jeudi 13 octobre 2011

Messe religieuse


C'est comme ça qu'on dit, maintenant.

La première fois que j'ai vu cette expression dans les avis d'obsèques je l'ai trouvée plutôt bizarre, relue plusieurs fois, cherchant en vain la subtilité, et j'ai fini par conclure que c'était une coquille. Mais ça fait quand même plusieurs fois que je la retrouve dans mon cher quotidien épluché dès l'aube entre café et tartine beurrée. Et ce matin je me suis quand même dit que ce n'était pas une coquille.

Habituellement, dans la quasi totalité de ce genre d'avis, ce journal parle de cérémonie religieuse*. La précision, le pléonasme, seraient-ils devenus nécessaires ? Quelle équivoque cherchent-ils à dissiper ? Que pourrait-on comprendre, imaginer d'autre à propos de messe dans un avis d'obsèques ?


Il est vrai que par ailleurs il y a bien de quoi perdre son latin de messe face à l'utilisation à tout va de ce vocabulaire religieux dans la vie courante, et parfois à forte densité, dans le domaine de la vie politique, économique, sportive, et qui  bien sûr n'a rien à voir avec la religion :  messe, voire grand messe, séminaire, autel, consécration...

Dans nos bulletins paroissiaux, dans nos prochaines annonces allons-nous dire : messe religieuse de la Toussaint, messe religieuse de Noël... et pourquoi pas aussi messe religieuse de Pâques ou de la Résurrection ?...


 * Sauf obsèques civiles, évidemment !


1 commentaire:

  1. Il va peut-être falloir, initié les journalistes, ils manquent d'éducation religieuse justement. ZD

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