mardi 3 février 2015

"Réveillez le monde !"

La journée de la vie consacrée revêtait cette année une allure particulière puisqu'elle s'inscrit dans l'année de la vie consacrée. Fixée au 2 février, elle a été célébrée la veille dans le diocèse de Luçon, un dimanche qui permettait à davantage de personnes d'y participer.

Un grand nombre de consacrés de tout le diocèse participaient à la messe à La Roche sur Yon, entourés de paroissiens, de parents, amis, collaborateurs... Je ne reviendrai pas sur le déroulement de la journée que j'ai déjà abordé sur le site de la vie consacrée du diocèse de Luçon. Je voudrais plutôt parler ici de la rencontre de l'après midi avec le Père Jean-Claude Lavigne, dominicain. Temps privilégié offert aux consacrés. Quelques notes de son intervention en attendant d'avoir le texte intégral.

Le Père Lavigne présente globalement la vie consacrée comme une manière de structurer notre vie, de la réorganiser autour de Dieu, d'articuler nos questionnements et nos espoirs autour de la Parole de Dieu. La diversité qui apparaît dans les formes concrètes de mise en œuvre correspond à différentes missions, différents besoins apparus au fil de l'histoire, on parle alors de charisme. Ce charisme, même porté à l'origine par des fondateurs, ne peut être revendiqué par personne, il est un don de l'Esprit à l’Église. Ne pas se l'approprier tout en continuant à lui faire porter des fruits.

Dans une société de plus en plus sécularisée, qui n'a pas besoin de l'hypothèse de Dieu pour expliquer le monde la vie consacrée a sa place et une parole à dire. Dans la lettre apostolique qu'il leur a adressée le Pape encourage les consacrés à regarder le monde avec réalisme et enthousiasme. Et cela en trois temps, comme les trois objectifs de cette année de la vie consacrée, et à travers six défis.

Trois objectifs 
  • regarder le passé avec reconnaissance... 
  • vivre le présent avec passion...  
  • embrasser l'avenir avec espérance...

en six défis :
  • montrer la joie de la fraternité, dans le dépassement. La fraternité comme une occasion et une chance de se dépasser. Puissions-nous ne pas faire mentir le Pape quand il dit : « Là où il y a les religieux il y a la joie »,
  • réveiller le monde en faisant naître la vie chez les autres, en dénonçant ce qui va mal, ce qui est de l'ordre de l'humiliation, en dénonçant les idoles et les fausses valeurs,
  • offrir une expérience de fraternité dans la rencontre, faire l'expérience que la fraternité est possible, être "experts en communion",
  • aller aux périphéries essentielles, là où les gens n'espèrent plus, à la rencontre de ceux qui souffrent,
  • offrir des espaces de prière, permettre de faire une expérience de la présence de Dieu,
  • aller à la rencontre de nos contemporains, d'autres religieux, de laïcs... partager nos charismes, ensemble être missionnaires...
Trois intuitions, six défis à relever, six combats, six terrains de lutte pour "réveiller le monde", non pas en criant plus fort que les autres mais en cherchant à mettre en place d'autres valeurs, au-delà de nos limites, au-delà de notre médiocrité. Interpellation exigeante et stimulante à la fois.

 

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