jeudi 10 novembre 2011

Merci Pascal... Repose en paix !

Après un billet timide, où j'avançais à pas feutrés, partagée entre la discrétion à l'égard de Pascal et de sa Maman et le besoin de parler, où je m'étais réfugiée derrière un titre de billet un peu vague et pas trop provocateur, j'ai été impressionnée par ce qui s'est passé ensuite sur la toile.

D'abord la nouvelle s'est répandue très vite puis les témoignages ont afflué de toutes parts. Son mur Facebook est devenu le lieu de rencontre et d'expression. Témoignages d'amitié, souvenirs de moments vécus ensemble, d'engagements de Pascal auprès des petits, des isolés. Tous ces messages sont unanimes pour parler de son sourire, sa gentillesse, son esprit de "rassembleur", son bonheur de servir, bonheur d'être prêtre.

Reprise de contact pour certains : on s'était un peu perdus de vue... on ne s'écrivait pas souvent... mais je me souviens...

Beaucoup de questions face à l'incompréhensible.

Des gens, des jeunes surtout, des jeunes prêtres ébranlés.

Beaucoup d'attention et de délicatesse pour la Maman de Pascal, des paroles chaleureuses et filiales.

C'est comme un barrage qui craque et laisse l'eau couler à plein flots sans que rien ne puisse plus la contenir. Parole libérée.

Des blogueurs chevronnés sont venus ajouter un commentaire fraternel et ont relayé le message. David a écrit un superbe poème, subtilement baptisé Hymne pascal. A deux reprises Koz a eu une attention délicate pour les prêtres nous invitant à cette même attention (les commentaires de Koz c'est ici et là aussi).

Ce matin il y avait une messe à Fontenay, en mémoire de Pascal et à l'intention de sa Maman, à peu près en même temps que la célébration des obsèques à St André de l'Eure. Ils étaient nombreux les Fontenaisiens à venir prier pour un de leurs enfants : un ami, un copain de leurs enfants, un ancien élève...

Impressionnés par ce mouvement de sympathie sur internet nous avons repris tous ces témoignages pour les partager à l'assemblée : au début l'hymne pascal de David et après l'homélie les différents témoignages recueillis sur Facebook ou des commentaires de blog. On peut les retrouver sur le site de la paroisse de Fontenay.

Aujourd'hui je pourrais nuancer le titre de mon dernier billet. Nuancer un peu... Oui, des amis se sont manifestés depuis 4 jours, même si tous sont consternés : comment n'ai-je rien vu ? Oui, aujourd'hui la toile a été un lieu de rencontre, d'expression et de partage, et pas que virtuel. Hier et aujourd'hui il s'est passé quelque chose sur le net. Les clics et les échanges de liens en sont les témoins. Un tel flux est rare à ce point sur un tel sujet (dixit un grand blogueur devant l’Éternel !), et pas pour dire des bêtises !

Pascal ? c'est toi qui es à l'origine de tout ça ?...

Pascal, que Celui que tu as choisi de suivre dans le sacerdoce et la vie religieuse
t’accueille et te donne sa Paix.


lundi 7 novembre 2011

205 amis... et seul...


Quand j'ai appris son décès j'ai eu l'impression que le ciel me tombait sur la tête. Non, pas lui ! C'est pas possible ! Il y a moins d'une semaine nous étions ensemble à la messe, il concélébrait, nous nous sommes donné la Paix, il avait un beau sourire... A la fin de la messe il a salué des amis. A défaut de lui parler davantage j'ai laissé un post sur son mur Facebook : Bon séjour au pays !  Lui, souriant, jovial, gentil, toujours de bonne humeur, heureux de et dans son sacerdoce, attentif à l'autre, surtout le pauvre et le petit.

Il ne laisse ni femme ni enfant certes, mais une vieille maman anéantie et des centaines de frères en Jésus-Christ, qu'il a aimés, qui l'ont aimé et qui pourtant n'ont rien vu venir.

Son mur Facebook était plein de posts, de commentaires, vivant, plein de photos de ce qu'il vivait et partageait. Ça respirait le bonheur et la joie de vivre. Le bonheur de l'engagement à la suite de son Seigneur, au service des autres, des plus démunis en particulier, il se battait contre la solitude, celle dans laquelle les autres étaient enfermés. Et pourtant...

Il restera présent à ses amis, on priera pour lui, jeudi prochain particulièrement, jour de ses obsèques, on priera pour sa Maman aussi. Je pense à elle, et je pense aussi à ceux qui ont fait un bout de chemin avec lui à l'école, au lycée, au séminaire... Quelques jeunes prêtres de sa génération, ordonnés autour des mêmes années. Ses frères en religion... Une fois encore nous voilà face au mystère de la vie et de la mort, mystère de la personne, secret des âmes.

Et cela me fait penser à ce qui se dit et se vit dans notre Église aujourd'hui, et la cible privilégiée que sont les prêtres. En bien comme en mal d'ailleurs. Est-ce qu'on n'est pas en train de leur mettre la pression ? On n'arrête pas de dire qu'ils sont peu nombreux, souvent âgés, surchargés... et on ne cesse de les solliciter, leur demander davantage, et mieux. Et ils ont leurs défauts, bien sûr, normal. Et ils ne sont pas meilleurs que nous, bien sûr, normal, ils ne sont que des hommes, pas encore des saints.

Quand on a la chance d'avoir des ordinations de diacres (en vue du sacerdoce) ou de prêtres on est tellement heureux de l'événement, la fête est si grande qu'on les met au pinacle et, sans le vouloir, on leur met la pression, on les écrase en attendant d'eux trop et trop tôt. Nous sommes responsables de nos (jeunes) prêtres... et c'est pas facile aujourd'hui de tout concilier !...

Des prêtres jeunes, heureux et bien dans leur peau, il en existe, j'en ai rencontré, et il y en a même quelques uns qui viennent d'en faire un bouquin  Ils sont jeunes, ils sont prêtres, ils sont heureux.
Il y a aussi  l'effet prêtres avec les trois chanteurs qui font un tabac.
Et puis, en ce moment-même, sur des blogs cathos autour de la déclaration du cardinal Gianfranco Ravasi à propos des homélies entre autres, ça discute dur sur ces fameuses homélies. Un petit tour par ici donnera un aperçu. Mais on ne va quand même pas en faire un fromage de ces homélies quand on réalise que ça fait 8 à 10 mn dans une messe ! Quand même un peu ridicule ! Excusez-moi les amis, je ne méprise pas vos homélies, ni le temps que vous passez à les préparer, et je sais les apprécier car ça arrive quand même souvent,  mais ce n'est pas l'essentiel de notre foi et de notre religion ! 10 mn une fois par semaine !

Vous,  jeunes, prêtres, heureux… restez-le. 
Et nous, avec vous, quelle responsabilité pour vous aider à être et rester jeunes, prêtres et heureux.

Bon je me suis un peu égarée... je n'ai pas justifié le titre de ce billet. Oui, il avait 205 amis sur Facebook et il a choisi de mettre fin à l'aventure de sa vie. 205 amis (et j'en suis) qui sont restés aveugles et impuissants pour l'aider à surmonter ce qui, pour lui, était devenu insurmontable.

205 amis... et seul...

dimanche 6 novembre 2011

Fidélité...


Dans mon billet précédent je parlais de pub dans le métro. Enfin celle de l'autre siècle : Dubo... Dubon... Dubonnet. C'était pour de l'apéritif. C'était simplet et pas méchant, même si c'était pour de l'alcool.

Aujourd'hui c'est autre chose la pub. Des affiches qu'on regarde plus ou moins machinalement, qu'on regarde sans voir, qui accrochent une fois ou l'autre, des grandes, des petites, des immenses, qui vantent tout et rien... Dans la collection de ces jours-ci, dans le métro parisien bien sûr, j'en retiens une qui a particulièrement attiré mon attention : taille maximum, une pomme, deux lignes, une url. Très sobre et dépouillée malgré la taille.

samedi 5 novembre 2011

Des p'tits trous, des p'tits trous, toujours des p'tits trous


Profitant de mon séjour à la capitale je suis allée faire un tour à Ticket pour une expo,  l'expo sur le métro parisien, son histoire depuis ses débuts, en 1900, jusqu’à aujourd'hui.

Un parcours ludique et interactif pour expliquer la construction et le fonctionnement. Maquettes à l'appui, photos d'époque, vidéos, quizz, visite virtuelle et même on est invité à prendre les manettes et à se mettre dans la peau d'un conducteur de métro grâce à un simulateur de conduite, et à naviguer sur le réseau de nuit.

Petite séance de nostalgie garantie... enfin au moins pour ceux qui ont connu le métro il y a déjà quelques décennies !... Et, pour les plus jeunes, découverte de ce qu'a été cette aventure.

dimanche 30 octobre 2011

Chant nouveau... c'est quoi au fait ?

Dans notre paroisse on est drôlement bien organisés, tout au moins en ce qui concerne la préparation de la liturgie des dimanches. Planning ici (organistes), planning là (animateurs), propositions de chants, tout y est pour que ça marche bien. Quelques petites discussions quand on prépare les programmes de chants où on est tiraillés entre renouveler le répertoire mais pas trop parce que ça bouscule et nos-assemblées-n'apprennent-pas-aussi-vite-qu'autrefois (vous voyez ce que ça veut dire), tenir compte des directives diocésaines ;-(  et du pré-répertoire arrêté par la commission ad hoc... ;-(( Bon, j'avoue qu'il m'arrive de râler, mais y a que là que je râle ;-)   parce que je trouve qu'on est parfois bridés.

mercredi 26 octobre 2011

De qui suis-je frère ?

Quelle idée de convoquer autour d'une même table un ancien trader-moine-des-cités, un président départemental des Restos du cœur, un maire socialiste, une conseillère générale nouveau centre et une toute jeune novice  Servante de la Présence de Dieu engagée à Points- Cœur ? Quel point commun ? Ou quelle discussion pimentée en perspective ?...
Pour la discussion pimentée, les noms d'oiseaux et les empoignades verbales, vous repasserez ! Pour un partage tout simple de ce que chacun fait et met en œuvre pour être fraternel, bingo, vous avez trouvé ! C'était en effet la question posée aux intervenants : de qui suis-je frère ? Et comment ça se vit quand on est en responsabilité politique ou sociale, engagée dans une ONG ?

vendredi 21 octobre 2011

Katekita

C'est le nom donné aux responsables de communautés chrétiennes à Tahiti. Et quand je dis responsable c'est au sens fort du mot. Etre Katekita c'est toute une fonction, une mission reçue de l'évêque pour conduire une communauté chrétienne là où il n'y a pas de prêtre.

Hier soir, parmi les nombreuses propositions de la paroisse pour la semaine missionnaire, nous étions conviés à réfléchir à la place des laïcs dans l’Église, à partir d'un docu du Jour du Seigneur sur les Katekita à Papeete (voir ci-dessous). L'étendue du territoire a obligé la population à s'organiser et à prendre en charge la vie chrétienne. Le prêtre peut ne passer que 3 ou 4 fois par an.

mercredi 19 octobre 2011

S'il te plaît, explique-moi l'orgue

Orgue, église Notre-Dame (Fontenay-le-Comte)
 Dans nos églises l'orgue est souvent dans le fond, à la tribune, surtout s'il est imposant par ses dimensions. Raison pratique certainement, raison technique d'acoustique, mais aussi une façon de dire que lors des célébrations religieuses il n'est là que pour accompagner, soutenir, aider la prière. Il n'est pas la vedette. Résultat, on ne le voit, on ne sait pas comment c'est fait, comment ça marche, on ne voit pas l'organiste et son jeu.


Pour pallier cette frustration quelques organistes de la paroisse de Fontenay ont eu l'idée d'un après-midi de l'orgue*. Qu'est-ce à dire ? D'abord un temps de vulgarisation et d'approche à l'attention de tout public intéressé puis un temps d'audition.

dimanche 16 octobre 2011

Si même le Pèlerin s'y met !

En fait ce billet n'est qu'un écho au précédent et j'aurais pu le mettre en commentaire... mais comme j'ai envie qu'il soit un peu lu  ;-)  et que ça illustre plutôt bien mon propos de jeudi, j'en remets une couche. Désolée pour le Pèlerin qui fait les frais de l'opération... ou petite pub quand même au passage.

Donc ça a commencé par un bref échange avec ma nouvelle copine amie sur Facebook, l'autre jour :

jeudi 13 octobre 2011

Messe religieuse


C'est comme ça qu'on dit, maintenant.

La première fois que j'ai vu cette expression dans les avis d'obsèques je l'ai trouvée plutôt bizarre, relue plusieurs fois, cherchant en vain la subtilité, et j'ai fini par conclure que c'était une coquille. Mais ça fait quand même plusieurs fois que je la retrouve dans mon cher quotidien épluché dès l'aube entre café et tartine beurrée. Et ce matin je me suis quand même dit que ce n'était pas une coquille.

Habituellement, dans la quasi totalité de ce genre d'avis, ce journal parle de cérémonie religieuse*. La précision, le pléonasme, seraient-ils devenus nécessaires ? Quelle équivoque cherchent-ils à dissiper ? Que pourrait-on comprendre, imaginer d'autre à propos de messe dans un avis d'obsèques ?

mercredi 12 octobre 2011

Belle !

Depuis que je l'ai aperçue dimanche à la messe, au milieu des enfants, son visage paisible et lumineux ne me quitte pas. Nos regards convergents vers les enfants se sont croisés, par hasard, au-dessus de leurs têtes. Et elle a eu un beau sourire. Et elle était belle, très belle ! Non pas canon à défiler sur les podiums de haute couture ou de prêt-à-porter.  Non, encore plus belle. De la beauté limpide et paisible, discrètement rayonnante de celle qui s'est longuement battue contre une sale maladie, et qui l'a vaincue.

Sa beauté c'était son sourire qui communiquait la paix qui l'habitait. Sa sérénité qui  laissait deviner le long combat qu'elle avait dû mener et dont elle sortait grandie. Son bonheur de retrouver ses activités, les enfants du caté.  Pas d'exubérance, juste à sa place, comme avant, au milieu des enfants, mais ce sourire et cette paix, délicatement rayonnants.

dimanche 9 octobre 2011

Combien vous étiez ? Y avait du monde ?

Ce matin mon curé blogueur a fait un billet sur le sujet, qu'il a intitulé On n'a pas eu beaucoup de succès. Ça tombe bien, j'avais envie de faire, moi aussi, mon petit discours sur le sujet. J'aurais pu mettre un commentaire sur son blog, mais j'avais envie de baratiner m'expliquer un peu plus sur la question et je ne voulais pas squatter son espace.

Église Notre-Dame - Fontenay-le-Comte (85)
 La question qu'il pose est exactement celle que nous nous sommes posée jeudi soir lors de notre réunion de commission culture de l'association du patrimoine. Il n'y était pas, donc ce n'est pas de nous qu'il parle... mais les occasions d'entendre cette réflexion ne manquent pas.

Donc, jeudi soir, nous faisions le bilan de quelques manifestations culturelles (musicales essentiellement) récemment organisées. Constat amer : les résultats ne sont pas à la hauteur de l'investissement (humain) déployé. Et, contrairement à l'allusion de Monsieur le Curé, nous nous sommes remis en cause et posé quelques questions. Extrait du compte rendu :

- y aurait-il trop de propositions, dans ce domaine en particulier ?
- faudrait-il alors se contenter de quelques temps forts dans l'année, bien ciblés ?
- la communication que nous faisons sur ces événements est-elle au point ? à revoir ? comment ?...
- comment savoir si les propositions répondent aux attentes des paroissiens, des non pratiquants, des incroyants ? tout ce public que nous voulons atteindre...
- les chrétiens engagés dans des mouvements ou services paroissiaux se sentent-ils concernés pas les propositions de la commission et comment soutiennent-ils son action ?
- avons-nous suffisamment expliqué les objectifs de la commission et donc les propositions qu'elle fait ?

vendredi 7 octobre 2011

30 ans déjà... 30 ans seulement...

De quoi veux-je parler ?

Des 30 ans de Radio Notre-Dame ? Non, pas vraiment. J'avoue que je ne me sens pas trop concernée. Radio Notre-Dame, en Vendée c'est pas ça. Par contre les 20 ans de RCF Vendée, faudra pas louper (pub anticipée, ce sera le 13 mai 2012).

Ça ne fait pas 30 ans, mais dans l'actu intéressante il y a aussi la disparition de Steeve Jobs (incontournable quand on se prétend webmachin) et aussi le(s) Nobel(s).

Non, j'opte pour les trente ans de l'abolition de la peine de mort, que par flemme j'appellerai désormais dans ce billet APM.

30 ans déjà... Oui, pour les vieux de ma génération, 30 ans c'était hier. Évidemment, pour les moins de trente ans, c'est autre chose. Mais quand même, les jeunes, reconnaissez que 30 ans ce n'est pas grand chose au regard de l'Histoire (avec un grand H).

mercredi 5 octobre 2011

Douceur du soir


Parc de La Vallée aux Loups à Chatenay-Malabry (92)


Au soir d'une folle journée, prendre le temps de m'arrêter, oser le break.

Savoir poser la souris, lever les doigts du clavier, et les yeux de l'écran.

Ne pas me laisser fasciner par l'icône qui ne cesse d'afficher avec désinvolture le nombre de mails que je n'ai pas encore ouverts. Ils attendront bien jusqu'à demain.

Ne pas répondre aux petits ronds rouges provocateurs de facebook qui me disent là aussi les messages en attente, les amis qui traînent encore sur la toile, eux aussi, à une heure tardive.

Laisser tomber pour ce soir ce qui n'est pas terminé et que je veux trop bien fignoler. 
J'ai passé trop assez de temps aujourd'hui sur l'ordi, et le web, même si ce n'est pas pour m'amuser.

mercredi 28 septembre 2011

Christos


Au risque de faire un peu lourd je reviens encore une fois sur ce document paru dans le plus grand silence au début des vacances d'été.

L'année se terminait, on faisait des bilans et des évaluations à tour de bras réunions, le beau temps du moment nous faisait déjà rêver aux vacances (qui seraient pourries, mais ça on ne le savait pas encore) et la sortie du nouveau parcours de Confirmation… OK… on verra ça à la rentrée.

Et voilà la rentrée. Tout redémarre, et en effet on s'intéresse à Christos. C'est comme ça qu'une bonne douzaine d'animateurs de Confirmation et des prêtres du doyenné (de Fontenay, bien sûr) se sont retrouvés dernièrement pour une présentation du parcours par les auteurs du document (enfin, les deux tiers, des auteurs).

lundi 26 septembre 2011

Mais enfin, vous savez encore lire ?

Furax Marie-So quand elle arrive au week-end de formation, samedi dernier. Surtout quand on la félicite pour son article dans la revue Catholiques en Vendée (cf ci-contre).

Bon, on s'explique.
Ce n'est pas après nous qu'elle est furieuse, mais après tous ces  soi-disant bons lecteurs de cette bonne revue diocésaine. Après la publication du fameux numéro elle a rencontré plein de gens qui lui ont dit : "Pourquoi sur la photo vous avez tous un livre et un journal ?" Grrr ! Elle a vu rouge. C'est bien la peine qu'on se fende d'un billet (même court) pour vous expliquer si vous ne le lisez pas ! Lisez ! vous aurez la réponse à votre question ! Mais lisez jusqu'au bout, la réponse, elle est dans les deux dernières phrases.

dimanche 18 septembre 2011

Une fourmilière… nommée Paroisse

C'était ce matin, messe de rentrée de la paroisse.
Un peu d'effervescence dès 9 h 30 pour les derniers préparatifs : répétitions de la chorale, des musiciens, des lecteurs, mise en place du diaporama, dernières consignes aux enfants de chœur servants d'autel et aux enfants du KT (pour qui c'est aussi la rentrée), préparation de la procession d'entrée etc.

Rentrée, ça veut dire qu'on redémarre : les services, les mouvements, le KT, et bien sûr les incontournables réunions pour préparer et faire vivre tout cela. Ça veut dire aussi qu'on accueille les nouveaux arrivants dans la paroisse. On essaie de les repérer, on les invite à se faire connaître à la fin de la messe autour d'une boisson et d'un gâteau et bien sûr on ne manque pas de leur dire que le chantier est toujours ouvert et qu'ils seront les bienvenus pour y participer. Ça tombe bien, c'est ce qu'on a entendu dans l'évangile* ce matin : y a pas d'heure, on peut embaucher quand on veut est prêt et on sera payé le même prix.

vendredi 16 septembre 2011

De silence & d'amour

C'est le titre du documentaire programmé hier soir par Le Renaissance, cinéma de Fontenay, pour le premier ciné-débat de cette année.

A première réflexion et après avoir d'abord vu le film en DVD sur mon petit écran d'ordi, j'ai trouvé qu'il fallait être un peu culotté pour le proposer à un ciné débat et je n'étais pas très rassurée d'y participer. Oui, j'avoue, j'avais un peu peur de réactions négatives. Sur mon ordi je le trouvais sombre, triste, négatif... bon enfin pas grand chose de positif. Mais qu'est-ce qui leur a pris de proposer ce film documentaire ?

Pour situer le film disons que  le réalisateur, Michael Whyte, athée, vivait près du monastère de la Très Sainte Trinité à Notting Hill, au cœur de Londres, et que la vie de ces Carmélites l'intriguait. Il souhaitait en savoir plus sur la vie de ces femmes. Il a attendu 10 ans avant d'avoir l'autorisation d'entrer puis de poser sa caméra pour filmer leur vie toute simple, sans fioritures, sans mise en scène, sans effet-cinéma particulier. Juste un regard posé. Dix ans de correspondance avec elles et d'attente.

dimanche 11 septembre 2011

St Christophe, patron des automobilistes


Voilà la 4e année consécutive que cette pratique d'honorer St Christophe a été remise à l'honneur par les paroissiens de Longèves. A l'entrée du bourg, St Christophe, patron de l'église, patron du relais, du haut  de son promontoire veille sur les Longevois, chrétiens ou pas. Et ça fait des lustres qu'il veille ainsi.

 "On connaît la légende de ce saint pénitent, passeur volontaire, qui porta sur ses épaules l'enfant Jésus. C'est probablement le cœur charmé par ce gracieux épisode de vie que les habitants de Longèves, qui avaient à redouter à certaines heures les crues subites de la Longèves, placèrent en cet endroit le nom et l'image de St Christophe, comme un symbole et une sauvegarde :  Regarde St Christophe et va-t-en rassuré."

Et, comme chacun sait, St Christophe est aussi le patron des automobilistes. Voilà donc deux raisons de l'honorer et de se mettre sous sa protection. St Christophe était donc aujourd'hui à l'honneur sur toute la ligne : messe, bénédiction de tout ce qui roule (auto, moto, vélo... les tracteurs aussi étaient invités mais ils n'ont pas encore osé venir), et temps de convivialité. Le maire était même invité, à la fin de la messe, à présenter les actions de la municipalité dans le domaine de la sécurité routière : programmes d’entretien et d’aménagement du réseau routier, développement des sentiers piétons, appels à la prudence, réglementation interne à la commune...

samedi 3 septembre 2011

D'une Congrégation à l'autre

Voilà, notre chemin s'est arrêté là. Ou plutôt non, il est arrivé à un carrefour et il s'est fondu dans un autre chemin.

Depuis le temps qu'on s'y préparait. Ce chemin, il devenait trop ardu. Nous étions désormais si peu à l'emprunter, plus personne ne nous suivait, et on finissait par s’essouffler.

Alors on a beaucoup réfléchi, prié, discerné... ça a été long, très long... des années... Certains, justement, ne comprenaient pas cette lenteur (oui, certains plus que certaines) : alors vous en êtes où ? ça y est ? c'est pas encore fait ?
Il est des décisions radicales qui ne se prennent pas à la légère, qui se mûrissent longuement dans la réflexion et la prière. Ne pas brusquer, blesser le moins possible. Donner à chacune le temps de faire son chemin, de comprendre, d'accepter...
C'est vrai, il nous a fallu des années, des tâtonnements, des changements de cap.

Au terme de notre discernement communautaire, nous avons dû nous prononcer personnellement sur le choix arrêté par les responsables. Il a fallu à chacune faire un pas décisif pour entrer dans ce dépouillement, cet abandon, ce passage dans tout son sens pascal de mort et résurrection. On sait bien que c'est pour une résurrection, pour plus de vie, comme nous aimons le dire... mais avant la Résurrection il y a la Passion et la mort.

Nous avons ensuite demandé à une autre Congrégation de nous accueillir, et il lui a fallu à son tour réfléchir, prier, discerner. Pour nous, encore un temps d'attente, d'abandon dans la disponibilité...
Et avec beaucoup de fraternité elles ont accepté de nous accueillir dans leur famille religieuse. Beaucoup de délicatesse dans les écrits et les paroles des responsables pour nous accueillir et nous aider à poursuivre le chemin commencé, le continuer avec elles.

Enfin, depuis le premier juillet, nous avons l'accord de l’Église pour continuer notre vie religieuse dans une autre Congrégation. Concrètement, en termes stricts de droit canonique, cela s'appelle une fusion, et cela  veut dire que notre Congrégation n'existe plus et que nous devenons membres de la Congrégation qui nous accueille. Voilà le passage, la mort, pour une vie autre et ailleurs.

Et maintenant c'est une autre aventure qui s'ouvre à nous, avec d'autres Sœurs pour compagnes, sur la même route, à la suite du Christ, au service de la mission de l’Église.

Je voudrais aussi rendre hommage à ceux qui nous ont accompagnées au long de ces années. Accompagnement humain, spirituel, à la manière du Christ sur la route d'Emmaüs, nous aidant à relire notre histoire pour en tirer toute la richesse et l'offrir à celles qui nous accueilleront... nous faisant entrer dans une attitude spirituelle à la fois d'offrande, d'abandon et d'accueil. Yves, désormais évêque, Jacques, désormais en responsabilité nationale dans l’Église de France, Henri et Marcel proches de nous sur le terrain, Michel le canoniste...  pour n'en citer que quelques uns, les plus au coude à coude sur ce chemin. Qu'ils soient assurés de toute notre reconnaissance, et la mienne en particulier.

Ces jours-ci cela sera annoncé officiellement dans le diocèse. Un peu plus tard nous aurons une célébration pour marquer cet événement, notre entrée dans une nouvelle Congrégation. Même si nous ne sommes pas nombreuses, c'est un événement d’Église, un événement qui ne laissera pas non plus  indifférente la société, la ville de Fontenay où nous sommes présentes et où nous œuvrons depuis plus de 300 ans auprès des enfants, des jeunes et des malades en particulier.

Un nouveau chemin s'ouvre à nous pour servir nos Églises, et en particulier l’Église de Luçon. Nous confions tout cela à votre prière.