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samedi 7 juin 2014

Tékitoi ?

Après avoir privilégié internet ces deux dernières années l'équipe de communication de la paroisse se demandait comment honorer le thème proposé par le pape François pour cette 48e journée des communications sociales : "La communication au service d'une authentique culture de la rencontre".

A partir du constat que dans la paroisse on connaît beaucoup de monde mais mal (des visages, parfois à peine un nom dessus) c'est le thème de la rencontre qui a été retenu et on a choisi de faire un pas de plus dans la connaissance de l'autre. Une soirée rencontre autour d'un plat pour se dire un peu plus qui on est. En fait t'es qui toi ?... je ne sais pas bien. Ainsi est née la soirée Tékitoi ?

Après un apéro d'accueil nous étions invités à mettre 3 gommettes sur un planisphère sur 3 pays qui nous sont chers (pour y avoir vécu, séjourné ou toute autre raison) et cela devenait aussi le 1er sujet de conversation à table. J'aurais bien voulu savoir pourquoi George, le prêtre Ghanéen, est allé coller des gommettes en Alaska et au Groënland ! Mais le tirage au sort des tables ne m'a pas donné cette opportunité. Mais je n'oublie pas, il y aura d'autres occasions.

Deuxième sujet de conversation : partagez un souvenir d'enfance. Là il a fallu réfléchir un peu, pour se rafraîchir la mémoire ou simplement pour retenir un souvenir plus marquant, humoristique, typique de l'époque ?... Alors sont (re)venues les jolies colonies de vacances de 3 ou 4 semaines à l'époque avec la première séparation d'avec les parents, un dégoût à vie des patates douces pour avoir mangé des frites de patates douces (il paraît qui c'est absolument abominable), l'arrivée du mercurochrome qui laissait des taches rouges sur les genoux des copines, autrement plus jolies que les pisseuses marques jaunâtres de teinture d'iode, les vacances avec la fratrie chez les grands parents à la campagne ou à la mer... Des souvenirs qui ont marqué nos enfances, et qui amenaient le sourire sur les visages.

Troisième sujet imposé : un passage ou un verset préféré de la Bible, et pourquoi, bien sûr. Cela a donné lieu à de très beaux partages sur le fils prodigue, les pèlerins d'Emmaüs, le prologue de St Jean, des versets de psaumes.

Et pour clore la soirée les questions au curé de la paroisse pour tester son niveau de connaissance  de ses paroissiens. Tout compte fait il s'en est tiré très honorablement. Et il n'a pas manqué ensuite de commenter quelques points du message du Pape homonyme juste pour donner envie de le lire, des fois que... Et même si on a privilégié, ce soir-là, la rencontre IRL n'oublions pas que "internet est une bonne chose, c'est un don de Dieu" (Pape François).

La soirée n'a pas été assez longue pour épuiser les sujets préparés mais chacun est reparti avec un autre regard au moins sur ses voisins de table.


mardi 4 mars 2014

Je veux être heureuse pendant le Carême

Ça a commencé comme ça. Au début du repas elle nous a dit avec un beau sourire : "Je trouve que les textes d'aujourd'hui nous préparent bien au Carême... Je ne sais pas si c'est toujours comme ça, je ne me souviens pas, mais aujourd'hui je trouve que ça tombe bien ". Et moi, avec mon esprit so cartésien de lui répondre : pas sûr, parce que le dimanche qui précède le mercredi des Cendres n'est pas toujours le 8e du temps ordinaire. J'oubliais par là que la Parole de Dieu nous parle toujours au creux de nos attentes, de nos disponibilités latentes et pas en fonction d'un calendrier, fut-il liturgique.

Et elle a continué : j'aime bien le Carême, plus que l'Avent. Il y a plein de propositions, d'occasions de prière, d'échanges, de partages... Et puis on a le temps... l'Avent ça passe trop vite ! Heureuse parce que Jésus nous veut heureux... et puis il y a Pâques au bout.

Surprenante, inattendue réflexion que j'ai trouvée magnifique malgré ma réponse un peu lourde. Le Carême qui évoque plus effort, renoncement, pénitence, abstinence, enfin plein de choses pas très agréables, avec des mots gris, et qu'on n'est peut-être pas porté à faire spontanément. Je trouve merveilleux d'aborder ce temps fort de vie liturgique et en Eglise dans cette disposition d'y trouver le bonheur.
Ïmage CCFD - Carême 2014

Et comme le Carême, et même Pâques, n'est pas le bout, elle a repris : Je veux être heureuse pendant le Carême... et jusqu'au bout de ma vie.

Non ce n'est pas un détournement, ce n'est pas incompatible avec l'esprit de conversion propre au Carême. Elle a raison Germaine de partir de ce pied et elle nous entraîne.

Ami lecteur je te souhaite de trouver le bonheur sur ta route de Carême et de marche vers Pâques.




Et pour nous aider il y a plein de pistes, internet est d'une grande richesse, avec des sites et des propositions de valeur. Quelques éléments :
- Message du Pape François pour ce Carême 2014
- La paroisse St Hilaire de Fontenay offre un riche programme
- La paroisse d'à côté, Sainte Marie en Plaine et Marais, propose une méditation chaque jour, envoyée dans la boîte mail des inscrits
- Le site de l'Eglise de France
- Les Dominicains de Lille avec le Carême dans la ville
- "Le Carême, chemin de foi" sur une proposition du CCFD-Terre solidaire

liste non exhaustive... 

Et puis il y a aussi les blogs de mes amis, qui parlent bien aussi du Carême : François et Corine. A suivre...




mercredi 3 juillet 2013

La 2e mort de Coluche

Qu'apprends-je ce matin ? Les Restos du cœur attaqués en justice par le photographe auteur du célèbre cliché de Coluche que l'association utilise pour son logo. (Je n'ai vraiment pas envie d'écrire son nom, pas la peine de lui faire de pub, de toutes manières c'est facile à trouver).

Et tout ça pour une histoire de droit(s). Et même pas de droit à l'image, mais une histoire de droit d'auteur, donc une histoire de fric.

Non seulement il demande le retrait du portrait de Coluche du logo et de tous les documents de l'association mais aussi un dédommagement financier pour l'utilisation qui en a été faite depuis 27 ans. Oui, rien que ça 27 ans. Il lui aura fallu tout ce temps pour se rendre compte que sa photo était utilisée ? Ou bien au bout de 27 ans il pense que le magot peut rapporter gros ?

Et les Restos du cœur auraient utilisé cette photo sans autorisation ? Étrange légèreté face à une législation reconnue drastique sur ce point. Autorisation verbale nous dit-on... Admettons en effet que dans leur grande générosité les Restos du cœur ont pensé que cela pouvait suffire et que le photographe avait le cœur aussi large et généreux qu'eux. Grossière erreur (pardon, ceci n'est pas un jugement). On ne prend jamais assez de précautions, même pour faire le bien et c'est triste !

Quoi de plus logique que d'associer la photo du fondateur au logo de l'association ? Et un visage sympathique, jovial, qui vous regarde droit dans les yeux pour vous dire Aujourd'hui, on n'a plus le droit ni d'avoir faim, ni d'avoir froid... Il me semble que c'est plutôt un honneur pour le photographe de voir son cliché sélectionné, non ? Mais c'est vrai que si on pense pouvoir en retirer du fric, ça change tout. Et en plus il va bénéficier de toute la pub qui lui aura été indirectement faite via les Restos du cœur. Lamentable !

Financièrement c'est catastrophique, versement des droits demandés, action en justice et tout ça... toute la campagne d'affichage et de pub à refaire de même que les documents de l'association au logo si familier... Déjà sur le site des Restos du cœur le logo est changé et on ne voit plus la frimousse enjouée du fondateur. Autant d'argent soustrait à l'aide apportée aux plus démunis pour retourner dans une poche bien moins vide que celle de ceux-là. Coluche, tu dois te retourner dans ta tombe, non ! Et ce coup bas, c'est comme si tu disparaissais une deuxième fois.

Mais l'affaire n'est pas terminée, elle est entre les mains de la justice, selon l'expression consacrée. On a le droit d'espérer une heureuse fin ?

"Enfoirés", c'est pas comme ça qu'il disait le gars au grand cœur.