Affichage des articles dont le libellé est Cercle de silence. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Cercle de silence. Afficher tous les articles
dimanche 31 mai 2015
Quand la radio a rendez-vous avec le silence
En ce samedi matin RCF Vendée a programmé de planter ses micros en plein air sur la place du marché de Fontenay-le-Comte.
En ce même samedi matin, le Cercle de Silence de Fontenay a programmé son rassemblement semestriel en plein air sur la place du marché de Fontenay-le-Comte.
Le premier a prévu une animation sur les ondes évidemment, mais aussi une diffusion dans les rues de la ville tandis que le second a prévu, comme son nom l'indique, de rester en silence et de faire passer le message par le silence.
Quelques mauvaises langues se demandaient comment allaient cohabiter ces deux activités, apparemment opposées, au même moment au même endroit.
Tôt sur les lieux, car il y a du matériel à installer, RCF a débuté son émission à 10 h par l'interview de deux jeunes, Guillaume et Guillaume qui ont participé au 4L Trophy, interviewés par Claude Arrignon, pour l'émission Ça c'est du sport.
Et pendant ce temps le cercle de silence s'installait en silence au milieu de la place. Quelques panneaux explicatifs, une lumière au centre, et le cercle qui se constitue au fur et à mesure. Le silence pour interpeller les passants et réfléchir sur les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu’ils n’ont pas (ou plus) de papiers en règle. Le silence au milieu des badauds, qui provoque, suscite des questions, fait rejoindre le cercle pour un temps.
Et RCF continue son émission Samedi c'est permis, reportages dans différentes communes de Vendée. Aujourd'hui Fontenay. C'est au tour de M. le Maire et de M. le curé d'être gentiment titillés par Patrick Longchampt, directeur de RCF Vendée et animateur de l'émission. Jean-Michel Lalère, le maire, présente la commune, les réalisations et les projets de la municipalité. François Bidaud, le curé, est opportunément questionné sur le Cercle de silence qui se tient juste à côté, occasion d'en rappeler la signification et l'existence à Fontenay depuis mai 2011, il présente également les réalisations et les projets de la paroisse.
D'autres invités ont ensuite pris place derrière les micros, des entrepreneurs, Myriam Garreau, adjointe au maire et déléguée à la culture et l'émission s'est terminée par une interview du conseil municipal des enfants tout contents d'être eux aussi de l'interview.
En fin de compte radio et cercle de silence ont parfaitement cohabité, avec même une heureuse interférence lors de la présentation du cercle de silence au micro. Deux formes d'expression a priori opposées, qui ont fait passer leur message chacune dans sa singularité.
► Retrouvez toute l'émission Samedi c'est permis avec le podcast RCF
► Photos de la matinée
dimanche 16 décembre 2012
Un silence qui parle
Les cercles de silence sont apparus à Toulouse en 2007, à l'initiative des Capucins. Rapidement ils se sont multipliés en France et se développent aussi dans d'autres pays d'Europe.Alain Richard, Capucin à l'origine de cette action, voulait "réveiller les consciences" face aux traitements inhumains réservés aux sans papiers : "Il s’agit d’un appel à la conscience de chacun, et particulièrement à celle des décideurs. Nous disons que les sans-papiers sont nos frères et sœurs en humanité et que la violence qu’ils subissent dans les centres, comme toute violence, rompt cette humanité et nous fait perdre quelque chose de précieux."
Près de 200 cercles de silence se réunissent en France, selon des formes et des rythmes différents. Souvent à l'initiative de la pastorale des migrants ils sont rejoints par de nombreux autres mouvements, pas nécessairement confessionnels*.
Les participants forment un cercle au centre duquel brille la flamme d'une lampe, à la fois signe de fragilité, de vie et d'espérance. Quelques panneaux explicatifs donnent la signification de la démarche, présentent des situations d'exclusion et invitent à se rejoindre le cercle.
Hier à Fontenay se tenait le 4ème cercle. Un samedi matin, au cœur du marché, devant les halles. Les premiers forment le cercle, autour de la lampe, d'autres les rejoignent pour un moment ou pour toute l'heure, pas découragés par la pluie.
Un homme passe à côté de moi, je le connais de vue, il arpente souvent les rues de la ville, je ne sais rien de plus de lui si ce n'est qu'il doit être en situation précaire. Il regarde le panneau, et me demande : qu'est-ce qui est écrit ? Une seconde d'hésitation et je comprends qu'il ne sait pas lire. Alors je lui explique. Pas tout simple... et lui, il n'est pas sans papiers, mais qu'attend-il ? Il a regardé un peu puis a continué son chemin.
Le silence pour permettre à toute personne de rejoindre le cercle, au-delà des clivages politiques et religieux, silence qui interroge, qui permet la réflexion ou la prière, silence du respect des uns des autres.
"La dignité de chaque personne humaine ne se discute pas, elle se respect. Notre silence le crie et continuera de le crier jusqu'aux changements indispensables."

*Pour Fontenay-le-Comte : ACAT, CCFD-Terre Solidaire, Emmaüs, Eglise Réformée, Mission Ouvrière, Mission Universelle, VEA, Réseau Education sans Frontière.
Inscription à :
Articles (Atom)