
Ca fait 5 ans qu'il est avec nous le curé. Cinq ans, ce n'est pas très long, et pourtant que de liens tissés avec les uns et les autres, que d'initiatives... De la richesse qu'ils nous laissent l'un et l'autre je ne retiendrai que deux signes, particulièrement visible au cours de cette messe : la présence du Pasteur de l'Eglise réformée et les servants d'autel. Bon c'est un choix... on ne peut pas tout citer...
Le curé avait donc invité le pasteur. Symbole visible des liens tissés et du chemin d'ouverture voulu par le curé, et en particulier le chemin de l’œcuménisme. Invité non seulement à être là, mais aussi invité à prendre la parole le pasteur est intervenu après avoir lu l'extrait de la lettre de St Jacques prévu pour ce dimanche. D'abord avec humour il a soupçonné le curé de lui avoir volontairement confié la lecture de CE passage de la liturgie. Car en 1519 Luther condamnait la lettre de St Jacques en ces termes : "La lettre de Jacques est, par comparaison avec ces livres (les écrits de St Paul), une véritable épître de paille car elle n'a aucun caractère évangélique".
Il a aussi rappelé la première rencontre des deux hommes d'Eglise. Notre amitié, se plaît-il à dire, est née d'une non rencontre ! Entendons pas là que le pasteur était absent quand le curé est allé frapper à sa porte. Et étonnement : c'était la première fois de ma vie de ministre qu'un prêtre venait se présenter spontanément à la maison. De nombreuses fois j’ai fait la démarche inverse, étant habitué comme membre d’une église sœur et minoritaire, de "monter" me présenter, mais là, c’est l’inverse qui venait de se produire et qui augurait d’une relation originale. Les premières impressions n'ont pas été contredites. Par la suite l'un et l'autre se sont employés à poursuivre le rapprochement des communautés catholique et protestante tant par la prière que par des actions communes, genre café-théo, vœux à la population en janvier, rencontres inter-religieuses...

Seigneur Jésus Christ, tu as dit à tes Apôtres : "Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix" : ne regarde pas nos péchés mais la foi de ton Église ; pour que ta volonté s’accomplisse, donne-lui toujours cette paix, et conduis-la vers l'unité parfaite, toi qui règnes pour les siècles des siècles.
Deuxième signe que je retiens de cet au revoir : les servants d'autel. L'équipe presque au complet ce matin.

Merci au curé pour ces 5 années avec lui, et bonne route dans sa nouvelle mission à l'autre bout du diocèse !
PS - Le texte des différentes interventions de remerciement est sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire