L'immense abbaye St Pierre de Maillezais est une des curiosités à ne pas manquer dans le Sud Vendée. Mais que peuvent dire ces ruines, aussi imposantes soient-elles, sans explication, sinon laisser deviner une période prospère.
"Maillezais, sentinelle du marais" est un spectacle qui balaie l'histoire de l'Abbaye, faisant voyager le visiteur dans le temps et dans l'espace à la rencontre des personnages qui ont jalonné son histoire.
Le moine Pierre, premier chroniqueur de l'Abbaye, accueille le visiteur et remonte le temps jusqu'à l'origine de l'édifice, il y a plus de mille ans de cela, d'abord forteresse puis monastère sur la volonté d'Emma d'Aquitaine.
Trois autres stations mettent en scène une rencontre entre Geoffroy de Lusignan, qui aurait incendié l'abbaye, et Emma d'Aquitaine, une scène épique entre Agrippa d'Aubigné et son fils Constant, et la scène finale, reconstitution de la vie des moines où se côtoyaient Geoffroy d'Estissac et François Rabelais au XVIe siècle. On y touche du doigt le rayonnement qu'a eu l'abbaye en son temps, tant dans sa dimension spirituelle que pour son rôle économique et social.
Un spectacle dynamique qui mêle harmonieusement histoire, théâtre, chant et musique. Les acteurs, professionnels, ont à cœur de présenter un théâtre populaire, ludique, varié, coloré et avec quelques traits d'humour. "L'esprit qui nous anime est celui de la joie et du partage" disent-ils.
Mais d'où viennent ces morceaux de statue négligemment abandonnés au bord du chemin ? Un pied, une main, une tête... Vu la taille il ne peut s'agir que d'un géant. Gargantua ?... Négligemment abandonnés ? Non point, ils font partie du décor. Dès le début Rabelais est présent, même si on ne le rencontre que dans la dernière scène. Un Rabelais très sympathique d'ailleurs...
jeudi 14 juillet 2016
mardi 12 juillet 2016
Petit patrimoine fontenaisien
C'était une première, tant sur le fond que sur la forme. Une soirée co-organisée par la Pastorale du Tourisme et Fontenay Ville d'Art et d'Histoire pour une visite insolite de Fontenay-le-Comte : Chemin faisant levons les yeux sur le petit patrimoine religieux. PETIT patrimoine religieux ? Non point péjoratif le terme veut plutôt désigner ces richesses ignorées devant lesquelles on passe sans les voir, ou qu'on a tout simplement oubliées à force de les voir. Oui, levons les yeux, et pas que sur le patrimoine religieux.
Sous la forme d'une promenade découverte dans quelques rues des environs de l'église Notre-Dame, Marie-Gabrielle, animatrice du patrimoine, nous a entraînés au son de son accordéon attirant notre attention sur tel ou tel détail. Une nouveauté pour elle aussi, elle a dû fouiner un peu dans ses documents pour nous éveiller à ces détails, implorant de ce fait notre indulgence. Pas nécessaire ! passionnant son parcours et ses commentaires. Du parvis de l'église Notre-Dame aux jardins de l'Union Chrétienne elle nous a successivement dévoilé le porche de Notre-Dame et la petite place St Pierre, en hommage à une illustre religieuse aussi généreuse qu'intrépide capable de toutes les audaces, car pour le Bon Dieu que ne ferait-on pas ?
Puis la rue Émile Boutin qui conduit à l'entrée du parc Baron avec les vestiges de son château fort , rue de la Tuée (hum!), rue du Bédouard , rue Jean Imbert, rue Barnabé Brisson et le collège St Joseph, et toutes les richesses cachées de la rue Rapin : le château de Terre Neuve, la Tour Rivalland, l'ancien Carmel. Cette dernière partie du circuit est certainement celle qui a le plus surpris les fontenaisiens : depuis le temps qu'on est là, on n'était jamais venus ici ! Honte ! Merci Marie-Gabrielle. Il est vrai que pénétrer dans l'ancien cloître du Carmel n'est pas facile, souvent une grille en ferme l'accès. Carmel reconverti en logements.
La balade était ponctuée à trois reprises de lectures appropriées : une prière de St Jean-Paul II à la Vierge du Calvaire, pour l'arrêt au calvaire de la Commanderie, un extrait de la Vie de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face pour la station au Carmel et une poésie du P. Bonnaud (1898), curé de Charzais, "Prise de possession par Jésus de la chapelle de l'Union-Chrétienne", pour l'arrivée en cette chapelle.
Une quarantaine de personnes ont participé à cette première édition. De tous âges, d'origines diverses et aux motivations variées. De "vieux" Fontenaisiens curieux de découvrir ce qui aurait bien pu leur échapper, des "revenants", j'entends par là des Fontenaisiens partis pour études et travail professionnel et revenus au moment de la retraite, surpris de découvrir "comme c'est beau ici !", des croyants et des moins-croyants, une jeune tchèque avide de découvrir sa nouvelle terre...
La soirée s'est terminée autour d'une boisson fraîche dans les jardins de l'Union Chrétienne et un pique nique. Un dernier air d'accordéon avant de se quitter... certains n'ont pas résisté à son appel pour un pas de danse.
Quelques heures de bonheur alliant culture, détente, rencontre et partage. Pour une première, bravo les organisateurs, et merci... Rendez-vous dans un an pour la deuxième édition, n'est-ce pas ?
NB - Autres propositions de la Pastorale du Tourisme dans le Sud Vendée : 19 juillet et 9 août.
Sous la forme d'une promenade découverte dans quelques rues des environs de l'église Notre-Dame, Marie-Gabrielle, animatrice du patrimoine, nous a entraînés au son de son accordéon attirant notre attention sur tel ou tel détail. Une nouveauté pour elle aussi, elle a dû fouiner un peu dans ses documents pour nous éveiller à ces détails, implorant de ce fait notre indulgence. Pas nécessaire ! passionnant son parcours et ses commentaires. Du parvis de l'église Notre-Dame aux jardins de l'Union Chrétienne elle nous a successivement dévoilé le porche de Notre-Dame et la petite place St Pierre, en hommage à une illustre religieuse aussi généreuse qu'intrépide capable de toutes les audaces, car pour le Bon Dieu que ne ferait-on pas ?
Puis la rue Émile Boutin qui conduit à l'entrée du parc Baron avec les vestiges de son château fort , rue de la Tuée (hum!), rue du Bédouard , rue Jean Imbert, rue Barnabé Brisson et le collège St Joseph, et toutes les richesses cachées de la rue Rapin : le château de Terre Neuve, la Tour Rivalland, l'ancien Carmel. Cette dernière partie du circuit est certainement celle qui a le plus surpris les fontenaisiens : depuis le temps qu'on est là, on n'était jamais venus ici ! Honte ! Merci Marie-Gabrielle. Il est vrai que pénétrer dans l'ancien cloître du Carmel n'est pas facile, souvent une grille en ferme l'accès. Carmel reconverti en logements.
La balade était ponctuée à trois reprises de lectures appropriées : une prière de St Jean-Paul II à la Vierge du Calvaire, pour l'arrêt au calvaire de la Commanderie, un extrait de la Vie de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face pour la station au Carmel et une poésie du P. Bonnaud (1898), curé de Charzais, "Prise de possession par Jésus de la chapelle de l'Union-Chrétienne", pour l'arrivée en cette chapelle.
Une quarantaine de personnes ont participé à cette première édition. De tous âges, d'origines diverses et aux motivations variées. De "vieux" Fontenaisiens curieux de découvrir ce qui aurait bien pu leur échapper, des "revenants", j'entends par là des Fontenaisiens partis pour études et travail professionnel et revenus au moment de la retraite, surpris de découvrir "comme c'est beau ici !", des croyants et des moins-croyants, une jeune tchèque avide de découvrir sa nouvelle terre...La soirée s'est terminée autour d'une boisson fraîche dans les jardins de l'Union Chrétienne et un pique nique. Un dernier air d'accordéon avant de se quitter... certains n'ont pas résisté à son appel pour un pas de danse.
Quelques heures de bonheur alliant culture, détente, rencontre et partage. Pour une première, bravo les organisateurs, et merci... Rendez-vous dans un an pour la deuxième édition, n'est-ce pas ?
NB - Autres propositions de la Pastorale du Tourisme dans le Sud Vendée : 19 juillet et 9 août.
dimanche 10 juillet 2016
Pari tenu, il a sauté
Les Journées Mondiales de la Jeunesse, quel événement dans la vie d'un jeune catho ! Y participer est le rêve de beaucoup mais souvent le prix freine les élans.
Et voici qu'un jeune prêtre vendéen, Monsieur JMJ du diocèse, en novembre dernier, a lancé un appel aux dons pour aider les jeunes, avec un pari fou : si on atteint 10 000 € je saute à l'élastique. 10 000 €, c'est énorme, on se dit qu'on n'y arrivera pas. Pensait-il avoir mis la barre suffisamment haut pour échapper à l'exercice ? Se lancer comme ça, quand on sait la trouille qu'il a du vide, même sur une chaise il a le vertige, alors à plus de 50 m de haut ! Cela avait fait rire dans les sacristies et les chaumières, au conseil épiscopal aussi.
Il a toujours associé son saut à l'élastique à un saut dans la foi que sont les JMJ pour les jeunes. Une aventure en effet, en pays étranger, faite de rencontres, de découvertes et de partages, de catéchèses, de temps de prière, de célébrations et de fête... Un saut à l'élastique pour permettre à des jeunes de faire ce saut dans la foi.
Six mois plus tard la collecte a largement dépassé les attentes... Florent va devoir honorer son engagement. Et bravo pour les jeunes qui vont en bénéficier.
Et voilà le jour J arrivé. Pas très fier le Florent en haut du viaduc de Coquilleau mais courageux et toujours souriant. Et il est bien entouré : les jeunes venus l'accompagner qui l'attendent en bas dans la prairie et ceux qui sont montés sur le viaduc pour être avec lui jusqu'au bout ; ses parents, pas trop rassurés eux non plus... Après avoir revêtu l'équipement d'usage, solidement harnaché au corps et aux chevilles il s'est élancé dans le vide sous les applaudissements des jeunes.
De retour sur le plancher des vaches, via la vidéo de la journaliste, il a remercié tous ceux qui, par leurs dons, vont permettre à 200 jeunes vendéens de se rendre à Cracovie du 20 au 31 juillet, et eux, de faire le saut dans la foi.
Ami lecteur/JMJiste, si tu rencontres Florent à Cracovie, ne manque pas de le saluer et de le féliciter.
et bonnes Journées Mondiales de la Jeunesse 2016 !
Et voici qu'un jeune prêtre vendéen, Monsieur JMJ du diocèse, en novembre dernier, a lancé un appel aux dons pour aider les jeunes, avec un pari fou : si on atteint 10 000 € je saute à l'élastique. 10 000 €, c'est énorme, on se dit qu'on n'y arrivera pas. Pensait-il avoir mis la barre suffisamment haut pour échapper à l'exercice ? Se lancer comme ça, quand on sait la trouille qu'il a du vide, même sur une chaise il a le vertige, alors à plus de 50 m de haut ! Cela avait fait rire dans les sacristies et les chaumières, au conseil épiscopal aussi.Il a toujours associé son saut à l'élastique à un saut dans la foi que sont les JMJ pour les jeunes. Une aventure en effet, en pays étranger, faite de rencontres, de découvertes et de partages, de catéchèses, de temps de prière, de célébrations et de fête... Un saut à l'élastique pour permettre à des jeunes de faire ce saut dans la foi.
Six mois plus tard la collecte a largement dépassé les attentes... Florent va devoir honorer son engagement. Et bravo pour les jeunes qui vont en bénéficier.
Et voilà le jour J arrivé. Pas très fier le Florent en haut du viaduc de Coquilleau mais courageux et toujours souriant. Et il est bien entouré : les jeunes venus l'accompagner qui l'attendent en bas dans la prairie et ceux qui sont montés sur le viaduc pour être avec lui jusqu'au bout ; ses parents, pas trop rassurés eux non plus... Après avoir revêtu l'équipement d'usage, solidement harnaché au corps et aux chevilles il s'est élancé dans le vide sous les applaudissements des jeunes.
De retour sur le plancher des vaches, via la vidéo de la journaliste, il a remercié tous ceux qui, par leurs dons, vont permettre à 200 jeunes vendéens de se rendre à Cracovie du 20 au 31 juillet, et eux, de faire le saut dans la foi.
Ami lecteur/JMJiste, si tu rencontres Florent à Cracovie, ne manque pas de le saluer et de le féliciter.
et bonnes Journées Mondiales de la Jeunesse 2016 !
lundi 4 juillet 2016
Week-end de grâce
Il s'annonçait bien dense ce premier week-end de juillet avec ses trois grands rendez-vous.
Dès le samedi après midi deux événements au même moment : 52 Sœurs de la Congrégation fêtaient un anniversaire de profession religieuse (25, 50, 60, 70 et 75 ans de vie religieuse) et à quelques kilomètres de là les Ursulines de Jésus (Chavagnes) accueillaient dans leur Congrégation les Religieuses de l'Immaculée Conception de Niort. Célébration de fusion qui, bien sûr, n'a pas manqué de me rappeler celle que j'ai vécue personnellement il y a bientôt cinq ans. Célébration très marquée par l'interculturalité. Tous les pays dans lesquels ces deux Congrégations sont implantées étaient représentés (France, Royaume Uni/Irlande, Madagascar, Amérique latine, Italie, Espagne). Célébration sobre et empreinte d'émotion au cours de laquelle toutes les Sœurs, avec une même formule, ont renouvelé le OUI de leur premier engagement, "entrant dans une nouvelle période de leur histoire", et les Sœurs de l'Immaculée Conception ont reçu le Livre de Vie et la croix des Ursulines de Jésus. Après la messe, un lâcher de ballon symbolique : autant de couleurs de ballons que de pays, autant de ballons que de communautés. Par grappes, par pays, les ballons ont été lâchés et sont partis au loin, symbole de l'envoi en mission des Sœurs et des communautés dans leurs divers lieux.
Ce même samedi avait lieu à Fontenay la 4e nuit des églises. La petite église Notre-Dame de l'Assomption, dans le quartier de Charzais, était à l'honneur. Sur le parvis, son histoire nous était tout d'abord retracée par un charzaisien de souche, de l'époque romane à nos jours, puis nous étions invités à entrer dans l'église, sur fond de musique. A l'intérieur trois vitraux remarquables (vitrail de l'Assomption, vitrail de St Laurent, vitrail de St Isidore) ont fait l'objet d'une présentation particulière, soutenue par le diaporama réalisé par l'association du patrimoine religieux. L'histoire... la légende de St Isidore, patron des laboureurs, nous était ensuite gracieusement mimée par quelques adultes et des enfants. Même le curé s'y est mis dans le rôle du riche propriétaire. Enfin le très beau chemin de croix de cette église fut l'occasion de rappeler l'origine et l'histoire de la dévotion au chemin de croix. Depuis quand ? (le XIVe siècle). Pourquoi ? (une pieuse volonté de mettre ses pas dans ceux du Christ sur le chemin de la Passion, du lieu de son jugement à celui de sa mise au tombeau). Comment ? (par la marche et la méditation de scènes évangéliques de la Passion du Christ). En écho à ce commentaire le curé a lu quelques passages des évangiles de la Passion du Christ suivis d'un bref temps de méditation sur fond d'improvisations à l'orgue.
La chorale paroissiale a accompagné la soirée et donné la note finale par l'interprétation de quelques pièces en latin, soutenue par le jeu harmonieux des organistes.
Un temps de déambulation a permis de découvrir une exposition de vêtements liturgiques et d'objets de culte, richesses ignorées.
Et dimanche l'au revoir au Père George. Trois ans seulement qu'il est parmi nous, mais que de liens tissés, que d'amitiés nouées. Arrivé tout droit du Ghana il ne connaissait pas un mot de français. Il arrivait en pays inconnu, ayant tout à découvrir, s'habituer au climat et à la nourriture, à notre culture et à notre façon de vivre...
Comme pour ses 10 ans de sacerdoce il avait préparé la messe avec ses amis Wallisiens. Musique et chants de leurs pays, ça fait du bien et c'est joyeux, ça ressemble bien à George aussi. Les chants, on ne les connaît pas... mais tout le monde chante. Comment font-ils pour nous entraîner ainsi ?... Il avait aussi mis son étole des jours de fête, aux couleurs vives et chaudes, si jolie.
A la fin de la messe, est venu le temps des remerciements. Marie-Thérèse et Claude se sont fait l'écho de tous les paroissiens, groupes, mouvements pour dire à George combien son séjour parmi nous a été riche, source de joie et restera dans nos mémoires et nos cœurs. Un moment fort et plein d'émotion... pour les uns et les autres. Au nom de l'équipe pastorale le Père François a également remercié George avec un brin d'humour et beaucoup d'émotion aussi, accolade finale à l'appui. Difficile de résumer ces 3 années, mais dire que George a incarné la Joie de l'évangile est d'une profonde signification, tout est dit en ces quelques mots. Monseigneur Castet aurait aussi dit que George est le prêtre le plus heureux du diocèse !
Impossible pour George d'aller jusqu'aux tables du verre de l'amitié à l'issue de la messe tant il était assailli de gens de tous âges et de tous milieux qui voulaient le remercier personnellement et l'embrasser.
Et ceux qui le souhaitaient ont pu prolonger la fête avec le pique nique partagé dans la joie, avec George bien sûr !
Oui merci George pour ta joie de vivre, ta proximité si fraternelle, merci de t'être fait l'un des nôtres et de nous avoir partagé tes richesses comme de petites semences qui vont porter leurs fruits. Merci pour le témoignage si fort que tu nous laisses. Au revoir... et à bientôt... Luçon, ce n'est pas si loin, tu te souviendras bien de la route, à moins que tu ne gardes tes bonnes habitudes avec Bla-bla car ! ;)
NB - On peut retrouver les textes de la nuit des églises, des interventions à la fin de la messe de dimanche ainsi que des photos sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay.
Dès le samedi après midi deux événements au même moment : 52 Sœurs de la Congrégation fêtaient un anniversaire de profession religieuse (25, 50, 60, 70 et 75 ans de vie religieuse) et à quelques kilomètres de là les Ursulines de Jésus (Chavagnes) accueillaient dans leur Congrégation les Religieuses de l'Immaculée Conception de Niort. Célébration de fusion qui, bien sûr, n'a pas manqué de me rappeler celle que j'ai vécue personnellement il y a bientôt cinq ans. Célébration très marquée par l'interculturalité. Tous les pays dans lesquels ces deux Congrégations sont implantées étaient représentés (France, Royaume Uni/Irlande, Madagascar, Amérique latine, Italie, Espagne). Célébration sobre et empreinte d'émotion au cours de laquelle toutes les Sœurs, avec une même formule, ont renouvelé le OUI de leur premier engagement, "entrant dans une nouvelle période de leur histoire", et les Sœurs de l'Immaculée Conception ont reçu le Livre de Vie et la croix des Ursulines de Jésus. Après la messe, un lâcher de ballon symbolique : autant de couleurs de ballons que de pays, autant de ballons que de communautés. Par grappes, par pays, les ballons ont été lâchés et sont partis au loin, symbole de l'envoi en mission des Sœurs et des communautés dans leurs divers lieux.
Ce même samedi avait lieu à Fontenay la 4e nuit des églises. La petite église Notre-Dame de l'Assomption, dans le quartier de Charzais, était à l'honneur. Sur le parvis, son histoire nous était tout d'abord retracée par un charzaisien de souche, de l'époque romane à nos jours, puis nous étions invités à entrer dans l'église, sur fond de musique. A l'intérieur trois vitraux remarquables (vitrail de l'Assomption, vitrail de St Laurent, vitrail de St Isidore) ont fait l'objet d'une présentation particulière, soutenue par le diaporama réalisé par l'association du patrimoine religieux. L'histoire... la légende de St Isidore, patron des laboureurs, nous était ensuite gracieusement mimée par quelques adultes et des enfants. Même le curé s'y est mis dans le rôle du riche propriétaire. Enfin le très beau chemin de croix de cette église fut l'occasion de rappeler l'origine et l'histoire de la dévotion au chemin de croix. Depuis quand ? (le XIVe siècle). Pourquoi ? (une pieuse volonté de mettre ses pas dans ceux du Christ sur le chemin de la Passion, du lieu de son jugement à celui de sa mise au tombeau). Comment ? (par la marche et la méditation de scènes évangéliques de la Passion du Christ). En écho à ce commentaire le curé a lu quelques passages des évangiles de la Passion du Christ suivis d'un bref temps de méditation sur fond d'improvisations à l'orgue. La chorale paroissiale a accompagné la soirée et donné la note finale par l'interprétation de quelques pièces en latin, soutenue par le jeu harmonieux des organistes.
Un temps de déambulation a permis de découvrir une exposition de vêtements liturgiques et d'objets de culte, richesses ignorées.
Et dimanche l'au revoir au Père George. Trois ans seulement qu'il est parmi nous, mais que de liens tissés, que d'amitiés nouées. Arrivé tout droit du Ghana il ne connaissait pas un mot de français. Il arrivait en pays inconnu, ayant tout à découvrir, s'habituer au climat et à la nourriture, à notre culture et à notre façon de vivre...
Comme pour ses 10 ans de sacerdoce il avait préparé la messe avec ses amis Wallisiens. Musique et chants de leurs pays, ça fait du bien et c'est joyeux, ça ressemble bien à George aussi. Les chants, on ne les connaît pas... mais tout le monde chante. Comment font-ils pour nous entraîner ainsi ?... Il avait aussi mis son étole des jours de fête, aux couleurs vives et chaudes, si jolie.
A la fin de la messe, est venu le temps des remerciements. Marie-Thérèse et Claude se sont fait l'écho de tous les paroissiens, groupes, mouvements pour dire à George combien son séjour parmi nous a été riche, source de joie et restera dans nos mémoires et nos cœurs. Un moment fort et plein d'émotion... pour les uns et les autres. Au nom de l'équipe pastorale le Père François a également remercié George avec un brin d'humour et beaucoup d'émotion aussi, accolade finale à l'appui. Difficile de résumer ces 3 années, mais dire que George a incarné la Joie de l'évangile est d'une profonde signification, tout est dit en ces quelques mots. Monseigneur Castet aurait aussi dit que George est le prêtre le plus heureux du diocèse !
Impossible pour George d'aller jusqu'aux tables du verre de l'amitié à l'issue de la messe tant il était assailli de gens de tous âges et de tous milieux qui voulaient le remercier personnellement et l'embrasser.Et ceux qui le souhaitaient ont pu prolonger la fête avec le pique nique partagé dans la joie, avec George bien sûr !
Oui merci George pour ta joie de vivre, ta proximité si fraternelle, merci de t'être fait l'un des nôtres et de nous avoir partagé tes richesses comme de petites semences qui vont porter leurs fruits. Merci pour le témoignage si fort que tu nous laisses. Au revoir... et à bientôt... Luçon, ce n'est pas si loin, tu te souviendras bien de la route, à moins que tu ne gardes tes bonnes habitudes avec Bla-bla car ! ;)
NB - On peut retrouver les textes de la nuit des églises, des interventions à la fin de la messe de dimanche ainsi que des photos sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay.
lundi 16 mai 2016
Biennale 2016
Fidèle à sa renommée et à sa tradition la Biennale de Fontenay a enchanté grands et petits en cette Pentecôte 2016.
Organisée par le Comité des Fêtes de la biennale cette fête populaire habille les rues de Fontenay de couleurs, de musiques et de milliers de fleurs depuis plus de 150 ans. 67ème édition cette année.
La Biennale, comme son nom l'indique, c'est tous les deux ans, mais ce sont deux années de travail pour des dizaines de bénévoles. Des chars totalement renouvelés à chaque fois, repensés à zéro : thème, motif à représenter, confection des roses en papier (travail minutieux !), confection de la structure du char et collage des roses. Plus tard arrive l'élection des comtesses par quartier, puis pour la ville. De petites fêtes ponctuelles qui préparent à la grande parade de la Pentecôte.
Pour cette 67e édition il n'y avait pas de thème précis, mais les dessins animés avaient la part belle : La reine des neiges, Bob l'éponge et les Minions... Et bien sûr les diverses fanfares et groupes de danse venus d'autres communes. Et les incontournables Espagnols, Moros y Cristianos, venus de Crevillent ville jumelée avec Fontenay depuis 1968. Leurs costumes et leurs musiques sont toujours impressionnants et attendus.
Les contrôles aux entrées de ville rappelaient que nous sommes encore en état d'urgence. Mais passées ces barrières, place à la fête, la bonne humeur, la musique et la danse, la beauté des chars, la grâce et le sourire infatigable des comtesses. Biennale 2016 tu nous as encore enchantés, sois remerciée ainsi que tous ceux qui ont contribué à un titre ou à un autre à ton succès. Même le soleil était au rendez-vous, balayant d'un coup la semaine pourrie qui avait précédé !
Chaque quartier de la ville avait choisi un thème et construit 2 chars chacun :
Photos et vidéos de la biennale 2016
Biennale 2016 (1) .
Biennale 2016 (2) .
Biennale 2016 (3) .
Organisée par le Comité des Fêtes de la biennale cette fête populaire habille les rues de Fontenay de couleurs, de musiques et de milliers de fleurs depuis plus de 150 ans. 67ème édition cette année.
La Biennale, comme son nom l'indique, c'est tous les deux ans, mais ce sont deux années de travail pour des dizaines de bénévoles. Des chars totalement renouvelés à chaque fois, repensés à zéro : thème, motif à représenter, confection des roses en papier (travail minutieux !), confection de la structure du char et collage des roses. Plus tard arrive l'élection des comtesses par quartier, puis pour la ville. De petites fêtes ponctuelles qui préparent à la grande parade de la Pentecôte.
Pour cette 67e édition il n'y avait pas de thème précis, mais les dessins animés avaient la part belle : La reine des neiges, Bob l'éponge et les Minions... Et bien sûr les diverses fanfares et groupes de danse venus d'autres communes. Et les incontournables Espagnols, Moros y Cristianos, venus de Crevillent ville jumelée avec Fontenay depuis 1968. Leurs costumes et leurs musiques sont toujours impressionnants et attendus.
Les contrôles aux entrées de ville rappelaient que nous sommes encore en état d'urgence. Mais passées ces barrières, place à la fête, la bonne humeur, la musique et la danse, la beauté des chars, la grâce et le sourire infatigable des comtesses. Biennale 2016 tu nous as encore enchantés, sois remerciée ainsi que tous ceux qui ont contribué à un titre ou à un autre à ton succès. Même le soleil était au rendez-vous, balayant d'un coup la semaine pourrie qui avait précédé !
Chaque quartier de la ville avait choisi un thème et construit 2 chars chacun :
- Irlande (Porte St Michel, Fontenay, Sérigné, Pissotte)
- Sports mécaniques (Puits St Martin, Auzay, Longèves)
- Vintage (Commerce, L'Orbrie, Bourneau)
- La mer (La Gare, Les Moulins, Charzais)
- La reine des neiges (Paradis, La Sablière, St Michel le Cloucq)
- Bob l'éponge - Les minions (Centre, St Médard, Fontaines)
- Force et douceur d'Asie (Les Loges, St Martin de Fraigneau, Doix).
- Et le char de la ville de Fontenay avec ses élégantes comtesses et qui cette année a innové avec de vraies plantes vertes.
Et LA photo, exclusivité Cybersister !
Les reines de Fontenay ont posé spontanément et uniquement pour moi, sympa non ?
Photos et vidéos de la biennale 2016
Biennale 2016 (1) .
Biennale 2016 (2) .
Biennale 2016 (3) .
dimanche 7 février 2016
Clôture de l'année de la vie consacrée en Vendée
L'année de la vie consacrée, voulue par le pape François, commencée le 30 novembre 2014 s'est terminée solennellement en Vendée le dimanche 31 janvier par une journée diocésaine festive ouverte à tous à St Laurent sur Sèvre.
Au terme d'une année dynamique et dense, à la rencontre des gens, selon des propositions audacieuses et parfois aussi drôles que profondes, l'équipe de pilotage a voulu terminer l'année comme elle s'était passée : dans la joie.
De nombreux ateliers étaient proposés aux participants pour la découverte de la vie consacrée et des diverses familles religieuses, prière, témoignages de consacrés et échange avec eux... Des montages ont permis de rappeler les différentes propositions qui ont jalonné l'année et faire revivre le désormais célèbre Dodoche tour (voir ci-dessous ces 2 montages).
En début d'après midi concert de pop louange avec le groupe Etincelo ou possibilité de faire le parcours Montfortain à l'occasion du 300ème anniversaire de la mort du Père de Montfort ou encore de passer la porte sainte de la Basilique St Louis Marie.
La journée s'est terminée par une messe d'action de grâces présidée par Mgr Castet qui, dans son homélie, a invité les consacrés à être des oasis de la miséricorde et les a remerciés de nous aider par leur amitié, leur présence et leur soutien à mieux devenir chrétiens.
► Homélie de Mgr Castet
► Intervention du Père Ephrem Tenaud en fin de célébration
► Photos de la journée à St Laurent (photos Frère Jean-Marie de la Croix)
► Rétrospective de l'année de la vie consacrée
► Rétrospective du Dodoche tour
Au terme d'une année dynamique et dense, à la rencontre des gens, selon des propositions audacieuses et parfois aussi drôles que profondes, l'équipe de pilotage a voulu terminer l'année comme elle s'était passée : dans la joie. "Venez vous réjouir avec nous
de la Vie que Dieu nous donne"
disait le tract d'invitation qui s'adressait à tous :
"Tous invités"
De nombreux ateliers étaient proposés aux participants pour la découverte de la vie consacrée et des diverses familles religieuses, prière, témoignages de consacrés et échange avec eux... Des montages ont permis de rappeler les différentes propositions qui ont jalonné l'année et faire revivre le désormais célèbre Dodoche tour (voir ci-dessous ces 2 montages).
En début d'après midi concert de pop louange avec le groupe Etincelo ou possibilité de faire le parcours Montfortain à l'occasion du 300ème anniversaire de la mort du Père de Montfort ou encore de passer la porte sainte de la Basilique St Louis Marie.
La journée s'est terminée par une messe d'action de grâces présidée par Mgr Castet qui, dans son homélie, a invité les consacrés à être des oasis de la miséricorde et les a remerciés de nous aider par leur amitié, leur présence et leur soutien à mieux devenir chrétiens.
► Homélie de Mgr Castet
► Intervention du Père Ephrem Tenaud en fin de célébration
► Photos de la journée à St Laurent (photos Frère Jean-Marie de la Croix)
► Rétrospective de l'année de la vie consacrée
► Rétrospective du Dodoche tour
mercredi 23 décembre 2015
Noël sans toi...
Il y a quelques mois
par un beau matin de printemps,
sans prévenir, sans rien dire,
tu nous a quittés.
Comme ça, tout d'un coup, sans raison.
Premier Noël sans toi...
Ça ne devait pas se passer comme ça,
ce n'était pas prévu ainsi.
Tu étais le plus jeune de nous trois,
et de loin,
tu étais mon petit frère, mon filleul aussi.
Premier Noël sans toi...
Je ne peux même pas
aller te faire une visite au cimetière,
me recueillir sur ta tombe :
il n'y a pas de tombe.
Nous avons respecté ta volonté,
tes cendres reposent au pays du Mont Blanc.
Premier Noël sans toi...
Tout à l'heure, en traversant la place,
les haut-parleurs crachaient doucement Petit Papa Noël.
Va donc savoir pourquoi
ça a fait gicler
les larmes que j'avais déjà du mal à contenir.
Regard étonné de l'ado que je croise.
Premier Noël sans toi...
Petit Papa Noël,
c'est un des chants de notre enfance,
c'est le tourne disque, la radio,
qui passaient en boucle
l'incontournable Tino et ses Noëls
et qu'on fredonnait avec lui.
Premier Noël sans toi...
Parce que Noël
ce n'est pas une fête comme les autres.
Tous ces chants, partout,
ces lumières et illuminations,
cette douce fébrilité, prémisse de fête.
Il n'y a que Noël qui nous offre ça.
Premier Noël sans toi...
Parce que Noël,
c'est la fête de la famille,
c'est le bonheur d'être ensemble.
Mais là, ce sera
Premier Noël sans toi...
Il y a quelques mois...
mais ce parfum de Noël
qui nous enveloppe a rouvert une plaie
pas même cicatrisée.
Premier Noël sans toi...
Et ta foi ?
Et ton espérance ? me diras-tu...
Elles me disent que la vie continue autrement,
que la mort n'aura pas le dernier mot,
qu'on se retrouvera...
Mais, que veux-tu,
elles ne te remplacent pas...
Premier Noël sans toi...
Premier Noël autrement avec toi...
par un beau matin de printemps,
sans prévenir, sans rien dire,
tu nous a quittés.
Comme ça, tout d'un coup, sans raison.
Premier Noël sans toi...
Ça ne devait pas se passer comme ça,
ce n'était pas prévu ainsi.Tu étais le plus jeune de nous trois,
et de loin,
tu étais mon petit frère, mon filleul aussi.
Premier Noël sans toi...
Je ne peux même pas
aller te faire une visite au cimetière,
me recueillir sur ta tombe :
il n'y a pas de tombe.
Nous avons respecté ta volonté,
tes cendres reposent au pays du Mont Blanc.
Premier Noël sans toi...
Tout à l'heure, en traversant la place,
les haut-parleurs crachaient doucement Petit Papa Noël.
Va donc savoir pourquoi
ça a fait gicler
les larmes que j'avais déjà du mal à contenir.
Regard étonné de l'ado que je croise.
Premier Noël sans toi...
Petit Papa Noël,
c'est un des chants de notre enfance,
c'est le tourne disque, la radio,
qui passaient en boucle
l'incontournable Tino et ses Noëls
et qu'on fredonnait avec lui.
Premier Noël sans toi...
Parce que Noël
ce n'est pas une fête comme les autres.
Tous ces chants, partout,
ces lumières et illuminations,
cette douce fébrilité, prémisse de fête.
Il n'y a que Noël qui nous offre ça.
Premier Noël sans toi...
Parce que Noël,
c'est la fête de la famille,
c'est le bonheur d'être ensemble.
Mais là, ce sera
Premier Noël sans toi...
Il y a quelques mois...
mais ce parfum de Noël
qui nous enveloppe a rouvert une plaiepas même cicatrisée.
Premier Noël sans toi...
Et ta foi ?
Et ton espérance ? me diras-tu...
Elles me disent que la vie continue autrement,
que la mort n'aura pas le dernier mot,
qu'on se retrouvera...
Mais, que veux-tu,
elles ne te remplacent pas...
Premier Noël sans toi...
Premier Noël autrement avec toi...
samedi 14 novembre 2015
Pray for Paris
Ce soir-là j'avais bouclé l'ordinateur de bonne heure, préférant bouquiner à surfer.
Le lendemain matin, quand le radio réveil s'est mis en marche, encore dans un demi sommeil, j'entendais des propos bizarres : 120 morts, 200 blessés, Bataclan, Paris... ce n'était pas encore l'heure des infos, je croyais entendre le récit d'un événement lointain et pourtant je sentais émotion et stress dans les voix. Il m'a fallu du temps pour réaliser que "ça" s'était passé dans la nuit. Pour la mise à jour les réseaux ont ensuite bien fait leur boulot.
Un choc national et mondial incontestable. Un élan formidable de soutien, de solidarité avec les victimes et tout le peuple Français.
Et en même temps cette impuissance qui nous envahit : que faire ? A notre niveau, surtout si on est loin, on ne voit pas grand chose qui paraisse efficace. Pourtant un certain nombre de petits gestes qui en soi, apparemment, ne changent rien, mais qui tous ensemble manifestent solidarité, refus de la violence : une bougie sur la fenêtre, une minute de silence, les cloches des églises qui sonnent. On a vu ça pour le 7 janvier, on le voit à nouveau pour ce 13 novembre.
Et puis il y a la prière. Une initiative des évêques, bien et rapidement relayée dans les paroisses. Des temps de prière sont proposés dès aujourd'hui et les jours suivants : chapelet, veillée de prière, messe... Certes la prière ne nous rendra pas nos morts, ne guérira pas les blessés. Et cela a pu susciter quelques réactions agacées (voir tweets ci-dessous). Mais la prière pour changer notre cœur et ne pas céder à la violence, à l'esprit de vengeance qui engendre l'escalade. Dans son message le Cardinal Vingt-Trois invite à prier pour notre pays afin qu’ensemble nous demeurions dans l’unité et la paix des cœurs. [...] que personne ne se laisse aller à l’affolement ou à la haine. Demandons la grâce d’être des artisans de paix. Nous ne devons jamais désespérer de la paix, si on construit la justice.
Non, la prière ce n'est pas un truc bisounours. C'est à la fois reconnaître notre pauvreté face aux événements et implorer la grâce de Dieu pour apaiser nos sentiments de violence et de vengeance. Et en cela elle nous engage à être bâtisseurs de paix au quotidien. Bisounours, ça ? La grâce que nous demandons, Dieu ne manquera pas de nous la donner, mais elle ne nous dispense pas de nous retrousser les manches...
Le lendemain matin, quand le radio réveil s'est mis en marche, encore dans un demi sommeil, j'entendais des propos bizarres : 120 morts, 200 blessés, Bataclan, Paris... ce n'était pas encore l'heure des infos, je croyais entendre le récit d'un événement lointain et pourtant je sentais émotion et stress dans les voix. Il m'a fallu du temps pour réaliser que "ça" s'était passé dans la nuit. Pour la mise à jour les réseaux ont ensuite bien fait leur boulot.
Un choc national et mondial incontestable. Un élan formidable de soutien, de solidarité avec les victimes et tout le peuple Français.
Et en même temps cette impuissance qui nous envahit : que faire ? A notre niveau, surtout si on est loin, on ne voit pas grand chose qui paraisse efficace. Pourtant un certain nombre de petits gestes qui en soi, apparemment, ne changent rien, mais qui tous ensemble manifestent solidarité, refus de la violence : une bougie sur la fenêtre, une minute de silence, les cloches des églises qui sonnent. On a vu ça pour le 7 janvier, on le voit à nouveau pour ce 13 novembre.
Et puis il y a la prière. Une initiative des évêques, bien et rapidement relayée dans les paroisses. Des temps de prière sont proposés dès aujourd'hui et les jours suivants : chapelet, veillée de prière, messe... Certes la prière ne nous rendra pas nos morts, ne guérira pas les blessés. Et cela a pu susciter quelques réactions agacées (voir tweets ci-dessous). Mais la prière pour changer notre cœur et ne pas céder à la violence, à l'esprit de vengeance qui engendre l'escalade. Dans son message le Cardinal Vingt-Trois invite à prier pour notre pays afin qu’ensemble nous demeurions dans l’unité et la paix des cœurs. [...] que personne ne se laisse aller à l’affolement ou à la haine. Demandons la grâce d’être des artisans de paix. Nous ne devons jamais désespérer de la paix, si on construit la justice.
Non, la prière ce n'est pas un truc bisounours. C'est à la fois reconnaître notre pauvreté face aux événements et implorer la grâce de Dieu pour apaiser nos sentiments de violence et de vengeance. Et en cela elle nous engage à être bâtisseurs de paix au quotidien. Bisounours, ça ? La grâce que nous demandons, Dieu ne manquera pas de nous la donner, mais elle ne nous dispense pas de nous retrousser les manches...
@aquinus Marre des cathos qui nous sortent des trucs bisounours des maintenant.
— Polydamas (@Polydamas) 14 Novembre 2015
dimanche 1 novembre 2015
Des rameaux à la Toussaint ?
Ça a commencé par une petite phrase sur un réseau social. Un jeune diacre y rapportait une question qui lui était posée en cette veille de Toussaint : "Excusez-moi mon père, vous n'auriez pas des rameaux ?". Question qui a suscité étonnement et quelques moqueries.
Certes il y a lieu de remettre les pendules à l'heure et de rendre à chaque fête ses symboles et ses signes, mais je m'explique facilement la confusion.
Le dimanche qui précède Pâques, dimanche des Rameaux et de la Passion, l’Église fait mémoire de l'entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem. Il est fêté et acclamé par les gens qui étendent des palmes sur son passage. Aujourd'hui, habituellement, les palmes sont remplacées par des rameaux de buis.
Ces rameaux de buis, toujours vert, pour acclamer Jésus qui va mourir et ressusciter, sont aussi symbole de vie et de résurrection ; dans nos maisons ils seront déposés près d'un crucifix. Ce buis béni est symbole de la vie qui renaît de la croix, de la foi en la résurrection, de l'Espérance que la vie triomphe de la mort.
Les rameaux sont aussi parfois déposés sur les tombes, une façon d'associer nos défunts à cette espérance en la résurrection.
Et voilà comment j'explique la demande ci-dessus de rameaux pour la Toussaint. Puisqu'on met les rameaux des Rameaux sur les tombes, pourquoi n'y aurait-il pas des rameaux pour la Toussaint, où l'on a coutume de se rendre sur les tombes de nos proches ? Sauf que le jour des Rameaux ce geste prend son sens dans la célébration qui le suscite et qui n'existe pas à la Toussaint, il n'a plus de sens à ce moment-là.
De rameaux de buis dans les cimetières je n'ai point vu, mais j'ai vu de magnifiques potées de chrysanthèmes de toutes les couleurs. Elles sont signes de souvenir, de respect, d'affection, de tendresse envers les défunts. Ils sont magnifiques les cimetières en ce moment.
Certes il y a lieu de remettre les pendules à l'heure et de rendre à chaque fête ses symboles et ses signes, mais je m'explique facilement la confusion.
Le dimanche qui précède Pâques, dimanche des Rameaux et de la Passion, l’Église fait mémoire de l'entrée triomphale de Jésus dans Jérusalem. Il est fêté et acclamé par les gens qui étendent des palmes sur son passage. Aujourd'hui, habituellement, les palmes sont remplacées par des rameaux de buis.
Ces rameaux de buis, toujours vert, pour acclamer Jésus qui va mourir et ressusciter, sont aussi symbole de vie et de résurrection ; dans nos maisons ils seront déposés près d'un crucifix. Ce buis béni est symbole de la vie qui renaît de la croix, de la foi en la résurrection, de l'Espérance que la vie triomphe de la mort.
Les rameaux sont aussi parfois déposés sur les tombes, une façon d'associer nos défunts à cette espérance en la résurrection.
Et voilà comment j'explique la demande ci-dessus de rameaux pour la Toussaint. Puisqu'on met les rameaux des Rameaux sur les tombes, pourquoi n'y aurait-il pas des rameaux pour la Toussaint, où l'on a coutume de se rendre sur les tombes de nos proches ? Sauf que le jour des Rameaux ce geste prend son sens dans la célébration qui le suscite et qui n'existe pas à la Toussaint, il n'a plus de sens à ce moment-là.
De rameaux de buis dans les cimetières je n'ai point vu, mais j'ai vu de magnifiques potées de chrysanthèmes de toutes les couleurs. Elles sont signes de souvenir, de respect, d'affection, de tendresse envers les défunts. Ils sont magnifiques les cimetières en ce moment.
lundi 5 octobre 2015
La paroisse comme une famille
C'est désormais bien rôdé, un dimanche proche de la rentrée est consacré à la fête de la paroisse. Difficile en septembre cette année mais le premier dimanche d'octobre fait l'affaire, et c'est plutôt heureux.
4 octobre, ça fait penser à St François d'Assise, bonne fête aux François (et on en connaît plein). St François ça évoque sa belle prière, Seigneur fais de moi un instrument de ta Paix et ça fait penser aussi à l'encyclique du Pape François Laudato si'.
4 octobre 2015, c'est aussi l'ouverture de la seconde session du Synode sur la famille avec une très belle homélie du Pape François.
Et donc 4 octobre 2015, fête de la paroisse sur le double thème de l'eau et de la famille (évident, non ?) La paroisse, une famille de familles, pour reprendre une expression du Pape François.
La journée s’ouvre dès 9 h par un jeu de piste pour les volontaires et en particulier pour les enfants du caté qui font leur rentrée.
Enfants, jeunes et adultes se sont retrouvés nombreux autour des chamboule-tout, des phrases bibliques pêle-mêle à remettre en ordre, de la charade qui dévoile une parole de Jésus,
et aussi le brainstorming sur le mot eau, les coloriages, les plantations de crocus que l’on retrouvera bientôt en jeunes pousses dans les groupes de caté,
le coin lavement des mains où les parents lavaient symboliquement les mains de leurs enfants...
tandis que de très sérieux adultes s’offraient une explication des vitraux de l’église, questionnaire à l’appui !
La messe qui a suivi était riche de toutes ces recherches et rencontres, animée par la chorale St Hilaire. L'église au joli fleurissement enrichi des plantations faites par les enfants et de leurs coloriages.
Non moins animés et joyeux, chacun selon son genre, le verre de l’amitié et le pique nique couronnés par une tombola aux lots nombreux et variés dont plusieurs étaient des objets conçus et fabriqués par les élèves de la section bois du Lycée Notre-Dame : un vélo enfant (en bois bien sûr !), une étagère, un escabeau 3 marches...
Belle journée en famille(s). Merci à tous ceux qui ont donné de leur temps, de leurs idées, de leurs talents pour que la fête soit belle !
Et la réponse à la charade au cours du jeu de piste :
4 octobre, ça fait penser à St François d'Assise, bonne fête aux François (et on en connaît plein). St François ça évoque sa belle prière, Seigneur fais de moi un instrument de ta Paix et ça fait penser aussi à l'encyclique du Pape François Laudato si'.
4 octobre 2015, c'est aussi l'ouverture de la seconde session du Synode sur la famille avec une très belle homélie du Pape François.
Et donc 4 octobre 2015, fête de la paroisse sur le double thème de l'eau et de la famille (évident, non ?) La paroisse, une famille de familles, pour reprendre une expression du Pape François.
La journée s’ouvre dès 9 h par un jeu de piste pour les volontaires et en particulier pour les enfants du caté qui font leur rentrée.
Enfants, jeunes et adultes se sont retrouvés nombreux autour des chamboule-tout, des phrases bibliques pêle-mêle à remettre en ordre, de la charade qui dévoile une parole de Jésus, et aussi le brainstorming sur le mot eau, les coloriages, les plantations de crocus que l’on retrouvera bientôt en jeunes pousses dans les groupes de caté,
le coin lavement des mains où les parents lavaient symboliquement les mains de leurs enfants...
tandis que de très sérieux adultes s’offraient une explication des vitraux de l’église, questionnaire à l’appui !
La messe qui a suivi était riche de toutes ces recherches et rencontres, animée par la chorale St Hilaire. L'église au joli fleurissement enrichi des plantations faites par les enfants et de leurs coloriages.
Non moins animés et joyeux, chacun selon son genre, le verre de l’amitié et le pique nique couronnés par une tombola aux lots nombreux et variés dont plusieurs étaient des objets conçus et fabriqués par les élèves de la section bois du Lycée Notre-Dame : un vélo enfant (en bois bien sûr !), une étagère, un escabeau 3 marches...
Belle journée en famille(s). Merci à tous ceux qui ont donné de leur temps, de leurs idées, de leurs talents pour que la fête soit belle !
Et la réponse à la charade au cours du jeu de piste :
Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie (Jean 20, 21)
dimanche 27 septembre 2015
Un cierge pour prière
C'était le cœur de la messe, le moment le plus important : la consécration et l'élévation. Il s'est avancé du fond de l'église, comme s’il n'y avait personne et comme s'il ne s'y passait rien, jusqu'à la statue de la Vierge. Il a mis une pièce dans le tronc, et ça a résonné... pris un cierge qu'il a allumé aux autres et qu'il a posé sur le plateau. Il est resté quelques instants, le regard fixé sur Marie, puis il est reparti comme il est venu. Pas un regard ailleurs, ni même vers l'autel et ce qui s'y passait.
Et ça m'a effleuré l'esprit : quand même c'est la consécration ! (sous entendu : il pourrait au moins avoir une attention à ce qui se passe là). Bien sûr nous les cathos pratiquants très réguliers, qui connaissons la liturgie sur le bout des doigts et qui savons mettre en ordre les diverses dévotions ça peut nous déranger un peu. Nous les cathos au long cours on sait qu'à ce moment le plus important de la messe tous les regards et toute l'attention doivent se tourner vers l'autel et que ce n'est pas le moment de faire autre chose. Mais que puis-je savoir des intentions de cet homme, de sa foi, de sa recherche, des soucis qu'il est venu déposer... à moins que ce ne soit une action de grâces ?...
C'est tout simplement cette piété populaire qui en nourrit certains et dont on ignore ce qui les habite quand ils accomplissent ces gestes. Gestes non moins profonds pour qui les accomplit avec conviction et qu'on risque de qualifier de superstitions si on leur retire l'esprit de foi dans lequel ils ont été accomplis.
Et pour cet homme, ce matin, c’était sa façon à lui de prier, toute modeste, et probablement ignorant de ce qui se passait à côté. Il est parti, son cierge a continué à brûler comme poursuivant sa prière (cf ci-dessous). Et moi aussi je l'ai relayé dans sa prière, le prenant dans la mienne.
Quelque part ça me faisait un peu penser à l'obole de la veuve dont parle Jésus (Marc 12, 41-42). La foule et sa richesse, la pauvre veuve qui n'a que deux petites pièces à donner...
samedi 22 août 2015
Vœux perpétuels
Ils sont venus de toute la Vendée,
et même de beaucoup plus loin pour être témoins de l'engagement définitif d'Anne-Lise et Anne dans la vie consacrée, pour les entourer de leur amitié et
de leur prière. Famille, amis, religieux et religieuses, prêtres,
collègues, enfants de l'école, compagnons d'études et d'aumônerie...
Bref, tous ceux qui avaient fait un bout de chemin avec elles.
Une célébration joyeuse et priante, qui en a ému plus d'un par le sérieux et la simplicité du témoignage de ces deux jeunes. Des chants dynamiques, joyeux, confiants et pleins d'espérance, une assemblée participante et complice.
Une célébration joyeuse et priante, qui en a ému plus d'un par le sérieux et la simplicité du témoignage de ces deux jeunes. Des chants dynamiques, joyeux, confiants et pleins d'espérance, une assemblée participante et complice.
C'est au cœur de la célébration eucharistique de ce dimanche 16 août, à Challans, présidée par Mgr Castet, évêque de Luçon, que se situe le rite de la profession perpétuelle.
A l'appel
de son nom par la supérieure générale chaque Sœur répond me voici et s'avance dans
le chœur. Un dialogue va alors s'engager avec la supérieure générale d'abord puis avec l'évêque. En répondant chacune leur tour aux questions qui leur sont posées elles expriment publiquement le sens de leur démarche, à quoi elles s'engagent et quels moyens elles se donnent pour être fidèles à leur parole, avec des mots d'aujourd'hui, les leurs, aux couleurs de leurs insertions dans la société et l’Église, compréhensibles par tous. Ce n'est pas un texte standard passe partout, mais un vrai témoignage et engagement personnel (un poil pédagogique en même temps).
Devant Dieu et l’Église, devant vos parents, vos amis, vos sœurs de la Congrégation ici présents, voulez-vous dire le sens de la démarche que vous faites aujourd'hui.
Avec ses propres mots chacune exprime sa découverte progressive de l'amour de Dieu pour elle et pour toute personne. Les années d'engagement temporaire, dans l'activité professionnelle, la mission confiée, la vie consacrée elle-même, ont été pour elles chemin de vie et de bonheur dans lequel elles reconnaissent un appel du Christ, et dans lequel elles décident de s'engager définitivement.
Le baptême engage toute personne à suivre Jésus-Christ. Vous, vous choisissez de le suivre dans la vie religieuse apostolique. Pouvez-vous dire ce à quoi vous vous engagez en Église ?
Chacune peut ici préciser en particulier à quoi l'engagent les vœux religieux. L'obéissance dans le dialogue avec les responsables, la pauvreté dans une vie simple et sobre, de partage et de mise en commun, sûres que le bonheur est relationnel et non matériel, que toute personne est plus riche de ce qu'elle est que de ce qu'elle a ou fait. Le célibat consacré choix du Christ comme seul amour, laissant un cœur disponible pour accueillir chacun à la manière de Jésus.
Dans un monde où il est facile de se laisser entraîner par des séductions de toutes sortes, quels moyens seront les vôtres pour répondre chaque jour à votre vocation ?
Devant Dieu et l’Église, devant vos parents, vos amis, vos sœurs de la Congrégation ici présents, voulez-vous dire le sens de la démarche que vous faites aujourd'hui.
Avec ses propres mots chacune exprime sa découverte progressive de l'amour de Dieu pour elle et pour toute personne. Les années d'engagement temporaire, dans l'activité professionnelle, la mission confiée, la vie consacrée elle-même, ont été pour elles chemin de vie et de bonheur dans lequel elles reconnaissent un appel du Christ, et dans lequel elles décident de s'engager définitivement.
Le baptême engage toute personne à suivre Jésus-Christ. Vous, vous choisissez de le suivre dans la vie religieuse apostolique. Pouvez-vous dire ce à quoi vous vous engagez en Église ?
Chacune peut ici préciser en particulier à quoi l'engagent les vœux religieux. L'obéissance dans le dialogue avec les responsables, la pauvreté dans une vie simple et sobre, de partage et de mise en commun, sûres que le bonheur est relationnel et non matériel, que toute personne est plus riche de ce qu'elle est que de ce qu'elle a ou fait. Le célibat consacré choix du Christ comme seul amour, laissant un cœur disponible pour accueillir chacun à la manière de Jésus.
Dans un monde où il est facile de se laisser entraîner par des séductions de toutes sortes, quels moyens seront les vôtres pour répondre chaque jour à votre vocation ?
Et comme tout le monde elles ont leurs limites et leurs seules forces ne suffiront pas, l'assemblée invoque ceux qui nous ont précédés dans l’Église et ont été témoins de l'évangile en leur temps. Anne-Lise et Anne se prosternent en signe d'abandon et de disponibilité au service de tous dans l'amour du Christ pendant le chant de la litanie des Saints.
Dernier signe du rite de la consécration religieuse : l'anneau. Mgr Castet bénit les anneaux qui seront remis aux Sœurs par la supérieure générale : "... reçois cet anneau, symbole de l'alliance d'amour réalisée entre Dieu et notre humanité dans le Christ, et rappel dans le quotidien de ta consécration au Cœur de Jésus". Et l'engagement, en retour, de la Congrégation qui accueille définitivement chaque Sœur : "Tu fais définitivement partie de notre famille religieuse. Désormais tu auras tout en commun avec nous." A leur premier engagement elles avaient reçu la croix, signe visible de leur consécration, lors de l'engagement définitif elles reçoivent l'anneau, symbole d'alliance.
En guise de conclusion de ce long billet, je reprendrai seulement quelques réactions saisies à la volée à la sortie de l'église :
- un moment de joie et des cœurs touchés, retournés par cette belle et grande célébration
- moment de grâce et de joie profonde
- sur vos visages se lisaient la joie de ce moment. Magnifique
- merci Anne-Lise et Anne pour cette célébration priante et joyeuse qui redit au monde qu'on peut vivre pour Dieu seul
- heureuse d'avoir été témoin de votre engagement à toutes les deux
En guise de conclusion de ce long billet, je reprendrai seulement quelques réactions saisies à la volée à la sortie de l'église :
- un moment de joie et des cœurs touchés, retournés par cette belle et grande célébration
- moment de grâce et de joie profonde
- sur vos visages se lisaient la joie de ce moment. Magnifique
- merci Anne-Lise et Anne pour cette célébration priante et joyeuse qui redit au monde qu'on peut vivre pour Dieu seul
- heureuse d'avoir été témoin de votre engagement à toutes les deux
- [cette célébration,] un morceau de ciel
- je suis un peu en conflit avec l’Église et j'y allais un peu à reculons... j'ai été surprise, très marquée par cette célébration, ça me fait réfléchir.
jeudi 13 août 2015
Elles s'engagent définitivement
Depuis plusieurs mois, avec quelques autres jeunes consacrés, elles
ont arpenté les routes de Vendée au volant de leurs fameuses dodoches.
Elles sont allées à la rencontre des gens, dans leurs paroisses, sur
leurs terres, elles ont témoigné de leur joie de vivre et de leur
engagement dans la vie religieuse. Vous les avez certainement
rencontrées et vous n'avez pas été déçus.
Cela se passait généralement un samedi ou 4 jours d'été sur les plages de Vendée. Et le reste de la semaine, que faisaient-elles ? Anne-Lise travaillait aux admissions de l'hôpital de Challans et Anne enseignait à l'école de Nieul-le-Dolent. Chacune une profession exercée au milieu de collègues, de patients, d'enfants, un peu comme tout le monde. Et pourtant pas tout à fait comme tout le monde : leur travail, leurs rencontres, leurs joies et leurs peines sont marqués de leur engagement à la suite du Christ dans un souci de proximité et de solidarité selon l'esprit de la Congrégation.
Après plusieurs années de formation, et d'engagement temporaire, au cœur de l'année de la vie consacrée, Anne-Lise et Anne ont choisi de répondre pleinement à l'appel de Dieu dans leur vie et de se consacrer définitivement à Lui dans la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie. Elles nous invitent à être témoins de cet engagement et de les accompagner dans cette démarche par notre présence et notre prière
dimanche 16 août 2015
Ne manquons pas ce rendez-vous !
![]() |
| Anne et Anne-Lise |
Cela se passait généralement un samedi ou 4 jours d'été sur les plages de Vendée. Et le reste de la semaine, que faisaient-elles ? Anne-Lise travaillait aux admissions de l'hôpital de Challans et Anne enseignait à l'école de Nieul-le-Dolent. Chacune une profession exercée au milieu de collègues, de patients, d'enfants, un peu comme tout le monde. Et pourtant pas tout à fait comme tout le monde : leur travail, leurs rencontres, leurs joies et leurs peines sont marqués de leur engagement à la suite du Christ dans un souci de proximité et de solidarité selon l'esprit de la Congrégation.
Après plusieurs années de formation, et d'engagement temporaire, au cœur de l'année de la vie consacrée, Anne-Lise et Anne ont choisi de répondre pleinement à l'appel de Dieu dans leur vie et de se consacrer définitivement à Lui dans la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et Marie. Elles nous invitent à être témoins de cet engagement et de les accompagner dans cette démarche par notre présence et notre prière
dimanche 16 août 2015
à 10 h 30 en l'église de Challans (Vendée)
Ne manquons pas ce rendez-vous !
La Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs au fil du temps
La Congrégation est fondée en 1818 par Pierre Monnereau (1787-1856), curé de la paroisse des Brouzils (Vendée).
Pierre Monnereau est un prêtre passionné d’un Dieu qui aime toute personne. Aux lendemains de la Révolution française, il veut retisser, par cet Amour, les liens humains dans sa paroisse.
Il veut que chacun(e) soit touché(e) par la tendresse de Dieu. Il fonde la Congrégation des Religieuses des Sacrés-Cœurs avec des jeunes filles et leur institutrice Angélique Massé (cofondatrice). Il leur communique sa foi vive, son amour du Cœur de Jésus, son goût de la Parole de Dieu et de l’Eucharistie. Il les associe à ses préoccupations de pasteur et d’éducateur. « Je les ai consacrées au Cœur de Jésus, qu’elles y fassent leur demeure » (Pierre Monnereau).
Présence dans le monde et en France.
La Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs est présente en France, au Canada, à Madagascar, en République Dominicaine, au Congo et à l'île de la Réunion. Les Sœurs travaillent à l’humanisation et à l’évangélisation dans un esprit d’amour, de proximité et de solidarité avec le peuple dont elles font partie. Elles privilégient les services d’éducation, de santé, de pastorale.
Aujourd’hui, des femmes et des hommes, de toutes conditions de vie les rejoignent comme "Associés" ; le message du Père Monnereau et la vie des sœurs les ont attirés vers la Source du Cœur de Jésus. « Venez à moi vous tous qui peinez ..." (Matthieu 11).
mercredi 22 juillet 2015
L'église de mon baptême
| Église St Martin de Meudon |
Pèlerinage à l'église de mon baptême en ce jour anniversaire de ce baptême, qui est aussi celui de ma fête. L'église aussi de ma première communion, de ma profession de foi...
Loué sois-tu Seigneur
pour la grâce du baptêmequi s'est épanouie dans la consécration religieuse.
Loué sois-tu Seigneur
pour ces fonts baptismaux
où l'eau du baptême a fait de moi ton enfant.
Ces fonts baptismaux où aujourd'hui je viens te redire ma foi,
et renouveler mon offrande de moi-même
avec notre prière de Congrégation.
Loué sois-tu Seigneur
pour tant d'années de fidélité,
Loué sois-tu Seigneur
pour les prêtres qui sont passés dans cette paroisse,
et en particulier ceux qui ont contribué à mon éducation chrétienne et à faire grandir ma foi, au caté, au patro, en Équipe de Technicien Chrétien...
Loué sois-tu Seigneur...
lundi 6 juillet 2015
La nuit des églises avec St Christophe
Pour cette 3ème nuit des églises (la 5e pour la France) nous avions rendez-vous à la petite église St Christophe de Longèves.
La nuit des églises, cet événement voulu par l’Église Catholique de France et fixé au premier samedi de juillet, a pour double objectif d'ouvrir, ne serait-ce qu’une fois dans l’année, des édifices chrétiens qui sont fermés ou très peu ouverts, et de s’adresser en priorité aux communautés chrétiennes locales et aux habitants dont ces églises sont le cadre de leur vie quotidienne et qu’ils ne connaissent pas forcément.
Après l'église Notre-Dame (2013) et l'église St Jean (2014) c'est l'église St Christophe de Longèves que l'on a (re)découvert tout au long de la soirée. Tout d'abord, alors qu'il faisait encore jour, son histoire nous était contée par un Longévois de longue date. De la première église édifiée à la fin du Xe siècle il ne reste aucun vestige, et celle qui se dresse aujourd'hui sur le côteau depuis le XIIe siècle est au centre de l'histoire de Longèves, malmenée par les outrages des hommes et du temps.
Nous étions ensuite invités à entrer dans l'église au son de l'orgue, accueillis par les enfants de la chorale. Après la découverte du bâtiment lui-même l'histoire de St Christophe nous était contée : diapositives et mime avec les enfants. Christophe, ce géant qui s'était mis au service de Dieu et faisait traverser le torrent impétueux aux voyageurs. Un jour un enfant se présente pour passer le torrent. Christophe le prend sur ses épaules et s'étonne du poids de l'enfant. Celui-ci lui répond : "en me portant c'est le monde entier que tu as porté". Saint Christophe est ainsi devenu le très populaire patron des voyageurs à travers tous les dangers, notamment ceux qui utilisent des moyens de transport.
Le riche patrimoine de l'église nous était ensuite présenté : les vitraux de St Christophe, St Isidore (patron des laboureurs) et Ste Germaine, la croix en bois peint du début du XIXe, les chandeliers en bois du XVIIe et bien sûr la statue de St Christophe en bois polychrome du début du XIXe. Attirer notre attention sur la beauté et la richesse de ces objets qu'on ne voit plus tant ils font partie du décor, tel est bien le but de la nuit des églises.
La nuit venue les lumignons dispersés dans l'église lui donnaient un cachet particulier mais c'est toutes lumières allumées que la soirée s'est terminée en musique sur des morceaux de harpe et avec les chants de la chorale St Hilaire et de la chorale des enfants, ces derniers grimpés jusque dans la vieille tribune désaffectée. Toujours sur le thème de l'eau car Longèves tient son nom de la rivière aux nombreux méandres, du latin longa aqua, longue eau.
Un verre de l'amitié sur le parvis de l'église prolongeait la soirée et là c'était vraiment la nuit, les lumignons étaient restés à l'intérieur. Mais chacun a pu partager telle ou telle découverte, jusqu'à dire : je viens ici depuis des années mais je ne la connaissais pas cette jolie église.
Photos de la soirée
Chant à St Christophe
Nuit des églises 2015 - Longèves
Un jour, c'est un tout jeune enfant, portant la chevelure blonde,
C'est Jésus, le Sauveur du monde, dont le poids surprend le géant.
O saint patron, notre voix répète le nom puissant à l'heure du danger,
contre la grêle et la tempête, toujours daignez nous protéger.
samedi 20 juin 2015
dimanche 31 mai 2015
Quand la radio a rendez-vous avec le silence
En ce samedi matin RCF Vendée a programmé de planter ses micros en plein air sur la place du marché de Fontenay-le-Comte.
En ce même samedi matin, le Cercle de Silence de Fontenay a programmé son rassemblement semestriel en plein air sur la place du marché de Fontenay-le-Comte.
Le premier a prévu une animation sur les ondes évidemment, mais aussi une diffusion dans les rues de la ville tandis que le second a prévu, comme son nom l'indique, de rester en silence et de faire passer le message par le silence.
Quelques mauvaises langues se demandaient comment allaient cohabiter ces deux activités, apparemment opposées, au même moment au même endroit.
Tôt sur les lieux, car il y a du matériel à installer, RCF a débuté son émission à 10 h par l'interview de deux jeunes, Guillaume et Guillaume qui ont participé au 4L Trophy, interviewés par Claude Arrignon, pour l'émission Ça c'est du sport.
Et pendant ce temps le cercle de silence s'installait en silence au milieu de la place. Quelques panneaux explicatifs, une lumière au centre, et le cercle qui se constitue au fur et à mesure. Le silence pour interpeller les passants et réfléchir sur les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu’ils n’ont pas (ou plus) de papiers en règle. Le silence au milieu des badauds, qui provoque, suscite des questions, fait rejoindre le cercle pour un temps.
Et RCF continue son émission Samedi c'est permis, reportages dans différentes communes de Vendée. Aujourd'hui Fontenay. C'est au tour de M. le Maire et de M. le curé d'être gentiment titillés par Patrick Longchampt, directeur de RCF Vendée et animateur de l'émission. Jean-Michel Lalère, le maire, présente la commune, les réalisations et les projets de la municipalité. François Bidaud, le curé, est opportunément questionné sur le Cercle de silence qui se tient juste à côté, occasion d'en rappeler la signification et l'existence à Fontenay depuis mai 2011, il présente également les réalisations et les projets de la paroisse.
D'autres invités ont ensuite pris place derrière les micros, des entrepreneurs, Myriam Garreau, adjointe au maire et déléguée à la culture et l'émission s'est terminée par une interview du conseil municipal des enfants tout contents d'être eux aussi de l'interview.
En fin de compte radio et cercle de silence ont parfaitement cohabité, avec même une heureuse interférence lors de la présentation du cercle de silence au micro. Deux formes d'expression a priori opposées, qui ont fait passer leur message chacune dans sa singularité.
► Retrouvez toute l'émission Samedi c'est permis avec le podcast RCF
► Photos de la matinée
jeudi 28 mai 2015
Dans la dynamique de l'année de la vie consacrée
Assemblée des religieuses de la Congrégation en ce lundi de Pentecôte à laquelle les associés étaient également invités. Joie de se retrouver nombreuses (on était bien 200 !), venant de toutes les communautés de France, pour une journée fraternelle, avec en toile de fond et pour fil conducteur les trois axes de l'année de la vie consacrée :
Regarder le passé...
une histoire tissée de cinq histoires. Nous réapproprier notre histoire plurielle qui remonte jusqu'à 1652, découvrir nos histoires respectives qui se mêlent pour n'en faire qu'une. Et rendre grâces pour cette richesse. Chacune connaît l'histoire de sa propre Congrégation, mais pas très bien celle des autres Instituts accueillis successivement depuis 30 ans. Ce fut l'occasion de découvrir les points communs de nos différentes histoires faites par des femmes, de maîtresses femmes parfois, nous souvenir des souffrances endurées pendant les guerres, des disparitions de Congrégations générées par les lois de séparation au début du XXe siècle, des nouveaux départs, de l'élan missionnaire toujours en réponse à des appels de l’Église et de la société défaillante.
Vivre le présent avec passion,
là où nous sommes envoyées, comme nous sommes, avec nos moyens d'aujourd'hui et la passion de la mission.
4 témoignages nous étaient offerts de la part de 3 Sœurs et une associée à la Congrégation. Trois générations, 4 bonheurs de vivre. Quatre témoignages lucides et humbles, sans complaisance, avec un brin d'humour : un vrai cadeau. Chacune relisant son histoire à la lumière de l'Esprit : comment l'Esprit m'a guidée dans ma vie et me guide encore aujourd'hui ?
Embrasser l'avenir avec espérance
avenir... futur... inconnu par définition... c'est continuer la route en se rendant disponible à l'inattendu de Dieu qui ne manquera pas de nous bousculer.
La mission, les "œuvres" comme on dit, notre mode de vie doivent être signes pour le monde aujourd'hui et demain. Comment sont-ils appelés à évoluer pour demeurer signe et être dynamisme renouvelé dans l’Église et la société de ce XXIème siècle ? Et en écho, à quelle disponibilité sommes nous appelées ?
Une journée riche de rencontres et de partages, au terme de laquelle nous sommes invitées à poursuivre la route, à embrasser le futur et accueillir l'avenir qui sera donné.
- regarder le passé avec reconnaissance,
- vivre le présent avec passion,
- embrasser l'avenir avec espérance.
Regarder le passé...
une histoire tissée de cinq histoires. Nous réapproprier notre histoire plurielle qui remonte jusqu'à 1652, découvrir nos histoires respectives qui se mêlent pour n'en faire qu'une. Et rendre grâces pour cette richesse. Chacune connaît l'histoire de sa propre Congrégation, mais pas très bien celle des autres Instituts accueillis successivement depuis 30 ans. Ce fut l'occasion de découvrir les points communs de nos différentes histoires faites par des femmes, de maîtresses femmes parfois, nous souvenir des souffrances endurées pendant les guerres, des disparitions de Congrégations générées par les lois de séparation au début du XXe siècle, des nouveaux départs, de l'élan missionnaire toujours en réponse à des appels de l’Église et de la société défaillante.
Vivre le présent avec passion,
là où nous sommes envoyées, comme nous sommes, avec nos moyens d'aujourd'hui et la passion de la mission.
4 témoignages nous étaient offerts de la part de 3 Sœurs et une associée à la Congrégation. Trois générations, 4 bonheurs de vivre. Quatre témoignages lucides et humbles, sans complaisance, avec un brin d'humour : un vrai cadeau. Chacune relisant son histoire à la lumière de l'Esprit : comment l'Esprit m'a guidée dans ma vie et me guide encore aujourd'hui ?
Embrasser l'avenir avec espérance
avenir... futur... inconnu par définition... c'est continuer la route en se rendant disponible à l'inattendu de Dieu qui ne manquera pas de nous bousculer.
La mission, les "œuvres" comme on dit, notre mode de vie doivent être signes pour le monde aujourd'hui et demain. Comment sont-ils appelés à évoluer pour demeurer signe et être dynamisme renouvelé dans l’Église et la société de ce XXIème siècle ? Et en écho, à quelle disponibilité sommes nous appelées ?
Une journée riche de rencontres et de partages, au terme de laquelle nous sommes invitées à poursuivre la route, à embrasser le futur et accueillir l'avenir qui sera donné.
vendredi 15 mai 2015
La 2CV, un art de vivre
Le Dodoche tour de l'année de la vie consacrée était gracieusement invité à la 22e rencontre nationale des clubs de 2 CV à La Rochelle ce jeudi de l'Ascension. Bien sûr l'équipe a répondu "présent" et m'a invitée à les accompagner.
Nous nous sommes d'abord retrouvées au Gué de Velluire pour la messe de l'Ascension, occasion pour les paroissiens de rencontrer quelques religieuses du renommé Dodoche tour et pour le curé de nous céder son temps de parole au moment de l'homélie. Puis direction La Rochelle... sous la pluie. Bien avant La Rochelle l'insolite s'invite sur la route : que de deudeuches ! et on se klaxonne les uns les autres, ça fleure la bonne humeur.
A notre arrivée nous retrouvons Franck, qui nous a invitées, et fait ouvrir pour nous les portes de ce haut-lieu, nous voilà au royaume de la 2 CV. Ambiance festive, bonne humeur toujours, animations diverses parfois loufoques, telle cette 2 CV remplie d'eau de mer à tirer le plus vite possible. Des 2 CV de toutes sortes, de tous âges, des belles bien retapées, bien briquées, d'autres plus anciennes et plus fatiguées, à en faire saliver amateurs et collectionneurs de 2 CV.
L'objectif de la journée était aussi pour nous, comme pour les Dodoche tours précédents, d'aller à la rencontre des gens, aux périphéries (chères au pape François). Nos voitures et tee-shirts estampillés Pape François ne laissaient planer aucun doute sur nos convictions et suscitaient quelques questions. Cette jeune famille d'Aytré dont les enfants grillaient d'envie de monter dans une 2 CV, et les parents de s'interroger : mais pourquoi les religieuses roulaient en 2 CV ? Alors on explique ce qui nous semble évident mais qui ne l'est pas, preuve... Il y a quelques décennies c'était la voiture la plus commune, pas trop onéreuse, et pour cette raison prisée des religieuses, facile à conduire et docile... immortalisée dans Le gendarme de St Troppez. Joie de retrouver ce généreux garagiste de Chavagnes, Vendeedeuch, qui a dépanné le Dodoche tour plusieurs fois, donné un cours de mécanique à Anne et Nadia, qui ne facture pas son temps. Et ces 2 jeunes autostoppeuses qui levaient le pouce sans conviction et qu'on a embarquées pour quelques kilomètres à la sortie de l'expo. Elles voyaient bien défiler toutes ces 2 CV mais n'étaient pas au courant du rassemblement. Anne raconte :
"Les 2 filles, elles se promenaient et voulaient faire un tour. Elles habitaient dans le centre de La Rochelle mais elles se moquaient de l'endroit où on allait les déposer ! Finalement, on les a laissées sans trop le savoir près de chez elles ! Des jeunes pros, intéressées par notre aventure ! Des minutes excellentes où nous avons partagé comme lors d'une rencontre de Dodoche Tour ! Très emballées par le projet, elles ont demandé si on élargissait notre tournée au-delà de la Vendée genre Charente... on a dit qu'on réfléchissait à aller à Rome rencontrer le pape : "Trop cool !". Une très belle rencontre ! Je crois que si on ne vous suivait pas on aurait pris une heure pour papoter ! Un cadeau !"
Pour terminer, cette sentence lue sur plusieurs 2 CV :
"Ceci n'est pas une voiture, c'est un art de vivre" (cliquer la photo ci-contre).
Certes il n'y a pas le confort XXIème siècle, mais rien d'essentiel ne manque, et c'est son charme : l'équipement a minima et rétro, les vitesses au tableau de bord, le starter, la demi-vitre à rabattre pour avoir de l'air, la conduite cool qui prend son temps, on dirait que le temps n'est pas le même quand on a pris place à bord d'une 2 CV... L'incontournable embouteillage à Marans en était presque sympathique...
Va donc savoir pourquoi ça fait sourire de voir une 2CV... alors tout un défilé !...
- Toutes les photos de la journée
- Vidéo de quelques animations
Nous nous sommes d'abord retrouvées au Gué de Velluire pour la messe de l'Ascension, occasion pour les paroissiens de rencontrer quelques religieuses du renommé Dodoche tour et pour le curé de nous céder son temps de parole au moment de l'homélie. Puis direction La Rochelle... sous la pluie. Bien avant La Rochelle l'insolite s'invite sur la route : que de deudeuches ! et on se klaxonne les uns les autres, ça fleure la bonne humeur.
"Les 2 filles, elles se promenaient et voulaient faire un tour. Elles habitaient dans le centre de La Rochelle mais elles se moquaient de l'endroit où on allait les déposer ! Finalement, on les a laissées sans trop le savoir près de chez elles ! Des jeunes pros, intéressées par notre aventure ! Des minutes excellentes où nous avons partagé comme lors d'une rencontre de Dodoche Tour ! Très emballées par le projet, elles ont demandé si on élargissait notre tournée au-delà de la Vendée genre Charente... on a dit qu'on réfléchissait à aller à Rome rencontrer le pape : "Trop cool !". Une très belle rencontre ! Je crois que si on ne vous suivait pas on aurait pris une heure pour papoter ! Un cadeau !"
Pour terminer, cette sentence lue sur plusieurs 2 CV :
"Ceci n'est pas une voiture, c'est un art de vivre" (cliquer la photo ci-contre).Certes il n'y a pas le confort XXIème siècle, mais rien d'essentiel ne manque, et c'est son charme : l'équipement a minima et rétro, les vitesses au tableau de bord, le starter, la demi-vitre à rabattre pour avoir de l'air, la conduite cool qui prend son temps, on dirait que le temps n'est pas le même quand on a pris place à bord d'une 2 CV... L'incontournable embouteillage à Marans en était presque sympathique...
Va donc savoir pourquoi ça fait sourire de voir une 2CV... alors tout un défilé !...
- Toutes les photos de la journée
- Vidéo de quelques animations
samedi 4 avril 2015
C'est con la vie !
Je la revois disant cela. Une parente, il y a plusieurs années déjà, mais j'y pense souvent.
Elle avait perdu un mari, puis un fils encore jeune et à nouveau un mari. Elle revisitait les bonheurs vécus mais surtout les souffrances et la mort. Et c'est vrai que sur ce dernier point elle n'avait pas été épargnée ! Elle faisait le tour de sa famille et de ses amis, tantôt le visage éclairé d'un timide sourire tantôt les yeux embués selon les événements. Et de conclure laconiquement : c'est con la vie.
Et elle avait raison. Oui c'est con la vie qui ne mène qu'à la mort. Oui c'est con la vie qui n'a pas de sens. Qu'est-ce que la vie, qu'est-ce que la mort si elles ne débouchent sur rien ?
Elle oubliait que même sans la foi sa vie avait eu un sens ne serait-ce que par les enfants qu'elle avait élevés avec amour et oubli d'elle-même, les maris et fils qu'elle avait accompagnés dans la maladie avec le même amour et oubli d'elle-même, les nombreux services rendus autour d'elle... Mais ça elle ne le voyait pas, l'énigme de la mort était trop forte.
Oui c'est con la vie si, au-delà de la mort, elle ne débouche pas sur autre chose.
Ma foi chrétienne me fait croire en une vie de bonheur avec Dieu au-delà de la mort. Et cette foi se fonde sur la résurrection du Christ, événement que l’Église célèbre en ce jour de Pâques.
Pâques, victoire de la vie sur la mort.
Pâques, immense message d'espérance et de joie au milieu de nos nuits et de nos douleurs.
Cela ne les supprime pas mais c'est croire qu'elles n'auront pas le dernier mot.
Oui c'est con la vie si Christ n'est pas ressuscité. Saint Paul le disait avec un peu plus de nuance : si Christ n'est pas ressuscité ma foi est vaine (1ère lettre aux Corinthiens, 15, 14).
Lecteur, qui que tu sois, croyant ou incroyant, agnostique, en recherche, regarde autour de toi les gestes, les paroles, les signes d'amour : ils disent la victoire de la vie sur le mal et sur la mort. C'est pas con la vie !
Belle fête de Pâques !
Elle avait perdu un mari, puis un fils encore jeune et à nouveau un mari. Elle revisitait les bonheurs vécus mais surtout les souffrances et la mort. Et c'est vrai que sur ce dernier point elle n'avait pas été épargnée ! Elle faisait le tour de sa famille et de ses amis, tantôt le visage éclairé d'un timide sourire tantôt les yeux embués selon les événements. Et de conclure laconiquement : c'est con la vie.
Et elle avait raison. Oui c'est con la vie qui ne mène qu'à la mort. Oui c'est con la vie qui n'a pas de sens. Qu'est-ce que la vie, qu'est-ce que la mort si elles ne débouchent sur rien ?
Elle oubliait que même sans la foi sa vie avait eu un sens ne serait-ce que par les enfants qu'elle avait élevés avec amour et oubli d'elle-même, les maris et fils qu'elle avait accompagnés dans la maladie avec le même amour et oubli d'elle-même, les nombreux services rendus autour d'elle... Mais ça elle ne le voyait pas, l'énigme de la mort était trop forte.
Ma foi chrétienne me fait croire en une vie de bonheur avec Dieu au-delà de la mort. Et cette foi se fonde sur la résurrection du Christ, événement que l’Église célèbre en ce jour de Pâques.
Pâques, victoire de la vie sur la mort.
Pâques, immense message d'espérance et de joie au milieu de nos nuits et de nos douleurs.
Cela ne les supprime pas mais c'est croire qu'elles n'auront pas le dernier mot.
Oui c'est con la vie si Christ n'est pas ressuscité. Saint Paul le disait avec un peu plus de nuance : si Christ n'est pas ressuscité ma foi est vaine (1ère lettre aux Corinthiens, 15, 14).
Lecteur, qui que tu sois, croyant ou incroyant, agnostique, en recherche, regarde autour de toi les gestes, les paroles, les signes d'amour : ils disent la victoire de la vie sur le mal et sur la mort. C'est pas con la vie !
Belle fête de Pâques !
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