers les siècles jusqu'aujourd'hui.

Après cette présentation sur le parvis de l'église nous étions invités à entrer, suivis peu après par la chorale en procession au chant du Lauda Sion, composé au XIIIème siècle par St Thomas d'Aquin. Introduction à la présentation architecturale de cet imposant monument.

Un diaporama de magnifiques photos  réalisé par l’Association des Amis du patrimoine religieux a permis de découvrir l'extérieur puis l'intérieur de l'église, d'attirer l'attention sur tel détail significatif à la faveur d'un zoom de qualité, de décrypter des symboles, voir ce que l'obscurité ou la distance cachent à nos yeux, ce que l'habitude et le regard hâtif ont occulté. Mis en éveil par cette pédagogie nous étions ensuite invités à retrouver dans l'église ce que nous venions de voir en images. Temps de déambulation, et moment privilégié pour faire un tour dans les chapelles rayonnantes, habituellement inaccessibles.

La chorale, accompagnée de l'orgue, a apporté la touche cultuelle, et artistique, par l'interprétation de pièces religieuses, de chant grégorien de ces dix siècles. Du Lauda Sion du XIIIème siècle au tout récent chant du Jubilé des 700 ans du diocèse pour terminer la soirée.  Et ce superbe moment où, les hommes de la chorale descendus à la crypte ont interprété un Sanctus du XIVème siècle. Magnifique acoustique de la crypte qui renvoyait dans l'église le chant des hommes, nous étions comme transportés aux portes d'un monastère.

L'église Notre-Dame de Fontenay, dix siècles d'histoire, dix siècles d'architecture, dix siècles de musique, quelle richesse toujours à découvrir.
"Ça fait si longtemps que je viens dans cette église, et je n'avais pas vu tout ça !" pouvait-on entendre à la fin de la soirée...

Photos de la soirée (cliquer sur la photo pour ouvrir l'album)

https://flic.kr/s/aHskXXTUrC







--------------------------------

lundi 22 octobre 2012

L'orgue pour passion

Orgue, église Notre-Dame - Fontenay-le-Comte
Passion de toute une vie, et quelle vie : 88 ans dont 54 à Fontenay !

L'orgue, la musique, mais n'oublions pas aussi la philosophie qu'il a enseignée à des générations de lycéens fontenaisiens.

De sa philosophie et de son côté bibliste j'ai en particulier le souvenir de sa thèse sur le livre de Job qu'on m'a demandé de taper à mon arrivée au postulat (parce qu'à ce moment-là on tapait encore à la machine).

L'orgue et la musique, une passion partagée. Combien d'organistes, de choristes, de musiciens a-t-il formés à Fontenay et dans le diocèse, en particulier par sa participation assidue tous les ans en juillet à la semaine de stage des jeunes organistes ? Moi-même j'ai été une de ses élèves... non persévérante il est vrai, au Noviciat encore. Je me souviens aussi des répétitions de chorale : la messe et les vêpres du dimanche, avec antiennes propres en grégorien. Ces gros livres et ces partitions si particulières avec lesquelles il a fallu se familiariser. La discipline et les exigences musicales qu'il nous a transmises, la note juste, les temps et les mesures à respecter, la voix à placer (chantez avec votre tête, pas avec votre estomac), les notes à attraper par en haut...

Et sa passion de l'orgue allait jusqu'à réparer le matériel. A deux reprises il a re-fait des orgues. A partir de pièces détachées, de vieux orgues, il en a refait deux. Ah il y a bien des fois où les notes coincent, alors on le voit disparaître derrière, au milieu des tuyaux pour débloquer la mécanique et reparaître avec 3 cheveux en bataille et la soutane poussiéreuse. Il y a même un escabeau prêt à être escaladé entre entre le psaume et l'Alleluia ou pendant l'homélie.

A combien a-t-il donné le goût du chant, de la musique, du beau ?

Dans son homélie le prêtre nous invitait à nous réjouir de tant de talents et à les faire fructifier à notre tour, interrogeant chacun :

"Vous qui avez bénéficié des cours de philo du Père Vité, comment mettrez-vous votre réflexion, votre discernement au service de ce monde où il est parfois si tentant de réagir de manière sensible voire
épidermique sans avoir pris le temps de donner droit à la raison . Saurons-nous lier foi et
raison pour aider à trouver sens à la vie ? Vous qui avez appris à jouer de l'orgue avec le Père Vité, comment continuerez-vous à vous mettre au service de la prière de l’Église pour qu'elle soit par la
musique et le chant, l'instrument qui sert la rencontre de tout homme avec ce Dieu révélé
par Jésus-Christ ?
"

Et de citer la Constitution de Vatican II sur la liturgie : "On estimera hautement, dans l’Église latine, l’orgue à tuyaux comme l’instrument traditionnel dont le son peut ajouter un éclat admirable aux cérémonies de l’Église et élever puissamment les âmes vers Dieu et le ciel." (Sacrosanctum Concilium, n° 120).

Et quand on le remercie pour tout ce qu'il a donné, il répond avec grande émotion :
Merci... mais maintenant, c'est au Bon Dieu de faire le reste.

L'assemblée lui répond par une standing ovation.
Louez-le en sonnant du cor, louez-le sur la harpe et la cithare ;
Louez-le par les cordes et les flûtes, louez-le par la danse et le tambour !
Louez-le par les cymbales sonores, louez-le par les cymbales triomphantes! 
Et que tout être vivant change louange au Seigneur ! Alleluia ! (Psaume 150)


lundi 26 mars 2012

Chant sacré

Ensemble vocal du Bois d'Amour (Poitiers)
Avant qu'il ne soit trop loin dans le temps, je grapille quelques minutes pour parler de ce premier festival de chant sacré que nous avons organisé à Fontenay-le-Comte le week-end dernier. Hier soir nous étions un peu HS mais heureux du résultat, et heureux de voir la satisfaction des spectateurs et des chorales participantes.

Plus d'un an de travail, de contacts, crescendo au fur et à mesure que l'échéance approchait. Tout un travail de fourmi, dans les coulisses. Et puis la partie plus visible, mais qu'on appréhende mal : affiches, tracts, mails, articles de presse, annonces diverses sans savoir où l'on sème, si ça va plaire ou pas. La grande interrogation, la grande aventure.

Chant sacré... en plus le thème était un peu risqué. Ça plaît encore le chant sacré aujourd'hui ? Quelqu'un m'avait dit : Hum... la musique sacrée c'est pas trop mon truc. Vous auriez organisé un concert de Jazz chrétien je serais peut-être venu.

Cinq chorales ont relevé le défi et osé un programme consistant avec des oeuvres et des compositeurs de renommée : Franck, Menegali, Donizetti, Kodaly, Duruflé, Bach, Saint-Saëns, Fauré... pour n'en citer que quelque uns et une cantate de Buxtehude (Membra Jesu nostri). Trois chorales fontenaisiennes participaient à ce festival : la Chorale St Hilaire, l'Ensemble vocal Cantabile Opus 85 et la Chorale Tempo Voce, auxquelles sont venus se joindre deux choeurs régionaux : le Collegium Vocal de Chauray et l'Ensemble Vocal du Bois d'Amour de Poitiers. La Schola Grégorienne du diocèse de Luçon est également intervenue au cours de la messe du dimanche 25 mars, avec notamment le Salve Regina solennel.

Et le public loin de bouder a répondu largement... à nous en étonner nous-mêmes. Et pas que des cathos, mais des gens simplement amoureux de la musique et du chant (fussent-ils sacrés) et du beau. A la fin de chaque concert, du dernier en particulier, j'étais frappée par les visages paisibles et souriants de tous (choristes et auditeurs). Comme si ce moment avait créé une trêve au milieu des soucis et des conflits de nos vies bousculées. Un moment d'apaisement et de communion.

Merci à tous ceux qui contribué à ces moments de bonheur, d'une façon ou d'une autre, avec leurs dons et leurs talents partagés et mis en commun.
"Ce festival répond à la volonté de l’Association d’ouvrir ce patrimoine, commun à tous, à certaines manifestations artistiques qui trouvent une juste expression dans ce lieu sacré, et de  montrer qu’au-delà de sa vocation cultuelle fondamentale, il  peut participer à  la vie culturelle de nos cités dans le respect de toutes les convictions.
Le choix délibéré de mars répond également au souci d’associer cette manifestation au temps privilégié du Carême, signifiant par là que ce temps de ressourcement et d’espérance pour les chrétiens, peut être mis aussi à profit, grâce à l’art du chant sacré,  par tout être humain en quête de sens à sa vie. (J. N. Naud)
En ces jours, en cette année, du cinquantenaire de Vatican II, je renvoie à la Constitution Gaudium et Spes qui traite largement en son chapitre 2 de l'essor de la culture et de la relation foi-culture.
"À leur manière aussi, la littérature et les arts ont une grande importance pour la vie de l’Église. Ils s’efforcent en effet d’exprimer la nature propre de l’homme, ses problèmes, ses tentatives pour se connaître et se perfectionner lui-même ainsi que le monde. Ils s’appliquent à découvrir sa place dans l’histoire et dans l’univers, à mettre en lumière les misères et les joies, les besoins et les énergies des hommes et à présenter l’ébauche d’une destinée humaine plus heureuse. Ainsi sont-ils capables d’élever la vie humaine qu’ils expriment sous des formes multiples, selon les temps et les lieux." (GS n° 2, § 3).


Festival de chant sacré, sur le site de la paroisse de Fontenay  :
♦ présentation des chorales et des programmes
♦ photos des concerts

mercredi 21 mars 2012

Festival de chant sacré


Bon, voilà, juste un petit rappel. C'est J - 2 pour ce festival. Il y a des mois qu'on y travaille, et c'est crescendo sur la fin, évidemment.

A l'origine une volonté de l'association Les Amis du Patrimoine de la paroisse St Hilaire de Fontenay de proposer un temps fort pendant du Carême. Ce festival s'inscrit dans les objectifs de l'association et en particulier de la commission culturelle : "valoriser le patrimoine religieux au travers de manifestations originales et inédites. Les dates (23-24-25 mars) ne sont pas choisies au hasard, le Carême est un temps fort qui précède la plus grande fête liturgique chrétienne. Notre ambition c'est aussi de créer une manifestation participant à l'essor économique de Fontenay."

Quatre chorales et ensembles vont intervenir sur ce thème du chant sacré au cours des trois soirées : la Chorale Saint-Hilaire, sous la direction de Marie-Andrée Gandriau,  l'Ensemble vocal Cantabile Opus 85, sous la direction de Maxime Kaprielian,  la chorale Tempo Voce, sous la direction de Yves Dooghe et Françoise Lieurade, le Collegium Vocal de Chauray, sous la direction de Françoise Brillaud et l'Ensemble Vocal du Bois d'Amour de Poitiers, sous la direction de Jacques Richard qui interprétera une œuvre de Dietrich Buxtehude.

Ça vaut le déplacement... Bon d'accord Cherbourg, Paris (surtout une veille du concours d'Agrég.  ;-) ou Metz c'est un peu loin, j'admets... mais Les Herbiers, c'est tout près et pourquoi pas aussi Angers... Et je ne parle pas du reste de la Vendée et départements proches. Donc à bientôt...

Et pour en savoir plus : tarifs, programme, comment venir et tout ça, un petit tour par ici, sur le site de la paroisse...