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dimanche 16 septembre 2012

Animateur de chants, c'est du boulot

  Dans ma paroisse, comme dans la plupart des paroisses, il y a des animateurs, dont je fais partie. Je considère cela comme un service pour aider à la prière de l'assemblée et au chant et aussi pour que la célébration se déroule le mieux possible. De ce fait on veille au bon déroulement, à l'enchaînement, à ce que chacun sache quand intervenir etc. Parfois il y a des imprévus... il faut faire face... et tout se passe bien. Mais hier soir, je crois quand même qu'il y avait un faisceau d'emmerdes (ah pardon, j'ai vérifié, Larousse ne dit pas que c'est un gros mot, juste que c'est "populaire")
  1. D'abord, y avait pas de sacristain... mais ça on s'en doutait et Loïc avait préparé l'essentiel, sauf qu'il manquait les feuilles pour l'assemblée. Donc Jean-Paul s'est précipité au presbytère à l'autre bout de la ville pour récupérer les précieuses feuilles
  2. pendant ce temps l'organiste et l'animateur (ma pomme) mettent au point leur service. Et quand Joseph s'avise d'allumer les spots du chœur, l'ampli de l'orgue pousse une gueulante assourdissante et continue qui ne cesse que quand on lui coupe le jus. Et il recommence son beuglement chaque fois qu'on redonne du jus
  3. donc on s'est rabattus sur l'orgue à tuyaux, mis au rancart depuis plusieurs mois, si content de reprendre du service qu'il a été impeccable pendant toute la messe, qui a quand même fini par commencer
  4. préparation pénitentielle : échange de regards et coups de menton entre le célébrant et l'animateur (ma pomme ai-je déjà dit). Je fais signe NON (sous-entendu, il n'y a pas de chant de prévu ici). Le célébrant, qui n'est pas à l'autel, est perturbé, ne sait plus ce qu'il faut dire... va à l'autel... feuillette en vain son livre... et finit par chanter, de mémoire, Seigneur Jésus envoyé par le Père etc. Intérieurement je pense : tiens encore un qui n'a pas regardé sa feuille avant de venir... pourtant, ça m'étonne un peu de lui.
  5. après l'oraison tout le monde s’assoit... et personne ne se relève pour la lecture... A nouveau coup d’œil ici ou là, et quelqu'un s'avance dignement pour faire la lecture. Bon c'est clair l'équipe liturgique est très défaillante, en la personne de Christelle
  6. pendant cette lecture... j'avise l'assemblée : à qui vais-je envoyer un autre coup d’œil pour la 2e lecture... et la PU... et la distribution de la communion ?... 
  7. mais je n'avais jamais vu qu'il y avait un rayon de soleil foudroyant sur l'ambon pile poil de 19 h 12 à 19 h 14, comme par hasard au moment où je dois chanter le psaume ! Le soleil, plus les ratés précédents, plus "à qui je fais un coup d’œil pour la lecture suivante"... et puis zut je ne vois rien avec ce soleil... je rate une prise de verset... mais je me récupère... non mais faut pas croire que tout a raté quand même !
  8. enfin je fais mon énième coup d’œil en descendant les marches, et sans me casser la figure s'il vous plaît
  9. pendant l'homélie, dernière démarche pour un lecteur de la PU, ouf, on va en voir le bout !
  10. anamnèse : je mets en application les recommandations de la chef de la chorale : je reste à ma place, l'assemblée chante toute seule... sauf que les paroles ne sont pas sur la feuille de messe et que j'ai un trou sur les derniers mots et que tout le monde a un gros trou sur les 5 derniers mots
  11. chant de communion : l'assemblée n'a pas encore compris que c'est au refrain qu'elle chante de préférence, pas au couplet. Donc je me paie le refrain quasiment seule et j'ai la gorge qui pique... résultat, gagné, le couplet cafouille... non, c'est pas que je ne sais pas, c'est juste que je n'ai plus de voix
  12. bon, ben ça va être tout pour ce soir... C'est pas toujours cool animateur de chants à la messe. On appelle aussi ça : gérer le moment présent ;-)
  13. précision finale : après la messe on cause un peu, le célébrant et moi... il n'avait pas la bonne feuille de préparation c'était celle de demain, pour l'accueil du nouveau curé...
A part ça tout s'est très bien passé ! Mais quand même pourquoi y a des jours, comme ça, où on se ramasse toutes les crasses en même temps ?

O Seigneur, pardon, tu t'y retrouves là-dedans ? !... Parce que c'était quand même d'abord pour Toi et pour célébrer ensemble Ta Pâque. Mais je parie qu'il n'y a que Toi et moi qui nous sommes aperçus de ces cafouillages ! ;-)


vendredi 22 juin 2012

Quand tu parles à un malade tu pèses tes mots, n'est-ce pas ?

Dans ma communauté je suis avec une Sœur qui est en traitement pour un cancer. Elle en parle facilement, ce n'est pas un sujet tabou, ça n'empêche pas d'en parler avec délicatesse et de peser ses mots.

L'autre jour elle a rencontré une "amie" (?...) qui lui a demandé de ses nouvelles :
















Ouf ! ça fait du bien d'entendre ça !
Disons que c'est un peu une spécialiste des mots délicats, genre je-ne-saurai-jamais-c'qui-faut-dire-et-c'qui-faut-pas-dire...


lundi 26 décembre 2011

Un lapin à Noël

Ca aurait pu être un lapin dans l'assiette., genre lapin chasseur, en civet ou à la moutarde. Non, mais il y a quand même un rapport avec l'assiette.

A Noël on a l'habitude d'inviter à déjeuner une ou deux personnes qui risque de se trouver seule ce jour-là. Donc cette année, trouvé, on a notre invité.

Préparatifs habituels : menu, répartition des tâches en fonction de nos compétences, de nos goûts et de nos talents. 
Tout est prêt le jour J à l'heure H. 
L'invité se fait un peu attendre. Alors l'une commence à feuilleter une revue, l'autre arrange encore les dernières bricoles et la troisième allume la télé, histoire de s'occuper.

Et toujours point de Paul... On risque un coup de téléphone chez lui... puis un autre chez la voisine... Paul n'est pas chez lui... Paul est injoignable. Comme quoi, on a beau dire, c'est quand même pratique parfois des portables, s'il en avait eu un on aurait su tout de suite qu'on pouvait faire notre festin toutes seules !

Faute de réponse on s'est quand même mises à table pour un repas de fête sans invité, avec quelques inquiétudes quand même et plein de questions ? Il a oublié ? Il n'a pas trouvé la maison ? Il a eu un accident, un malaise en route ?... Au point où on en est, on ne peut rien faire de plus, on verra demain...

Et ce matin j'appelle Paul avec toujours une pointe d'inquiétude. Bah ! c'était vraiment pas la peine de s'inquiéter et de se pourrir le repas de Noël !...Voilà mon Paul qui s'excuse du bout des lèvres sans se départir de son habituelle jovialité : il était chez ses neveux ! Et il a passé une très bonne journée ! 

En fait, il a fait une joyeuse salade avec les coups de fil et les invitations qu'il a reçus.
"Ah c'est de ma faute, excuse-moi, j'ai fait des confusions. J'ai fait une grosse bêtise. J'ai totalement confondu avec une autre. C'est marrant, tu vois comme le monde est bizarre, la jeune qui nous a emmenés à La Roche l'autre jour, elle habite aussi dans ton coin..." 
Je ne voyais pas le rapport entre ça et notre invitation, mais tant pis. Et surtout, pour moi ce n'était pas vraiment marrant. Mais bon, accordons-lui l'excuse de l'âge.

Et, cerise sur la gâteau, entre quelques plates excuses sur son ton toujours aussi jovial, il me dit : Mais on peut remettre ça ! Et il était prêt à fixer le jour et l'heure ! 

Ben voyons, Paul, tu seras toujours le bienvenu quand tu ne te mélangeras pas les pinceaux dans tes invitations.