dimanche 22 septembre 2019

J'ai fait la Joséphine


Qu'est-ce que La Joséphine ? C'est cette course solidaire au profit de la Ligue contre le cancer, 100 % féminine, qui se déroule tous les ans en septembre à La Roche sur Yon depuis 2015.

Pour cette 5ème édition, 12 883 femmes ont répondu à l'invitation, transformant les rues de ville en un immense ruban rose, de la couleur du T-shirt règlementaire.

Dans une ambiance bon enfant et joyeuse nous étions huit sœurs des Sacré-Cœurs à prendre part à cette marche de 5 km autour de La Roche sur Yon, en solidarité avec les autres femmes. Aucun esprit de compétition, aucune récompense, rien à gagner,  juste marcher ou courir avec d'autres pour une bonne cause et dans la bonne humeur.

Sur le parcours de nombreux supporters étaient venus encourager les marcheuses, et la gent supportrice était essentiellement masculine... 😃

Un chèque de 74 352 € a été remis à la Ligue contre le cancer.

Rendez-vous dans un an, pour la 6ème édition. Venez nous rejoindre !


samedi 25 mai 2019

Fêter un jubilé en EHPAD


De même que les couples et les familles aiment fêter 25, 50, 70 ans... de mariage, les religieuses aiment célébrer leurs anniversaires d'engagement dans la vie religieuse. Ce sont donc 60, 70 et 75 ans de vie religieuse que les sœurs de l'EHPAD Union Chrétienne de Fontenay-le-Comte ont fêté ce vendredi 24 mai. Messe d'action de grâce et repas festif ont réuni les sœurs de l'EHPAD et les autres résidents ainsi que les sœurs de la communauté voisine qui leur rendent souvent visite. Pour la circonstance les sœurs avaient repris leur foulard fuchsia, clin d’œil à l'année jubilaire du bicentenaire de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs.

L'équipe du Service Évangélique des Malades (SEM) et l'abbé Jean-Claude Michaud avaient soigneusement préparé la messe avec quelques délicates attentions pour les jubilaires : à l'appel de leur nom une rose déposée sur l'autel, symbole de l'offrande de chacune et un bref rappel de ce que fut leur vie active agrémenté de souvenirs personnels car ces quatre sœurs-là et l'abbé Michaud c'est une vieille histoire de fontenaisiens. Quarante-et-un ans à l'accueil de la clinique Union Chrétienne pour sœur Marie-Alexandre, cette clinique devenue EHPAD où elle se trouve à nouveau ; toute une vie à l'accueil et au service du secrétariat du lycée Notre-Dame de Fontenay pour sœur Marie, ou à l'école maternelle pour l'autre sœur Marie, et puis les souvenirs d’enfance et de voisinage avec sœur Jacqueline.
Une belle assemblée de prière avec les autres résidents de l'EHPAD dans un climat de joie paisible qui se lisait sur les visages. A la fin de la messe l'abbé Michaud a donné la parole aux sœurs  jubilaires. Chacune, avec ses mots, a exprimé un merci, une action de grâce, une joie. L'une d'elle, trop émue n'a pu dire ce qu'elle avait préparé, c'est Marie-Thérèse, de l'équipe du SEM qui l'a lu : je veux remercier le Seigneur pour tout ce qu’il m'a donné. Merci pour tout ce que j'ai reçu, passé, présent... L'abbé Michaud a terminé en donnant rendez-vous dans cinq ans, pour 75 et 80 ans de vie religieuse. Certaines semblaient avoir des doutes...

La fête s'est poursuivie autour de la table, avec les autres résidents de l'EHPAD : la fête c'est aussi pour eux, et cela faisait une belle tablée inhabituelle. Repas de circonstance pour lequel la direction et le personnel n'ont pas hésité à accueillir toutes les sœurs de la communauté voisine. Les jubilaires ont été choyées et le personnel a manifesté beaucoup d’attention et de délicatesse à l'égard de tous.

J'ai été touchée par la joie et la sérénité des sœurs et en particulier de sœur Marie-Alexandre (ma voisine de table), 96 ans, malgré sa quasi-cécité et son corps usé, pourtant sereinement et avec humour elle doutait d'être encore là dans cinq ans.

Merci à vous mes sœurs qui dans cette étape de la vie donnez un si beau témoignage, simple et sans bruit, juste comme une fleur épanouie et rayonnante. Aujourd'hui encore, au milieu des laïcs, résidents et personnel, vous continuez à être témoins de la joie d'une vie consacrée à Jésus-Christ.













dimanche 12 mai 2019

Résidence l'Issoire, ou : quand les sœurs accueillent des laïcs dans leur résidence autonomie



L'Issoire, ce joli nom qui fait lever des sourcils interrogatifs, c'est celui de la rivière qui coule à Mormaison tout près de la Maison mère des sœurs des Sacrés-Cœurs. C'est donc tout naturellement celui que les sœurs ont choisi de donner à leur nouvelle résidence de personnes âgées. Un bâtiment flambant neuf inauguré et béni ce vendredi 10 mai. Inauguration, en présence d'Yves Auvinet, Président du Conseil départemental et de nombreux autres représentants des collectivités territoriales, des administrations sanitaires et sociales, de sœurs et de résidents

Dans son discours sœur Nadia Brianceau, Provinciale de France(1), a retracé l'histoire de la Congrégation des sœurs des Sacrés-Cœurs et sa tradition d'accueil dans laquelle s'inscrit tout naturellement ce projet de résidence ouverte à des laïcs. Suite à une décision du Département et de l'Agence Régionale de Santé la Congrégation a dû réorganiser la prise en charge des sœurs âgées. Un bâtiment devenu libre mais vétuste a pu être reconstruit et aménagé en résidence autonomie. L'originalité du projet est que ce bâtiment de 4 étages accueille des sœurs mais également des laïcs. En plus des sœurs sept personnes se sont installées à la résidence l'Issoire depuis son ouverture en janvier dernier.
La présence d'une communauté religieuse, le soutien de la prière, le climat fraternel, les propositions diverses, la sécurité qu'offre la présence d'un personnel qualifié sont la particularité que cherchent et apprécient les résidents qui gardent toute leur liberté et la possibilité de recevoir famille et amis. Le prix de pension, calculé au plus juste, reste modique afin de favoriser l'accueil de personnes aux revenus modestes.

Monsieur Yves Auvinet, "heureux d'être là ce soir", a souligné que cette résidence pérennise la présence des sœurs de Mormaison en Vendée et dans le monde et poursuit leur tradition d'accueil. Il a remercié la Congrégation pour l'accueil de la fermeture de cet EHPAD afin de permettre un redéploiement des lits ailleurs.

Cette inauguration a été marquée par un geste symbolique : la plantation d'un magnolia. Le premier arbre à offrir ses fleurs au printemps nous explique Monsieur Eric Mahot, directeur de la résidence l'Issoire, symbole, pour la Congrégation, d'un lieu où l'on cultive la vie jusqu'au bout. Et chacun a pu y aller de sa pelletée de terre au pied du magnolia.

L'abbé Jean Bondu, vicaire général, délégué par Mgr François Jacolin empêché, a béni ce nouveau lieu de vie ainsi que les résidents et visiteurs présents ce soir.

Une nouvelle forme de présence au monde nous est offerte en vivant le grand âge avec des laïcs, qu'ils soient résidents ou personnel à notre service. Quel que soit l'âge continuer à être témoin de l'amour de Jésus-Christ pour chacun. Missionnaires jusqu'au bout !


Capture d'écran, compte Twitter Yves Auvinet


D'autres photos ici 

(1) Provinciale de France = responsable des sœurs de la Congrégation en France





jeudi 2 mai 2019

Pèlerinage pour les vocations

Ce pèlerinage pour les vocations, une première pour les cinq diocèses de l'Ouest, à l’initiative de leurs évêques. Une journée pour rendre grâce pour le OUI donné, pour prier afin que chacun réponde librement à sa vocation et que les familles soient le terreau où germeront de nouvelles vocations.

Rendez-vous était donné ce 1er mai à St Laurent-sur-Sèvre, un des hauts lieux spirituels de l'Ouest, avec pour thème de la journée une phrase de St Louis-Marie Grignion de Montfort : "qu'on me fasse un chemin nouveau pour aller à Jésus-Christ".

Pas de pèlerinage sans marche. C'est donc ainsi qu'a commencé la journée pour un grand nombre de pèlerins. Au départ de Treize-Vents, pour les vendéens, et après la prière de Tierce, les pèlerins ont marché jusqu'à St Laurent au rythme des Ave Maria et des chants mais aussi avec quelques espaces de conversation libre. A peine 2 heures de marche et c'est l'arrivée au Lycée St Gabriel où convergent les cinq chemins des diocèses, accueil par un apéritif géant, joie de se retrouver.

Le pique-nique dans le parc du Lycée St Gabriel fut un joyeux rassemblement : des chemins qui s'étaient éloignés après un bout ensemble et qui, à cette occasion se croisent à nouveau. Des vocations qui se sont épanouies, confirmées au fil des années, des engagements approfondis. Joie de se retrouver. Le pique-nique, ainsi que la messe de clôture, deux moments qui ont rassemblé tous les pèlerins, de tous âges et de toutes provenances. Un temps de louange animé par Steven Riche et son groupe de musiciens a fait la transition entre le repas et les activités de l'après midi.

Après déjeuner un grand nombre d'ateliers étaient proposés pour les enfants, les jeunes, les adultes, avec diverses approches des vocations et de leur accompagnement ainsi qu'une conférence de Mgr Le Saux (évêque du Mans) sur "l'appel à suivre le Christ" et pour qui "il n’y a pas de crise des vocations mais une crise de la vie chrétienne".

Dernier temps fort de la journée, la messe de clôture à la basilique soudain devenue trop petite pour accueillir les quelques 1 500 pèlerins. Action de grâce pour cette belle journée, prière pour les vocations mais aussi, sur une suggestion de Mgr Delmas dans son mot d'accueil, un merci reconnaissant et fraternel aux prêtres, que l'assemblée a spontanément exprimé par une salve d'applaudissements. Beaucoup d'émotion dans ces longs applaudissements, expression d’amitié, de reconnaissance, de fraternité pour les prêtres en ces temps troublés. Enfin je ne saurais oublier l'animation de la messe par la chorale "Haut les Chœurs" des étudiants de l'ICES.

Magnifique journée, parfaitement organisée, pour laquelle on n'en finit pas de dire MERCI, au cœur de notre unique vocation de baptisés, dans la complémentarité de nos vocations personnelles vécues en Église. Puisse-t-elle susciter de nouvelles vocations dans nos Églises diocésaines.

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- Conférence de Mgr Le Saux
- Homélie de Mgr Le Saux


mardi 16 avril 2019

Notre-Dame de Paris

Notre-Dame de Paris, Vierge à l'enfant
Comme la France entière hier soir je retenais mes larmes en regardant, avec une immense tristesse, brûler Notre-Dame de Paris.

Aussi vite que les flammes la dévoraient la nouvelle embrasait les réseaux sociaux et c'est du monde entier qu'arrivaient des messages de sympathie, de compassion, de soutien. Paris meurtrie, la France blessée, le monde entier à son chevet.

Pourquoi cet élan unanime, cette tristesse et cette douleur si largement partagées ? Que signifie cette vague mondiale d'émotion ? C'est une cathédrale qui brûle mais cela touche bien plus que les cathos. Notre-Dame de Paris c'est tout un symbole, ce sont des siècles d'histoire, d'art et de culture, notre patrimoine commun, un haut lieu de prière mais aussi de rassemblement de tous, "croyants et incroyants, aux moments importants de la vie et de l'histoire de notre pays". 

Notre-Dame de Paris,
Notre-Dame des pèlerins, des visiteurs, des touristes,
Notre-Dame de la prière,
Notre-Dame des artistes et des poètes,
Notre-Dame témoin de l'Histoire et de la vie des hommes,
Notre-Dame joyau d'architecture de Paris,
Notre-Dame de Paris, Notre-Dame de la France.

Les dégâts sont immenses, mais Notre-Dame se relèvera parce que ici comme ailleurs la mort n'aura pas le dernier mot, parce que la vie est plus forte que la mort et qu'elle en triomphera. Cette tragédie  ouvre la Semaine sainte qui nous conduira à Pâques. Samedi soir un autre feu nous rappellera le passage de la mort à la vie, feu auquel sera allumé le cierge pascal signe de la résurrection du Christ notre espérance.

Puissent les élans de solidarité et de fraternité suscités par des tragédies comme celle-ci être signes d'espérance et se poursuivre pour construire une société plus fraternelle.


Notre-Dame de Paris comme je ne la reverrai jamais 😢
 


jeudi 21 mars 2019

Laisse-toi émerveiller par la rencontre

Après la réunion de la matinée qui m'avait valu ce déplacement éclair à la capitale il me restait tout l'après-midi avant de reprendre le train du soir. J'avais quelques projets et tout d'abord le déjeuner avec Anne-Lise qui m'a emmenée dans un minuscule restaurant chinois. Je connaissais le japonais, mais avec elle j'ai découvert le chinois avec son poulet au caramel et la joie d'un partage de ce qu'elle vit avec bonheur à Paris. Et de fut la première rencontre.

Église St Ignace, Paris 6e
Quelques rapides emplettes plus tard le hasard guida mes pas jusqu'à la jolie église St Ignace que je n'avais pas encore vue depuis sa restauration. La verrière, l'éclairage changeant donnent toute sa beauté au lieu qui devient apaisant et porte à la prière… et porte la prière. Et là j'ai soudain pensé qu'un autre hasard pourrait me faire rencontrer Isabelle qui vient souvent par là. Ça serait chouette si on pouvait enfin se rencontrer IRL* : il y a si longtemps que nous nous suivons sur internet, que son blog est l'un de mes préférés. Merci Facebook d'avoir fait le lien aujourd'hui et d'avoir permis cette belle rencontre même si elle fut brève. Et ce fut la deuxième rencontre.

Il me restait encore du temps avant le train, j'ai donc poussé quelques pas jusqu'au Bon Marché où je n'avais pas mis les pieds depuis très longtemps. Qu'est devenu le Bon Marché de mon enfance ! S'il portait bien son nom autrefois plus rien à voir aujourd'hui qu'il est devenu magasin de grand luxe où l'on croise plus de Japonais et de Chinois que de Français. Nostalgie ! Mon bon vieux Bon Marché comme tu es défiguré, comme ton nom te va mal désormais ! Et là je n'ai rencontré personne !

Ouf ! me voilà dans le train. Pensant profiter de quatre places à moi seule voici qu'au dernier moment deux hommes s'installent à mes côtés avec agitation et grands gestes. J'ai vite compris qu'ils sont sourds-muets. Muets mais pas aphones, tout au moins l'un d'eux. Et les voilà qui communiquent entre eux, sans arrêt avec gestes amples et brusques. Au bout d'une heure, un peu lasse, je songe à changer de place quand le train s'immobilise en pleine campagne. Évidemment ils n'entendent pas le message du chef de bord et c'est alors que le voyageur de l'autre côté de l'allée leur montre son smartphone avec la raison de l'arrêt. S'ensuit un échange entre les trois hommes à coup de smartphone, de gestes et de mimiques. Parce que les sourds-muets, ils ont chacun leur smartphone ! Et ça a duré un moment. Peu à peu leurs grands gestes m'ont moins importunée. Puis ils ont joué avec leur smartphone, se prenant en photo… ratée… ce qui m'a amusée. On a même essayé de communiquer un peu : où sommes-nous ? Où descendez-vous ?... et on descend tous à la même gare…
Grâce au troisième larron mon regard sur eux avait changé. Je les avais adoptés. Quand le chef de bord a annoncé un retard de 15 mn je leur ai écrit sur un papier, et le voisin d'en face en a fait autant sur son smartphone. Comme une complicité était née. Leurs gestes et leurs cris rauques ne m'énervaient plus.
Il me restait une heure de voyage pour rendre grâce pour cette magnifique journée. Au moment de descendre, à la même station tous les quatre, nous nous sommes serré la main. Et ce fut la troisième rencontre !

* IRL, in real life, dans la vraie vie, en oppotition à URL, sur le web

jeudi 7 mars 2019

Haro sur l'omerta dans l'Eglise

Mardi soir j'étais de ce 1,48 million de personnes qui ont regardé "Religieuses abusées, l'autre scandale de l’Église"*. A une heure de grande écoute Arte diffusait ce 5 mars un documentaire effrayant sur les religieuses abusées, résultat de deux ans d'enquête en France et dans différents pays.

Quelques articles et commentaires lus auparavant m'avaient avertie d'un documentaire difficilement supportable. J'en suis quand même sortie effrayée et blessée, "sidérée, hébétée" pour reprendre les mots de Sœur Véronique Margron**. Les mots ne sont pas trop forts.

Oui, insoutenables les témoignages recueillis. Ces femmes, religieuses, abusées sexuellement par des prêtres, pendant des années, en toute impunité. Et parfois avec la complicité de leurs supérieures. Et s'il leur arrive d'être enceintes c'est soit le renvoi discret soit l'avortement forcé. Quand on connaît la position de l’Église sur l'avortement cela s'ajoute à l'horreur. Il arrive aussi que des Instituts soient très dépendants matériellement et financièrement d'évêques ce qui conduit parfois à une forme de prostitution, d'esclavage sexuel...  

Quelle force avait donc cette emprise de soi disant accompagnateurs spirituels pour que ces femmes ne trouvent pas la force, la liberté de les quitter ? L'une des témoins parle d'hypnose...
Quelle formation ces femmes ont-elles reçue pour ne pas dénoncer par peur de blesser, pour subir ces sévices comme épreuve de leur vocation et de leur chasteté, pour ne pas se révolter sous couvert d'obéissance ?
Comment ces hommes pouvaient-ils en conscience être ministres des sacrements et violeurs, allant jusqu'à donner un sacrement moyennant contrepartie sexuelle ?
Pourquoi ce déni de l’Église face aux plaintes répétées depuis de nombreuses années ? Que vaut la parole des victimes dans une Église qui prêche l'attention et le soutien au pauvre, au petit, à l'humilié, au prisonnier ?...
Qu'est-ce que la femme, qu'est-ce que le corps de la femme pour ces hommes pervers, qui plus est hommes d’Église ?
Oui ces témoignages sont bouleversants et posent d'innombrables questions.

Douloureux constat auquel les religieux/religieuses veulent délibérément faire face et en premier lieu tout faire pour que les victimes puissent parler et être entendues, qu'elles soient accompagnées. Favoriser une formation ouverte et plurielle dans les séminaires et les noviciats avec une vraie éducation à la liberté. Être vigilants sur ce qui peut être abus de pouvoir, abus spirituel qui sont une porte ouverte sur les abus sexuels.

Que de vies brisées et de souffrances. Plus jamais ça ! Ensemble et en Église menons ce combat.



* Ce documentaire est disponible en replay sur Arte jusqu'à début mai 2019
** Sœur Véronique Margron, Présidente de la COnférence des Religieux et REligieuses de France (CORREF)


mardi 8 janvier 2019

"Pars... vers le pays que je t'indiquerai"*

C'était le jour de Noël. Nous venions de passer un beau moment de fraternité autour de la table, nous, religieuses des quatre petites communautés du Sud Vendée, venues rejoindre, à leur invitation, nos aînées de Fontenay. Joyeux repas où chacune avait apporté sa contribution, de la déco au dessert en passant par tous les plats sans oublier vin et apéritif. Avant que nous ne nous séparions je devais donner une information... pas trop réjouissante. Essayant de maîtriser mon émotion j'annonçais donc le départ de deux sœurs de cette communauté, sœur Madeleine et sœur Marie-Geneviève, pour l'EHPAD de l'Épiardière (à Mormaison).

 
Avec émotion disais-je. Ce sont deux sœurs de 96 et 86 ans qui n'ont jamais quitté Fontenay ou si peu pour l'une d'elles. C'est un dépaysement total pour elles, dont j'ai pleinement conscience. Dépaysement du lieu et des sœurs si peu connues avec lesquelles elles vont désormais faire communauté. C'est aussi une entrée en EHPAD... J'ai conscience de tout ce que cela veut dire, du renoncement auquel elles sont appelées et donc auquel je suis appelée, auquel nous sommes d'ailleurs tous appelés. Pour elles c'est l'aboutissement d'un cheminement spirituel à la suite de la proposition qui leur a été faite, le fruit d'une foi profonde et d'une grande disponibilité, l'accueil de leur vieillissement.

Je ne parlerai pas ici d'obéissance, ce mot est trop souvent mal compris. Je parlerai plutôt de disponibilité, d'abandon, d'accueil de l'événement reconnu comme signe de Dieu. "Les événements sont nos maîtres" aime à répéter sœur Madeleine à la suite de St Vincent de Paul.

Bien sûr rien d'exceptionnel dans cette situation. Combien de nos anciens doivent faire un passage semblable. Leur chemin d'acceptation n'en est pas moins un beau témoignage tant pour nous, religieuses, que pour les laïcs, leurs amis avec qui elles partageront cette expérience.

Madeleine, Marie-Geneviève votre témoignage nous édifie, dans tout le sens du terme : il nous fait grandir, il nous aide à grandir. Nous vous en sommes profondément reconnaissantes. Et je vous souhaite de vous habituer rapidement à l'Épiardière, d'y vivre en grande paix et sérénité, cette paix qui déjà vous habite.


* Livre de la Genèse, chapitre 12, verset 1

mardi 9 octobre 2018

Fête de la paroisse, faites de la fraternité

Elle a fait fort cette année la traditionnelle fête de la paroisse. D'abord elle s'est délocalisée, à la surprise de certains même si ce n'était pas une première. La directrice du Lycée Notre-Dame et le directeur du Collège St Joseph ont permis que la fête se passe dans leur complexe salles de sport/restauration. Puis une foule de bonnes volontés ont mis en commun leurs dons et talents : décoration, art graphique et art floral, sono, musique et chant, sacristie et cuisine, et leurs forces physiques pour installer un vaste espace pour la messe et quelques 500 chaises, le tout admirablement orchestré par Dominique.

C'est que le ton était donné dès le début : fête de la paroisse, faites de la fraternité. C'est sur ce joli jeu de mots que des dizaines de personnes se sont lancées dans l'aventure pour que la fête soit belle et heureuse.

Dès 9 h 30 ce dimanche on pouvait découvrir quelques associations et services caritatifs de la paroisse, et même hors paroisse, et en rencontrer les acteurs. Richesse de ces bénévoles discrets au service de leurs frères dans la Pastorale des Migrants, l'AMISUV * et les cercles de silence, le Secours Catholique et la Société St Vincent de Paul, le SEM (Service Évangélique des Malades) et les aumôneries de l'hôpital et de la maison d'arrêt.

Et pendant ce temps les enfants du caté découvraient comment grandir dans la foi. A l'image de la graine semée dans le pot de terre qui a besoin d'eau et de lumière pour pousser, la foi reçue au baptême devra se nourrir de la prière et de la parole de Dieu. Et les confirmands, autour de leurs parents et tuteurs, étaient conviés à un rallye. Pas facile facile le quizz, la première question en a arrêté plus d'un : "Le mercredi des Cendres, quelle parole est prononcée sur chaque personne lors de l'imposition des cendres ?"...

En fin de matinée la messe rassemblait tout le monde dans une salle de sport métamorphosée, soigneusement aménagée et fleurie, décorée de la fresque de Manou habillée de toutes nos petites silhouettes. La Chorale St Hilaire et la Chorale Les Rossignols, les musiciens fidèles à leur mission ont soutenu et entraîné les chants de l'assemblée. Avec leur fraîcheur enfantine Les Rossignols ont entraîné toute l'assemblée dans leur chant final gestué "L'amour de Dieu est si merveilleux, ô l'amour de Dieu".
Ce rassemblement de toute la paroisse était l'occasion de remercier Hélène pour ses 3 années au service de la catéchèse des enfants, et d'accueillir Odile à qui elle passe le relais dans cette même mission. Temps d'accueil aussi de Ronny, jeune séminariste réunionnais, en 3ème année de formation à Nantes. Il sera en stage à Fontenay cette année 3 week-end sur 4 et sera plus particulièrement chargé de l'accompagnement des jeunes qui se préparent à la confirmation.

Petite annonce supplémentaire avant l'envoi par le diacre et qui a été oubliée sur les feuilles : la paroisse offre un CDI. En voir les termes ci-dessous.

Et la journée n'était pas finie. Après les activités du matin et la messe venait naturellement un temps de convivialité : verre de l'amitié, pique nique partagé et temps de détente autour de jeux de société divers ou simplement le plaisir d'être ensemble un moment. En fin d'après midi, le soleil esquissant une apparition certains se sont lancés dans une partie de palet.

Une riche journée qui a répondu à son ambition de rassembler largement, de tous les relais et même au-delà, de toutes générations et sensibilités, dans une ambiance festive et fraternelle. Merci à nous tous qui avons contribué d'une façon ou d'une autre, à notre mesure, ne serait-ce que par notre présence, à sa réussite. Et qu'elle ne soit pas seulement un bon souvenir...



Photos de la journée
Homélie de l'abbé François Bidaud

* AMISUV : Accompagnement des MIgrants dans le SUd Vendée
** Offre de CDI :
La paroisse offre un CDI aux personnes intéressées et compétentes en Sono, Vidéo, Ordinateur, Internet… pour le service des équipements paroissiaux présents et à venir.
Le salaire de départ est de zéro € ! Pas de problème, l'impôt sera prélevé à la source… et ce qui vous restera sera donc du NET !
Alors, n'hésitez pas ... et si ce bénévolat vous inspire venez rejoindre Michel A. et Geo R.
Et pour la formation au poste, pas de souci, elle est gratuite ! N'ayez pas peur !


Chant final des Rossignols


mardi 4 septembre 2018

JMJ à la voile


Les prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse se dérouleront du 22 au 29 janvier 2019 à Panama.

17 jeunes étudiants et professionnels de l'Ouest, dont la fontenaisienne Anne-Laurence, ont fait le pari fou de s'y rendre à la voile. Ils ont pris la mer vendredi dernier, 31 août, de Camaret-sur-Mer (Finistère) après la messe d'envoi présidée par Mgr Dognin, évêque de Quimper et Léon, qui leur a remis la statue de Notre Dame de la Antigua confiée à leur projet par l'archevêque de Panama

Leur projet audacieux repose sur 3 piliers : une expérience spirituelle, une aventure humaine, une aventure missionnaire pour le monde. C'est aussi "un triple défi pour [se] construire et devenir ceux qu'[ils] doivent être au monde pour porter du fruit". Ce voyage comme un long pèlerinage pour se préparer aux JMJ, faire une halte dans leur vie apparemment bien tracée et y découvrir à quoi le Christ les appelle. Ces jeunes qui ne se connaissent pas au départ apprendront à se connaître et à vivre ensemble dans cet espace réduit qu'est un voilier, ils devront mener à bien leur projet avec si peu d'expérience de navigation. Enfin "dans le sillage de saint Paul, l’apôtre des nations, qui brava maintes tempêtes pour témoigner de sa foi et la transmettre au-delà des mers" ils veulent "témoigner de leur foi aux quatre coins du monde" en allant à la rencontre des gens et des associations caritatives sur les lieux d'escale.

Partis de Camaret-sur-Mer ils feront halte sur la terre ferme à la rencontre des communautés chrétiennes locales, et pour se ressourcer : St Jacques de Compostelle, Fatima, au Maroc pour découvrir le Père de Foucault, au monastère de Keur Moussa au Sénégal... Et enfin ce sera la longue traversée de l'Atlantique pour atteindre les Antilles où ils devraient passer Noël et arriver à Panama mi-janvier 2019.

Bon vent jeunes matelots, et on va vous suivre ! Le pape François vous avait demandé de quitter vos canapés, vous l'avez pris au mot et vous n'avez pas choisi le chemin le plus confortable pour le rejoindre, maintenez le cap ! Ultreïa !



dimanche 24 juin 2018

Prêtre aujourd'hui...

En cette veille du dernier dimanche de juin, je me laissais aller à regarder sur internet quelques images et vidéos d'ordinations sacerdotales. En effet ce week-end, proche du 28 juin, fête des apôtres St Pierre et St Paul, auront lieu plusieurs ordinations de prêtres en France. 125 ordinations nous dit-on. Objectivement 125 c'est un bon chiffre, mais ramené sur la terrain cela ne fait que 1,3 prêtre par diocèse.

Des jeunes s'engagent et donnent leur vie à Dieu au service de l’Église dans un diocèse, et cela pour toute leur vie. C'est long une vie aujourd'hui !... Leur don est total et généreux. Là aujourd'hui ils sont entourés de leurs familles, de leurs nombreux amis. Sur les réseaux sociaux ça transpire la joie et le bonheur.

Et en même temps je voyais internet s’enflammer à propos de ce prêtre qui a giflé le bébé qu'il devait baptiser. Une vidéo vue par des millions d'internautes, le scandale, des tweets violents et haineux contre cet homme et pendant qu'on y est contre le prêtre en général et l’Église elle-même.

Même si son geste peut s'expliquer par la fatigue, l'âge (89 ans), les cris du bébé... rien ne le justifie. On est bien clair là-dessus. Mais cela n'autorise pas pour autant un tel acharnement sur lui, une condamnation péremptoire faisant fi de ce qu'a pu être toute sa vie de prêtre. Ce prêtre a peut-être fait du bien toute sa vie, loin des caméras, loin des directs, loin des lynchages par écrans interposés. Ces fruits seront oubliés parce qu'une vidéo est devenue virale. Cette société du direct devient irrespirable écrit Mahaut Herrmann, journaliste.

Certes cet événement ramène sur le devant de la scène une multitude de questions sur l’Église et la vie des prêtres, questions récurrentes, mais les balancer ainsi avec mépris et agressivité ne fera rien avancer.

Voilà, c'est ça internet : le beau et le très moche et méchant qui s'entremêlent. Le quasi-anonymat derrière lequel on se réfugie pour se laisser aller à l'injure et au dénigrement.

Alors, à la messe de ce samedi soir l'intention de prière empruntée au Pape François prenait corps et visages : "Pour que les réseaux sociaux favorisent la solidarité et l'apprentissage du respect de l'autre dans sa différence".

Et puis, à la fin de la messe, la petite annonce en plus, celle qui n'est pas sur les feuilles. Dès les premiers mots l'assemblée est toute ouïe. Tout d'abord on nous dit que notre curé est prolongé dans sa mission de curé de notre paroisse et de la paroisse voisine. Bon, là ce n'est pas un scoop, on n'y apprend rien. Et le prêtre de poursuivre la lecture de son message : les prêtres de l'équipe pastorale de Fontenay apporteront leur soutien aux paroisses de Fontaines, Benet et Maillezais. Là, par contre, grosse surprise. Visages interrogateurs. Et le prêtre d'ajouter avec humour et sourire : "espérons que nos santés tiendront".
Nous y voilà. On savait bien que ça viendrait un jour. Mais tant que ce jour est demain on n'y pense pas trop. Et là c'est aujourd'hui. C'est aujourd'hui que des prêtres travaillent jusqu'à pas d'âge et que, un peu plus jeunes, leur mission s'étend sur des secteurs géographiques de plus en plus vastes.

Un nouvel évêque nous arrive, il était attendu, il est bienvenu, bien accueilli. Un grand chantier l'attend.... Comment allons-nous trouver ensemble des chemins de foi et de prière sans avoir toujours besoin d'un prêtre... ou plutôt sans qu'un prêtre soit toujours indispensable ?

Prions pour les prêtres, au service de leurs frères habituellement jusqu'à 75 ans et au-delà pour encore de nombreux services. Prions pour les vocations sacerdotales. Prions pour l’Église.


dimanche 20 mai 2018

Incontournable biennale

Si tu es à Fontenay le week-end de la Pentecôte d'une année paire ne manque pas d'aller faire un tour à la biennale. Et en particulier d'aller voir le défilé de chars avec ses danseurs, ses musiciens, ses fanfares. 

Si la fête dure trois jours, c'est le dimanche qu'elle bat son plein. Une foule immense s'étale d'un bout à l'autre de la ville sur le parcours des chars. Ces chars décorés au cours de l'hiver précédent par des dizaines de bénévoles des différents quartiers, au moyen de roses en papier crépon. La bagatelle d'un million et demi de roses sont nécessaires pour décorer les chars sur lesquels siègeront les vicomtesses des quartiers de la ville et des alentours.


Cette fête traditionnelle, depuis 150 ans (sauf les années de guerre), est aussi l'occasion d'inviter l'une ou l'autre ville avec laquelle Fontenay est jumelée (Crevillent en Espagne,  Diosig en Roumanie, Gaoua au BurkinaFaso, Palatine aux Etats-Unis et Krotoszyn en Pologne). Cette 68ème biennale est aussi le 50ème anniversaire du jumelage avec Crevillent. Une centaine d'espagnols ont fait le déplacement. Ils sont toujours très attendus et remarqués dans leurs somptueux costumes de "Moros y Cristanos".

Les résidents de la maison de retraite toute proche avaient un espace réservé, près de la tribune des officiels, bien placé pour voir arriver le défilé et les évolutions des danseurs.

Fête populaire dans une ambiance bon enfant, sortie en famille pour le bonheur de tous dans un joyeux mélange de générations, la biennale c'est aussi le défilé à la nuit tombée quand les chars sont illuminés et le feu d'artifice pour terminer la journée.

Et demain lundi, la fête ne sera pas tout à fait terminée. Danses et animations diverses prolongeront cette belle journée de dimanche.


Photos du défilé


Biennale 2018












mardi 24 avril 2018

En paroisse, sur les pas du Père Monnereau


Pour leur pèlerinage annuel les paroisses St Hilaire de Fontenay et Notre Dame des Sources ont choisi de marcher sur les pas du Père Monnereau, aux sources de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs, en cette année du bicentenaire de leur fondation. Étapes : Les Brouzils et Mormaison.

Une dizaine de jeunes collégiens et lycéens étaient des nôtres avec des activités appropriées. Aux Brouzils ils ont effectivement mis leurs pas dans ceux du P. Monnereau sur le chemin des croix qu'il a lui-même érigées et près desquelles il aimait venir se recueillir.
L'après-midi, à Mormaison, avec des jeux ils ont pu découvrir la vie du Père Monnereau, réfléchir à quoi ils se sentent appelés (ce dimanche était aussi le dimanche des vocations), relever un défi et rencontrer trois témoins.
Tandis que les jeunes marchaient, les autres pèlerins découvraient la Maison des Aires, première maison des sœurs qu'elles ont habitée jusqu'en 1863, aujourd'hui lieu de mémoire. Au rez-de-chaussée nous avons fait connaissance avec cet homme, curé des Brouzils, pasteur infatigable, proche des petits et des pauvres, qui voulut semer la tendresse de Dieu dans les cœurs.
La visite de l'étage a été un moment fort de la journée. Accueil de ce parcours biblique, de la Création à l'Apocalypse, en forme de poésies et de sculptures sur bois, fruits de la méditation et de la prière de Sœur Marie-Agnès.
L'étape aux Brouzils s'est terminée à l'église par un temps de recueillement sur le tombeau du P. Monnereau.

A Mormaison la Maison mère nous a ouvert ses portes pour le pique-nique et une visite des lieux guidée par Sœur Marie-Edith, responsable de la maison, et Anne, archiviste de la Congrégation. Anne, toujours passionnée et passionnante nous a fait traverser 2 siècles d'histoire de la Congrégation à partir des plans de la maison, de ses trouvailles d'archiviste et d'anecdotes. Elle nous connaît sur le bout du doigt !

Dernière étape de la journée, le centre spirituel Pierre Monnereau pour la messe précédée de quelques témoignages émouvants de personnes qui ont eu des liens avec les sœurs des Sacrés-Cœurs.

De cette journée riche de rencontres et de partages chacun est revenu avec un petit « trésor », découvert, ou encore à découvrir…

Prochain rendez-vous : le 10 juin pour la fête du bicentenaire.

Photos de la journée


lundi 19 mars 2018

Notre-Dame à la loupe

Soirée découverte de l’église Notre-Dame de l’Assomption ce samedi 17 mars. Comme si on ne la connaissait pas… ou croit-on la connaître !

Crypte du XIème siècle
Plus de 150 personnes se sont déplacées pour cette présentation à l’initiative de l’Association des Amis du Patrimoine Religieux, et en lien avec l’équipe relais de la paroisse. Un diaporama passait en revue l’église sous tous ses aspects, depuis les origines que l’on fait remonter au XIIème siècle (même si elle est construite sur l’emplacement d’une église romane du XIème dont seule subsiste la crypte) jusqu’à nos jours et les recherches en cours concernant le clocher. Architecture, sculptures, peintures, mobilier, vitraux… rien n’est oublié. De magnifiques photos mettent en valeur la richesse de la construction et attirent l’attention sur des détails cachés ou ignorés.

La grande découverte de la soirée était la présentation, par Philippe de Reviers, des travaux de recherche de Louis Cazaubon, responsable de la commission Edifices de l’association, sur le clocher lui-même et les statues qui en décorent la galerie. Un nombre impressionnant d’impacts ont été découverts sur la tour, le clocher, la flèche. Plus de 500 impacts de tirs d’artillerie, d’arquebuses, de couleuvrines… témoins des combats des guerres depuis le XVème siècle. Cette étude de Louis Cazaubon et de nombreuses photos peuvent être consultées sur le site de l’Association.

C’est un autre regard que nous allons porter sur notre église témoin de la vie des fontenaisiens et fontenaisiennes depuis bientôt mille ans.

Le DVD de présentation de l’église Notre-Dame est en vente à la Maison paroissiale (25 rue St Nicolas à Fontenay-le-Comte) au prix de 10 €, de même que les DVD de présentation de cinq autres églises de la paroisse (St Jean-Baptiste à Fontenay, Notre-Dame de l’Assomption à Charzais, St Hilaire à Sérigné, St Michel à St Michel le Cloucq, St Vincent à l’Orbrie).

Prochains rendez-vous :
– 11 septembre 2018, à 18 h 30 à l’Hôtel de ville, conférence : Splendeur du clocher
– 15 et 16 septembre 2018 : journées du patrimoine



Notre-Dame à la loupe




samedi 17 mars 2018

La fête des soeurs c'est aussi la vôtre

Parce que nous voulions les associer à la fête du bicentenaire nous avons organisé cette journée spécialement pour eux, les laïcs qui travaillent  avec nous : personnels salariés, bénévoles, associés, membres des associations. Une journée de rencontre et de partage au cœur de l'année jubilaire du bicentenaire, rien que pour eux et avec eux.

La matinée était consacrée à la présentation des différents groupes pour faire connaissance. Chacun a pu découvrir l’éventail des associations mises en place par la Congrégation des Sœurs des Sacré-Cœurs de Jésus et de Marie. Six associations ont été créées ces quinze dernières années, dans les secteurs de l'éducation, de la santé, de l'aide aux pays de mission, des loisirs ainsi que l'Alliance Mormaison, groupement de neuf associations d'EHPAD. Si la plupart des laïcs présents avaient entendu parler de ces associations ils n'en connaissaient pas vraiment les activités ni les membres.

Dans le temps de partage qui a suivi chacun a pu faire part de ses découvertes, surprises.... Quelques expressions :

"J'ai découvert la vitalité des associations et leur place dans la société grâce à la détermination des sœurs et leur engagement dans le sillage du Père Monnereau".
"Maintenant je vais pouvoir mettre un visage sur les noms des personnes auxquelles j'envoie du courrier".
"Salariée au Foyer de la Louisiane, je me sens intégrée à la famille des sœurs".
"Les sœurs sont présentes à toutes les étapes de la vie... elles ont su anticiper dans de nombreux domaines et répondre aux besoins de la société à des moments-clés".

Aujourd'hui des laïcs ont pris le relais dans les associations avec le souci de continuer à œuvrer dans l'esprit de la Congrégation.

L'après midi plus festif a révélé quelques talents méconnus : sœur Nadia (Provinciale de France) façon Gospel accompagnée à la guitare par Jean-Paul (salarié de la Congrégation) ; Marie-Hélène et Évelyne envoyées en reporters dans les groupes du matin sont revenues cœurs joyeux chantant leurs découvertes. Enfin une présentation de la vie des autres pays pas sœur Marie-Louise, supérieure générale, donnait la dimension internationale de la Congrégation à cette journée.

La journée s'est terminée par la messe en l'église des Brouzils où se trouve le tombeau du Père Monnereau. Les panneaux avec lesquels les différents groupes s'étaient présentés le matin ont été portés en procession au tombeau du fondateur, comme un beau signe de continuité de l’œuvre qu'il avait commencée et qu'il nous a confiée.
Dans son homélie, comme un message d'envoi, le Père Patrice  nous a invités à la joie.
Joie et action de grâce pour le chemin parcouru, pour ce qu'il nous a été donné de vivre jusqu'à ce jour. En ce dimanche de Laetare, joie de percevoir à l'horizon la joie de Pâques, le salut que le Christ est venu nous apporter. 
N'oublions pas d'être dans la joie, non seulement ce dimanche, mais c'est toute notre vie qui doit annoncer la joie. Vous ne savez pas ce qu'un sourire peut faire dans une vie. Le Père Monnereau était toujours animé de la joie de servir le Seigneur.

(D'autres échos de la journée par une associée et une salariée, sur le site de la Congrégation)

NB. Prochain rendez-vous : 10 juin, fête du bicentenaire  😉




mardi 13 mars 2018

Ma première messe en prison

Robert, l'aumônier nous avait donné rendez-vous devant la porte, pour entrer tous ensemble.
Et une porte, et deux portes, et trois portes, bien verrouillées à chaque fois.
Dans la petite entrée où nous nous serrons tous les sept nous nous délestons de nos sacs, clés, portables, blousons... puis passage dans le détecteur de métaux, et encore une porte, un sas et une porte, et enfin la dernière porte nous donne accès à la salle. L'équipe est rodée et a tôt fait de transformer la pièce en oratoire : le rideau tiré laisse apparaître une grande croix et une icône de chaque côté, l'autel relégué dans un coin est mis au centre, il symbolise le Christ qui nous rassemble. Même des fleurs ont été apportées : un beau vase de jonquilles, fleurs de saison, du jardin de l'aumônier.

Et "ils" arrivent. Huit hommes, de nationalités et d'âges différents. Échange de poignées de mains et de sourires. Pierre, le prêtre, Robert et Annie de l'aumônerie ont déjà eu des temps de partage avec eux, ils les connaissent bien, les appellent par leur prénom, prennent de leurs nouvelles. Chacun prend place, on fait une brève répétition de chants et on peut commencer la célébration. Au fond de la salle un grand panneau, réalisé pendant le temps d'aumônerie la semaine dernière. Un genre de brainstorming autour du mot Dieu : Jésus, prière, Notre Père, lumière, nous, Allah, chemin... Avec tous ces mots l'un d'entre eux a fait une prière qu'il nous a lue à la fin du temps de partage après l'évangile. Ils prennent leur part dans la célébration par le chant, la prière, la lecture des textes, le partage après l'homélie et pour la prière universelle. Pour quelques uns qui ont plus de difficulté avec le français Robert a préparé une feuille avec les textes dans leur langue. Ce matin pour la messe il n'y a que des catholiques et des orthodoxes, les musulmans ne sont pas venus, mais ils participent aux temps d'aumônerie.

Ce n'est qu'à la fin que j'ai compris l'importance du vase de jonquilles et comme soudain il prenait toute la place et rayonnait dans la petite pièce. En réunion d'aumônerie l'un d'entre eux avait demandé à Robert : "y a des jonquilles dehors ?" Robert avait bien sûr répondu oui, il y a des jonquilles. Oui, on a du mal à s'imaginer que dans leur cellule, dans leur carré de cour bétonnée et murée ils ne voient rien de la nature, rien d'autre que le ciel et les nuages. Alors les jonquilles de ce dimanche matin, c'était un peu de la nature en réveil qui arrivait chez eux. Et chacun a pu en emporter une ou deux ou trois pour illuminer sa cellule.

Après la messe tout le monde donne un coup de main pour ranger tandis que deux orthodoxes s'attardent longuement devant les icônes et récitent les prières de leur religion. Et ce temps de rencontre se termine par un temps de convivialité autour d'un jus de pomme et d'un gâteau confectionné par l'aumônier lui-même. Puis ils sont repartis vers leurs cellules respectives, avec le poids de leur secret, peut-être un peu apaisés par ce moment de prière et de fraternité.

J'avais été sollicitée par Robert pour les chants. J'y suis allée ne connaissant rien de ce milieu, laissant de côté ce que je pouvais avoir d'idée préconçue. J'étais tout yeux et tout oreilles. Plus que tout, ce que je retiens de cette matinée ce sont les sourires, du début à la fin. Dès l'accueil chaleureux par le personnel de l'administration pénitentiaire, puis les gars eux-mêmes, plus réservés mais souriants et apparemment paisibles. J'ai aussi été très touchée par l'histoire des jonquille, rien qu'une jonquille pour rêver la nature en éveil.... la liberté...

dimanche 11 mars 2018

Lettre ouverte à Monsieur Frappat

Cher Monsieur,

Chaque samedi vous nous régalez , où vous nous irritez, c'est selon, de votre chronique dans La Croix. Deux trois sujets d'actualité auxquels vous trouvez un titre commun et voilà une pleine page de journal. J'admire votre écriture fluide et votre style coulant, moi qui ai tant de peine à faire vingt lignes de blog, épisodiquement.

J'ai lu avec émotion votre tendre et délicat hommage à Maëlys.
J'ai dévoré dans le suspense de la finale le couac de Placido Domingo.
Je me suis demandé comment allait se terminer votre papier sur le testament inique, déjà bien trop étalé dans la presse, dont je ne me tape pas forcément comme Alain Remond mais qui ne nous regarde vraiment pas. Peu importe comment vous vous en êtes sorti, ce qui m'a choquée dans ce petit paragraphe c'est votre conception d'une famille normalement constituée :

"Dans toute famille normalement constituée, les successions sont l’occasion de retours du refoulé, de rivalités recuites, de disputes perpétuelles resurgies post mortem."

Je ne trahirais donc pas votre pensée en formulant comme corollaire qu'une famille qui ne connaît pas de querelles successorales n'est pas normalement constituée.

Que des familles s'entre-déchirent et se livrent des guerres fratricides au moment des successions je vous l'accorde, et ce n'est pas rare OK aussi, mais quant à en faire un critère de normalité vous allez un peu loin.

Je ne vais pas vous condamner pour un mot regrettable perdu dans une si grande dissertation, bien que vous en rajoutiez une couche dans une citation conclusive, mais au final, j'ai beau lire et relire cet encart "Johnny" je m'interroge toujours sur son intérêt. Quel message avez-vous voulu faire passer ?... si message il y a. Ou une simple envie d'apporter votre grain de sel contribution à la saga Halliday ?

Bien cordialement.

lundi 19 février 2018

Gestuer la Bible avec les enfants

Chaque année les enfants du caté (CM 1 - CM 2) présentent quelques scènes bibliques, de l’Ancien Testament et de l’Évangile. C'est le fruit d'un long travail en équipe de caté sur des textes choisis par les catéchistes autour d'un thème, cette année : Petit, fragile, le choix de Dieu.
 
Au cours du premier trimestre les enfants travaillent les textes pour les comprendre, se les approprier, les prier, les intérioriser afin de les exprimer par des attitudes et des gestes significatifs.

Le jour J est arrivé, jour de représentation devant leurs parents, copains de caté et d'école, amis et paroissiens venus les encourager et les applaudir. Le trac aussi s'invite à la soirée.

Sur un décor réalisé par quelques adultes artistes, quelques photos judicieusement choisies pour illustrer le thème et projetées sur écran, les enfants costumés évoluent calmement sur scène gestuant les textes bibliques, traduits en un langage qu'ils comprennent, lus en voix off par des parents et des catéchistes

Petit, fragile, le choix de Dieu nous a fait traverser la Bible, du choix de David par Dieu à travers son prophète Samuel au choix des disciples par Jésus et le choix de Jésus lui-même d’être, au milieu des hommes, comme un serviteur, nous invitant à faire comme lui en nous mettant au service de nos frères.

Gestuer un texte biblique n'est pas seulement un spectacle, ce n'est pas non plus mimer, mais c'est une pédagogie pour s'approprier le texte et le message. C'est tenter de l'incarner en le respectant. Les gestes peuvent parler autant sinon plus que les paroles. Et les enfants l'ont bien compris. Une expérience dont ils se souviendront.




samedi 2 décembre 2017

Tout leur cœur dans "l'Hôtel du cœur"

Pour eux c'était un défi à relever, pour nous c'était un pari un peu fou, fondé pour les uns et les autres sur la confiance. Pour fêter les 200 ans de la Congrégation des Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie nous avons misé sur les jeunes, notre lieu de mission privilégié depuis toujours avec le projet de monter une comédie musicale avec eux.

En faisant confiance à Tristan de Groulard, directeur artistique de l’association Comédie Musicamp il nous a fallu d'abord nous laisser déranger par le scénario qu’il proposait, puis confiance encore pour la mise en œuvre et la réalisation. Confiance dans les jeunes, en leur capacité de donner le meilleur d'eux mêmes et d'aller au bout du projet. Une petite poignée de semaines ont suffi pour monter le spectacle avec des jeunes motivés.

En faisant la proposition à tous les jeunes collégiens et lycéens de l'enseignement catholique de Vendée il fallait croire en la motivation des établissements scolaires, au dynamisme et à la persévérance des jeunes.

Un an et demi plus tard le résultat est là. Plusieurs établissements se sont mobilisés à fond dans le projet. Je retiens en particulier le dynamisme du directeur du collège St Joseph de Fontenay qui a perçu dans le projet la chance offerte aux jeunes et qui a motivé son équipe pédagogique pour en faire une activité pastorale pour tous les jeunes du collège. Motivation contagieuse : le Lycée Notre-Dame voisin a assuré l'accueil des jeunes artistes.

D'autres établissements de Vendée sont entrés dans l'aventure puisqu'une soixantaine de jeunes se sont engagés en prenant une, deux, trois voire quatre semaines de leurs vacances pour mettre sur pied "L'Hôtel du cœur" : chants, chorégraphies, dialogues...

Quatre représentations ont eu lieu à Fontenay en cette fin de semaine pour le plus grand bonheur de tous. Surprenant: le spectacle a enchanté toutes les générations, du petit collégien de St Jo aux papis et mamies des Maisons de retraite. Tous n'ont pas remarqué ou aimé les mêmes séquences, mais tous se sont laissés toucher par des paroles des chants, la fraîcheur des chorégraphies, les pointes d'humour, le bonheur qui rayonnait de cette jeune troupe.

Pari gagné, bravo et merci à tous les partenaires. Merci les jeunes ! Merci pour ce que vous avez réalisé, merci pour le bonheur que vous avez mis dans le cœur de vos spectateurs.  On repart avec vos refrains qui trottent dans la tête. Cette expérience, vous vous en souviendrez... nous aussi !
En guise de conclusion, une phrase glanée dans les commentaires des photos :  "Vous nous avez touchés... vous avez mis tout votre cœur dans l'hôtel du cœur".

Vous avez raté les séances de "L'Hôtel du cœur" à Fontenay ? ! Il est encore temps de le voir à La Roche sur Yon :
♦ mardi 5 décembre 2017 et dimanche 21 janvier 2018.
Réservation en ligne ici ou par téléphone (heures de bureau) : 02 51 37 51 38

♦ des places sont également disponibles à la séance scolaire du mardi 23 janvier, 10 h.
Réservation par téléphone : 02 51 37 51 38


D'autres photos et vidéos des séances à Fontenay

dimanche 2 juillet 2017

La (5ème) nuit des églises

La nuit des églises est une proposition de l’Église de France qui croise art, histoire et culte pour nous faire (re)découvrir nos églises dans toute leur dimension.

Pour cette 5ème édition à Fontenay (la 7ème en France) c'est à nouveau l'église Notre-Dame de l'Assomption qui était à l'honneur et l'approche historique était confiée à Marie-Gabrielle, animatrice du patrimoine de la ville de Fontenay. Une fine connaisseuse de Fontenay et son histoire, qui est remontée jusqu'au XIème siècle pour retrouver trace de la première église, la crypte romane étant le seul vestige de cette période. Dans l'élan de sa passion elle a poursuivi l'histoire de cette grande dame à travers les siècles jusqu'aujourd'hui.

Après cette présentation sur le parvis de l'église nous étions invités à entrer, suivis peu après par la chorale en procession au chant du Lauda Sion, composé au XIIIème siècle par St Thomas d'Aquin. Introduction à la présentation architecturale de cet imposant monument.

Un diaporama de magnifiques photos  réalisé par l’Association des Amis du patrimoine religieux a permis de découvrir l'extérieur puis l'intérieur de l'église, d'attirer l'attention sur tel détail significatif à la faveur d'un zoom de qualité, de décrypter des symboles, voir ce que l'obscurité ou la distance cachent à nos yeux, ce que l'habitude et le regard hâtif ont occulté. Mis en éveil par cette pédagogie nous étions ensuite invités à retrouver dans l'église ce que nous venions de voir en images. Temps de déambulation, et moment privilégié pour faire un tour dans les chapelles rayonnantes, habituellement inaccessibles.

La chorale, accompagnée de l'orgue, a apporté la touche cultuelle, et artistique, par l'interprétation de pièces religieuses, de chant grégorien de ces dix siècles. Du Lauda Sion du XIIIème siècle au tout récent chant du Jubilé des 700 ans du diocèse pour terminer la soirée.  Et ce superbe moment où, les hommes de la chorale descendus à la crypte ont interprété un Sanctus du XIVème siècle. Magnifique acoustique de la crypte qui renvoyait dans l'église le chant des hommes, nous étions comme transportés aux portes d'un monastère.

L'église Notre-Dame de Fontenay, dix siècles d'histoire, dix siècles d'architecture, dix siècles de musique, quelle richesse toujours à découvrir.
"Ça fait si longtemps que je viens dans cette église, et je n'avais pas vu tout ça !" pouvait-on entendre à la fin de la soirée...

Photos de la soirée (cliquer sur la photo pour ouvrir l'album)

https://flic.kr/s/aHskXXTUrC







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lundi 26 juin 2017

De jubilé en jubilé

Grande fête ce dimanche 25 juin, en la petite commune des Brouzils.
En ce lieu de fondation de la Congrégation, au cœur de l'année du bicentenaire, nous avons voulu célébrer à la fois la fête du Cœur de Jésus, notre fête patronale, et les sœurs jubilaires de 25, 50, 60, 70, 75 années de vie religieuse.

Le temps d'accueil donnait le ton de la journée : fête, chants, retrouvailles, partage... le tout dans la joie et mené de main de maître par nos 2 jeunes sœurs, Anne-Lise au chant et Isabelle au synthé. Après le mot d'accueil et de présentation de la journée par Sœur Marie-Paule plusieurs propositions ont occupé la matinée : réflexion sur l'eucharistie, avec un montage présenté par sœur Eliane, table ronde de témoignages de personnes proches des sœurs, associés et collaborateurs à divers titres, et en fin de matinée,  pour ceux qui avaient encore un peu de courage et de force, marche vers quelques lieux-mémoire en ce village du bocage : la Croix Caron, petit calvaire où le Père Monnereau aimait se retirer pour prier et se reposer, la Maison des Aires (première maison des sœurs) et le tombeau du Père Monnereau dans l'église des Brouzils.

Des témoignages de la table ronde je retiendrai le ressourcement que les laïcs trouvent auprès des Sœurs dans le partage de la spiritualité du Sacré-Cœur, dans les rencontres fraternelles, la prière commune, le travail ensemble autour des mêmes valeurs. Et l'enrichissement est réciproque.

Dans l'après-midi la messe présidée par Mgr Castet s'est déroulée dans l'église des Brouzils, lieu même où se trouve le tombeau du Père Monnereau notre fondateur. La grande église accueillait les sœurs et leurs familles, amis, associés, collaborateurs, de nombreux prêtres et diacres, évêques émérites... bref l'église était comble et débordante. Autant de témoins de la vie et de l'engagement des sœurs dans les paroisses du diocèse de Luçon et d'autres diocèses.

Cette célébration s'inscrit au cœur de l'année jubilaire des 200 ans de la Congrégation et au cœur de l'année jubilaire des 700 ans du diocèse de Luçon, une façon de signifier combien "la vie de la congrégation est liée à celle du diocèse"  comme l'a souligné Sr Marie-Louise dans son mot d'accueil.

De la messe je retiendrai le beau geste symbolique de la lumière que Sœur Marie-Louise a présenté ainsi :

Dans le diocèse de Luçon le père Monnereau a transmis la lumière de sa foi et l’amour du Cœur de Jésus à la congrégation qu’il a fondée.
La lumière déposée près de son tombeau va allumer les cierges des sœurs jubilaires.
Porter cette lumière à tous nos frères et sœurs c’est notre vocation dans l’Eglise et dans le monde. 

et chaque sœur jubilaire est allée déposer son cierge allumé dans une vasque au pied de l'autel tandis que l'assemblée chantait le chant du bicentenaire, composé par l'une de nous, Sœur Martine Chaillot, et mis en musique par frère Jean-Baptiste du Jonchay.

Magnificat ! était bien le chant final qui convenait pour terminer cette journée d'action de grâces et de joie, avec bien sûr une prolongation autour d'un rafraîchissement pour encore quelques échanges et rencontres...
et on était bien là, personne n'était pressé de partir... 😊


Photos de la journée

Vidéos :

- prière d'offrande chantée par les sœurs jubilaires
- symbole de la lumière avec le chant du bicentenaire
- un air de fête à la sortie de la messe




Homélie de Mgr Castet




Site de la Congrégation des Sœurs des Sacré-Cœurs
vous pourrez y retrouver entre autres le mot d'accueil de Sr Marie-Louise.



lundi 15 mai 2017

Echos d'une rencontre de Congrégation

Je suis toujours émerveillée par ces grandes rencontres de Congrégation et en particulier celles qu'on appelle Assemblée de province. Toutes les sœurs de France y sont convoquées et y répondent largement.

Pourquoi émerveillée ? Peut-être le nombre fait-il son effet. Les sœurs viennent, parfois de loin, heureuses de se retrouver, de prendre des nouvelles les unes des autres, des absentes, des malades... Il y règne toujours une ambiance très fraternelle. La journée faite de moments plus sérieux a aussi quelques espaces de détente et de libres partages. Il y a comme une étrangeté pour moi, un je ne sais quoi où je me sens de cette grande famille, et en même temps je n'y ai pas les mêmes racines, le même ancrage. Un imperceptible lien qui n'a pas fini de se tisser.

Ainsi donc ce dimanche 14 mai plus de 150 sœurs des Sacré-Cœurs se sont retrouvées à La Roche-sur-Yon, venant de Vendée mais aussi de Charente, Charente-Maritime, Paris. Plusieurs associés à la Congrégation se sont joints à elles. C'était la première Assemblée de province de cette année, deux autres suivront prochainement dans la Manche et dans le Cantal.

L'objectif de la journée était de redonner aux Sœurs et aux associés une synthèse de la réflexion qu'ils ont menée en 2015-2016 sur les besoins de la Congrégation, la place et le rôle des communautés dans les paroisses, les attentes à leur égard, tout cela face à la réalité qui est la nôtre aujourd'hui et pour demain. Toutes les communautés avaient participé et envoyé leurs réponses, elles en attendaient à juste titre un retour. Retour sur l'année écoulée et le cheminement de notre réflexion sur l'avenir. Plutôt qu'un exposé fastidieux c'est sous la forme d'un diaporama que la synthèse a été présentée, enracinée dans la méditation des pèlerins d'Emmaüs (Luc 24, 13-35). Quelle que soit notre situation c'est toujours le même charisme qui nous anime, nous en avons repris les grands traits avec des paroles du Père Monnereau, fondateur de la Congrégation.

Deux sœurs et deux associés nous ont partagé leur joie d'être religieuse ou associé là où ils sont aujourd'hui, à travers des événements ou des rencontres qui sont pour eux signes d'espérance.

Ce temps de rencontre nous a également permis de revoir le teaser du bicentenaire et de découvrir le chant du bicentenaire, écrit par l'une de nous, sœur Martine Chaillot, et mis en musique par Frère Jean-Baptiste du Jonchay,  du couvent des Carmes de Toulouse.

La journée s'est terminée par la messe célébrée par l'abbé Florent Murzeau, qui n'a pas manqué de dire sa reconnaissance aux sœurs des Sacrés Cœurs pour ce qu'elles ont apporté à l'enseignement catholique de Vendée.

Ces temps de rencontre sont porteurs de joie et d'espérance. Sans nous cacher nos limites et nos inquiétudes, ensemble nous trouvons force et enthousiasme. Cette année du bicentenaire est aussi source d'un dynamisme renouvelé et contagieux.

"Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous... [...] À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem."

vendredi 21 avril 2017

Conduire à 80 ans et +

Quelle famille ne s'est trouvée confrontée  à la question de la conduite de sa voiture par papy ou mamy ? La vie religieuse n'est pas exempte de la question. Pour plusieurs il n'y a aucun problème : je ne fais pas de grandes distances, je reste autour de chez moi et puis je connais la route (et la voiture aussi) ! Mais on oublie la vue et l'ouïe moins bonnes, les réflexes plus lents, la signalisation routière qui évolue etc. Autant de causes d'inquiétude pour l'entourage.

Face à cela nous sommes dépourvus sans aucune aide extérieure, si ce n'est de persuader papy/mamy de ne plus conduire. Or ne plus conduire est une décision grave et difficile à prendre, on en perçoit les conséquences, en particulier la perte d'autonomie et d'indépendance. C'est aussi une décision irréversible.

Pour nos communautés des Sœurs des Sacré-Cœurs de Vendée nous avons voulu relever le défi et chercher comment sensibiliser les Sœurs à cette question de la sécurité routière. Dans un premier temps nous avons proposé une démarche pédagogique de prise de conscience des situations personnelles et de l'évolution des conditions de circulation routière. Quelques 80 Sœurs ont répondu et participé, en 4 séances de 2 heures, à la pédagogie d'une ancienne formatrice en auto-école.

Puis nous avons fait un pas de plus avec le concours du CEFR de Fontenay-le-Comte (Centr'Europe de Formation Routière). Au cours d'un après midi une vingtaine de Sœurs ont pu évaluer leurs connaissances et être briefées sur des points sensibles tels que la circulation en agglomération et les zones de rencontre, les ronds-points, les voies d'insertion, de décélération et d'entrecroisement, les distances de sécurité, les clignotants etc. Quelques astuces et points de repère ont complété l'aspect très pratique de l'intervention.

Toutes sont reparties averties, réconfortées sur quelques inquiétudes ou interrogations, heureuses de leur après midi en tout cas. Sur la route du retour la signalisation aura pris ses couleurs de printemps et les ronds-points une allure moins stressante. Bonne route !

Ce type d'intervention était un service réciproque. Bien sûr par l'apport du CEFR lui-même mais aussi parce que cette démarche s'inscrit dans le cadre de la formation des futurs moniteurs d'auto école. Pour valider leur examen final ils doivent animer une séance de sensibilisation à la sécurité routière auprès d'un public déjà détenteur du permis de conduire. Nous remercions Christine, responsable du CEFR Fontenay, et Cécile, stagiaire, de leur intervention. Et bonne chance à Cécile pour l'étape finale de sa formation.

jeudi 13 avril 2017

Musicamp, saison 1

26 ados de l’Enseignement Catholique de Vendée ont fait le choix de passer une semaine de leurs vacances pour participer au Musicamp du 10 au 14 avril. Une semaine pour apprendre et enregistrer les chants de la comédie musicale du bicentenaire de la Congrégation qui s'ouvre ce Jeudi Saint, 13 avril 2017. Quel pari audacieux, Tristan de Groulard*, de vouloir réaliser cet exploit en une semaine !

Pour ces jeunes passionnés de musique les deux activités principales sont l'apprentissage des chants et des techniques musicales et l'enregistrement proprement dit.

L’enregistrement, très technique, demande un effort de concentration. Pour les jeunes c'est la face un peu austère de l'expérience où ils doivent faire preuve de persévérance pour une production de qualité : justesse des sons, netteté de la diction, sourire sur les paroles heureuses. Hé oui, ça s'entend un sourire...

Tandis qu'un groupe est à l'enregistrement le second se familiarise avec les techniques d'expression vocale et corporelle. Ici le coach opte pour une pédagogie ludique qui favorise l'expression et défoule après l'enregistrement. En fin de semaine ils devraient voir leurs efforts récompensés avec l'enregistrement et la production du CD du spectacle.

Voici donc le Centre spirituel de l'Epiardière transformé en camp d'ados et en studio d'enregistrement pour la circonstance, bruissant des rires et des chants de ces jeunes qui viennent l'envahir de tout leur dynamisme. Repas et veillées animés, ambiance ado... Ce soir la plupart d'entre eux (si ce n'est tous) devraient participer à la messe du Jeudi Saint aux Brouzils, lieu de fondation de la Congrégation. Ils y sont attendus et apporteront leur part dans l'animation de la messe par la fraîcheur de leurs voix. Et vendredi soir ils rentreront chez eux, riches de cette expérience, de découvertes et de dépassement de soi, des joies de quelques jours entre amoureux de musique et de chant. Plusieurs parmi eux reviendront en juillet pour le stage danse et théâtre, mise en œuvre de la comédie musicale "L'hôtel du cœur" qui sera donnée en novembre prochain.

Rendez-vous du 8 au 22 juillet pour "Musicamp, saison 2" !


Photos du Musicamp 1


* Tristan de Groulard, auteur et réalisateur de la comédie musicale "L'hôtel du cœur"