dimanche 31 mai 2015
Quand la radio a rendez-vous avec le silence
En ce samedi matin RCF Vendée a programmé de planter ses micros en plein air sur la place du marché de Fontenay-le-Comte.
En ce même samedi matin, le Cercle de Silence de Fontenay a programmé son rassemblement semestriel en plein air sur la place du marché de Fontenay-le-Comte.
Le premier a prévu une animation sur les ondes évidemment, mais aussi une diffusion dans les rues de la ville tandis que le second a prévu, comme son nom l'indique, de rester en silence et de faire passer le message par le silence.
Quelques mauvaises langues se demandaient comment allaient cohabiter ces deux activités, apparemment opposées, au même moment au même endroit.
Tôt sur les lieux, car il y a du matériel à installer, RCF a débuté son émission à 10 h par l'interview de deux jeunes, Guillaume et Guillaume qui ont participé au 4L Trophy, interviewés par Claude Arrignon, pour l'émission Ça c'est du sport.
Et pendant ce temps le cercle de silence s'installait en silence au milieu de la place. Quelques panneaux explicatifs, une lumière au centre, et le cercle qui se constitue au fur et à mesure. Le silence pour interpeller les passants et réfléchir sur les traitements inhumains réservés aux migrants du seul fait qu’ils n’ont pas (ou plus) de papiers en règle. Le silence au milieu des badauds, qui provoque, suscite des questions, fait rejoindre le cercle pour un temps.
Et RCF continue son émission Samedi c'est permis, reportages dans différentes communes de Vendée. Aujourd'hui Fontenay. C'est au tour de M. le Maire et de M. le curé d'être gentiment titillés par Patrick Longchampt, directeur de RCF Vendée et animateur de l'émission. Jean-Michel Lalère, le maire, présente la commune, les réalisations et les projets de la municipalité. François Bidaud, le curé, est opportunément questionné sur le Cercle de silence qui se tient juste à côté, occasion d'en rappeler la signification et l'existence à Fontenay depuis mai 2011, il présente également les réalisations et les projets de la paroisse.
D'autres invités ont ensuite pris place derrière les micros, des entrepreneurs, Myriam Garreau, adjointe au maire et déléguée à la culture et l'émission s'est terminée par une interview du conseil municipal des enfants tout contents d'être eux aussi de l'interview.
En fin de compte radio et cercle de silence ont parfaitement cohabité, avec même une heureuse interférence lors de la présentation du cercle de silence au micro. Deux formes d'expression a priori opposées, qui ont fait passer leur message chacune dans sa singularité.
► Retrouvez toute l'émission Samedi c'est permis avec le podcast RCF
► Photos de la matinée
jeudi 28 mai 2015
Dans la dynamique de l'année de la vie consacrée
Assemblée des religieuses de la Congrégation en ce lundi de Pentecôte à laquelle les associés étaient également invités. Joie de se retrouver nombreuses (on était bien 200 !), venant de toutes les communautés de France, pour une journée fraternelle, avec en toile de fond et pour fil conducteur les trois axes de l'année de la vie consacrée :
Regarder le passé...
une histoire tissée de cinq histoires. Nous réapproprier notre histoire plurielle qui remonte jusqu'à 1652, découvrir nos histoires respectives qui se mêlent pour n'en faire qu'une. Et rendre grâces pour cette richesse. Chacune connaît l'histoire de sa propre Congrégation, mais pas très bien celle des autres Instituts accueillis successivement depuis 30 ans. Ce fut l'occasion de découvrir les points communs de nos différentes histoires faites par des femmes, de maîtresses femmes parfois, nous souvenir des souffrances endurées pendant les guerres, des disparitions de Congrégations générées par les lois de séparation au début du XXe siècle, des nouveaux départs, de l'élan missionnaire toujours en réponse à des appels de l’Église et de la société défaillante.
Vivre le présent avec passion,
là où nous sommes envoyées, comme nous sommes, avec nos moyens d'aujourd'hui et la passion de la mission.
4 témoignages nous étaient offerts de la part de 3 Sœurs et une associée à la Congrégation. Trois générations, 4 bonheurs de vivre. Quatre témoignages lucides et humbles, sans complaisance, avec un brin d'humour : un vrai cadeau. Chacune relisant son histoire à la lumière de l'Esprit : comment l'Esprit m'a guidée dans ma vie et me guide encore aujourd'hui ?
Embrasser l'avenir avec espérance
avenir... futur... inconnu par définition... c'est continuer la route en se rendant disponible à l'inattendu de Dieu qui ne manquera pas de nous bousculer.
La mission, les "œuvres" comme on dit, notre mode de vie doivent être signes pour le monde aujourd'hui et demain. Comment sont-ils appelés à évoluer pour demeurer signe et être dynamisme renouvelé dans l’Église et la société de ce XXIème siècle ? Et en écho, à quelle disponibilité sommes nous appelées ?
Une journée riche de rencontres et de partages, au terme de laquelle nous sommes invitées à poursuivre la route, à embrasser le futur et accueillir l'avenir qui sera donné.
- regarder le passé avec reconnaissance,
- vivre le présent avec passion,
- embrasser l'avenir avec espérance.
Regarder le passé...
une histoire tissée de cinq histoires. Nous réapproprier notre histoire plurielle qui remonte jusqu'à 1652, découvrir nos histoires respectives qui se mêlent pour n'en faire qu'une. Et rendre grâces pour cette richesse. Chacune connaît l'histoire de sa propre Congrégation, mais pas très bien celle des autres Instituts accueillis successivement depuis 30 ans. Ce fut l'occasion de découvrir les points communs de nos différentes histoires faites par des femmes, de maîtresses femmes parfois, nous souvenir des souffrances endurées pendant les guerres, des disparitions de Congrégations générées par les lois de séparation au début du XXe siècle, des nouveaux départs, de l'élan missionnaire toujours en réponse à des appels de l’Église et de la société défaillante.
Vivre le présent avec passion,
là où nous sommes envoyées, comme nous sommes, avec nos moyens d'aujourd'hui et la passion de la mission.
4 témoignages nous étaient offerts de la part de 3 Sœurs et une associée à la Congrégation. Trois générations, 4 bonheurs de vivre. Quatre témoignages lucides et humbles, sans complaisance, avec un brin d'humour : un vrai cadeau. Chacune relisant son histoire à la lumière de l'Esprit : comment l'Esprit m'a guidée dans ma vie et me guide encore aujourd'hui ?
Embrasser l'avenir avec espérance
avenir... futur... inconnu par définition... c'est continuer la route en se rendant disponible à l'inattendu de Dieu qui ne manquera pas de nous bousculer.
La mission, les "œuvres" comme on dit, notre mode de vie doivent être signes pour le monde aujourd'hui et demain. Comment sont-ils appelés à évoluer pour demeurer signe et être dynamisme renouvelé dans l’Église et la société de ce XXIème siècle ? Et en écho, à quelle disponibilité sommes nous appelées ?
Une journée riche de rencontres et de partages, au terme de laquelle nous sommes invitées à poursuivre la route, à embrasser le futur et accueillir l'avenir qui sera donné.
vendredi 15 mai 2015
La 2CV, un art de vivre
Le Dodoche tour de l'année de la vie consacrée était gracieusement invité à la 22e rencontre nationale des clubs de 2 CV à La Rochelle ce jeudi de l'Ascension. Bien sûr l'équipe a répondu "présent" et m'a invitée à les accompagner.
Nous nous sommes d'abord retrouvées au Gué de Velluire pour la messe de l'Ascension, occasion pour les paroissiens de rencontrer quelques religieuses du renommé Dodoche tour et pour le curé de nous céder son temps de parole au moment de l'homélie. Puis direction La Rochelle... sous la pluie. Bien avant La Rochelle l'insolite s'invite sur la route : que de deudeuches ! et on se klaxonne les uns les autres, ça fleure la bonne humeur.
A notre arrivée nous retrouvons Franck, qui nous a invitées, et fait ouvrir pour nous les portes de ce haut-lieu, nous voilà au royaume de la 2 CV. Ambiance festive, bonne humeur toujours, animations diverses parfois loufoques, telle cette 2 CV remplie d'eau de mer à tirer le plus vite possible. Des 2 CV de toutes sortes, de tous âges, des belles bien retapées, bien briquées, d'autres plus anciennes et plus fatiguées, à en faire saliver amateurs et collectionneurs de 2 CV.
L'objectif de la journée était aussi pour nous, comme pour les Dodoche tours précédents, d'aller à la rencontre des gens, aux périphéries (chères au pape François). Nos voitures et tee-shirts estampillés Pape François ne laissaient planer aucun doute sur nos convictions et suscitaient quelques questions. Cette jeune famille d'Aytré dont les enfants grillaient d'envie de monter dans une 2 CV, et les parents de s'interroger : mais pourquoi les religieuses roulaient en 2 CV ? Alors on explique ce qui nous semble évident mais qui ne l'est pas, preuve... Il y a quelques décennies c'était la voiture la plus commune, pas trop onéreuse, et pour cette raison prisée des religieuses, facile à conduire et docile... immortalisée dans Le gendarme de St Troppez. Joie de retrouver ce généreux garagiste de Chavagnes, Vendeedeuch, qui a dépanné le Dodoche tour plusieurs fois, donné un cours de mécanique à Anne et Nadia, qui ne facture pas son temps. Et ces 2 jeunes autostoppeuses qui levaient le pouce sans conviction et qu'on a embarquées pour quelques kilomètres à la sortie de l'expo. Elles voyaient bien défiler toutes ces 2 CV mais n'étaient pas au courant du rassemblement. Anne raconte :
"Les 2 filles, elles se promenaient et voulaient faire un tour. Elles habitaient dans le centre de La Rochelle mais elles se moquaient de l'endroit où on allait les déposer ! Finalement, on les a laissées sans trop le savoir près de chez elles ! Des jeunes pros, intéressées par notre aventure ! Des minutes excellentes où nous avons partagé comme lors d'une rencontre de Dodoche Tour ! Très emballées par le projet, elles ont demandé si on élargissait notre tournée au-delà de la Vendée genre Charente... on a dit qu'on réfléchissait à aller à Rome rencontrer le pape : "Trop cool !". Une très belle rencontre ! Je crois que si on ne vous suivait pas on aurait pris une heure pour papoter ! Un cadeau !"
Pour terminer, cette sentence lue sur plusieurs 2 CV :
"Ceci n'est pas une voiture, c'est un art de vivre" (cliquer la photo ci-contre).
Certes il n'y a pas le confort XXIème siècle, mais rien d'essentiel ne manque, et c'est son charme : l'équipement a minima et rétro, les vitesses au tableau de bord, le starter, la demi-vitre à rabattre pour avoir de l'air, la conduite cool qui prend son temps, on dirait que le temps n'est pas le même quand on a pris place à bord d'une 2 CV... L'incontournable embouteillage à Marans en était presque sympathique...
Va donc savoir pourquoi ça fait sourire de voir une 2CV... alors tout un défilé !...
- Toutes les photos de la journée
- Vidéo de quelques animations
Nous nous sommes d'abord retrouvées au Gué de Velluire pour la messe de l'Ascension, occasion pour les paroissiens de rencontrer quelques religieuses du renommé Dodoche tour et pour le curé de nous céder son temps de parole au moment de l'homélie. Puis direction La Rochelle... sous la pluie. Bien avant La Rochelle l'insolite s'invite sur la route : que de deudeuches ! et on se klaxonne les uns les autres, ça fleure la bonne humeur.
"Les 2 filles, elles se promenaient et voulaient faire un tour. Elles habitaient dans le centre de La Rochelle mais elles se moquaient de l'endroit où on allait les déposer ! Finalement, on les a laissées sans trop le savoir près de chez elles ! Des jeunes pros, intéressées par notre aventure ! Des minutes excellentes où nous avons partagé comme lors d'une rencontre de Dodoche Tour ! Très emballées par le projet, elles ont demandé si on élargissait notre tournée au-delà de la Vendée genre Charente... on a dit qu'on réfléchissait à aller à Rome rencontrer le pape : "Trop cool !". Une très belle rencontre ! Je crois que si on ne vous suivait pas on aurait pris une heure pour papoter ! Un cadeau !"
Pour terminer, cette sentence lue sur plusieurs 2 CV :
"Ceci n'est pas une voiture, c'est un art de vivre" (cliquer la photo ci-contre).Certes il n'y a pas le confort XXIème siècle, mais rien d'essentiel ne manque, et c'est son charme : l'équipement a minima et rétro, les vitesses au tableau de bord, le starter, la demi-vitre à rabattre pour avoir de l'air, la conduite cool qui prend son temps, on dirait que le temps n'est pas le même quand on a pris place à bord d'une 2 CV... L'incontournable embouteillage à Marans en était presque sympathique...
Va donc savoir pourquoi ça fait sourire de voir une 2CV... alors tout un défilé !...
- Toutes les photos de la journée
- Vidéo de quelques animations
samedi 4 avril 2015
C'est con la vie !
Je la revois disant cela. Une parente, il y a plusieurs années déjà, mais j'y pense souvent.
Elle avait perdu un mari, puis un fils encore jeune et à nouveau un mari. Elle revisitait les bonheurs vécus mais surtout les souffrances et la mort. Et c'est vrai que sur ce dernier point elle n'avait pas été épargnée ! Elle faisait le tour de sa famille et de ses amis, tantôt le visage éclairé d'un timide sourire tantôt les yeux embués selon les événements. Et de conclure laconiquement : c'est con la vie.
Et elle avait raison. Oui c'est con la vie qui ne mène qu'à la mort. Oui c'est con la vie qui n'a pas de sens. Qu'est-ce que la vie, qu'est-ce que la mort si elles ne débouchent sur rien ?
Elle oubliait que même sans la foi sa vie avait eu un sens ne serait-ce que par les enfants qu'elle avait élevés avec amour et oubli d'elle-même, les maris et fils qu'elle avait accompagnés dans la maladie avec le même amour et oubli d'elle-même, les nombreux services rendus autour d'elle... Mais ça elle ne le voyait pas, l'énigme de la mort était trop forte.
Oui c'est con la vie si, au-delà de la mort, elle ne débouche pas sur autre chose.
Ma foi chrétienne me fait croire en une vie de bonheur avec Dieu au-delà de la mort. Et cette foi se fonde sur la résurrection du Christ, événement que l’Église célèbre en ce jour de Pâques.
Pâques, victoire de la vie sur la mort.
Pâques, immense message d'espérance et de joie au milieu de nos nuits et de nos douleurs.
Cela ne les supprime pas mais c'est croire qu'elles n'auront pas le dernier mot.
Oui c'est con la vie si Christ n'est pas ressuscité. Saint Paul le disait avec un peu plus de nuance : si Christ n'est pas ressuscité ma foi est vaine (1ère lettre aux Corinthiens, 15, 14).
Lecteur, qui que tu sois, croyant ou incroyant, agnostique, en recherche, regarde autour de toi les gestes, les paroles, les signes d'amour : ils disent la victoire de la vie sur le mal et sur la mort. C'est pas con la vie !
Belle fête de Pâques !
Elle avait perdu un mari, puis un fils encore jeune et à nouveau un mari. Elle revisitait les bonheurs vécus mais surtout les souffrances et la mort. Et c'est vrai que sur ce dernier point elle n'avait pas été épargnée ! Elle faisait le tour de sa famille et de ses amis, tantôt le visage éclairé d'un timide sourire tantôt les yeux embués selon les événements. Et de conclure laconiquement : c'est con la vie.
Et elle avait raison. Oui c'est con la vie qui ne mène qu'à la mort. Oui c'est con la vie qui n'a pas de sens. Qu'est-ce que la vie, qu'est-ce que la mort si elles ne débouchent sur rien ?
Elle oubliait que même sans la foi sa vie avait eu un sens ne serait-ce que par les enfants qu'elle avait élevés avec amour et oubli d'elle-même, les maris et fils qu'elle avait accompagnés dans la maladie avec le même amour et oubli d'elle-même, les nombreux services rendus autour d'elle... Mais ça elle ne le voyait pas, l'énigme de la mort était trop forte.
Ma foi chrétienne me fait croire en une vie de bonheur avec Dieu au-delà de la mort. Et cette foi se fonde sur la résurrection du Christ, événement que l’Église célèbre en ce jour de Pâques.
Pâques, victoire de la vie sur la mort.
Pâques, immense message d'espérance et de joie au milieu de nos nuits et de nos douleurs.
Cela ne les supprime pas mais c'est croire qu'elles n'auront pas le dernier mot.
Oui c'est con la vie si Christ n'est pas ressuscité. Saint Paul le disait avec un peu plus de nuance : si Christ n'est pas ressuscité ma foi est vaine (1ère lettre aux Corinthiens, 15, 14).
Lecteur, qui que tu sois, croyant ou incroyant, agnostique, en recherche, regarde autour de toi les gestes, les paroles, les signes d'amour : ils disent la victoire de la vie sur le mal et sur la mort. C'est pas con la vie !
Belle fête de Pâques !
samedi 28 mars 2015
Mon habit c'est ma croix
Comme chacun [ne] sait [pas forcément] nous sommes dans l'année de la vie consacrée, et cela depuis le 30 novembre dernier et jusqu'au 2 février prochain (cf. articles précédents). Une grosse année de 14 mois. C'est la mesure bien pleine, tassée, débordante* du Pape François qui a voulu cette belle année.
Les propositions pour cette année ne manquent pas. J'en retiendrai une plus particulièrement, peut-être pour son originalité, mais aussi pour son courage. Les plus jeunes religieux/ses du diocèse ont choisi d'aller à la rencontre des gens, sur le terrain, au plus proche de leur vie, simplement pour échanger avec eux, témoigner de leur joie de vivre dans un choix de vie particulier à la suite du Christ, répondre à leurs questions, prier avec eux... Une dizaine de tournées sont prévues au cours de l'année avec des points de rencontre aussi variés que les marchés, grandes surfaces, cafés débat, avec des adultes, des enfants et des jeunes, et surtout avec leur moyen de transport reconnaissable : des 2 CV, voilà pourquoi ils ont baptisé leur opération le dodoche tour.
Ils ont été boostés par le Pape François et l'ont pris au mot :
Au lieu d'être seulement une Église qui accueille et qui reçoit à portes ouvertes, cherchons aussi à être une Église qui trouve de nouveaux chemins, qui est capable de sortir d'elle-même et d’aller vers ceux qui ne la fréquentent pas, ceux qui se sont éloignés d'elle ou qui sont indifférents..."**.
Pourquoi des dodoches ? Pourquoi tant de virées ?... je ne reviendrai pas sur leurs motivations, on peut les retrouver sur le site de la Vie Consacrée en Vendée (catégorie dodoche tour) mais je retiens leur bonheur au soir de chaque circuit, les richesses des rencontres, les échanges, les remises en questions, les questions dérangeantes, les signes de soutien et d'amitié tout simples.
- Cette jeune femme qui titille un peu Anne parce qu'elle n'a pas l'habit religieux et la réponse de la jeune Sœur : "mon habit c'est ma croix", et de montrer la croix qu'elle porte au cou.
- Le beau soutien de Vendée Deuch. Bien sûr les voitures avaient été révisées et remises en état de marche... mais cela n'a pas empêché quelques soucis en route. C'est encore Anne qui raconte : on a été en panne et ce super garage très connaisseur nous suit et nous dépanne à tout moment, n'importe où ! Alors on leur fait faire une révision générale d'expert... On va même avoir droit à un cours d'une heure : mécanique, démarrage, trucs et astuces.
- Cet autre garagiste qui a bien baissé sa facture de réparation du moteur en disant : cette voiture elle a dû visiter beaucoup de familles pauvres et rendre de nombreux services, vous allez me payer seulement ça.
- Les divers journalistes qui se sont manifestés d'eux mêmes et ont fait des reportages sympathiques et pleins d'humour.
Et encore plein de belles rencontres en perspectives. Le prochain dodoche tour c'est le 18 avril, à Fontenay-le-Comte, à ne pas manquer. Et cet été la tournée des plages, 13, 14, 15, 16 juillet. S'ils passent près de chez vous ne les loupez pas, vous ne regretterez pas ;-)
* Cf. Luc 6, 38
** Interview du Pape François, repris dans le document Scrutate n° 8, p. 34
► Reportage de Damien Raveleau (France 3 Pays de la Loire)
bonnes soeurs en 2CV par Damien_Raveleau
► D'autres reportages et photos sur le site de la Vie Consacrée 85
Les propositions pour cette année ne manquent pas. J'en retiendrai une plus particulièrement, peut-être pour son originalité, mais aussi pour son courage. Les plus jeunes religieux/ses du diocèse ont choisi d'aller à la rencontre des gens, sur le terrain, au plus proche de leur vie, simplement pour échanger avec eux, témoigner de leur joie de vivre dans un choix de vie particulier à la suite du Christ, répondre à leurs questions, prier avec eux... Une dizaine de tournées sont prévues au cours de l'année avec des points de rencontre aussi variés que les marchés, grandes surfaces, cafés débat, avec des adultes, des enfants et des jeunes, et surtout avec leur moyen de transport reconnaissable : des 2 CV, voilà pourquoi ils ont baptisé leur opération le dodoche tour.
Ils ont été boostés par le Pape François et l'ont pris au mot :
Au lieu d'être seulement une Église qui accueille et qui reçoit à portes ouvertes, cherchons aussi à être une Église qui trouve de nouveaux chemins, qui est capable de sortir d'elle-même et d’aller vers ceux qui ne la fréquentent pas, ceux qui se sont éloignés d'elle ou qui sont indifférents..."**.
Pourquoi des dodoches ? Pourquoi tant de virées ?... je ne reviendrai pas sur leurs motivations, on peut les retrouver sur le site de la Vie Consacrée en Vendée (catégorie dodoche tour) mais je retiens leur bonheur au soir de chaque circuit, les richesses des rencontres, les échanges, les remises en questions, les questions dérangeantes, les signes de soutien et d'amitié tout simples.
- Cette jeune femme qui titille un peu Anne parce qu'elle n'a pas l'habit religieux et la réponse de la jeune Sœur : "mon habit c'est ma croix", et de montrer la croix qu'elle porte au cou.
- Le beau soutien de Vendée Deuch. Bien sûr les voitures avaient été révisées et remises en état de marche... mais cela n'a pas empêché quelques soucis en route. C'est encore Anne qui raconte : on a été en panne et ce super garage très connaisseur nous suit et nous dépanne à tout moment, n'importe où ! Alors on leur fait faire une révision générale d'expert... On va même avoir droit à un cours d'une heure : mécanique, démarrage, trucs et astuces.
- Cet autre garagiste qui a bien baissé sa facture de réparation du moteur en disant : cette voiture elle a dû visiter beaucoup de familles pauvres et rendre de nombreux services, vous allez me payer seulement ça.
- Les divers journalistes qui se sont manifestés d'eux mêmes et ont fait des reportages sympathiques et pleins d'humour.
Et encore plein de belles rencontres en perspectives. Le prochain dodoche tour c'est le 18 avril, à Fontenay-le-Comte, à ne pas manquer. Et cet été la tournée des plages, 13, 14, 15, 16 juillet. S'ils passent près de chez vous ne les loupez pas, vous ne regretterez pas ;-)
* Cf. Luc 6, 38
** Interview du Pape François, repris dans le document Scrutate n° 8, p. 34
► Reportage de Damien Raveleau (France 3 Pays de la Loire)
bonnes soeurs en 2CV par Damien_Raveleau
► D'autres reportages et photos sur le site de la Vie Consacrée 85
mardi 3 février 2015
"Réveillez le monde !"
La journée de la vie consacrée revêtait cette année une allure particulière puisqu'elle s'inscrit dans l'année de la vie consacrée. Fixée au 2 février, elle a été célébrée la veille dans le diocèse de Luçon, un dimanche qui permettait à davantage de personnes d'y participer.
Un grand nombre de consacrés de tout le diocèse participaient à la messe à La Roche sur Yon, entourés de paroissiens, de parents, amis, collaborateurs... Je ne reviendrai pas sur le déroulement de la journée que j'ai déjà abordé sur le site de la vie consacrée du diocèse de Luçon. Je voudrais plutôt parler ici de la rencontre de l'après midi avec le Père Jean-Claude Lavigne, dominicain. Temps privilégié offert aux consacrés. Quelques notes de son intervention en attendant d'avoir le texte intégral.
Le Père Lavigne présente globalement la vie consacrée comme une manière de structurer notre vie, de la réorganiser autour de Dieu, d'articuler nos questionnements et nos espoirs autour de la Parole de Dieu. La diversité qui apparaît dans les formes concrètes de mise en œuvre correspond à différentes missions, différents besoins apparus au fil de l'histoire, on parle alors de charisme. Ce charisme, même porté à l'origine par des fondateurs, ne peut être revendiqué par personne, il est un don de l'Esprit à l’Église. Ne pas se l'approprier tout en continuant à lui faire porter des fruits.
Dans une société de plus en plus sécularisée, qui n'a pas besoin de l'hypothèse de Dieu pour expliquer le monde la vie consacrée a sa place et une parole à dire. Dans la lettre apostolique qu'il leur a adressée le Pape encourage les consacrés à regarder le monde avec réalisme et enthousiasme. Et cela en trois temps, comme les trois objectifs de cette année de la vie consacrée, et à travers six défis.
Trois objectifs
en six défis :
Un grand nombre de consacrés de tout le diocèse participaient à la messe à La Roche sur Yon, entourés de paroissiens, de parents, amis, collaborateurs... Je ne reviendrai pas sur le déroulement de la journée que j'ai déjà abordé sur le site de la vie consacrée du diocèse de Luçon. Je voudrais plutôt parler ici de la rencontre de l'après midi avec le Père Jean-Claude Lavigne, dominicain. Temps privilégié offert aux consacrés. Quelques notes de son intervention en attendant d'avoir le texte intégral.
Le Père Lavigne présente globalement la vie consacrée comme une manière de structurer notre vie, de la réorganiser autour de Dieu, d'articuler nos questionnements et nos espoirs autour de la Parole de Dieu. La diversité qui apparaît dans les formes concrètes de mise en œuvre correspond à différentes missions, différents besoins apparus au fil de l'histoire, on parle alors de charisme. Ce charisme, même porté à l'origine par des fondateurs, ne peut être revendiqué par personne, il est un don de l'Esprit à l’Église. Ne pas se l'approprier tout en continuant à lui faire porter des fruits.
Dans une société de plus en plus sécularisée, qui n'a pas besoin de l'hypothèse de Dieu pour expliquer le monde la vie consacrée a sa place et une parole à dire. Dans la lettre apostolique qu'il leur a adressée le Pape encourage les consacrés à regarder le monde avec réalisme et enthousiasme. Et cela en trois temps, comme les trois objectifs de cette année de la vie consacrée, et à travers six défis.
Trois objectifs
- regarder le passé avec reconnaissance...
- vivre le présent avec passion...
- embrasser l'avenir avec espérance...
en six défis :
- montrer la joie de la fraternité, dans le dépassement. La fraternité comme une occasion et une chance de se dépasser. Puissions-nous ne pas faire mentir le Pape quand il dit : « Là où il y a les religieux il y a la joie »,
- réveiller le monde en faisant naître la vie chez les autres, en dénonçant ce qui va mal, ce qui est de l'ordre de l'humiliation, en dénonçant les idoles et les fausses valeurs,
- offrir une expérience de fraternité dans la rencontre, faire l'expérience que la fraternité est possible, être "experts en communion",
- aller aux périphéries essentielles, là où les gens n'espèrent plus, à la rencontre de ceux qui souffrent,
- offrir des espaces de prière, permettre de faire une expérience de la présence de Dieu,
- aller à la rencontre de nos contemporains, d'autres religieux, de laïcs... partager nos charismes, ensemble être missionnaires...
dimanche 11 janvier 2015
Je vis une foule immense
Mais quelle est donc cette semaine qui s'achève ? Trois jours d'angoisse, de barbarie, de tueries, de deuil et une journée de réconciliation et de fraternité. Semaine sanglante, dimanche de paix et d'unité.

J'étais cet après midi de ces trois... quatre... cinq millions (on ne sait pas très bien et pour une fois on ne chipote pas là-dessus) qui ont défilé en France ce week-end. Défilé calme, paisible, bon enfant. Des gens de partout, de tous bords, de tous âges. Depuis le haut de la place Viète la topographie de la ville permettait de voir s'étirer le ruban des marcheurs dans la rue principale. Pas de slogan, pas de cris, juste des affichettes "Je suis Charlie", "Je suis...", des crayons et des applaudissements à trois ou quatre reprises. Une marche sobre, digne.
De retour chez moi j'ai suivi ce qui se passait à Paris en zappant entre la télé et les réseaux sociaux. Photos, vidéos, interviews, tweets reflétaient l'ambiance parisienne. Les mots se bousculaient :
- la plus grande manifestation jamais recensée en France,
- journée historique, rare, c'est peu souvent qu'on a un tel sentiment d'union nationale,
- la police, les CRS on les aime (ça aussi on ne l'entend pas souvent),
- la France debout...
- contre le terrorisme, pour la France, pour la liberté,
- fier d'être Français,
- poignant, impressionnant, républicain etc.
Une volonté commune de faire face à la violence et de ne pas se laisser voler sa liberté, dans un élan de fraternité, dans la dignité et avec une grande émotion. Comment cette journée qui a rassemblé tant de gens divers sera-t-elle levain pour les jours suivants ? Il y aura un avant et un après 11 janvier 2015 dit-on, qu'allons-nous entreprendre individuellement et ensemble pour que demain soit plus fraternel, plus respectueux de l'autre, plus chemin de liberté ? "Puisse ce jour porter un fruit durable d'unité, de paix, de respect. A chacun de le décider" (Abbé Grosjean).
Je vis une foule immense, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues


Le dessin de Chaunu demain dans @OuestFrance #JeSuisCharlie pic.twitter.com/RemdbvwvdQ
— Bleu_BNormandie (@fbleubnormandie) 11 Janvier 2015
J'étais cet après midi de ces trois... quatre... cinq millions (on ne sait pas très bien et pour une fois on ne chipote pas là-dessus) qui ont défilé en France ce week-end. Défilé calme, paisible, bon enfant. Des gens de partout, de tous bords, de tous âges. Depuis le haut de la place Viète la topographie de la ville permettait de voir s'étirer le ruban des marcheurs dans la rue principale. Pas de slogan, pas de cris, juste des affichettes "Je suis Charlie", "Je suis...", des crayons et des applaudissements à trois ou quatre reprises. Une marche sobre, digne.
De retour chez moi j'ai suivi ce qui se passait à Paris en zappant entre la télé et les réseaux sociaux. Photos, vidéos, interviews, tweets reflétaient l'ambiance parisienne. Les mots se bousculaient :
- la plus grande manifestation jamais recensée en France,
- journée historique, rare, c'est peu souvent qu'on a un tel sentiment d'union nationale,
- la police, les CRS on les aime (ça aussi on ne l'entend pas souvent),
- la France debout...
- contre le terrorisme, pour la France, pour la liberté,
- fier d'être Français,
- poignant, impressionnant, républicain etc.
Une volonté commune de faire face à la violence et de ne pas se laisser voler sa liberté, dans un élan de fraternité, dans la dignité et avec une grande émotion. Comment cette journée qui a rassemblé tant de gens divers sera-t-elle levain pour les jours suivants ? Il y aura un avant et un après 11 janvier 2015 dit-on, qu'allons-nous entreprendre individuellement et ensemble pour que demain soit plus fraternel, plus respectueux de l'autre, plus chemin de liberté ? "Puisse ce jour porter un fruit durable d'unité, de paix, de respect. A chacun de le décider" (Abbé Grosjean).
Je vis une foule immense, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues
Il essuiera toute larme de leurs yeux et la mort ne sera plus,
et il n'y aura plus ni pleur, ni cri, ni douleur.
Ça vous dit que demain, on continue de s'aimer?
— LB2S (@LB2S) 11 Janvier 2015
Ça me fait bien plaisir quand vous êtes pas cons.
— Dieu Officiel (@DieuOfficiel) 11 Janvier 2015
samedi 3 janvier 2015
Meilleurs vœux
D'une vie antérieure de prof j'ai le souvenir que je n'aimais pas du tout cette rentrée de janvier. Ces quelques jours de vacances autour de Noël sont, plus que d'autres, une période de fête de famille. Je savais pertinemment que tous les jeunes n'avaient pas forcément passé de bonnes vacances, plusieurs fois certains avaient vécu des drames (accident, décès, suicide...). Alors, le face à face avec 25 ou 30 jeunes au seuil de l'année nouvelle où la tradition veut qu'on s'adresse des vœux de bonheur, me mettait toujours mal à l'aise. Allais-je souhaiter, même avec la plus grande sincérité, "Bonne année, bonne santé et la bac à la fin de l'année" sans savoir dans quelle terre labourée ça allait tomber ?
Alors pour ces jeunes en fin d'adolescence, au seuil de la vie, déjà ou prochainement affrontés à des choix importants, j'ai souvent repris les vœux de Jacques Brel. Je trouvais (et trouve toujours) qu'ils sont une magnifique méditation sur la vie et le bonheur, tout un programme de vie.
En soi, ils n'ont rien de religieux, et pourtant croyant, non-croyant, personne en recherche... chacun peut s'y retrouver.
Lecteur, de tout cœur je t'adresse aussi ces vœux :
... Le seul fait de rêver est déjà très important.
Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer
et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil
et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres,
parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence
et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche,
à l’aventure, à la vie, à l’amour,
car la vie est une magnifique aventure
et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous,
fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.
Jacques Brel - 1er janvier 1968 - Europe 1
Alors pour ces jeunes en fin d'adolescence, au seuil de la vie, déjà ou prochainement affrontés à des choix importants, j'ai souvent repris les vœux de Jacques Brel. Je trouvais (et trouve toujours) qu'ils sont une magnifique méditation sur la vie et le bonheur, tout un programme de vie.
En soi, ils n'ont rien de religieux, et pourtant croyant, non-croyant, personne en recherche... chacun peut s'y retrouver.
Lecteur, de tout cœur je t'adresse aussi ces vœux :
... Le seul fait de rêver est déjà très important.Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir
et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer
et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions.
Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil
et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres,
parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence
et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche,
à l’aventure, à la vie, à l’amour,
car la vie est une magnifique aventure
et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous,
fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable.
Jacques Brel - 1er janvier 1968 - Europe 1
mercredi 24 décembre 2014
Joyeux Noël !
Dans une vidéo sympa et pleine d'humour à la mode chinoise le curé de la paroisse nous révèle le scoop de Noël : à Noël Dieu vient crécher en nous. En nous... chez nous... Accueillons-le et donnons-lui toute la place, toute sa place, en nous et dans notre monde.
A toi, lecteur-visiteur-chrétien de ce blog je te souhaite de reconnaître dans la fragilité de l'enfant de la crèche l'Enfant-Dieu venu apporter la paix et la joie dans un monde de douleur.
A toi lecteur-visiteur-athée-ou-en-recherche j'adresse aussi ce vœu de joyeux Noël. Au-delà de la guerre des crèches ou des viles polémiques autour de la laïcité, si tu ne reconnais pas la dimension religieuse de cette fête, tu as à cœur d'en faire une belle fête de famille, dans la joie et l'attention à l'autre, une trêve de lumière et de paix dans la nuit.
A toi donc lecteur-visiteur, je dis Joyeux Noël ! à toi et à ceux qui te sont chers, ceux avec qui tu passeras ces moments de fête, donnant un peu de ton temps et de ton amitié.
A toi, lecteur-visiteur-chrétien de ce blog je te souhaite de reconnaître dans la fragilité de l'enfant de la crèche l'Enfant-Dieu venu apporter la paix et la joie dans un monde de douleur.
A toi lecteur-visiteur-athée-ou-en-recherche j'adresse aussi ce vœu de joyeux Noël. Au-delà de la guerre des crèches ou des viles polémiques autour de la laïcité, si tu ne reconnais pas la dimension religieuse de cette fête, tu as à cœur d'en faire une belle fête de famille, dans la joie et l'attention à l'autre, une trêve de lumière et de paix dans la nuit.
A toi donc lecteur-visiteur, je dis Joyeux Noël ! à toi et à ceux qui te sont chers, ceux avec qui tu passeras ces moments de fête, donnant un peu de ton temps et de ton amitié.
lundi 22 décembre 2014
Vers le diaconat permanent
Dans la procession d'entrée qui s'avance, les servants d'autel, le diacre, les prêtres, mais aussi un nouveau : François. Nouveau dans la procession, mais pas nouveau pour l'assemblée, on le connaît bien à Fontenay ainsi qu'Isabelle son épouse et leurs quatre enfants. Déjà en aube blanche, vêtement des baptisés, il s'avance et se prosterne devant l'autel mais vient prendre sa place dans l'assemblée, au milieu de sa famille et de ses amis venus l'accompagner pour cette première étape publique de l'ordination au diaconat permanent.
"Publique", car il n'y a que trois semaines que la communauté paroissiale en a été informée, et a accueilli cette nouvelle avec joie. Depuis plusieurs années François chemine vers le diaconat permanent, avec Isabelle et le soutien d'une équipe d'accompagnement. Et pour lui laisser toute sa liberté de discernement, cette étape, même longue, est gardée secrète.
Avant l'ordination elle-même le futur diacre est institué pour le service de la Parole (lectorat) et de la prière (acolytat). C'est l'engagement de ce jour pour François.
A l'appel du célébrant, délégué de l'évêque, il répond "Me voici" et s'avance vers l'autel pour prendre place dans le chœur. Rappel qu'il s'agit bien d'un appel de l’Église pour un service d’Église.
C'est seulement après l'homélie que se déroule le rite de l'institution au ministère de la Parole (Lectorat) puis le rite de l'institution au ministère de la prière communautaire et de l'Eucharistie (Acolytat). Chaque rite signifié par la remise du lectionnaire, livre de la Parole de Dieu, et la remise du calice et de la patène signes de l'Eucharistie et de la prière, non point pour consacrer lui-même le pain et le vin (même après l'ordination) mais pour porter à Dieu les dons et les offrandes de la communauté chrétienne rassemblée.
François reçoit ainsi de l’Église, la mission de proclamer la Parole de Dieu, non seulement dans la liturgie, mais par toute sa vie et notamment dans sa responsabilité dans l'Enseignement catholique, et la mission du service de la prière dans (et de) l’Église.
La célébration de ce dimanche, au cœur de sa communauté paroissiale, met l'accent sur deux des trois dimensions du ministère diaconal, celles de la parole et de la liturgie. N'oublions pas que le ministère spécifique du diacre est celui de la charité, à l'égard de tous. Le diaconat est le sacrement du service pour que l'Église devienne toujours davantage un peuple de serviteurs.
Rendons grâces pour le oui de François, et aussi pour l'adhésion d'Isabelle. On le sait c'est François qui sera ordonné, mais sans le oui d'Isabelle rien ne pourra se faire. Un oui qui rejoint le oui de Marie que nous venons d'entendre dans l'évangile de ce 4e dimanche de l'Avent. Au fait, le choix de cette date... c'est un heureux hasard, ou c'est vraiment voulu ?...
Pour en savoir plus sur la diaconat permanent :
- "le diaconat en 20 questions" (diocèse de Luçon)
- homélie du Père Jacques Gomart à la célébration des Institutions du 21 décembre 2014
- le site national du diaconat permanent
dimanche 23 novembre 2014
Paroles de soignants
Je pourrais, à l'image des profs, tenir mon carnet de "perles de soignants"... ça y ressemble un peu, juste un peu.
♦ L'autre jour j'avais un vêtement dont une maille avait sauté. Et vu comme on tire dessus c'était sûr que si je n'y mettais pas un point ça aller filer dans tous les sens (c'est le moment de le dire). A l'occasion d'un passage de Karine, infirmière, lui montrant l'objet du délit, je lui demande :
- vous n'auriez pas une aiguillée de fil dans le service, que je mette un point pour arrêter cette maille ?
- ah non, on n'a pas ça ici... vous savez coudre...
Je n'ai pas su distinguer si le ton induisait un point d'interrogation ou un point d'exclamation, mais j'étais sidérée devinant au-delà de sa réflexion qu'elle ne savait pas coudre. Comment se peut-il qu'une jeune femme d'une trentaine d'années, mariée, avec probablement des enfants, ne sache pas mettre un point à un vêtement, juste stopper un maille... recoudre un bouton ? Vraiment cette génération est déconcertante !
Heureusement que le chirurgien, lui, a pris l'option couture à la fac de médecine, sinon on était mal partis !
♦ Ce week-end ma voisine est partie en permission, je suis donc seule dans la chambre... et ne m'en plains pas. Non, elle est sympa la voisine, juste un peu bavarde. Karine, encore, à l'occasion d'un soin me dit :
- ah mais vous êtes toute seule là, ça va ?
- oui, ça va très bien
- c'est vrai que la vie en communauté c'est pas toujours simple...
oups, et on a embrayé toutes les deux ensemble :
elle : oui, c'est vrai que... et moi : je suis bien placée pour savoir...
♦ Ce matin, avec Christelle,
- vous m'autorisez à aller à la messe à la chapelle aujourd'hui ? (il faut sortir et marcher un peu)
- oui, bien sûr
- merci
- (après une seconde de silence) vous aurez un p'tite prière pour nos deux p'tits Messieurs ?
- ? ? ?
- oui, on a eu deux décès hier après midi dans le service
- ici, là, à l'étage ?
- oui, le p'tit Monsieur d'en face, celui qui criait tout le temps, et un autre plus loin.
J'ai repensé avec amertume à l'agacement que me causait ce voisin d'en face, au début surtout, quand il criait des heures durant, y compris la nuit. Ce n'étaient pas des cris de douleur, mais des appels à une présence près de lui, il semblait ne pas supporter d'être seul.
La pensée de cet homme m'a habitée durant toute la messe, il n'a cessé d'être présent, lui surtout, même si je ne l'avais jamais vu, mais tellement entendu. Et voilà, je ne l'entendrai plus... J'espère que pour lui la solitude est finie et qu'il est en paix.
En rentrant de la messe, j'ai croisé Christelle et lui ai dit que j'avais prié pour les deux p'tits Messieurs...
"Ah, merci" m'a-t-elle répondu.
Et je me demande encore comment comprendre ce "merci".
♦ L'autre jour j'avais un vêtement dont une maille avait sauté. Et vu comme on tire dessus c'était sûr que si je n'y mettais pas un point ça aller filer dans tous les sens (c'est le moment de le dire). A l'occasion d'un passage de Karine, infirmière, lui montrant l'objet du délit, je lui demande :
- vous n'auriez pas une aiguillée de fil dans le service, que je mette un point pour arrêter cette maille ?
- ah non, on n'a pas ça ici... vous savez coudre...
Je n'ai pas su distinguer si le ton induisait un point d'interrogation ou un point d'exclamation, mais j'étais sidérée devinant au-delà de sa réflexion qu'elle ne savait pas coudre. Comment se peut-il qu'une jeune femme d'une trentaine d'années, mariée, avec probablement des enfants, ne sache pas mettre un point à un vêtement, juste stopper un maille... recoudre un bouton ? Vraiment cette génération est déconcertante !
Heureusement que le chirurgien, lui, a pris l'option couture à la fac de médecine, sinon on était mal partis !
♦ Ce week-end ma voisine est partie en permission, je suis donc seule dans la chambre... et ne m'en plains pas. Non, elle est sympa la voisine, juste un peu bavarde. Karine, encore, à l'occasion d'un soin me dit :
- ah mais vous êtes toute seule là, ça va ?
- oui, ça va très bien
- c'est vrai que la vie en communauté c'est pas toujours simple...
oups, et on a embrayé toutes les deux ensemble :
elle : oui, c'est vrai que... et moi : je suis bien placée pour savoir...
♦ Ce matin, avec Christelle,
- vous m'autorisez à aller à la messe à la chapelle aujourd'hui ? (il faut sortir et marcher un peu)
- oui, bien sûr
- merci
- (après une seconde de silence) vous aurez un p'tite prière pour nos deux p'tits Messieurs ?
- ? ? ?
- oui, on a eu deux décès hier après midi dans le service
- ici, là, à l'étage ?
- oui, le p'tit Monsieur d'en face, celui qui criait tout le temps, et un autre plus loin.
J'ai repensé avec amertume à l'agacement que me causait ce voisin d'en face, au début surtout, quand il criait des heures durant, y compris la nuit. Ce n'étaient pas des cris de douleur, mais des appels à une présence près de lui, il semblait ne pas supporter d'être seul.
La pensée de cet homme m'a habitée durant toute la messe, il n'a cessé d'être présent, lui surtout, même si je ne l'avais jamais vu, mais tellement entendu. Et voilà, je ne l'entendrai plus... J'espère que pour lui la solitude est finie et qu'il est en paix.
En rentrant de la messe, j'ai croisé Christelle et lui ai dit que j'avais prié pour les deux p'tits Messieurs...
"Ah, merci" m'a-t-elle répondu.
Et je me demande encore comment comprendre ce "merci".
dimanche 9 novembre 2014
J'lui dis... ou j'lui dis pas ?...
On est arrivées quasiment en même temps toutes les deux dans cette chambre de convalescence qu'on va partager quelques jours. Le temps de s'installer, de faire les formalités et l'heure du diner est vite arrivée. Brefs échanges pour faire un peu connaissance, le minimum. Ce n'est que le lendemain que je me suis rendue compte que ma compagne était du genre "je raconte ma vie", ce qui n'est pas tout à fait le mien. Je la laisse parler, elle est inépuisable, et un peu épuisante... jusqu'au moment où elle dit avoir perdu ses parents jeune, élevée par une grand mère et placée d'institutions religieuses en institutions religieuses. Je sens le vent tourner et me doute un peu de la suite. En effet, j'ai un long couplet sur les sœurs : elles étaient dures, et puis
les sœurs, y en a des qui sont pas mal mais alors les autres... y en a
qui sont vraiment pas commodes... Je souriais intérieurement : si elle savait...
Juste après j'ai mis ça sur Facebook, en terminant par : "Hum... je lui dis ?"
J'ai été littéralement harcelée par mes amis, avec beaucoup d'humour certes, mais c’était clair qu'il fallait que je décline mon état. J'ai même eu les conseils de Koz (et la griffe de Koz sur mon mur, ça vaut un autographe !). Pourtant je n'en avais pas vraiment envie.
Leur harcèlement m'a fait réfléchir. Et après tout pourquoi pas ? C'est une occasion de témoignage qui m'est offerte... et puis au seuil de l'année de la vie consacrée je ne vais quand même pas me défiler !
J'ai quand même attendu qu'une occasion se présente (malgré les conseils audacieux de certains), le passage d'un membre de l'aumônerie de l'hôpital pour la communion dimanche, par exemple.
En fait, je ne sais même plus comment c'est venu, mais au détour d'une de ses phrases, après déjeuner, j'ai abattu mes cartes. Ça a fait juste un petit blanc dans la conversation. Elle ne m'a même pas demandé, comme habituellement dans ce cas, de quelle Congrégation j'étais, elle a embrayé sur la personne de l'aumônerie puis la série de questions habituelles des gens pas tout à fait dans l'Eglise et qui ne comprennent pas ce qui s'y passe. La personne qui est venue ce matin, elle fait quoi, elle est diacre ? Elle peut pas être diacre ? C'est quoi un diacre ?... et l'ordination des femmes... ben il y a bien des femmes qui sont ordonnées... et les divorcés-remariés dans l'Eglise... et si un divorcé-remarié meurt, il pourra "passer par l'église" ?... et les suicidés, avant, ils n'avaient pas le droit de "passer par l'église" (exemples à l'appui)... Assaut de questions auxquelles j'ai essayé d'apporter des réponses simples, aussi justes que possible et pas trop longues... puis la conversation a dévié sur autre chose.
Voilà, j'ai donc tombé le masque et ça ne s'est pas poursuivi comme je supposais, mais qu'importe. Elle a posé ses questions c'est cela qui compte et la porte reste ouverte. C'est fou les questions que se posent les gens ! c'est fou l'ignorance qui demeure alors qu'on se bat pour se faire comprendre, être à leur portée. La nouvelle évangélisation a encore de belles heures devant elle !
Merci les amis Facebook pour votre harcèlement ! ;)
Juste après j'ai mis ça sur Facebook, en terminant par : "Hum... je lui dis ?"
J'ai été littéralement harcelée par mes amis, avec beaucoup d'humour certes, mais c’était clair qu'il fallait que je décline mon état. J'ai même eu les conseils de Koz (et la griffe de Koz sur mon mur, ça vaut un autographe !). Pourtant je n'en avais pas vraiment envie.
Leur harcèlement m'a fait réfléchir. Et après tout pourquoi pas ? C'est une occasion de témoignage qui m'est offerte... et puis au seuil de l'année de la vie consacrée je ne vais quand même pas me défiler !
J'ai quand même attendu qu'une occasion se présente (malgré les conseils audacieux de certains), le passage d'un membre de l'aumônerie de l'hôpital pour la communion dimanche, par exemple.
En fait, je ne sais même plus comment c'est venu, mais au détour d'une de ses phrases, après déjeuner, j'ai abattu mes cartes. Ça a fait juste un petit blanc dans la conversation. Elle ne m'a même pas demandé, comme habituellement dans ce cas, de quelle Congrégation j'étais, elle a embrayé sur la personne de l'aumônerie puis la série de questions habituelles des gens pas tout à fait dans l'Eglise et qui ne comprennent pas ce qui s'y passe. La personne qui est venue ce matin, elle fait quoi, elle est diacre ? Elle peut pas être diacre ? C'est quoi un diacre ?... et l'ordination des femmes... ben il y a bien des femmes qui sont ordonnées... et les divorcés-remariés dans l'Eglise... et si un divorcé-remarié meurt, il pourra "passer par l'église" ?... et les suicidés, avant, ils n'avaient pas le droit de "passer par l'église" (exemples à l'appui)... Assaut de questions auxquelles j'ai essayé d'apporter des réponses simples, aussi justes que possible et pas trop longues... puis la conversation a dévié sur autre chose.
Voilà, j'ai donc tombé le masque et ça ne s'est pas poursuivi comme je supposais, mais qu'importe. Elle a posé ses questions c'est cela qui compte et la porte reste ouverte. C'est fou les questions que se posent les gens ! c'est fou l'ignorance qui demeure alors qu'on se bat pour se faire comprendre, être à leur portée. La nouvelle évangélisation a encore de belles heures devant elle !
Merci les amis Facebook pour votre harcèlement ! ;)
lundi 20 octobre 2014
Mission et jubilé
Fêter 10 ans de sacerdoce un dimanche des missions quand on est originaire du Ghana c'était une bonne idée. Et voilà comment le Père George nous a plongés au cœur de la mission lointaine en ce 19 octobre.
On se souvient de son arrivée chez nous, il y a un an. Pas le moindre mot de français dans son vocabulaire. Au début on bricole avec nos reliquats d'anglais scolaire, des gestes et des signes... et le courant passe vite. George est un battant, il s'est mis au français et à notre culture avec persévérance, même si "c'est dur le français !". Enjoué et fraternel il a vite trouvé sa place parmi nous et on l'aime bien George !

Pour que la messe soit aux couleurs de son pays il l'a préparée avec quelques Wallisiens et Réunionnais de la paroisse. Couleurs et volume garantis. Couleur des îles dans la chasuble de George et les étoles des prêtres, dans les fleurs et les fruits des offrandes. Harmonieux mélange de chants français et wallisiens en langue ou traduits. La musique est si simple et entraînante que tout le monde chante. C'est priant et c'est joyeux.
Il avait aussi invité le Père Vitalis, un confrère compatriote, en paroisse dans le Nord Vendée.
Même le soleil était au rendez-vous, pour un peu on se serait cru dans l'une de ces magnifiques Iles, il manquait juste un peu de rhum dans le jus d'orange du verre de l'amitié sur le parvis de l'église ;)
Bonne humeur et sourires sur tous les visages. Marie-France raconte l'accueil sympathique reçu à sa proposition de l'appel du mois de l'ACAT, alors que d'habitude les gens sont plutôt frileux et fuyants à ce moment-là. Un rapport avec la fête du jour ?...
Et la fête s'est poursuivie par un pique-nique, en plein air s'il vous plaît, avec tous ceux qui voulaient continuer la fête avec George et ses amis.
Merci George !
(D'autres photos et vidéos sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay)
On se souvient de son arrivée chez nous, il y a un an. Pas le moindre mot de français dans son vocabulaire. Au début on bricole avec nos reliquats d'anglais scolaire, des gestes et des signes... et le courant passe vite. George est un battant, il s'est mis au français et à notre culture avec persévérance, même si "c'est dur le français !". Enjoué et fraternel il a vite trouvé sa place parmi nous et on l'aime bien George !

Pour que la messe soit aux couleurs de son pays il l'a préparée avec quelques Wallisiens et Réunionnais de la paroisse. Couleurs et volume garantis. Couleur des îles dans la chasuble de George et les étoles des prêtres, dans les fleurs et les fruits des offrandes. Harmonieux mélange de chants français et wallisiens en langue ou traduits. La musique est si simple et entraînante que tout le monde chante. C'est priant et c'est joyeux.
Il avait aussi invité le Père Vitalis, un confrère compatriote, en paroisse dans le Nord Vendée.
Même le soleil était au rendez-vous, pour un peu on se serait cru dans l'une de ces magnifiques Iles, il manquait juste un peu de rhum dans le jus d'orange du verre de l'amitié sur le parvis de l'église ;)
Bonne humeur et sourires sur tous les visages. Marie-France raconte l'accueil sympathique reçu à sa proposition de l'appel du mois de l'ACAT, alors que d'habitude les gens sont plutôt frileux et fuyants à ce moment-là. Un rapport avec la fête du jour ?...
Et la fête s'est poursuivie par un pique-nique, en plein air s'il vous plaît, avec tous ceux qui voulaient continuer la fête avec George et ses amis.
Merci George !
(D'autres photos et vidéos sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay)
lundi 6 octobre 2014
Un bébé à tout prix
A Paris, Bordeaux... la Manif pour tous se met en place en ce début d’après midi dominical, les participants arrivent de tous horizons, c'est calme, bon enfant... La manif, c'est pour s'opposer à la GPA et à la PMA pour les couples homosexuels. Et tout ça dans un contexte de politique familiale pour le moins préoccupant.
A Rome, le matin même le Pape François a ouvert le Synode sur la famille, "dans une ambiance un peu tendue", nous dit-on après. Le Synode doit se pencher sur les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation, autrement dit comment se situer face aux évolutions de la société et en particulier celles qui touchent la famille.
Ni à Paris, ni à Rome, je regarde 13h15 le dimanche sur France 2 un reportage gentiment intitulé "2 hommes et un couffin" (1).
L'histoire du 13h15 de ce jour c'est Bruno et Christophe, homosexuels, veulent un enfant et comme la GPA est interdite en France il vont aller chercher ailleurs. Ah ça tombe bien, le sujet est pile dans l'actu du moment ! D'abord une mère porteuse, Véronica, aux USA, puis une donneuse d'ovocytes. Le reportage nous fait suivre l'évolution de la grossesse aux USA, le stress des futurs papas en France, les incompréhensions des parents de l'un d'eux... Techniquement le reportage est plutôt pas mal, les gens sont sympathiques et même attachants, on ne nous cache pas quelques difficultés mais au bout du compte ça se termine bien. Deux belles petites filles vont voir le jour un peu avant terme, puis Colombe et Olympe vont rentrer en France avec leurs papas (ils se sont quand même mis à 4 pour faire ces 2 bébés).
Voilà pour l'histoire. Et on se prend des réflexions ahurissantes en pleine figure qui posent une palanquée de questions.
Véronica (déjà mère de 2 enfants) ne vit pas cette grossesse comme les précédentes : ce fœtus n'est pas à moi, c'est un corps étranger que je porte. Et pour éviter le rejet, pour que la grossesse tienne elle a un traitement lourd et douloureux. Toutes ces injections qu'elle se fait, tous ces produits chimiques qui envahissent son corps ils ne vont avoir aucune incidence sur les fœtus ?...
Elle apprend à son fils (5 ou 6 ans) que l'enfant qu'elle porte ne sera pas son frère...
Avec son mari et ses enfants elle vit proche de ses parents. Une famille chrétienne nous dit-on, qu'on voit prier avant le repas. Une famille qui approuve ce geste et ne comprend pas qu'en France ce soit interdit. "Elle est généreuse" dit sa mère. "J'ai fait ma B. A., j'ai gagné mon ticket d'entrée au paradis" dit Véronica après l'accouchement.
Et j'allais oublier la question financière. Très secondaire (ou seconde) il est vrai, quand on sait que ce n'est pas l'argent qui compte (ça c'est bon quand on en a), que Véronica et son mari (consentant) ne font pas ça pour de l'argent, mais que ça a quand même coûté la bagatelle de 100 000 € aux deux papas (dont 20 000 € pour Véronica et 6 000 € pour la donneuse d'ovocytes).
Et je n'ose penser aux questions qui ne manqueront pas de surgir dans la vie de ces petites.
Non moins ahurissantes les réactions sur Facebook de centaines de téléspectateurs. Et là on se demande si on est bien sur la même planète. Reportage magnifique... émouvant... touchant... j'en ai pleuré... bravo d'avoir osé... quelle honte de refuser ça en France... etc. avec en prime quelques allusions désobligeantes à la manif en cours au même moment. Et la poignée de courageux qui ont osé prendre le contrepied se sont fait grossièrement insulter.
Pour le moins ça décoiffe. Et en même temps on touche quelque chose de la pluralité et de l'étendue des situations, de la diversité des cultures. Alors Synode sur la famille, toi qui travailles à l'échelle mondiale je te souhaite bon courage. Et on a bien besoin de prier pour que souffle et soit entendu l'Esprit-Saint.
(1) Emission disponible 6 jours sur Pluzz
Sur Facebook, page 13h15 le dimanche
A Rome, le matin même le Pape François a ouvert le Synode sur la famille, "dans une ambiance un peu tendue", nous dit-on après. Le Synode doit se pencher sur les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation, autrement dit comment se situer face aux évolutions de la société et en particulier celles qui touchent la famille.
Ni à Paris, ni à Rome, je regarde 13h15 le dimanche sur France 2 un reportage gentiment intitulé "2 hommes et un couffin" (1).
L'histoire du 13h15 de ce jour c'est Bruno et Christophe, homosexuels, veulent un enfant et comme la GPA est interdite en France il vont aller chercher ailleurs. Ah ça tombe bien, le sujet est pile dans l'actu du moment ! D'abord une mère porteuse, Véronica, aux USA, puis une donneuse d'ovocytes. Le reportage nous fait suivre l'évolution de la grossesse aux USA, le stress des futurs papas en France, les incompréhensions des parents de l'un d'eux... Techniquement le reportage est plutôt pas mal, les gens sont sympathiques et même attachants, on ne nous cache pas quelques difficultés mais au bout du compte ça se termine bien. Deux belles petites filles vont voir le jour un peu avant terme, puis Colombe et Olympe vont rentrer en France avec leurs papas (ils se sont quand même mis à 4 pour faire ces 2 bébés).Voilà pour l'histoire. Et on se prend des réflexions ahurissantes en pleine figure qui posent une palanquée de questions.
Véronica (déjà mère de 2 enfants) ne vit pas cette grossesse comme les précédentes : ce fœtus n'est pas à moi, c'est un corps étranger que je porte. Et pour éviter le rejet, pour que la grossesse tienne elle a un traitement lourd et douloureux. Toutes ces injections qu'elle se fait, tous ces produits chimiques qui envahissent son corps ils ne vont avoir aucune incidence sur les fœtus ?...
Elle apprend à son fils (5 ou 6 ans) que l'enfant qu'elle porte ne sera pas son frère...
Avec son mari et ses enfants elle vit proche de ses parents. Une famille chrétienne nous dit-on, qu'on voit prier avant le repas. Une famille qui approuve ce geste et ne comprend pas qu'en France ce soit interdit. "Elle est généreuse" dit sa mère. "J'ai fait ma B. A., j'ai gagné mon ticket d'entrée au paradis" dit Véronica après l'accouchement.
Et j'allais oublier la question financière. Très secondaire (ou seconde) il est vrai, quand on sait que ce n'est pas l'argent qui compte (ça c'est bon quand on en a), que Véronica et son mari (consentant) ne font pas ça pour de l'argent, mais que ça a quand même coûté la bagatelle de 100 000 € aux deux papas (dont 20 000 € pour Véronica et 6 000 € pour la donneuse d'ovocytes).
Et je n'ose penser aux questions qui ne manqueront pas de surgir dans la vie de ces petites.
Non moins ahurissantes les réactions sur Facebook de centaines de téléspectateurs. Et là on se demande si on est bien sur la même planète. Reportage magnifique... émouvant... touchant... j'en ai pleuré... bravo d'avoir osé... quelle honte de refuser ça en France... etc. avec en prime quelques allusions désobligeantes à la manif en cours au même moment. Et la poignée de courageux qui ont osé prendre le contrepied se sont fait grossièrement insulter.
Pour le moins ça décoiffe. Et en même temps on touche quelque chose de la pluralité et de l'étendue des situations, de la diversité des cultures. Alors Synode sur la famille, toi qui travailles à l'échelle mondiale je te souhaite bon courage. Et on a bien besoin de prier pour que souffle et soit entendu l'Esprit-Saint.
(1) Emission disponible 6 jours sur Pluzz
Sur Facebook, page 13h15 le dimanche
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mardi 23 septembre 2014
Fête de la paroisse et journées du patrimoine
Ou quand fête de la paroisse rime avec rentrée, patrimoine, projet pastoral, paix...
et aussi accueil des nouveaux arrivants, au revoir à un prêtre qui nous quitte, envoi des catéchistes et des équipes de préparation au mariage et au baptême...
et sans oublier l'année du baptême dans le diocèse de Luçon, l'année de la vie consacrée dans l’Église universelle.
Rien que ça juste pour un dimanche de septembre !
Bienvenue...
En route vers un même Dieu, ensemble nous marcherons mieux ;
Tu es différent de moi, je voudrais avancer avec toi.
A lui seul le chant d'entrée de la messe est déjà tout un programme et donne le ton : accueil, ouverture, fraternité. En lien avec le thème des journées du patrimoine, Patrimoine culturel, patrimoine naturel, un diaporama accompagne la messe avec des photos d'éléments naturels dans l'architecture et le mobilier des églises de la paroisse. Clin d’œil à l'animation de l'après midi et prélude au quizz qui en collera quelques uns.
Après verre de l'amitié et pique nique sur la place proche de l'église, avant le temps d'animation découverte du patrimoine, comme une charnière entre ces deux moments, en lien avec le centenaire de la guerre de 1914-1918, un temps pour faire mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la paix, un temps et un geste pour se redire que nous nous devons d'apporter la paix ici et maintenant, croyants ou non, quelles que soient notre religion et nos convictions. L'aumônier militaire a lu la lettre d'une infirmière, témoin en octobre 1914, du décès d'un Fontenaisien. Puis toutes les personnes présentes étaient invitées à former une chaîne de la paix en se donnant la main et en respectant un temps de silence. Pour terminer la chorale a entonné un chant de paix, repris par tous : Evenou shalom alerem.
Episode 4 : connaissance et découverte du patrimoine et en particulier de l'Eglise Notre-Dame. Façon ludique avec un quizz pour commencer, spécial made by Association du patrimoine : trouver dans cette église : 5 plantes en l'honneur de Marie, dix représentations d'animaux différents, 2 ou 3 dragons, une grappe de raisin, du blé, un arbre de Jessé, un escargot rampant, des animaux imaginaires etc. Et vous avez 20 minutes. La mise en commun des réponses était enrichie d'une explication de la symbolique des différents éléments. Sûr qu'on va la regarder autrement notre église désormais.
Cinquième et dernier épisode : un concert donné par quelques organistes de la paroisse dont le tout jeune Joseph (11 ans).
Et en même temps badauds et visiteurs arpentaient l'église, se posaient le temps de profiter d'une explication ou de la magie apaisante de la musique. Un moment en famille, de détente et d'ouverture. Au fond fête de la paroisse et journées du patrimoine, ça fait plutôt bon ménage !
et aussi accueil des nouveaux arrivants, au revoir à un prêtre qui nous quitte, envoi des catéchistes et des équipes de préparation au mariage et au baptême...
et sans oublier l'année du baptême dans le diocèse de Luçon, l'année de la vie consacrée dans l’Église universelle.
Rien que ça juste pour un dimanche de septembre !
Bienvenue...
En route vers un même Dieu, ensemble nous marcherons mieux ;
Tu es différent de moi, je voudrais avancer avec toi.
A lui seul le chant d'entrée de la messe est déjà tout un programme et donne le ton : accueil, ouverture, fraternité. En lien avec le thème des journées du patrimoine, Patrimoine culturel, patrimoine naturel, un diaporama accompagne la messe avec des photos d'éléments naturels dans l'architecture et le mobilier des églises de la paroisse. Clin d’œil à l'animation de l'après midi et prélude au quizz qui en collera quelques uns.
Après verre de l'amitié et pique nique sur la place proche de l'église, avant le temps d'animation découverte du patrimoine, comme une charnière entre ces deux moments, en lien avec le centenaire de la guerre de 1914-1918, un temps pour faire mémoire de ceux qui ont donné leur vie pour la paix, un temps et un geste pour se redire que nous nous devons d'apporter la paix ici et maintenant, croyants ou non, quelles que soient notre religion et nos convictions. L'aumônier militaire a lu la lettre d'une infirmière, témoin en octobre 1914, du décès d'un Fontenaisien. Puis toutes les personnes présentes étaient invitées à former une chaîne de la paix en se donnant la main et en respectant un temps de silence. Pour terminer la chorale a entonné un chant de paix, repris par tous : Evenou shalom alerem.
Episode 4 : connaissance et découverte du patrimoine et en particulier de l'Eglise Notre-Dame. Façon ludique avec un quizz pour commencer, spécial made by Association du patrimoine : trouver dans cette église : 5 plantes en l'honneur de Marie, dix représentations d'animaux différents, 2 ou 3 dragons, une grappe de raisin, du blé, un arbre de Jessé, un escargot rampant, des animaux imaginaires etc. Et vous avez 20 minutes. La mise en commun des réponses était enrichie d'une explication de la symbolique des différents éléments. Sûr qu'on va la regarder autrement notre église désormais.Cinquième et dernier épisode : un concert donné par quelques organistes de la paroisse dont le tout jeune Joseph (11 ans).
Et en même temps badauds et visiteurs arpentaient l'église, se posaient le temps de profiter d'une explication ou de la magie apaisante de la musique. Un moment en famille, de détente et d'ouverture. Au fond fête de la paroisse et journées du patrimoine, ça fait plutôt bon ménage !
D'autres photos, l'homélie de la messe, le projet pastoral...
sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay.
dimanche 14 septembre 2014
Une bénédiction pour la route
Et de 7 ! A Longèves ils ont à cœur tous les ans depuis des lustres de fêter le patron de la commune et de l'église. Et comme St Christophe est aussi le patron des automobilistes la fête revêt un cachet particulier.
Autrefois cette fête était l'occasion de bénir les voitures. La coutume, longtemps abandonnée, a été remise à l'honneur par les Longévois en 2008, signe que pour eux elle avait du sens.
Au fil de ces sept années on a précisé que ce ne sont pas les véhicules que l'on bénit mais les conducteurs, la bénédiction a été ainsi élargie à tout conducteur de ce qui roule. Autrement dit tout le monde est concerné, et grande la panoplie des véhicules en cause, de la voiture au skate en passant par le vélo et la trottinette. Depuis quelques années des motards se sont associés à la fête.
Il y a bien toujours un petit aspect folklorique, et c'est le côté convivial de l'opération, mais chacun est surtout invité à une réflexion sur ses comportements et ses réflexes de conducteur, sur l'utilisation ou non d'un véhicule, la pratique du covoiturage... Reprenons la prière universelle de la messe et la prière de bénédiction elle-même... à méditer.
- Accorde-nous Seigneur de bien user de notre liberté et de garder le sens de nos responsabilités. Donne-nous d’observer le code de la route par respect pour la vie que tu es venu sauver, et pour celle de nos frères et sœurs qui est sacrée.
- Accorde-nous Seigneur, comme le Christ Serviteur, de savoir nous mettre au service les uns des autres, sur les chemins de notre vie.
- Accorde-nous Seigneur, l’humour et la patience dans les encombrements, et, dans un beau paysage, la grâce de l’émerveillement. L’humilité pour accepter nos propres limites, et la sobriété lorsque quelqu’un nous invite.
- En
ce jour de fête patronale Seigneur, nous te prions pour tous les
accidentés de la route et les blessés de la vie, les victimes et leurs
familles et pour ceux qui les soignent.- En ce jour de fête patronale supplions Saint Christophe, de protéger les voyageurs du monde entier, spécialement les exilés, les réfugiés. Qu’il soit notre fidèle compagnon tout au long de nos voyages.
Prière de bénédiction
Dieu tout puissant, Créateur du ciel et de la terre,
dans ta sagesse tu as confié à l’homme
la capacité de construire des œuvres grandes et belles.
Nous te prions
pour ceux qui se serviront de ces véhicules,
qu’ils fassent route en toute sécurité,
qu’ils fassent preuve de prudence
pour la sécurité des autres
et qu’en se rendant à leur travail ou à leur loisir,
ils sachent reconnaître
dans le Christ leur compagnon de route.
Que le Seigneur dirige notre chemin
pour que nous avancions dans la paix
et que nous parvenions à la vie éternelle. Amen.
(Livre des bénédictions)
D'autres photos et une vidéo sur le site de la paroisse St Hilaire de Fontenay
dimanche 24 août 2014
Divorcés, ils se sont remariés
Ils se sont rencontrés... ils se sont aimés... ils ont voulu se marier. Et là ça coince un peu car ils sont tous les deux divorcés. Se remarier à la mairie, ça va encore, mais pour ce qui est du "passage" à l'église c'est beaucoup plus compliqué, même impossible... enfin à voir...

Le remariage des divorcés est une question difficile et douloureuse dans l'église catholique. Pour faire court tout le monde sait qu'ils n'ont pas droit à un nouveau sacrement et ils vivent cela comme un rejet et un échec supplémentaire à ce qu'il perçoivent déjà comme un échec de leur couple. Cela occasionne moult critiques vis-à-vis de l’Église et beaucoup de souffrance.
Micheline et Denis sont de ceux-là et ils ont fait le pas, hier, en s'engageant l'un envers l'autre dans le mariage. Mariage civil. Mais au nom de leur foi ils souhaitaient inscrire cet engagement dans leur chemin de foi. Leur chemin ensemble depuis une bonne dizaine d'années est un chemin douloureux de recherche entre rejet, culpabilisation, révolte contre la position de l’Église en même temps que confiance en une possible évolution. Chemin cahoteux et confiant tout à la fois. Chemin de rencontres, d'ouverture, de dialogue, de remise en cause.
Alors samedi ils ont voulu qu'on prie avec eux et pour eux avant d'aller à la mairie.
Soyons clairs. Ce n'était pas une messe ni même une bénédiction comme on l'entend pour des célébrations de mariage, il n'y a pas eu de sacrement. Mais on a prié ensemble avec un prêtre et une belle assemblée d'amis. Des chants, un beau texte de Martin Gray, un passage d'évangile, une prière universelle, un Notre Père. Les mariés dans leur mot d'accueil, puis le prêtre dans son homélie ont bien situé la démarche : prier ensemble, confier au Père l'amour de Micheline et Denis, rendre grâce pour le rude chemin déjà fait ensemble et celui qu'ils vont continuer.
Et on ne s'y trompe pas. Quelques signes confirmaient la différence avec un mariage à l'église, selon la formule consacrée :
Dans certaines paroisses l'animation de ce temps de prière est confié à des laïcs. Je me réjouis que ce soit un prêtre qui l'ait assuré ici. Cela dit quelque chose de l'ouverture et de l'accueil de l’Église, de l'attention du clergé local à cette question.
A l'automne prochain, du 5 au 19 octobre, doit se tenir à Rome le Synode des évêques sur la famille. Cette question des divorcés-remariés est à l'ordre du jour. Les attentes sont fortes pour que l’Église continue l'ouverture amorcée par le Pape François, y compris dans ce domaine. "Nous devons écouter la douleur de l'échec... il faut accompagner et non pas condamner ceux qui connaissent l’échec de leur propre amour... marcher de l'avant avec eux" dit le Pape François.
Chaque situation est à prendre en compte pour elle-même. Chaque couple a son histoire, son chemin, ses chutes et ses espérances, sa vie de foi. Il ne s'agit pas de galvauder le sacrement du mariage, mais d'accueillir ceux qui ont été blessés par un échec et ne pas les rejeter de l’Église.
J'ai été heureuse de participer à ce temps de prière avec Micheline, Denis et leurs amis. Heureuse qu'ils se sentent accueillis dans l’Église, souhaitant qu'ils y trouvent leur heureuse place, et que cela se passe dans ma paroisse. Heureuse de ce germe d'espérance. Leur route continue, de même que la recherche de solutions qui s'appuient sur la miséricorde de Dieu. Amis divorcés-remariés, gardez confiance !
NB - Un grand nombre d'articles sont parus sur ce sujet dernièrement, ci-dessous quelques uns des derniers publiés dans La Croix :
- L'accueil des divorcés-remariés, le casse-tête des cardinaux pendant le consistoire (23-02-2014)
- Le Pape invite à ne pas "condamner" lorsque l'amour échoue (28-02-2014)
- Divorcés-remariés, les 5 conditions du Cardinal Kasper (03-03-2014)
- Divorcés-remariés, le cardinal Müller défend la doctrine (31-07-2014)
- Document de préparation du Synode sur la famille, et questionnaire (04-11-2013)
- "Divorcés remariés, la chance de Marie-Madeleine". Marcel Metzger, ancien directeur de l'Institut de droit canonique à Strasbourg (19-08-2014)
Voir aussi :
- Dossier du Synode sur la famille, sur le site de l’Église de France

Le remariage des divorcés est une question difficile et douloureuse dans l'église catholique. Pour faire court tout le monde sait qu'ils n'ont pas droit à un nouveau sacrement et ils vivent cela comme un rejet et un échec supplémentaire à ce qu'il perçoivent déjà comme un échec de leur couple. Cela occasionne moult critiques vis-à-vis de l’Église et beaucoup de souffrance.
Micheline et Denis sont de ceux-là et ils ont fait le pas, hier, en s'engageant l'un envers l'autre dans le mariage. Mariage civil. Mais au nom de leur foi ils souhaitaient inscrire cet engagement dans leur chemin de foi. Leur chemin ensemble depuis une bonne dizaine d'années est un chemin douloureux de recherche entre rejet, culpabilisation, révolte contre la position de l’Église en même temps que confiance en une possible évolution. Chemin cahoteux et confiant tout à la fois. Chemin de rencontres, d'ouverture, de dialogue, de remise en cause.
Alors samedi ils ont voulu qu'on prie avec eux et pour eux avant d'aller à la mairie.
Soyons clairs. Ce n'était pas une messe ni même une bénédiction comme on l'entend pour des célébrations de mariage, il n'y a pas eu de sacrement. Mais on a prié ensemble avec un prêtre et une belle assemblée d'amis. Des chants, un beau texte de Martin Gray, un passage d'évangile, une prière universelle, un Notre Père. Les mariés dans leur mot d'accueil, puis le prêtre dans son homélie ont bien situé la démarche : prier ensemble, confier au Père l'amour de Micheline et Denis, rendre grâce pour le rude chemin déjà fait ensemble et celui qu'ils vont continuer.
Et on ne s'y trompe pas. Quelques signes confirmaient la différence avec un mariage à l'église, selon la formule consacrée :
- chronologiquement, et c'est important, ce temps de prière était avant le mariage à la mairie (alors que pour un mariage religieux il faut d'abord passer par la mairie),
- le prêtre était en aube mais sans étole, il ne se tenait ni à l'autel ni au siège de présidence,
- la mariée portait un simple et très sobre tailleur blanc et n'a revêtu une robe de mariée qu'à la sortie de la mairie.
Dans certaines paroisses l'animation de ce temps de prière est confié à des laïcs. Je me réjouis que ce soit un prêtre qui l'ait assuré ici. Cela dit quelque chose de l'ouverture et de l'accueil de l’Église, de l'attention du clergé local à cette question.
A l'automne prochain, du 5 au 19 octobre, doit se tenir à Rome le Synode des évêques sur la famille. Cette question des divorcés-remariés est à l'ordre du jour. Les attentes sont fortes pour que l’Église continue l'ouverture amorcée par le Pape François, y compris dans ce domaine. "Nous devons écouter la douleur de l'échec... il faut accompagner et non pas condamner ceux qui connaissent l’échec de leur propre amour... marcher de l'avant avec eux" dit le Pape François.
Chaque situation est à prendre en compte pour elle-même. Chaque couple a son histoire, son chemin, ses chutes et ses espérances, sa vie de foi. Il ne s'agit pas de galvauder le sacrement du mariage, mais d'accueillir ceux qui ont été blessés par un échec et ne pas les rejeter de l’Église.
J'ai été heureuse de participer à ce temps de prière avec Micheline, Denis et leurs amis. Heureuse qu'ils se sentent accueillis dans l’Église, souhaitant qu'ils y trouvent leur heureuse place, et que cela se passe dans ma paroisse. Heureuse de ce germe d'espérance. Leur route continue, de même que la recherche de solutions qui s'appuient sur la miséricorde de Dieu. Amis divorcés-remariés, gardez confiance !
NB - Un grand nombre d'articles sont parus sur ce sujet dernièrement, ci-dessous quelques uns des derniers publiés dans La Croix :
- L'accueil des divorcés-remariés, le casse-tête des cardinaux pendant le consistoire (23-02-2014)
- Le Pape invite à ne pas "condamner" lorsque l'amour échoue (28-02-2014)
- Divorcés-remariés, les 5 conditions du Cardinal Kasper (03-03-2014)
- Divorcés-remariés, le cardinal Müller défend la doctrine (31-07-2014)
- Document de préparation du Synode sur la famille, et questionnaire (04-11-2013)
- "Divorcés remariés, la chance de Marie-Madeleine". Marcel Metzger, ancien directeur de l'Institut de droit canonique à Strasbourg (19-08-2014)
Voir aussi :
- Dossier du Synode sur la famille, sur le site de l’Église de France
jeudi 7 août 2014
"Raconte-moi ton pays" ou "mes vacances en Suisse"
![]() |
| Du chalet, vue sur le Léman. En face, Vevey |
Quelques semaines plus tard je trouvais dans mes sabots de Noël un "Bon pour un séjour au chalet en juillet 2014".
Le chalet, c'est là qu'elle va toujours passer quelques jours de vacances quand elle retourne au pays. Un chalet suisse typique dans lequel son amie se fait un plaisir de l'accueillir, pas loin du Léman et le surplombant, juste à la frontière franco-suisse. L'amie allait donc aussi m'accueillir ainsi qu'une autre Sœur, amie de Laetitia. Quatre dans ce minuscule chalet ! Mais je ne savais rien du lieu qui nous attendait, et surtout je ne savais rien non plus de la météo que ce séjour nous réservait.
Dépaysement garanti pour la citadine hyper connectée que je suis. La nature et que la nature, dans toute sa splendeur et dans toute sa nudité ! Et la météo n'a pas aidé. Associée à ma patte folle elles m'ont contrainte à me mettre au jeu de cartes, au mikado... que j'ai horreur de tout ça !... et pourtant je m'y suis mise sans trop de peine.
Alors c'est le moment de faire connaissance, et à défaut d'un pèlerinage dans l'église de son baptême trop éloignée c'est l'accueil de son histoire, dans son terroir, quelques visites des curiosités locales à ne pas manquer, la rencontre de ses amis et la joie de les voir heureux de se retrouver. Que de nouvelles à se partager, d'histoires à raconter, de souvenir à évoquer ! La langue n'est pas une barrière et c'est trompeur. Il y a beaucoup à découvrir de la culture, des coutumes, de la vie propres à la Suisse.
Je soupçonne aujourd'hui que son invitation était autant une proposition de vacances pour moi qu'un appel à mieux la connaître en la resituant dans son pays, là où sont ses racines. Raconte-moi ton pays et je te connaîtrai mieux.
Et pas de vacances sans photos !
dimanche 6 juillet 2014
La nuit des églises
Samedi soir avait lieu la nuit des églises, quatrième édition en France,
deuxième à Fontenay-le-Comte. Fixée au premier samedi de juillet cet
événement a pour but d'ouvrir les églises, dont certaines sont trop
souvent fermées, et d'en faire découvrir la richesse.
Vidéo du feu de la St Jean
La nuit des églises (05-07-2014)
Les deux idées forces qui ont présidé à notre réflexion avant de lancer cette proposition de la « Nuit des églises » étaient : ouvrir ne serait-ce qu’une fois dans l’année des édifices chrétiens qui sont fermés ou très peu ouverts, et s’adresser en priorité aux communautés chrétiennes locales et aux habitants dont ces églises sont le cadre de leur vie quotidienne et qu’ils ne connaissent pas forcément.Pour les chrétiens, le patrimoine accumulé au fil des siècles témoigne de la foi, de la prière et de la liturgie tels que les ont vécues les générations dont nous sommes les héritiers. Pour ceux qui n’entrent jamais dans nos églises et qui en ignorent à peu près tout du sens véritable qu’elles expriment, c’est une occasion de découverte et peut-être d’approfondissement (revue en ligne Narthex).
Ouverte à tous la veillée de samedi a attiré un public large et varié. Beaucoup de gens venus découvrir une église qu'ils ne connaissent pas du tout, ou qu'ils croient connaître.
L'église St Jean Baptiste était à l'honneur, et la date proche de la St Jean-Baptiste (24 juin), a permis de commencer tout naturellement la soirée par un feu de la St Jean, musique et farandole.
L'animatrice du patrimoine, s'est ensuite fait un plaisir de nous présenter le portail Sud de l'église, d'attirer l'attention sur des détails méconnus, des sculptures disparues... Dans la sacristie le curé prend la relève pour présenter et expliquer les chasubles, étoles, chapes, ostensoir et autres objets du culte. J'entends derrière moi une femme expliquer à sa voisine ce qu'est une sacristie... Puis l'entrée dans l'église, plongée dans la pénombre, mais habitée par l'Hymne à St Jean-Baptiste chanté par la chorale. La visite se poursuit, tantôt en petits groupes tantôt tous ensemble, accompagnée de chants de la chorale et d'interludes de l'orgue. La dimension plus religieuse est abordée en fin de parcours avec un commentaire biblique sur l'eau et le feu, leur enracinement biblique dans la vie et la liturgie chrétienne.
De leur côté les enfants ont découvert le vitrail de St Jean-Baptiste et la statue de la Pietà en reconstituant les puzzles qui les représentaient.
Une belle soirée où chacun a pu se réapproprier cette jolie petite église, alliant histoire, culture, religion, musique et chant. Chacun a pu se laisser toucher par une image, un détail jamais repéré et soudain débusqué par une torche, une parole, un chant ou une mélodie... chacun a pu repartir avec une étincelle dans le cœur et l'envie de revenir... mais au fait c'est comment en plein jour ?...
Photos de la veillée
L'animatrice du patrimoine, s'est ensuite fait un plaisir de nous présenter le portail Sud de l'église, d'attirer l'attention sur des détails méconnus, des sculptures disparues... Dans la sacristie le curé prend la relève pour présenter et expliquer les chasubles, étoles, chapes, ostensoir et autres objets du culte. J'entends derrière moi une femme expliquer à sa voisine ce qu'est une sacristie... Puis l'entrée dans l'église, plongée dans la pénombre, mais habitée par l'Hymne à St Jean-Baptiste chanté par la chorale. La visite se poursuit, tantôt en petits groupes tantôt tous ensemble, accompagnée de chants de la chorale et d'interludes de l'orgue. La dimension plus religieuse est abordée en fin de parcours avec un commentaire biblique sur l'eau et le feu, leur enracinement biblique dans la vie et la liturgie chrétienne.De leur côté les enfants ont découvert le vitrail de St Jean-Baptiste et la statue de la Pietà en reconstituant les puzzles qui les représentaient.
Une belle soirée où chacun a pu se réapproprier cette jolie petite église, alliant histoire, culture, religion, musique et chant. Chacun a pu se laisser toucher par une image, un détail jamais repéré et soudain débusqué par une torche, une parole, un chant ou une mélodie... chacun a pu repartir avec une étincelle dans le cœur et l'envie de revenir... mais au fait c'est comment en plein jour ?...
Photos de la veillée
Vidéo du feu de la St Jean
La nuit des églises (05-07-2014)
jeudi 19 juin 2014
eglise.catholique.fr relookée
Le site de l'Eglise Catholique en France, jamais en retard on the web, a encore relooké son site et elle ne manque pas de le faire savoir, visioconférence à l'appui : Facebook, Twitter, Rcf, La Croix, Ouest France via son bloggeur-spécialisé-sujets-religieux-François-Verceletto... et pardon à ceux que j'oublie... Encore, oui, parce que le dernier lifting date de 2008 (et la création du site de 1996). Pas très vieux, mais "tant qu'assez" comme ils disent en Vendée :) Un nouveau site pour que grandisse dans le cœur de tout homme "la joie de l'évangile" dit Mgr Podvin.Pourquoi un nouveau site ? "Le site portail permet aux internautes d’avoir une vision globale de l’Église catholique en France. Il présente l’institution via la publication des déclarations et prises de parole officielles ainsi que l’annonce des nominations. Il renvoie vers les sites des Services Nationaux d’une part et vers les sites diocésains d’autre part, faisant ainsi le lien entre l’information institutionnelle et l’actualité de l’Église." (Mgr Podvin, porte-parole des évêques de France).
Une mine d'infos, de mises à jour, d'événements disponibles en continu et à jour. La page d'accueil est très sobre, voire déroutante quand on a encore en tête la précédente, on pourrait croire qu'il n'y a rien, mais les différents onglets ouvrent la porte aux développements, aux renvois, aux liens de toute sortes.
Une visite s'impose, et sans tarder, et c'est par là !
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