jeudi 2 février 2012

Journée de la vie consacrée

Présentation de Jésus au Temple
Vitrail église Notre-Dame - Fontenay-le-Comte
Voulue par Jean-Paul II en 1997 cette journée de la vie consacrée est fixée au 2 février. Pourquoi cette journée ? Pourquoi le 2 février ?

En ce 2 février, outre la chandeleur et la journée des crêpes, l'Eglise célèbre la Présentation de Jésus au Temple. Selon qu'il était écrit dans la Loi, Joseph et Marie, quarante jours après la naissance de Jésus, présentèrent l'Enfant au Temple de Jérusalem afin qu'il soit consacré au Seigneur comme tout premier-né (Luc 2, 22). Ce geste annonce déjà le don que Jésus fera de lui-même par amour de Dieu et pour le salut des hommes. Et la vie consacrée, don de soi à la suite du Christ, se reconnaît dans ce don de Jésus lui-même.

Cette journée de la vie consacrée établie par Jean-Paul II avait un triple but : rendre grâce à la fois pour le don de la vie consacrée à l’Église et pour ce qui est vécu par les consacrés eux-mêmes, et faire connaître et apprécier cette vie consacrée. Des temps forts, célébrations marquent ainsi cette journée dans les paroisses et instituts de vie consacrée.

Qui sont ces "consacrés" ? Que font-ils ? Peut-on encore s'engager dans cet état de vie qu'ils ont choisi et qu'on ne comprend pas toujours ?... Et combien  de questions encore...

Face à ces interrogations, face aussi à une baisse du nombre des religieux et religieuses, la Corref (Conférence des Religieux et Religieuses de France) veut redynamiser l'image et le message de la vie consacrée et faire de cette année 2012 une campagne de promotion de la vie consacrée (même si je n'aime pas trop l'expression....). On a parlé d'opération séduction, avec différents temps forts au cours de l'année. Le premier événement marquant, un peu comme le lancement de l'opération, a été le rassemblement le week-end dernier, à Rueil-Malmaison, de 600 jeunes religieux/ses : Brother & Sister act, missionnaires de l'Espérance. Rencontre, prière, partage d'expériences, de vie, interrogations... comment relever le défi de l'inculturation, comment vivre une vie consacrée, avec ses exigences radicales, dans le monde d'aujourd'hui ? Quels chemins nouveaux inventer, non pour attirer et séduire facilement, mais pour être prophète et témoin aujourd'hui dans le monde qui est le nôtre ?

Cet événement a donné lieu ces derniers temps à nombre d'interventions et initiatives diverses et de qualité : interview, articles de presse, émissions, ouverture sur internet du journal d'une jeune religieuse et d'un jeune séminariste, ouverture sur Facebook d'une page dynamique Corref Jeunes et diffusion de la flash mob réalisée sur le parvis de Notre-Dame de Paris par les Brothers & Sisters, dimanche soir....

Un vent de jeunesse et de dynamisme semble souffler sur la vie religieuse ! Puisse-t-il être vent de l'Esprit et vent d'Espérance.


Flashmob "Brother & Sister Act, missionnaires de... par corref

lundi 30 janvier 2012

Un vent de Russie a soufflé

Je ne veux pas parler ici de la météo et de la neige qui tombe chez nous... même si c'est un événement, mais de la Folle Journée qui était cette année sur le thème de la musique Russe de 1870 à nos jours.

Avant de se déployer dans sa ville natale, pour la 18e fois,  la Folle Journée s'est tenue ce week-end en région Ouest. Trois jours du répertoire Russe, de Rimsky-Korsakov à  Chostokovitch.

Je ne reviendrai pas sur la genèse de cette aventure lancée par René Martin il y a 18 ans (si besoin est faites un petit tour par ici), mais simplement sur la chance qui nous est offerte, le temps de quelques heures, de (re)découvrir et goûter une fois encore la beauté de cette musique et de ces chants, aux tons chauds et émouvants, interprétés par des artistes de talents, professionnels et amateurs, parfois avec la participation des élèves de l'école de musique.

Un enchantement. Un programme alléchant. Si alléchant que certaines représentations ont été prises d'assaut et les billets écoulés en 48 h !

Pour ma part je n'ai assisté qu'à L'Histoire du soldat (musique de Stravinsky et texte de Ramuz) et au concert donné par le Chœur du Patriarcat russe de Moscou.

Si l'Histoire du soldat est écrite pour 3 acteurs, samedi c'était le même conteur qui interprétait les 3 personnages (le soldat, le diable et le narrateur) avec une diction parfaite et une gestuelle simple mais suffisante pour passer d'un personnage à l'autre. La part des musiciens était également remarquablement interprétée, avec une complicité entre eux et le conteur. Et puis c'est un conte, alors après il laisse place à la réflexion....

Quant au Chœur du Patriarcat russe de Moscou il a fait salle église comble (à Fontenay comme ailleurs). Douze hommes (plus le chef de chœur) à la voix chaude et maîtrisée, tantôt éclatante à faire trembler les voûtes de l'église, tantôt douce et légère comme un souffle. Il a magistralement interprété quelques grandes liturgies orthodoxes et chants populaires russes, du XVIe au XIXe siècles. Et standing ovation finale très méritée !

Une merveille cette musique russe porteuse de l'"âme russe" et qui nous enchante toujours.

 
Et, pour rester dans le domaine de la musique, prochain grand spectacle chez nous :


Fondé en 1983 par Anatoly Grindenko, le Chœur du Patriarcat russe de Moscou se compose de 12 à 13 chanteurs, tous éminents chercheurs passionnés par le répertoire russe pour voix d'hommes, de la musique religieuse à celle des dernières années du régime soviétique. Marquant une vraie renaissance musicologique et expressive de l'orthodoxie, ces interprétations font passer un souffle vibrant sur l'auditoire. Expérience spirituelle et émotionnelle.

Diplômé du Conservatoire de Moscou, Anatoly Grindenko, interprète de viole de gambe dans le prestigieux trio baroque Orpharyon, fonde le Chœur du Patriarcat de Moscou et dirige les chœurs de nombreux monastères. Érudit actif, artiste créatif, il initie des concerts a cappella ou avec orchestre et dirige des master classes.

mercredi 25 janvier 2012

"Silence et Parole : chemin d'évangélisation"

Parole avec un grand P  dans le texte officiel.... mais à la lecture on voit que ce n'est pas que Parole avec un grand P...

Hier donc pour la 46e fois un Pape a publié son message pour la Journée Mondiale des Communications Sociales qui se tiendra, cette année, le dimanche 20 mai : Silence et Parole : chemin d'évangélisation.

Ce fut une décision du Concile Vatican II que d'instituer cette journée annuelle et mondiale et c'est même la seule journée clairement voulue et définie par le Concile. Le décret sur les Moyens de Communication sociale Inter Mirifica dit en effet :
Afin de rendre plus efficace le multiforme apostolat de l'Eglise concernant les instruments de communication sociale, il convient de célébrer annuellement, là où les évêques le jugeront opportun, une journée, à l'occasion de laquelle les fidèles seront instruits de leurs devoirs en la matière... (n° 18).
En France, cette journée a longtemps été fixée au premier dimanche de février alors que la plupart des autres pays la marquaient le dimanche précédant la Pentecôte. L'Eglise de France s'est ralliée à la date la plus répandue il y a quelques années seulement, cédant la place, début février, à la journée de la vie consacrée. Et je suis désolée de contrarier Monsieur Séguier mais la journée chrétienne de la communication a bien lieu le 20 mai 2012 et non le 5 février. (J'ai pourtant essayé de lui expliquer mais il l'a vu dans Magnificat, alors il persiste). A part ça, j'aime bien son article quand même !

Une première annonce brève, juste le titre de la journée, a lieu habituellement le 29 septembre, en la fête des archanges Michel, Gabriel et Raphaël, puis le message est ensuite développé et publié le 24 janvier, en la fête de St François de Sales (patron des journalistes).

A première vue, j'ai été surprise par le thème de cette année. Comme une rupture dans la suite des thèmes abordés depuis quelques années où l’accent était largement mis sur le numérique, les nouvelles technologies au service de l’Église et de l'évangélisation. Un tournant à ne pas rater dans la vie et la mission de l’Église.

Et là, comme si, alors que l’Église a bien pris sa place dans ce créneau, sur internet et les réseaux sociaux, le Pape, comme un veilleur, estimait nécessaire de nous rappeler l'essentiel. L’Église sur Internet, les réseaux sociaux, oui, mais sans oublier l'indispensable recul que permet le silence. Le silence "comme un facteur d'intégration essentiel. Le silence précisément, parce qu'il favorise le discernement et la réflexion, peut être considéré comme le moment fondamental de l’accueil de la parole."

La communication inséparable du silence, paradoxal non ? Non, et Benoît XVI nous explique la nécessité de ce silence :
Se taire permet à l'autre personne de parler, de s’exprimer elle-même, et à nous de ne pas rester, sans une utile confrontation, seulement attachés à nos paroles ou à nos idées. Ainsi s’ouvre un espace d’écoute mutuelle et une relation humaine plus profonde devient possible.

Le silence, terreau de toute vie humaine, spirituelle et religieuse.

On ne peut manquer de mettre ce message en rapport avec l'exhortation apostolique Verbum Domini,  parue le 30 septembre 2010, ni manquer d'établir un lien de ce thème avec le synode des Evêques d’octobre 2012 : "La nouvelle Évangélisation pour la transmission de la foi chrétienne". 

Documents :

samedi 21 janvier 2012

Regard sur la vie

David Lerouge
Je n'ai pas l'habitude (enfin ai-je eu le temps de prendre des habitudes ici ?) et je me défends de reprendre sur ce blog ce qu'ont dit d'autres blogueurs dans leur propre espace, ou de n'être qu'une compil de liens... quand bien même seraient-ils très bons.

Mais le billet de David d'hier soir est d'une telle qualité que j'ai envie d'en faire profiter "mes" lecteurs. Une vraie méditation. C'est un peu le mot "examen de conscience" qui me vient à l'esprit mais j'ai peur que ce mot n'évoque pour certains quelque vieux machin dont on n'ose plus parler et que ça gâche son propos.
Non, une méditation, un regard sur sa propre vie... Très beau.
Lui il a appelé ça : Petit précis d'ébriété existentielle.

Il faut que vous alliez lire et méditer ça... et vous m'en donnerez des nouvelles !


jeudi 19 janvier 2012

Bien commun et travail d'équipe

Harmonie et équilibre résultent
d'un juste agencement des objets.
(Salon de la FIAC 2009)

Avant chacun avait SON boulot, avec SES outils. Il en prenait soin, les entretenait, les rangeait à leur place (et donc les retrouvait tout de suite), les remplaçait quand ils avaient fait leur temps...

Maintenant on travaille en équipe, en collaboration, ensemble, on partage. Tout, le travail, les outils, les lieux, les meubles, les bureaux, le matériel, la voiture... Cela impose une certaine discipline, ne serait-ce que laisser les outils en état de marche, les remettre à leur place et avec tous leurs accessoires (petite allusion au cordon, à la télécommande qu'on peut oublier...), ne pas laisser le réservoir de la voiture vide...

Maintenant tout le monde sait tout, fait tout, touche à tout, se mêle de tout, trouve les clés de tout... et fait comme s'il était seul.
Le sacristain de mon église préférée il est content quand il arrive dans sa sacristie et ne trouve plus le spot pour éclairer la déco du dimanche !...
La catéchiste, elle jubile quand elle vient prendre la sono que le précédent utilisateur a oublié de rapporter !
La secrétaire de la paroisse elle est contente quand elle prend son travail le lundi et trouve son ordinateur reconfiguré !

C'est quand même pas la mer à boire que de remettre les choses en place en temps et en heure, de laisser du matériel en état de marche, de ranger son espace et le laisser propre pour le suivant (il y a même des lieux où il a fallu l'écrire !). C'est quand même pas le Pérou de laisser un billet : "J'ai emprunté le micro, je le rapporte mardi".

Avant le sacristain était maître dans sa sacristie, il en connaissait tous les coins et recoins. Il savait vous dégoter un cierge, une ficelle, une punaise, une rallonge, un vase, du sable ou de gros cailloux pour la déco du jour, un spot pour la crèche, l'encens et les allumettes bien cachés et à l'abri pour qu'ils ne prennent pas l'humidité... On pouvait tout lui demander, il savait trouver.

Maintenant le sacristain est responsable de la sacristie avec quelques autres. C'est un peu pareil, sauf qu'ils sont 5, 6, 10 selon... Et la vitalité de la paroisse est telle que les groupes sont nombreux à avoir besoin de l'église et donc de la sacristie. Et ça c'est bien ! Les responsables sont habitués, ils connaissent les lieux, ils savent à peu près où trouver ce dont ils ont besoin... Pas la peine de déranger le sacristain ! Et on fouine à droite, et on fouine à gauche, et ça ça sera bien, et ça aussi, on le remettra après... Sauf que après il est tard, on est pressé, on a déjà bien donné et on en a un peu marre, alors on néglige une ou deux bricoles... qui ne sont pas vraiment des bricoles.

Le travail d'équipe c'est une richesse, ça ouvre des horizons et des possibilités que n'offraient pas un travail cloisonné, mais ça suppose aussi le respect de quelques exigences, pour le bien commun... C'est pas de l'attention à l'autre, ça, par hasard ?
Et au fait, c'est comment chez vous ?

mardi 10 janvier 2012

PriceMinister conseiller spirituel

Quelle surprise ce matin en ouvrant ma messagerie de découvrir le conseil spirituel de PriceMinister !

Oui, oui, le site de vente en ligne m'invite à surveiller les annonces de Dieu. Trouver ça au réveil, adressé à moi personnellement, c'est vraiment dopant et donne sens à la journée.

Accueillir chaque événement comme signe de Dieu. Chaque événement, chaque rencontre, chaque parole comme une annonce de Dieu ! Que demander de plus, je suis comblée !

Pendant l'Avent je m'étais abonnée aux méditations quotidiennes des Fraternités de Jérusalem, mais maintenant que l'Avent est passé, ils m'ont oubliée !  Merci PriceMinister d'avoir pris la relève et de te soucier de ma vie spirituelle !


dimanche 8 janvier 2012

Mais qu'est-ce qui arrive à mon Eglise ?

Crèche Notre-Dame de Paris
C'est ce matin en lisant  Qui sont les chrétiens indignés ? dans le dernier numéro du  Pèlerin, au p'tit déj, comme tous les dimanches, que j'ai réalisé le nombre d'infos que je trouve depuis quelque temps sur ces chrétiens qui n'ont pas peur de se dire chrétiens et de le revendiquer.

Me sont alors revenus à l'esprit tous ces petits signes, toutes ces petites démarches, petits en eux-mêmes, pris isolément, mais qui commencent à faire nombre et à compter mis bout à bout. Quelques uns parmi tant d'autres :
  • une chorale d'étudiants dans un centre commercial la veille de Noël, 
  • l'opération séduction de la vie consacrée avec le WE Brother & Sister Act fin janvier qui se terminera par un flashmob (là je vous attends, et en live j'espère !), 
  • l’Église présente sur les réseaux sociaux (le nombre de diocèses, paroisses, mouvements d’Église, prêtes, religieux/ses, évêques sur ces réseaux !),
  • tous ces chrétiens qui désormais osent, et se lancent à dire que Jésus-Christ est leur raison de vivre et que ce n'est pas ringard,
  • Ils sont jeunes, ils sont prêtres, ils sont heureux... et ils le disent sans complexe. Ils en publient un livre, ils en font de la pub et ils le dédicacent...
  • et la liste est loin d'être exhaustive...

Bon, ça plaît ou ça ne plaît pas... mais ça a le mérite d'exister et de pouvoir interpeller.

En débarquant sur Facebook j'ai d'abord été surprise par le nombre de jeunes (et moins jeunes aussi) qui parlent et témoignent de leur foi sans complexe, qui en font même un lieu de mission. Impressionnée par le nombre de prêtres et chrétiens engagés qui y sont présents en tant que tels, qui parlent et prennent position (et pas que dans le spirituel) en tant que chrétiens.

Impressionnée par le nombre de blogueurs et blogueuses sérieux qui se lancent dans des réflexions religieuses, qui osent en direct la prière, la méditation, la relecture de vie, voire la remise en cause.

Seraient-ils finis les jours de la vie cachée ? Serait-il fini le temps de l'enfouissement, pour passer à l'annonce explicite, au témoignage ouvert, public. Le grain enfoui a germé, il pousse. Fallait-il cela pour que ceci se réalise ? Plutôt que d'opposition et de bagarre à coup de pro et de rétro ne vaut-il pas mieux parler d'accomplissement, d'évolution et œuvrer ensemble ?

Internet et les nouvelles technologies étaient un créneau à ne pas rater, l’Église et les chrétiens l'ont compris et ils ne se privent pas d'y être.

Signes de vie, signes d'espérance.
Chrétiens indignés, chrétiens de leur temps et dans leur temps ne seraient-ils pas à l'image de ces rois mages que nous fêtons aujourd'hui, témoins de Noël, envoyés manifester au monde la naissance d'un sauveur ? Témoins audacieux de la Bonne Nouvelle !


dimanche 1 janvier 2012

Bonne année !

Eglise de La Madeleine (Paris)
31 décembre 2011

Une année s'en va et laisse ce qu'elle a apporté de joies et de peines, de bonheurs et de souffrances, de grâces et de faiblesses...

Une année s'en vient à accueillir, à découvrir et à habiter...

Bonne et heureuse année 2012 à tous !

lundi 26 décembre 2011

Un lapin à Noël

Ca aurait pu être un lapin dans l'assiette., genre lapin chasseur, en civet ou à la moutarde. Non, mais il y a quand même un rapport avec l'assiette.

A Noël on a l'habitude d'inviter à déjeuner une ou deux personnes qui risque de se trouver seule ce jour-là. Donc cette année, trouvé, on a notre invité.

Préparatifs habituels : menu, répartition des tâches en fonction de nos compétences, de nos goûts et de nos talents. 
Tout est prêt le jour J à l'heure H. 
L'invité se fait un peu attendre. Alors l'une commence à feuilleter une revue, l'autre arrange encore les dernières bricoles et la troisième allume la télé, histoire de s'occuper.

Et toujours point de Paul... On risque un coup de téléphone chez lui... puis un autre chez la voisine... Paul n'est pas chez lui... Paul est injoignable. Comme quoi, on a beau dire, c'est quand même pratique parfois des portables, s'il en avait eu un on aurait su tout de suite qu'on pouvait faire notre festin toutes seules !

Faute de réponse on s'est quand même mises à table pour un repas de fête sans invité, avec quelques inquiétudes quand même et plein de questions ? Il a oublié ? Il n'a pas trouvé la maison ? Il a eu un accident, un malaise en route ?... Au point où on en est, on ne peut rien faire de plus, on verra demain...

Et ce matin j'appelle Paul avec toujours une pointe d'inquiétude. Bah ! c'était vraiment pas la peine de s'inquiéter et de se pourrir le repas de Noël !...Voilà mon Paul qui s'excuse du bout des lèvres sans se départir de son habituelle jovialité : il était chez ses neveux ! Et il a passé une très bonne journée ! 

En fait, il a fait une joyeuse salade avec les coups de fil et les invitations qu'il a reçus.
"Ah c'est de ma faute, excuse-moi, j'ai fait des confusions. J'ai fait une grosse bêtise. J'ai totalement confondu avec une autre. C'est marrant, tu vois comme le monde est bizarre, la jeune qui nous a emmenés à La Roche l'autre jour, elle habite aussi dans ton coin..." 
Je ne voyais pas le rapport entre ça et notre invitation, mais tant pis. Et surtout, pour moi ce n'était pas vraiment marrant. Mais bon, accordons-lui l'excuse de l'âge.

Et, cerise sur la gâteau, entre quelques plates excuses sur son ton toujours aussi jovial, il me dit : Mais on peut remettre ça ! Et il était prêt à fixer le jour et l'heure ! 

Ben voyons, Paul, tu seras toujours le bienvenu quand tu ne te mélangeras pas les pinceaux dans tes invitations.





vendredi 23 décembre 2011

Les crèches de Marie-France

Marie-France a deux amours passions : les voyages et les crèches. Et quand on conjugue les deux ça fait pas mal. Elle collectionne les santons, ou plutôt les Sainte Famille. Comme d'autres collectionnent des poupées, des petites cuillers, des mignonnettes, ou autres souvenirs.

Alors quand elle fait des voyages à l'étranger elle aime bien rapporter des santons typiques de chaque pays. Elle fouine dans les magasins-de-souvenirs-brocantes-marchés-aux-puces à l'affût des Sainte Famille. Pas forcément toute la petite famille dans la même boutique, mais elle finit toujours par trouver des couples qui vont bien ensemble. S'il le faut elle les  achète en pièces détachées : Marie, Joseph et Petit Jésus. Et après elle (re)compose la famille.  Et ça fait de jolies crèches. Quand arrive l'Avent, quelquefois même un peu avant parce que l'Avent c'est parfois un peu court, elle aime les sortir et les disposer sur le manteau de la cheminée de son salon.

Ses amis connaissent aussi sa passion, et c'est le cadeau-souvenir incontournable. Ainsi la collection de mini crèches s'étoffe au fil des ans et des voyages : Pérou, Burkina Faso, Mexique, Haïti, Murano, Maroc, Philippines, Japon, Ouzbékistan. Et la toute petite dernière, qui vient juste d'arriver de Birmanie.

C'est aussi toute la famille qui s'y met pour honorer la passion de Maman, de Mamie... Et puis comme elle aime que ce soit beau, parfois elle leur confectionne des habits à sa façon mode du pays.

Voilà, comme elle dit : Jésus est bien venu pour tous les hommes, non ?

Une fois, c'était un peu plus difficile. En pays musulman il n'y a pas forcément de crèche, même pour les touristes. Alors là elle a vraiment dû composer. Elle a bien trouvé une femme et un bébé qui pouvaient représenter Marie et Jésus, ça allait encore, mais de Joseph... point.  Elle a fini par dénicher un santon masculin, qui pourrait faire l'affaire, même si ça fait un peu anachronique : il a un portable scotché à l'oreille. Mais comme elle n'a rien trouvé de mieux, elle l'a pris quand même et quand elle fait sa crèche elle le tourne un peu pour qu'on ne voie pas le téléphone. Alors je lui ai un peu arrangé, et maintenant ça lui  fait une crèche très branchée !

Et joyeux Noël à tous !

mardi 20 décembre 2011

Mon beau sapin


Quelle profusion de billets, vidéos, diaporamas, mails pour finir de nous préparer à Noël et déjà nous souhaiter un Joyeux Noël ! C'est à qui enverra le plus beau. Ça fait partie des préparatifs et c'est bien sympathique.

Voici, parmi plein d'autres, deux vidéos tirées du panier : des idées originales, courageuses aussi...

► Les jeunes de la Mission Etudiante de La Roche sur Yon (c'est comme ça qu'on dit maintenant pour dire Aumônerie des Etudiants). Dimanche après midi, dernier dimanche avant Noël, ils sont allés dans un centre commercial et ont régalé les badauds de leurs chants de Noël




► Une histoire de Noël racontée par 30 enfants de 2 à 12 ans.



Et aussi, dans un autre domaine, Père Noël ou St Nicolas ? Calendrier de l'Avent, couronne de l'Avent, arbre de Noël, crèche... Un peu pêle-mêle des symboles de Noël. Païens ? Chrétiens ? Mon petit livre-de-messe-de-poche-passe-partout (vous voyez de quoi je veux parler) fait une présentation de ces différents symboles de Noël, avec explication de leur origine et de leur signification pour nous aujourd'hui encore. (Il y a croire.com qui le fait aussi). Remontée dans l'histoire, parfois loin, dans les us et coutumes transmis de génération en génération. Mais aussi parfois relativement récent, pas toujours très religieux au départ, commercial même.

C'est ainsi qu'au fil des pages de décembre le Père Jacques Nieuviarts nous fait (re)découvrir ces coutumes et symboles liés au temps de Noël :
  • le Père Noël, et son ancêtre St Nicolas protecteur des enfants et patron des écoliers
  • le calendrier de l'Avent : pour faire patienter les enfants en attendant Noël on leur donnait chaque jour une image et une pensée (ou une parole d’Évangile). La formule a évolué pour devenir notre calendrier de l'Avent
  • la couronne de l'Avent, avec ses bougies qu'on allume progressivement : signe de la lumière de Noël qui approche
  • les décors et les couleurs : le vert, couleur du pin qui reste toujours vert, symbole de la vie. Le houx, dans la tradition chrétienne, rappelle la couronne du Christ. Le gui symbolise la paix et le bonheur.
  • l'arbre de Noël : évocation de l'arbre du jardin d’Éden et le Christ venu nous racheter, arbre décoré et lumineux, rappelant que le Christ est "la lumière qui brille dans les ténèbres"
  • les chants de Noël : sans lesquels ce ne serait pas Noël !
  • la crèche : "inventée" par St François d'Assise
  • l'Épiphanie et la galette des rois : à travers les rois c'est le chemin de l'humanité qui se poursuit en marche à l'étoile. Et la galette que l'on partage à l'occasion de la "manifestation" de Dieu aux hommes et que l'on partage en autant de portions qu'il y a de convives plus une, la part du pauvre ou part du Bon Dieu.
Bien sûr il faudrait relire tout cela dans l'original, et en entier... c'est juste pour en donner un avant goût...

Alors, bonne fin d'Avent... plus que quatre jours !...

Et je vous laisse sur un petit air de nostalgie...


TINO ROSSI "Mon beau sapin" (Version Originale)

(et les paroles, c'est là, et même en allemand : O Tannenbaum)

mardi 13 décembre 2011

Vous êtes plutôt oui-non ou non-oui ?

C'est l'histoire du type qui avait deux fils... non, pas celui qui réclame ses sous pour aller faire la fête et son frère jaloux... mais celui qui dit oui puis non et l'autre qui dit non puis oui. Aujourd'hui c'est ce que la liturgie nous donne à lire.

J'ai un penchant pour celui qui dit non-oui... je ne sais pas pourquoi...

Rappel de l'histoire, si vous ne voulez pas lire le texte. Jésus s'adresse à son entourage et comme souvent pose une question. Un père demande un service à ses fils. Le premier refuse, puis s'étant repenti, il rend ce service. Le second, c'est le contraire, il dit : oui, oui, j'y vais... mais ne fait rien. Devinette de Jésus : lequel a fait la volonté du père ? Facile la réponse ! Et puis après tout ce qui compte c'est que le boulot soit fait.

Celui qui commence par dire non à ce qu'on lui demande, il refuse. Évident ! Pas si sûr qu'il refuse vraiment ! Ce n'est peut-être pas définitif. Il pose les marques, il délimite son terrain, il se donne le temps de réfléchir, le droit de changer d'avis... Un peu une façon de ne pas avoir le nez dans le guidon. C'est malin de dire oui, de s'engager, et après de revenir sur sa parole. Et on peut avoir plein de raisons valables de ne pas pouvoir tenir. Déception assurée pour celui qui a demandé. Et on passe pour un homme (une femme) qui n'a pas de parole. Tiens, au fait, c'est drôle dans l'autre sens on ne dira pas qu'il ne tient pas sa parole.

Celui qui commence par dire non c'est un peu comme celui qui s’assoit avant de construire sa maison et qui évalue ce qu'il peut faire. Sagesse... prudence... C'est aussi une façon de ne pas se laisser bouffer happer par toutes sortes de sollicitations, même très louables. On pourrait aussi dire, plus honnêtement, je vais réfléchir. Mais on se met quand même la pression. Et puis au bout du compte il peut se faire que ce soit sans retour, et c'est non-non. C'est nécessaire de temps en temps de dire non pour de bon.

Non-oui, après tout, c'est très libérant ! Mais faut pas en abuser quand même...

Et puis maintenant, je comprends mieux la fin du texte d'aujourd'hui, ou plutôt le rapport entre la première partie et la seconde. L'histoire des deux fils, non-oui-oui-non,  et les publicains et les prostituées qui seront les premiers. Alors ? oui-non ? non-oui ?

jeudi 8 décembre 2011

Passage

Branle-bas de combat ce matin, au moins autant dans les cœurs, même si ça ne se voit pas, que dans nos maisons où c'est plus perceptible.

8 décembre, fête de l'Immaculée Conception. Pour nous c'est aussi... surtout... la célébration de fusion de la Congrégation des Sœurs de l'Union Chrétienne avec celle des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie. Comme un aboutissement.

Il y a quelques semaines je parlais de cette décision, de ce chemin commencé depuis si longtemps et qui aboutit.

Le jour J est arrivé comme une échéance qu'on attend et qu'on redoute à la fois.
Qu'on attend parce qu'il y a si longtemps qu'on s'y prépare, parce que la décision est prise, ratifiée par l'autorité, signée, parce que chacune aussi s'est prononcée personnellement, officiellement.
Qu'on redoute parce qu'on sait déjà que ça va changer pas mal de choses. Pas forcément très visibles... mais ça va nous bousculer.
Qu'on attend parce qu'on sait que ça va arriver, que ça doit arriver, et qu'il est temps que ça arrive.
Ce n'est pas la peine de traîner, d'entretenir une morbide pensée impossible que ça peut encore changer, que ça peut attendre, qu'on ne verra pas ça...

Cette étape c'est comme un engagement qui libère, justement parce qu'il devient irréversible.

Cinq mois déjà que la décision a été prise, et c'est aujourd'hui qu'est célébrée officiellement la fusion. Parce que ça ne se fait pas en catimini. D'abord c'est un événement d'Eglise, et ensuite on veut y associer nos amis et familles, ceux, si nombreux, qui nous ont aidées et soutenues sur notre route, les fontenaisiens partenaires de nos joies et de nos peines, de notre mission depuis plus de 300 ans. Ce caractère public et officiel enracine l'événement dans l'histoire et ouvre une voie nouvelle.

C'est aujourd'hui que cette fusion est signifiée publiquement, parce qu'on a besoin de signes et de rites pour vivre les grands événements, pour aider à faire le passage. Ca sert à ça les rites : aider à faire des passages, signifier l'invisible, exprimer l'inexprimable.

Que cela coïncide avec une fête mariale me plaît bien. Que les lectures de la messe soient celles de l'Immaculée Conception et en particulier l'évangile de l'Annonciation me plaît bien aussi. D'ailleurs l'image symbolique de la journée est un tableau de l'Annonciation : Marie dit alors : Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole.

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22 h 30. Une très belle journée s’achève. Action de grâce pour la densité et la profondeur du vécu. Une de ces journées uniques qu'on ne vit qu'une fois dans une vie.

Voilà, c'est fait. Le passage s'est fait, au cours d'une magnifique célébration, grave et paisible, chargée d'émotion. Une célébration où on a pris le temps d'expliquer notre démarche, le cheminement de chaque Congrégation et des Sœurs. Une célébration vivante, toute imprégnée d'espérance, dense de contenu, de prière, d'action de grâce, de silence...

Beaucoup, beaucoup d'amis pour nous entourer et nous accompagner, prêtres, religieux, religieuses, laïcs. Merci à tous ceux qui sont venus cet après-midi, ceux qui ont apporté leur part dans la préparation et la réalisation de ce temps. Merci à ceux qui n'ont pu venir mais qui étaient présents par la pensée et la prière.

On a changé de nom, de Règle de vie, d'insigne, de gouvernement, de responsables... On a été accueillies délicatement et fraternellement dans une autre famille, désormais notre famille religieuse.

Le temps fort, le plus significatif et le plus émouvant, était le moment où nous avons renouvelé nos vœux puis reçu la Règle de Vie des Sœurs des Sacrés-Cœurs.
Les vœux, ces mêmes vœux que nous avions prononcés il y a 10, 20, 70 ans, et que nous nous engageons à vivre désormais dans une autre Congrégation, avec d'autres Soeurs.
... Je renouvelle les vœux que j'ai faits de suivre le Christ,
dans l'obéissance, la pauvreté et la chasteté.
Je choisis de les vivre désormais dans la Congrégation
et selon la Règle de Vie des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie...
Et ensuite, la remise à chacune, par la Supérieure générale, de notre nouvelle Règle de Vie et de l'insigne de la Congrégation. Geste accompagné d'une accolade fraternelle pour chacune.
Cette Règle de vie est le chemin qui nous est offert pour suivre le Christ, dans le sillage de notre Fondateur, et que nous choisissons pour vivre la grâce de notre Baptême, au service de l’Église, en tant que Sœurs des Sacrés-Cœurs.
L'insigne de la Congrégation marquera votre appartenance à notre famille religieuse, consacrée au Cœur de Jésus et au Cœur de Marie.

Moment profond, dense et émouvant de la célébration, qui scelle nos engagements réciproques : chacune de nous s'engage, de même que s'engage aussi la Congrégation qui nous accueille.
Mise en commun de nos histoires, de nos héritages, de nos richesses et de nos fragilités au service de l’Église là où la mission nous envoie.

Le passage est fait...
Ce soir j'ai posé devant moi,  côte à côte, mes deux petites croix. Elles ont plein de choses à me dire, d'histoire, de souvenirs, de fidélités et d’infidélités, de joies et de souffrances... d'espérance et d'avenir.

Demain, je prendrai la nouvelle, celle que j'ai reçue cet après midi...
pour reprendre la route...
pour continuer la route...


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Début de la célébration (Extrait de la vidéo réalisée par le service Communication du Diocèse de Luçon)



Célébration - Fontenay le Comte, le 8 décembre... par infocatho85


Homélie de Monseigneur Castet (Images : Michel Aubineau et Geo Reignier - Montage : Service communication diocèse de Luçon)



homélie de Mgr Castet par infocatho85



Fin de la célébration (Images : Michel Aubineau et Geo Reignier - Montage : Service communication diocèse de Luçon)



Célébration du 8 décembre par infocatho85

lundi 5 décembre 2011

Zavez vu l'affiche ?

Hier j'ai passé un bon moment à râler après ceux qui veulent que l'info qu'ils cherchent là, maintenant, leur tombe tout cuit dans le bec, sans chercher une seconde, tout de suite, juste ce que je veux, que ça crève l'écran, que ça flashe, et caetera !

J'en avais marre de ces gens qui téléphonent pour avoir les heures des messes de Noël, alors qu'elles sont placardées partout ;
qui veulent ma petite activité sur le site alors que ça fait 2 mois qu'elle y est...

Ca commençait vraiment à me chauffer sérieusement et en plus il faisait un temps à mettre le moral dans les chaussettes, alors j'avoue que je me suis un peu défoulée sur Fb (heureusement il y avait quelques amis qui m'ont aidée à me calmer).

Mais ce matin on repart pour une semaine, à neuf, tout ça n'est qu'un mauvais souvenir, avec plein de bonnes résolutions. Hé ben non, ça continue, dans la série je vois c'que j'veux. Mais là on va le prendre avec humour, parce que raconté comme ça par un Vendéen ça sonne autrement*. Il y avait donc samedi soir un concert, et les organisateurs étaient un peu déçus parce que ça avait un peu moins bien répondu que les années précédentes (comme on dit). Explication dimanche matin à la boulangerie du coin, entre 2 compères :

- I v’zez pas vus hier o sér au quincert. Tot q’vous faisiez ?
- Te rêves, le quincert é d’srail à 16 ures.
- Té pas ébobé, été hier ou sér, yétais d’service . Olé mouaï qué to fé… !

Et voilà, CQFD. Les autres années le concert était le dimanche à 16 h, et le pappy il est resté là-dessus. Malgré une belle affiche (à l'aise pour le dire, c'est pas moi qui l'ai faite, celle-là).

Bon, question débile, mais réponse utile : comment on fait pour faire passer l'info ? Heu... enfin, surtout pour qu'elle soit reçue... Si vous avez des bons tuyaux pas percés ça peut m'intéresser... Merci !

PS - Si ve'vlez enrichir vot' vocabulaire, vous pouvez faire un tour par ici...
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* Petit rappel : je ne suis pas vendéenne. Et merci Christian pour l'histoire (vraie !).

dimanche 27 novembre 2011

En Avent !

Quatre grandes semaines pleines et entières pour se préparer à Noël.
C'est rare d'avoir 4 semaines entières. Quand Noël tombe un lundi, la 4e semaine n'a qu'un jour, ça fait court quand même (la dernière fois c'était en 2006).
Mais là, cette année,  4 grandes semaines.

Entrer dans ce temps d'attente, de prière, de veille, de silence.
Silence de Marie, silence avec Marie qui médite et qui attend son heure.
Silence de l'espérance, silence de la veille, silence de l'engendrement, silence de la vie qui germe, silence des renouveaux.
Joie de l'espérance...

Quatre semaines c'est bien, c'est un peu moins long que le carême, et c'est suffisant pour se préparer, se parer des atours de la Rédemption.

Se laisser habiter, se laisser entraîner par la beauté des textes qui sont proposés,
entrer dans cette démarche, en Église,  avec tous nos frères, faire route ensemble.

Ce ne sont pas les propositions qui manquent pour nous aider sur ce chemin. On en trouve partout, revues, livres,  émissions de radio, télé, sites internet à profusion. Bientôt on va dire qu’il y en a trop... Grande variété afin que chacun trouve sa manne. Nombre de catho-blogueurs aussi y sont allés de leur billet (il ne fallait pas que je rate le rendez-vous).

Avec l'entrée dans l'Avent, c'est une nouvelle année liturgique qui commence aussi. Alors, souhaitons-nous bon Avent, et bonne année !

Seigneur, tu me donnes ce temps aux couleurs de Noël, mais qui n'est pas encore Noël.
Je le reçois comme un cadeau, comme une grâce, 
C'est comme une route, comme un compagnonnage avec toi et avec mes frères.
Comme les bergers guidés par l'étoile. Et je sais que j'arriverai à toi.

Entrer dans cette Avent-ure avec toi Seigneur, ne pas craindre de partir 
et me laisser conduire sur ton chemin.

En ce premier jour de l'Avent, premier jour d'une année nouvelle,
tu me prends par la main Seigneur.
S'il te plait fais-moi la grâce de ne pas la lâcher.

Je termine sur ce très bel hymne de l'Avent, Rorate, caeli, desuper, et avec une traduction en prime, que j'ai d'ailleurs eu du mal à trouver.... Retour à mon bon vieux missel de l'autre siècle.

Cieux, répandez votre rosée ; que des nuées descende le Salut !
1- Ne t'irrite pas, Seigneur, ne garde pas le souvenir de nos péchés.
Voici que la cité du Temple est devenue déserte,
Sion est devenue déserte :
Jérusalem est dévastée, le séjour de ta sainteté et de ta gloire, 
où nos Pères ont chanté tes louanges.

[...]

4- Console-toi, console-toi, mon peuple,
bientôt viendra ton Sauveur.
Pourquoi te laisses-tu consumer par la tristesse,
parce que la douleur t'a repris ?
Je te sauverai, ne crains pas,
car je suis le Seigneur ton Dieu,
le Saint d'Israël, ton Rédempteur.

mercredi 23 novembre 2011

Alors ? vous allez partir ?


Sainte Famille
Chapelle Union Chrétienne
Fontenay-le-Comte
Il y a quelques semaines j'abordais discrètement cette question de la fusion de la Congrégation à laquelle j'appartiens avec une autre Congrégation de Vendée. Et depuis c'était un peu silence. Mais, le jour de la célébration officielle approche (8 décembre), donc on en parle un peu plus, la presse a été informée et voilà que les gens commencent à poser des questions, voire même à s'inquiéter.

Quand les langues se délient, la première question qui nous est souvent posée c'est en effet : Alors ? Vous allez partir ? Et le ton de la question c'est l'inquiétude. Il faut dire qu'on fait tellement partie de cette population qu'on a éduquée et soignée depuis  plus de 300 ans qu'il paraît inconcevable qu'on ne soit plus là.

Donc, hier soir, on a proposé à tous ceux qui étaient intéressés de se rencontrer et de répondre à leurs interrogations. Il y a déjà Olivier et Eliane qui en ont parlé dans leur blog, alors je vais essayer de ne pas répéter, ou au moins d'en parler vu de ma fenêtre. 

On a expliqué comment on était arrivées à cette décision :

♦ Pourquoi avoir demandé à une autre Congrégation de s'unir à elle ? Pour que la vie religieuse continue à être présente dans ce secteur de la Vendée, pour que nous puissions mener jusqu'au bout notre vie religieuse, restant ouvertes à d'autres réalités et pouvant nous enrichir de la vie d'un groupe plus conséquent tout en lui apportant nos quelques richesses.

♦ On a dit aussi comment on a voulu poursuivre une présence au monde de la santé en transférant la gestion du Centre de Soins et de la Maison de Retraite à des associations.

♦ Le temps que nous avons pris, le long cheminement fait de prière, de réflexion, de discernement. Les étapes et la progression dans les décisions. La participation de toutes les Sœurs à des degrés divers dans la décision finale. Puis, en son temps, le cheminement de la Congrégation qui nous accueille, également dans la prière et le discernement.

♦ Pourquoi le choix de cette Congrégation ? Des visées spirituelles et apostoliques semblables, une même volonté de s'implanter dans un diocèse et d'être présentes à une population donnée.

♦ Les temps de rencontre et de travail inter Congrégations que nous avons eus pendant cette période de recherche pour mieux se connaître.

♦ La mise en commun de nos richesses et de nos fragilités pour servir ensemble l’Église.

Participation simple et spontanée de l'assemblée, dans un esprit fraternel et paisible. Les gens étaient rassurés : vous n'allez pas nous perdre ! Ouf ! vous voilà rassurés ! Peut-être certaines d'entre nous seront-elles appelées à "bouger", mais pas tout de suite... et il restera des Sœurs certainement encore longtemps à Fontenay.
Non seulement cela a permis d'éclairer l'événement mais aussi de prendre conscience de la façon dont les décisions sont prises en Église. Prendre le temps pour arriver à une décision, laisser à chacune sa pleine liberté. Liberté qui engage, quelle que soit la décision.

vendredi 18 novembre 2011

Mon curé à la une...


Et de 4 pour le curé blogueur de Fontenay-le-Comte.
Oui, Ma paroisse.com, tome 4, ça sort aujourd'hui, et séance de dédicace dimanche 20 novembre de 10 h à 18 h, au salon du livre au Langon (grande ville du Sud Vendée).

Des prêtres blogueurs ce n'est plus un scoop, ils s'y sont mis, et pas que les plus jeunes. Convaincus qu'il y avait là un moyen d'évangéliser pour aujourd'hui ils ne l'ont pas boudé. Et c'est ainsi que l'on voit fleurir des sites et des blogs d’Église. Impossible de les citer tant il y en a ! Certains ont aussi franchi l'étape suivante avec Twitter et Mgr Giraud (évêque de Soissons) est très attendu sur ses Twittomélies.


Si les blogs de prêtres sont devenus courants, celui du curé de Fontenay tient son originalité de la fréquence des billets (un par jour au saut du lit... enfin, presque), sauf vacances (parce qu'il n'est pas encore accro au point de rester connecté en vacances) et par la diversité des sujets abordés. Tout... absolument tout peut y passer. Et il est attendu. Il nous a donné la mauvaise habitude de poster sa méditation assez tôt le matin. Un jour il a eu un souci de connexion internet et un autre jour un coup de téléphone l'a interrompu, reprise du billet à 16 h. Les lecteurs surpris de ce retard se sont inquiétés de sa santé (authentique !).

Afin que les non-internautes puissent profiter de ces billets, ceux-ci ont donné lieu à une édition papier, un livre par an. Donc ce 4e volume reprend les billets du 1 octobre 2010 au 30 septembre 2011. Il sera disponible en librairies à Fontenay-le-Comte, La Roche sur Yon, Les Sables d'Olonne, Luçon et au presbytère de la paroisse au prix de 22 €.

Et ne manquez pas une petite visite à l'Arche de Noë !

jeudi 17 novembre 2011

Femmes, l'Eglise vous aime

Ste Anne et Ste Marie
(Eglise Notre-Dame - Fontenay-le-Comte)
Dimanche dernier un des textes de la messe nous donnait à lire un passage du livre des Proverbes : La femme vaillante. Il y avait aussi comme autre texte l'histoire la parabole des talents et du malheureux froussard qui n'a pas su gérer son bien. Je pense que ce deuxième texte aura inspiré bon nombre de prêtres pour leur homélie, de même que de nombreux commentateurs dans d'excellentes revues...

Et bien, à la messe à laquelle j'étais, notre petit jeunot* de célébrant a préféré se lancer dans une explication-commentaire du premier texte. Courageux... et le voilà parti pour une triple action de grâce :
  • pour le rôle du christianisme dans l'émancipation de la femme, 
  • parce que la femme donne à l'homme d'être homme 
  • et pour la place des femmes dans l’Église.
Premier point, il ose même une allusion à St Paul avec son fameux  femmes soyez soumises à vos maris (Eph. 5, 22) qu'il ne faut surtout pas sortir de son contexte (c'est pour ça que je vous y renvoie). Et il cite aussi quelques femmes qui ont joué un rôle dans la vie de l’Église (Marie bien sûr, mais aussi Ste Thérèse d'Avila, Mère Teresa, des reines de France...).

dimanche 13 novembre 2011

Gentil, tout simplement

Aujourd'hui, 3e journée de la gentillesse. Et ça tombe vraiment bien comme date, tout au moins pour les besoins de ce blog. Depuis le décès de Pascal, je me demandais comment j'allais passer à d'autres sujets sans être brusque, quelle transition allais-je trouver ? Et bien voilà, juste un mot à  la charnière et pour faire le passage : GENTILLESSE. Comme pour ouvrir une porte et continuer. Encore un clin d’œil de sa part ? En effet de nombreux témoignages ont repris ce mot pour parler de Pascal : GENTIL.

C'est quoi la gentillesse ? Quelques idées toutes faites de ringardise, naïveté, faiblesse. Donc pas des valeurs sûres pour notre temps. Et pourtant si c'est la 3e journée, donc 3e année, ça veut dire que ça correspond à quelque chose et que ça marche un peu.