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mardi 24 avril 2018

En paroisse, sur les pas du Père Monnereau


Pour leur pèlerinage annuel les paroisses St Hilaire de Fontenay et Notre Dame des Sources ont choisi de marcher sur les pas du Père Monnereau, aux sources de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs, en cette année du bicentenaire de leur fondation. Étapes : Les Brouzils et Mormaison.

Une dizaine de jeunes collégiens et lycéens étaient des nôtres avec des activités appropriées. Aux Brouzils ils ont effectivement mis leurs pas dans ceux du P. Monnereau sur le chemin des croix qu'il a lui-même érigées et près desquelles il aimait venir se recueillir.
L'après-midi, à Mormaison, avec des jeux ils ont pu découvrir la vie du Père Monnereau, réfléchir à quoi ils se sentent appelés (ce dimanche était aussi le dimanche des vocations), relever un défi et rencontrer trois témoins.
Tandis que les jeunes marchaient, les autres pèlerins découvraient la Maison des Aires, première maison des sœurs qu'elles ont habitée jusqu'en 1863, aujourd'hui lieu de mémoire. Au rez-de-chaussée nous avons fait connaissance avec cet homme, curé des Brouzils, pasteur infatigable, proche des petits et des pauvres, qui voulut semer la tendresse de Dieu dans les cœurs.
La visite de l'étage a été un moment fort de la journée. Accueil de ce parcours biblique, de la Création à l'Apocalypse, en forme de poésies et de sculptures sur bois, fruits de la méditation et de la prière de Sœur Marie-Agnès.
L'étape aux Brouzils s'est terminée à l'église par un temps de recueillement sur le tombeau du P. Monnereau.

A Mormaison la Maison mère nous a ouvert ses portes pour le pique-nique et une visite des lieux guidée par Sœur Marie-Edith, responsable de la maison, et Anne, archiviste de la Congrégation. Anne, toujours passionnée et passionnante nous a fait traverser 2 siècles d'histoire de la Congrégation à partir des plans de la maison, de ses trouvailles d'archiviste et d'anecdotes. Elle nous connaît sur le bout du doigt !

Dernière étape de la journée, le centre spirituel Pierre Monnereau pour la messe précédée de quelques témoignages émouvants de personnes qui ont eu des liens avec les sœurs des Sacrés-Cœurs.

De cette journée riche de rencontres et de partages chacun est revenu avec un petit « trésor », découvert, ou encore à découvrir…

Prochain rendez-vous : le 10 juin pour la fête du bicentenaire.

Photos de la journée


samedi 2 décembre 2017

Tout leur cœur dans "l'Hôtel du cœur"

Pour eux c'était un défi à relever, pour nous c'était un pari un peu fou, fondé pour les uns et les autres sur la confiance. Pour fêter les 200 ans de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie nous avons misé sur les jeunes, notre lieu de mission privilégié depuis toujours avec le projet de monter une comédie musicale avec eux.

En faisant confiance à Tristan de Groulard, directeur artistique de l’association Comédie Musicamp il nous a fallu d'abord nous laisser déranger par le scénario qu’il proposait, puis confiance encore pour la mise en œuvre et la réalisation. Confiance dans les jeunes, en leur capacité de donner le meilleur d'eux mêmes et d'aller au bout du projet. Une petite poignée de semaines ont suffi pour monter le spectacle avec des jeunes motivés.

En faisant la proposition à tous les jeunes collégiens et lycéens de l'enseignement catholique de Vendée il fallait croire en la motivation des établissements scolaires, au dynamisme et à la persévérance des jeunes.

Un an et demi plus tard le résultat est là. Plusieurs établissements se sont mobilisés à fond dans le projet. Je retiens en particulier le dynamisme du directeur du collège St Joseph de Fontenay qui a perçu dans le projet la chance offerte aux jeunes et qui a motivé son équipe pédagogique pour en faire une activité pastorale pour tous les jeunes du collège. Motivation contagieuse : le Lycée Notre-Dame voisin a assuré l'accueil des jeunes artistes.

D'autres établissements de Vendée sont entrés dans l'aventure puisqu'une soixantaine de jeunes se sont engagés en prenant une, deux, trois voire quatre semaines de leurs vacances pour mettre sur pied "L'Hôtel du cœur" : chants, chorégraphies, dialogues...

Quatre représentations ont eu lieu à Fontenay en cette fin de semaine pour le plus grand bonheur de tous. Surprenant: le spectacle a enchanté toutes les générations, du petit collégien de St Jo aux papis et mamies des Maisons de retraite. Tous n'ont pas remarqué ou aimé les mêmes séquences, mais tous se sont laissés toucher par des paroles des chants, la fraîcheur des chorégraphies, les pointes d'humour, le bonheur qui rayonnait de cette jeune troupe.

Pari gagné, bravo et merci à tous les partenaires. Merci les jeunes ! Merci pour ce que vous avez réalisé, merci pour le bonheur que vous avez mis dans le cœur de vos spectateurs.  On repart avec vos refrains qui trottent dans la tête. Cette expérience, vous vous en souviendrez... nous aussi !
En guise de conclusion, une phrase glanée dans les commentaires des photos :  "Vous nous avez touchés... vous avez mis tout votre cœur dans l'hôtel du cœur".

Vous avez raté les séances de "L'Hôtel du cœur" à Fontenay ? ! Il est encore temps de le voir à La Roche sur Yon :
♦ mardi 5 décembre 2017 et dimanche 21 janvier 2018.
Réservation en ligne ici ou par téléphone (heures de bureau) : 02 51 37 51 38

♦ des places sont également disponibles à la séance scolaire du mardi 23 janvier, 10 h.
Réservation par téléphone : 02 51 37 51 38


D'autres photos et vidéos des séances à Fontenay

lundi 26 juin 2017

De jubilé en jubilé

Grande fête ce dimanche 25 juin, en la petite commune des Brouzils.
En ce lieu de fondation de la Congrégation, au cœur de l'année du bicentenaire, nous avons voulu célébrer à la fois la fête du Cœur de Jésus, notre fête patronale, et les sœurs jubilaires de 25, 50, 60, 70, 75 années de vie religieuse.

Le temps d'accueil donnait le ton de la journée : fête, chants, retrouvailles, partage... le tout dans la joie et mené de main de maître par nos 2 jeunes sœurs, Anne-Lise au chant et Isabelle au synthé. Après le mot d'accueil et de présentation de la journée par Sœur Marie-Paule plusieurs propositions ont occupé la matinée : réflexion sur l'eucharistie, avec un montage présenté par sœur Eliane, table ronde de témoignages de personnes proches des sœurs, associés et collaborateurs à divers titres, et en fin de matinée,  pour ceux qui avaient encore un peu de courage et de force, marche vers quelques lieux-mémoire en ce village du bocage : la Croix Caron, petit calvaire où le Père Monnereau aimait se retirer pour prier et se reposer, la Maison des Aires (première maison des sœurs) et le tombeau du Père Monnereau dans l'église des Brouzils.

Des témoignages de la table ronde je retiendrai le ressourcement que les laïcs trouvent auprès des Sœurs dans le partage de la spiritualité du Sacré-Cœur, dans les rencontres fraternelles, la prière commune, le travail ensemble autour des mêmes valeurs. Et l'enrichissement est réciproque.

Dans l'après-midi la messe présidée par Mgr Castet s'est déroulée dans l'église des Brouzils, lieu même où se trouve le tombeau du Père Monnereau notre fondateur. La grande église accueillait les sœurs et leurs familles, amis, associés, collaborateurs, de nombreux prêtres et diacres, évêques émérites... bref l'église était comble et débordante. Autant de témoins de la vie et de l'engagement des sœurs dans les paroisses du diocèse de Luçon et d'autres diocèses.

Cette célébration s'inscrit au cœur de l'année jubilaire des 200 ans de la Congrégation et au cœur de l'année jubilaire des 700 ans du diocèse de Luçon, une façon de signifier combien "la vie de la congrégation est liée à celle du diocèse"  comme l'a souligné Sr Marie-Louise dans son mot d'accueil.

De la messe je retiendrai le beau geste symbolique de la lumière que Sœur Marie-Louise a présenté ainsi :

Dans le diocèse de Luçon le père Monnereau a transmis la lumière de sa foi et l’amour du Cœur de Jésus à la congrégation qu’il a fondée.
La lumière déposée près de son tombeau va allumer les cierges des sœurs jubilaires.
Porter cette lumière à tous nos frères et sœurs c’est notre vocation dans l’Eglise et dans le monde. 

et chaque sœur jubilaire est allée déposer son cierge allumé dans une vasque au pied de l'autel tandis que l'assemblée chantait le chant du bicentenaire, composé par l'une de nous, Sœur Martine Chaillot, et mis en musique par frère Jean-Baptiste du Jonchay.

Magnificat ! était bien le chant final qui convenait pour terminer cette journée d'action de grâces et de joie, avec bien sûr une prolongation autour d'un rafraîchissement pour encore quelques échanges et rencontres...
et on était bien là, personne n'était pressé de partir... 😊


Photos de la journée

Vidéos :

- prière d'offrande chantée par les sœurs jubilaires
- symbole de la lumière avec le chant du bicentenaire
- un air de fête à la sortie de la messe




Homélie de Mgr Castet




Site de la Congrégation des Sœurs des Sacré-Cœurs
vous pourrez y retrouver entre autres le mot d'accueil de Sr Marie-Louise.



jeudi 28 mai 2015

Dans la dynamique de l'année de la vie consacrée

Assemblée des religieuses de la Congrégation en ce lundi de Pentecôte à laquelle les associés étaient également invités. Joie de se retrouver nombreuses (on était bien 200 !), venant de toutes les communautés de France, pour une journée fraternelle, avec en toile de fond et pour fil conducteur les trois axes de l'année de la vie consacrée :
  • regarder le passé avec reconnaissance, 
  • vivre le présent avec passion, 
  • embrasser l'avenir avec espérance.

Regarder le passé...
une histoire tissée de cinq histoires. Nous réapproprier notre histoire plurielle qui remonte jusqu'à 1652, découvrir nos histoires respectives qui se mêlent pour n'en faire qu'une. Et rendre grâces pour cette richesse. Chacune connaît l'histoire de sa propre Congrégation, mais pas très bien celle des autres Instituts accueillis successivement depuis 30 ans. Ce fut l'occasion de découvrir les points communs de nos différentes histoires faites par des femmes, de maîtresses femmes parfois, nous souvenir des souffrances endurées pendant les guerres, des disparitions de Congrégations générées par les lois de séparation au début du XXe siècle, des nouveaux départs, de l'élan missionnaire toujours en réponse à des appels de l’Église et de la société défaillante.

Vivre le présent avec passion,
là où nous sommes envoyées, comme nous sommes, avec nos moyens d'aujourd'hui et la passion de la mission.

4 témoignages nous étaient offerts de la part de 3 Sœurs et une associée à la Congrégation. Trois générations, 4 bonheurs de vivre. Quatre témoignages lucides et humbles, sans complaisance, avec un brin d'humour : un vrai cadeau. Chacune relisant son histoire à la lumière de l'Esprit : comment l'Esprit m'a guidée dans ma vie et me guide encore aujourd'hui ? 

Embrasser l'avenir avec espérance
avenir... futur... inconnu par définition... c'est continuer la route en se rendant disponible à l'inattendu de Dieu qui ne manquera pas de nous bousculer.
La mission, les "œuvres" comme on dit, notre mode de vie doivent être signes pour le monde aujourd'hui et demain. Comment sont-ils appelés à évoluer pour demeurer signe et être dynamisme renouvelé dans l’Église et la société de ce XXIème siècle ? Et en écho, à quelle disponibilité sommes nous appelées ?

Une journée riche de rencontres et de partages, au terme de laquelle nous sommes invitées à poursuivre la route, à embrasser le futur et accueillir l'avenir qui sera donné.

mardi 1 octobre 2013

Tu ne pouvais pas dire non... (!) (?)

Quand la fusion avec une autre Congrégation a pris des allures d'accomplissement je pensais tout simplement et avec bonheur que c'en était fini pour moi des responsabilités en Congrégation. Rejoindre une Congrégation plus grande, plus vivante, avec davantage de forces vives, même si les aînées sont nombreuses, m'autorisait à penser : place aux plus jeunes.

Très vite après la fusion, à mon grand étonnement, j'ai été sollicitée pour des sessions, des formations, que j'ai acceptées, après parfois beaucoup d'hésitation. "On a pensé à toi" me disait-on. "J'aimerais mieux que vous ne pensiez pas tant à moi" répondais-je avec humour.

De sessions en formations, je me suis retrouvée au Chapitre cet été. Expérience un peu ardue, mais riche. Et là je pensais encore que c'était fini et qu'elles avaient compris que je n'étais pas encore vraiment dans le bain, ni tout à fait des leurs.

Et voilà qu'un jour de début septembre Marie-Louise me téléphone : il faut que je te voie. Ces mots dans la bouche d'une supérieure générale ce n'est jamais bon. Un peu à la Jésus avec Zachée* : "il FAUT que j'aille chez toi".

Le Caravage, l'Appel de Matthieu
(Église St Louis des Français, Rome)
Et là une nouvelle demande, déconcertante, déstabilisante, au service de la Congrégation. A mi-temps m'a-t-elle précisé, puis, et tu resteras dans ta communauté, comme pour me rassurer (hum, un mi-temps dans l’Église...). Spontanément j'avais vraiment plein de bonnes raisons pour refuser. [...]

Alors, après, des amis se sont risqués à l'immanquable "Tu ne pouvais pas dire non". Il y a plusieurs tons pour dire cela, c'est le ton qui fait la chanson, et alors ça s'écrit avec un point d'exclamation ou un point d'interrogation.

Si, je pouvais dire non, et refuser.
Si, je pouvais dire non, et rester dans mon train-train pénard, même si je ne m'y ennuie pas, que le travail abonde et qu'il me passionne.
Si, je pouvais dire non, mais j'en sentais le goût amer et confus de rater quelque chose.
Si, je pouvais dire non, à chaque fois, à chaque étape.
Si, je pouvais dire non, car on peut dire non dans la vie religieuse.

Mais j'ai accepté, consciente à chaque fois qu’une exigence en naîtrait, consciente aussi qu'un oui peut ouvrir sur un autre appel, qu'un non ferme des portes.
Mais non, j'ai dit oui, j'ai accepté comme une réponse à plus grand que moi, malgré mes manques, mes incompréhensions, mes questions, mes appréhensions, mes peurs. Accepté une aventure dont je ne sais absolument rien ni où elle me conduira, comme un départ, comme une grâce et une chance dans l'exigence.

Rien ne t'arrive qui ne puisse te faire grandir, à toi d'en faire le meilleur usage.

Je laisse le mot de la fin à un curé à qui il a dû arriver quelque chose de semblable, et que j'ai piqué sur Facebook (il faut bien quand même, je ne renie pas mes passions) : L'Esprit Saint nous réserve parfois de drôles de surprises auxquelles on n'est pas préparé. Je lui fais confiance, il doit savoir ce qu’il fait.

* Évangile de St Luc, chapitre 19, verset 5

samedi 6 juillet 2013

Une journée avec le Père Monnereau

Et voilà, c'est parti ! Hier premier jour du pèlerinage aux sources sur les pas du Père Monnereau, fondateur de la Congrégation. Journée à Saint-Martin des Noyers.
Une démarche proposée aux capitulantes mais à laquelle étaient largement invités toutes les Sœurs et les associés. Une démarche spirituelle, ecclésiale et de Congrégation pour nous préparer à entrer en Chapitre dans 2 jours.
Une démarche de deux jours pour que grandisse notre foi quand elle est vécue comme une expérience d'un amour reçu (1er jour) et quand elle est communiquée comme une expérience de grâce et de joie (2e jour).

Le temps fort de ce premier jour a été la célébration baptismale dans la très belle église de St Martin des Noyers : prière et catéchèse préparées et animées par Sr Martine Chaillot et l'abbé Olivier Praud. Saint Martin des Noyers cette commune du Nord Vendée où est né le Père Monnereau et l'église même dans laquelle il a été baptisé.

Une célébration baptismale pour nous inviter à redécouvrir comment notre baptême a été source de la foi en nous, mais aussi pour rendre grâce du don du baptême de Pierre Monnereau. Très jeune il a été amené à prendre position par rapport à sa foi dans la tourmente révolutionnaire mais aussi dans une famille au terreau chrétien riche. Il a appris à donner sens aux événements de sa vie sans en rester prisonnier. On peut se poser la même question pour nous personnellement et pour la vie de la Congrégation (qu'est-ce que je fais des événements de ma vie... de la vie de la Congrégation ?) .

La foi c'est d'abord l'expérience d'un amour reçu et non un corpus de doctrine à ingurgiter. Et Olivier Praud propose 4 attitudes spirituelles pour discerner cette grâce :
  • reconnaître le baptême comme expression fondamentale et première de l'amour de Dieu pour moi,
  • identifier cet amour dans mon existence et en rendre grâce à Dieu (pas facile...)
  • découvrir comment cet amour divin trouve dans la Congrégation son lieu, son espace et son temps,
  • et enfin rendre grâce pour l'avenir, le salut que l'amour de Dieu révèle.
 Chants, psaumes, lectures bibliques, extraits des écrits du Père Monnereau, catéchèse, rappels historiques nous ont tout naturellement conduits à renouveler notre engagement baptismal avec la formule même du baptême, celle qu'on reprend à la veillée pascale, et un très beau geste de signation avec l'eau bénite.

Dans l'après midi, encore un temps de réflexion en groupes dans la forêt du Détroit, là où se réfugiaient les populations pendant la Révolution, là où s'est réfugié Pierre Monnereau. Une célébration eucharistique a terminé la journée. Et aujourd'hui, 2e journée de pèlerinage, aux Brouzils, lieu de fondation de la Congrégation.


jeudi 4 juillet 2013

Chapitre... vous avez dit ?

Ça faisait un moment déjà que j'avais commencé à prévenir autour de moi : en juillet ne comptez pas sur moi, vous ne me verrez pas. Du 7 au 31 juillet : absente. Et je n'appréciais pas vraiment les sourires entendus, un brin moqueurs et jaloux peut-être aussi : 3 semaines de vacances !

Et bien non, pas du tout trois semaines de vacances, mais de travail et de réflexion en Chapitre de Congrégation.

Chapitre ?... c'est quoi ça ? et qu'est-ce que vous allez faire pendant trois semaines ?...

Le Chapitre général c'est d'abord l'instance suprême de l'autorité dans la Congrégation.  Il définit les grandes orientations, prend les décisions les plus importantes pour la vie de la Congrégation et élit la Supérieure générale et son conseil (cf. Code de Droit canonique, canon 631.1). Autorité suprême il ne siège cependant que temporairement, par sessions, tous les six ans. D'un Chapitre à l'autre le gouvernement habituel est assuré par la Supérieure générale et son Conseil.

Si, comme dit Kierkegaard, la vie ne peut être comprise qu'en regardant vers le passé, mais elle ne peut être vécue qu'en regardant vers l’avenir, décider des orientations c'est d'abord relire le vécu depuis le dernier Chapitre, il y a six ans pour nous. Et comme le Chapitre est l'affaire de toutes (même si seulement quelques unes en font partie), cette relecture s'appuiera sur le travail fait par les communautés, les Sœurs, les associés, depuis un an, sur le thème Quels pas avons-nous à faire ? Quelle Pâque avons-nous à vivre ? Nous prendrons le temps d’écouter nos Sœurs de France et de culture différente, de Madagascar et de la Réunion, du Canada, du Congo, de République Dominicaine. Nous prendrons le temps d'écouter les associés, d’entendre leurs questionnements et leurs appels. Deux jours leur seront consacrés.

A mi parcours nous élirons la supérieure générale et les conseillères. Nous prendrons ensuite le temps d'écouter les appels des communautés humaines et chrétiennes dont nous faisons partie pour discerner et décider les grandes orientations spirituelles et apostoliques qui nous feront vivre les six années qui viennent et nous renouvelleront dans nos missions et dans la mission de la Congrégation pour l’Église. Fortes et enrichies de tout cela nous bâtirons demain.

46 Sœurs participent au Chapitre, représentatives des différents pays où nous sommes en mission, la plupart sont élues, quelques unes sont membres de droit, huit associés seront avec nous les 3 premiers jours.

Deux journées de pèlerinage dans le Nord Vendée, sur les pas du fondateur Pierre Monnereau, précéderont cet événement. Pour les capitulantes d'abord mais ouvert à toutes les Sœurs et aux associés qui veulent vivre ce temps de ressourcement et se laisser renouveler dans leur expérience de baptisés et de consacrées en puisant à la source qui nourrit notre foi : l'Eucharistie (Sr M. Claire Jadeau).

Au terme de ces trois semaines une célébration eucharistique clôturera nos travaux et nous enverra en mission renouvelée. Vous êtes tous invités à cette célébration le mardi 30 juillet à 15 h 00 en l'église du Sacré-Coeur, à La Roche sur Yon (rue Jean Mermoz).

Cet événement concerne la vie de la Congrégation  mais c'est aussi un événement d’Église. Nous comptons sur votre prière de même que nous continuons à vous porter dans la nôtre.

Trois semaines denses et riches, trois semaines de réflexion et de discernement, mais pas trois semaines de conclave comme on me l'a demandé. Non, nous ne serons ni cloîtrées ni coupées du monde, même si moins connectées au net (enfin en ce qui me concerne tout au moins)... Mais un temps de grâce, une chance et une responsabilité pour celles qui y participent et nous allons trouver un moyen pour rester en lien avec vous et essayer de vous partager un peu de ce que nous vivons pendant ces jours.

A bientôt... bon été... bonnes vacances...