dimanche 11 mars 2018

Lettre ouverte à Monsieur Frappat

Cher Monsieur,

Chaque samedi vous nous régalez , où vous nous irritez, c'est selon, de votre chronique dans La Croix. Deux trois sujets d'actualité auxquels vous trouvez un titre commun et voilà une pleine page de journal. J'admire votre écriture fluide et votre style coulant, moi qui ai tant de peine à faire vingt lignes de blog, épisodiquement.

J'ai lu avec émotion votre tendre et délicat hommage à Maëlys.
J'ai dévoré dans le suspense de la finale le couac de Placido Domingo.
Je me suis demandé comment allait se terminer votre papier sur le testament inique, déjà bien trop étalé dans la presse, dont je ne me tape pas forcément comme Alain Remond mais qui ne nous regarde vraiment pas. Peu importe comment vous vous en êtes sorti, ce qui m'a choquée dans ce petit paragraphe c'est votre conception d'une famille normalement constituée :

"Dans toute famille normalement constituée, les successions sont l’occasion de retours du refoulé, de rivalités recuites, de disputes perpétuelles resurgies post mortem."

Je ne trahirais donc pas votre pensée en formulant comme corollaire qu'une famille qui ne connaît pas de querelles successorales n'est pas normalement constituée.

Que des familles s'entre-déchirent et se livrent des guerres fratricides au moment des successions je vous l'accorde, et ce n'est pas rare OK aussi, mais quant à en faire un critère de normalité vous allez un peu loin.

Je ne vais pas vous condamner pour un mot regrettable perdu dans une si grande dissertation, bien que vous en rajoutiez une couche dans une citation conclusive, mais au final, j'ai beau lire et relire cet encart "Johnny" je m'interroge toujours sur son intérêt. Quel message avez-vous voulu faire passer ?... si message il y a. Ou une simple envie d'apporter votre grain de sel contribution à la saga Halliday ?

Bien cordialement.

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